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Société

Disparition de Ariel Kouakou, ça déchaîne des passions racistes

Baba-Idriss FOFANA

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Certainement un faux compte Facebook, mais il apparaît clairement que le message dénote de propos raciste.

Il se nomme Ariel Jeffrey Kouakou. Âgé de 10 ans, il mesure 1,40 m (4 pi 7 po) et pèse environ 40 kg (88 lb). Il a les yeux et les cheveux noirs et s’exprime en français. Voici les caractéristiques de l’adolescent le plus recherché, à cette date, à Montréal depuis le lundi 12 mars; allant jusqu’à déclencher l’alerte Amber mardi après-midi pour quelques heures.

Alors qu’on en parle dans tous les médias, de grands moyens sont mis à contribution pour retrouver Ariel. Au nombre de ce dispositif : le renfort d’effectif du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) pour les patrouilles, un hélicoptère de la Sûreté du Québec et une collaboration de spécialistes de pompiers de Montréal pour effectuer les recherches.

Sauf que, pendant ce temps, certains qualifient tout ce déploiement de « perte de temps ». D’autres ont eu le malin plaisir de cracher leur dégoût à l’endroit de l’enfant et de sa famille : une mère et un père qui sont pourtant sous le choc de la disparition de leur garçon.

Des messages haineux pris en capture d’écran par des internautes sur Facebook, certains comptes seraient de faux.

Comme vous pouvez le constater à travers ces captures d’écrans, sur des réseaux sociaux, des internautes n’ont pas manqué de crier leur indignation lorsque des facebookeurs ont taxé Ariel de « petit nègre » ou « d’esclave ». Avec de tels propos haineux, injustifiables à la limite, en pareille circonstance le commun des mortels serait tenté de dire: à qui profite le malheur ?

Ariel Jeffrey Kouakou, 10 ans. Photo courtoisie

Pour ce qu’on sait, Ariel Jeffrey Kouakou n’avait aucun problème de santé connu. Il a quitté son domicile à pied vers 12h30 lundi pour se rendre chez un ami habitant près de chez lui. Depuis lors, le jeune garçon [qui portait un manteau à capuchon noir orné de fourrure, un pantalon gris aux couleurs du FC Barcelone et des souliers jaunes au moment de sa disparition] n’est pas retourné à la maison, dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.

Le SPVM qui dit n’avoir aucun indice lui donnant à penser que l’enfant a été enlevé « considérait » toutefois l’enfant en danger, notamment en raison de la température froide. L’alerte Amber qui avait été déclenchée mardi après-midi a finalement été levée dans la soirée sans mettre fin aux recherches.

D’ailleurs, la police souhaite amasser le plus d’informations du public. Toute personne ayant donc des informations est invitée à appeler Info-Crime au 514 393-1133 ou le 911.

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Certainement un faux compte Facebook, mais il apparaît clairement que le message dénote de propos raciste.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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6 Commentaires

6 Comments

  1. Ginette Descôteaux

    21 Mar 2018 à 12:18

    Je suis de tout coeur avec Parents d’Ariel KouaKou – Ce triste événement est très triste et n’aurait pas dû arriver – surtout que la plupart des gens soupçonne un ENLÈVEMENT par PÉDOPHILE. On entend souvent que le Québec – Canada est un Paradis pour Pédophiles car on essaie de réhabiliter ses criminels d’enfants en les gardant en LIBERTÉ et non LES GARDER EN PRISON comme ça devrait être pour protection du PUBLIC – ENFANTS SURTOUT. QUE fait le FÉDÉRAL (Justin Trudeau P.M. Canada – Mélanie Joly – députée d’Ahuntsic pour protection supplémentaire d’enfants) pour assurer la SÉCURITÉ des citoyens et ENFANTS. Il FAUT CHANGER LES LOIS concernant PÉDOPHILES et les conditions en rapport avec ceux-ci (ex. Alerte Amber – quand lancée le quartier devrait être regardé de très près – dans chaque maison légalement parlant selon la LOI AMENDÉE pour tout FAIRE POUR RETROUVER L’ENFANT DISPARU DANS CE QUARTIER. Un citoyen qui n’a rien à se reprocher n’a pas PEUR que sa maison soit REGARDÉE DE PRÈS – seul le criminel-pédophile a PEUR à ce moment – Il est un DANGER PUBLIC QU’IL FAUT METTRE HORS D’ÉTAT DE NUIRE – IL FAUT RETROUVER L’ENFANT AU PLUS TÔT ET LE METTRE EN SÉCURITÉ.

  2. ZineDouida

    24 Mar 2018 à 1:00

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1089564/disparition-dariel-jeffrey-kouakou-des-faux-comptes-derriere-certains-des-propos-racistes

    Lorsque l’on fait du journalisme… on s’arrange pour vérifier nos sources. Ça peut être dangereux et malsain de publier n’importe quoi. Il faudrait arrêter de ce voir comme des victimes, le Canada et plus précisément le Québec, reste probablement la meilleure terre d’accueil pour nous les immigrants.

    • Marlène

      28 Mar 2018 à 9:00

      Tu es raciste toi-même tu met tout lmonde CANADiENS QUÉBECOIS dans le même panier. Au lieu de ne voir pas plus loin que de ton bout de nez pour te plaindre…Plein de Canadiens et Québecois ont de la peine et aide pour le petit. Beaucoup de gens enorme même. Les autorités etc…au lieu de faire un texte pou profiter de détruire les CANADIENS C EST GRAVE durant cette tragédie c est honteux. Pauvre petit

    • Baba-Idriss FOFANA

      Baba-Idriss FOFANA

      12 Avr 2018 à 6:45

      Bonjour ZineDouida, pourriez-vous nous dire qu’est-ce qui pose problème dans cet article ? Ce n’est pas un article d’opinion en plus. On a juste rapporter les faits [ces propos racistes et haineux]. Vous parlez de vérifier quelle-s source-s? Vous avez insérez le lien d’un article [qui est d’ailleurs une chronique] de Radio-Canada, c’est quoi le rapport? Vous dites, je vous cite, “ça peut être dangereux et malsain de publier n’importe quoi”… c’est quoi le n’importe quoi dans cet article? À ce que je sache ce sont des humains qui, tapis derrière des faux profils propagent ce genre de langage. Ce ne sont pas des robots penseurs. Vous auriez pu dénoncer cela, ça ferais sens. N’allez-vous pas nous dire que vous n’aimez la vérité: ce dont il s’agit ici, ce sont les propos racistes, qui ne sont pas tombés du ciel. C’est ce qu’il convient de dénoncer et non pas de dénoncer ceux qui ont rapporté les faits à travers un article.

  3. Marlène

    28 Mar 2018 à 9:04

    Plein d aide apporter de tout les Canadiens Québecois cger Monsieur ça vas tu en parler?

    • Baba-Idriss FOFANA

      Baba-Idriss FOFANA

      12 Avr 2018 à 6:55

      Apparemment, vous avez un problème avec la verité des faits. On a juste rapporter des propos racistes tenus. Point final. Pour ce qui est des aides et de la solidarité des Québécois, Canadiens et bien d’autres on en parle également. CI-DESSOUS UN PAN D’UN ARTICLE !
      “Depuis 31 jours, le père et la mère du petit garçon de 10 ans sont sans nouvelles de lui. Malgré la douleur accablante, la famille Kouakou garde espoir de retrouver leur progéniture. Les parents puisent leur force, certainement, à travers l’élan de solidarité auquel on assiste au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde”.(..)

      (..)…”Concomitamment aux recherches menées depuis le début par la police, une chaîne humaine s’est formée pour soutenir les parents et les proches du jeune garçon disparu. À plusieurs occasions, des résidents d’Ahuntsic-Cartierville, et de plusieurs arrondissements de Montréal se sont retrouvés pour participer aux recherches autour du parc des Bateliers. Des bénévoles sont venus d’aussi loin que Sept-Îles ou d’Ottawa pour participer à des battues dans Montréal”.(..)
      >>> https://avant-premiere.ca/31-jours-apres-la-disparition-du-petit-ariel-jeffrey-kouakou-a-montreal/

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Société

Canada : L’immigration fait passer la population à plus de 37 millions

Redaction Avant Premiere

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Selon Statistique Canada, la population du canadienne a augmenté d’un million de personnes en un temps record. Les nouvelles estimations provisoires de Statistique Canada ont établi la population du Canada à 37 067 011 le 1er avril 2018 et ce, en partie, grâce à l’immigration.

Au cours des quatre premiers mois de 2018, le Canada a établi un nouveau record d’augmentation des migrations internationales pour cette période, soit une augmentation de 88 120. Ceci est calculé en additionnant les immigrants, les émigrants de retour et les résidents nets non permanents, puis en soustrayant les émigrants et l’émigration temporaire nette.

En ce qui concerne l’immigration, le Canada a accueilli 79 951 nouveaux arrivants au cours des quatre premiers mois de 2018, comparativement à 72 795 l’année précédente. Le nombre de résidents non permanents était de 22 283, soit plus du double du nombre enregistré au premier trimestre de 2017. Statistique Canada attribue cette croissance à une augmentation du nombre de titulaires de permis de travail et de demandeurs d’asile au Canada.

Taux d’immigration : 1% d’ici 2030

Selon un récent rapport du Conference Board du Canada, le taux d’immigration du Canada devra atteindre 1% de la population d’ici 2030 afin de reproduire le taux de croissance démographique de ces dernières décennies et d’assurer une croissance économique et de la main-d’œuvre modeste.

En novembre dernier, le gouvernement fédéral du Canada a annoncé un nouveau plan pluriannuel d’immigration qui verra le nombre d’admissions atteindre 340 000 dans tous les programmes d’immigration d’ici 2020, soit un taux d’immigration de 0,9%.

Malgré tout, l’augmentation de la population naturelle a atteint un « niveau historiquement bas » comparativement aux autres années. Le Canada a enregistré, selon des données préliminaires, une augmentation naturelle de sa population (naissances moins décès) de 15 037 personnes au cours des quatre premiers mois de 2018.

« Le Canada n’a jamais enregistré autant de décès en un seul trimestre », selon Statistique Canada. Même si toutes les provinces et territoires canadiens autres que Terre-Neuve-et-Labrador ont affiché une augmentation de leur population au cours des quatre premiers mois de 2018.

Source : cicnews

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Justin Trudeau : « les réfugiés ont aidé à bâtir le Canada fort, ouvert et prospère »

Redaction Avant Premiere

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Comme à chaque année, la traditionnelle Journée mondiale des réfugiés est marquée le 20 juin par un triste décompte. Selon les derniers chiffres officiels, aujourd’hui, à l’échelle mondiale, le nombre de personnes déplacées de force s’élève à plus de 68 millions. Parmi eux, beaucoup ont trouvé refuge au Canada et contribuent au développement du pays.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau, président en exercice du G7, a saisi l’occasion de la Journée du 20 juin pour lancer un message fort. « Au fil des générations, fait valoir M. Trudeau, les réfugiés ont aidé à bâtir le Canada fort, ouvert et prospère que nous connaissons aujourd’hui ». « Chaque année, a-t-il poursuivi, des milliers de personnes sont forcées de fuir les conflits, l’insécurité et la persécution. « Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, le nombre de personnes déplacées de force s’élève à plus de 68 millions », a souligné M. Trudeau, tout en reconnaissant que « ces statistiques ne reflètent pas les visages et les histoires derrière les chiffres ».

Dans sa déclaration, Justin Trudeau a demandé aux Canadiens et au monde entier d’être solidaires des réfugiés, des personnes déplacées et de tous ceux qui ont été forcés de fuir leur maison. « Ceux qui sont chassés de leur foyer sont confrontés à d’immenses pertes, obstacles et traumatismes anciens et récents. Ces personnes portent en elles leurs souvenirs, leurs rêves et l’espoir d’un avenir meilleur ».

Nous partageons la responsabilité morale de les aider à trouver refuge et à commencer une nouvelle vie. En tant que Canadiens, nous sommes pleinement conscients des contributions qu’elles apportent à notre société. – Justin Trudeau

Le premier ministre Trudeau a également dénoncé les déplacements forcés et de violations des droits de la personne des milliers de rohingyas. Il a rappelé que le Canada versera une contribution de 300 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour accroître son soutien face à cette crise humanitaire en cours, en mettant un accent particulier sur les besoins des femmes et des filles.

« Suite au travail effectué par mon envoyé spécial auprès du Myanmar, l’honorable Bob Rae, nous mettrons sur pied des initiatives pour promouvoir les droits de la personne et améliorer les conditions de vie des réfugiés rohingyas et des personnes déplacées en raison du conflit qui fait rage au Myanmar. Nous appuierons également les efforts visant à traduire en justice les auteurs de graves violations des droits de la personne », a indiqué Justin Trudeau.

Le Canada, terre d’asile

Historique

1776 : 3 000 loyalistes noirs, parmi lesquels se trouvent des hommes libres et des esclaves, fuient l’oppression de la Révolution américaine et se réfugient au Canada.

1781 : Les Butler’s Rangers, membres d’une unité militaire loyale à la Couronne stationnée à Fort Niagara, sont parmi les premiers réfugiés loyalistes à quitter les États-Unis et à s’établir dans la péninsule de Niagara, sur la rive nord des lacs Érié et Ontario.

1783 : Sir Guy Carleton, gouverneur de la province britannique de Québec, et qui allait devenir plus tard lord Dorchester, fait transporter en toute sécurité 35 000 réfugiés loyalistes de New York à la Nouvelle-Écosse. Certains s’établissent au Québec; d’autres s’installent à Kingston et à Adolphustown, en Ontario.

1789 : Lord Dorchester, gouverneur général de l’Amérique du Nord britannique, reconnaît solennellement les « premiers loyalistes », à savoir les sujets loyaux à la Couronne qui ont fui l’oppression de la Révolution américaine pour s’établir en Nouvelle-Écosse et au Québec.

1793 : Le Haut-Canada est la première province de l’Empire britannique à abolir l’esclavage. En conséquence, au cours du XIXe siècle, des milliers d’esclaves noirs fuient les États-Unis pour se réfugier au Canada avec l’aide du « chemin de fer clandestin », un réseau abolitionniste chrétien.

Fin des années 1700 : Les Scots Highlanders, des réfugiés victimes des Highland Clearances menées au cours de la modernisation de l’Écosse, s’établissent au Canada.

1830 : Des Polonais fuyant l’oppression russe se réfugient au Canada. L’année 1858 marque la première migration massive de Polonais qui veulent échapper à l’occupation prussienne du Nord de la Pologne.

1880-1914 : Des Italiens fuient la dévastation causée par l’unification de leur pays, où les réformes entreprises par le nouvel État chassent les fermiers de leurs terres.

1880-1914 : Des milliers de Juifs persécutés fuyant les pogroms de la région du Pale cherchent asile au Canada.

1891 : Début de la migration de 170 000 Ukrainiens, fuyant principalement l’oppression dans les régions soumises à l’autorité austro-hongroise. C’est la première vague d’Ukrainiens cherchant asile au Canada.

1920-1939 : Deuxième vague d’immigrants ukrainiens, qui fuient le communisme, la guerre civile et l’occupation soviétique.

1945-1952 : Troisième vague d’immigrants ukrainiens, qui fuient le régime communiste.

1947-1952 : 250 000 personnes déplacées de l’Europe centrale et de l’Europe de l’Est viennent au Canada. Ce sont des victimes du national-socialisme (nazisme), du communisme et de l’occupation soviétique.

Années 1950 : Le Canada reçoit des Arabes palestiniens, chassés de leur patrie par la guerre israélo-arabe de 1948.

Années 1950 à 1970 : De nombreux Juifs affluent au Canada, fuyant le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

1951 : Création de la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés.

1956 : 37 000 Hongrois fuient la tyrannie soviétique et trouvent refuge au Canada.

1960 : Le premier ministre John Diefenbaker, dont le grand-père était un réfugié allemand des guerres napoléoniennes, présente la première Déclaration des droits du Canada.

Années 1960 : Des réfugiés chinois fuient la violence communiste de la Révolution culturelle.

1968-1969 : 11 000 réfugiés tchèques fuient l’invasion communiste des Soviétiques et des forces du Pacte de Varsovie.

1969 : Le Canada signe la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés et son Protocole; il s’engage ainsi à ne pas renvoyer une personne dans son pays d’origine si cette dernière a des motifs de craindre d’être persécutée.

Années 1970 : Le Canada accueille 7 000 Chiliens et d’autres réfugiés latino-américains arrivés spontanément après le renversement violent du gouvernement de Salvador Allende en 1973.

1970-1990 : Privés de libertés politiques et religieuses, 20 000 Juifs soviétiques s’établissent au Canada.

1971 : Après des décennies de refus du droit de participer adéquatement au gouvernement central pakistanais, des milliers de musulmans bengalis immigrent au Canada lors du déclenchement de la guerre de libération du Bangladesh.

1971-1972 : Le Canada admet quelque 228 Tibétains. Avec leurs compatriotes, ces réfugiés fuyaient leur patrie après son occupation par la Chine en 1959.

1972-1973 : À la suite de l’expulsion des Asiatiques d’Ouganda par Idi Amin, 7 000 musulmans ismaéliens s’enfuient et sont amenés au Canada.

1978 : La Loi sur l’immigration de 1976 entre en vigueur. Elle reconnaît que les réfugiés constituent une catégorie d’immigrants à part et permet aux citoyens canadiens de parrainer des réfugiés à titre privé.

1979 : Des réfugiés iraniens s’enfuient de leur pays à la suite du renversement du schah et de l’imposition d’un régime intégriste musulman.

1979-1980 : Plus de 60 000 réfugiés de la mer trouvent refuge au Canada après la victoire des communistes pendant la guerre du Vietnam.

Années 1980 : Des Khmers cambodgiens, victimes du régime communiste et des répercussions de la victoire communiste dans la guerre du Vietnam, s’enfuient au Canada.

1982 : La Constitution du Canada est modifiée pour y enchâsser la Charte canadienne des droits et libertés.

1985 : La Cour suprême du Canada rend la décision Singh, qui étend les droits prévus par la Charte aux demandeurs d’asile, et mène à la création de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR).

1986 : Le Canada reçoit de l’Organisation des Nations Unies la médaille Nansen pour sa tradition humanitaire exceptionnelle d’accueil des réfugiés.

1989 : La Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada et le nouveau système d’octroi de l’asile entrent en vigueur le 1er janvier 1989.

Années 1990 : Au début des années 1990, les demandeurs d’asile au Canada viennent de tous les pays du monde, en particulier de l’Amérique latine, de l’Europe de l’Est et de l’Afrique.

1992 : 5 000 musulmans bosniaques fuyant le nettoyage ethnique lors de la guerre civile en Yougoslavie sont admis au Canada.

1999 : Le Canada évacue par avion vers une destination sûre plus de 5 000 Kosovars, dont la plupart sont des musulmans.

2002 : La Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés entre en vigueur. Elle énonce les grandes lignes du programme de protection des réfugiés et les principes qui le sous-tendent.

2004 : Le Canada et les États-Unis concluent l’Entente sur les tiers pays sûrs, par laquelle ils se partagent la responsabilité du traitement des demandes d’asile présentées par des ressortissants de pays tiers.

2006 : Le Canada réinstalle plus de 3 900 réfugiés karens provenant de camps en Thaïlande.

2008 : Le Canada entame le processus de réinstallation de plus de 5 000 réfugiés bhoutanais, processus qui s’échelonnera sur les cinq prochaines années.

2010 : Des réfugiés de plus de 140 pays ont été réinstallés ou se sont vu octroyer le droit d’asile au Canada.

2011 : Le Canada accroît ses programmes de réinstallation des réfugiés de 20 % sur une période de trois ans.

2012 : Le système d’octroi de l’asile est modifié en profondeur sous l’effet de la Loi sur des mesures de réforme équitables concernant les réfugiés (LMRER) et de la Loi visant à protéger le système d’immigration du Canada (LPSIC). Entre autres changements, la Section d’appel des réfugiés voit le jour à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada.

2015 : Près de 6 600 réfugiés bhoutanais arrivent au Canada. Le Canada finit d’honorer un engagement échelonné sur sept ans et accueille plus de 23 000 réfugiés iraquiens. Le Canada s’engage à réinstaller 25 000 réfugiés syriens et accueille les premiers d’entre eux.

2016 : Le Canada a réinstallé un nombre record de réfugiés en accueillant 46 000 nouveaux arrivants et en respectant son engagement de réinstaller 25 000 réfugiés syriens avant la fin de février.

2017 : Le Canada annonce que les cibles de son plan pluriannuel prévoient une augmentation record du nombre de réfugiés qu’il réinstallera; il prend aussi de nouveaux engagements pour réinstaller des réfugiés de l’Afrique et du Moyen-Orient.

2018 : Le Canada a réinstallé sur son territoire plus de 1 300 survivants de Daech en 2017 et 2018.

Vous pouvez apporter votre contribution et aider les réfugiés à s’établir au Canada en offrant bénévolement votre temps ou votre expertise ou en faisant un don. Pour en savoir plus.

 

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Société

Éducation : L’égalité des chances pour tous les enfants

Baba-Idriss FOFANA

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Le Québec veut concrétiser son engagement en faveur de l’égalité des chances pour tous les enfants. Vendredi, le gouvernement a lancé deux appels de projets dans ce sens. L’un pour enrichir l’offre de service actuelle en matière d’éveil à la lecture, à l’écriture et aux mathématiques et l’autre pour soutenir des démarches visant à permettre aux parents de s’engager pleinement dans le parcours éducatif de leurs jeunes enfants.

Au Québec, 800 000 enfants sont âgés de 0 à 8 ans. Selon les derniers statistiques à ce sujet, ils représentent un dixième de la population québécoise. En janvier 2018, une Stratégie relative aux services éducatifs offerts aux enfants de 0 à 8 ans a vu le jour. Intitulée Tout pour nos enfants, elle a été élaborée en application de la Politique de la réussite éducative.

Moins de six mois après le dévoilement de cette Stratégie gouvernementale, le ministre de la Famille, Luc Fortin, a lancé deux appels de projets pour favoriser l’égalité des chances pour tous les enfants. « « Je suis fier de lancer aujourd’hui ces deux programmes de soutien financier qui concrétisent l’engagement de notre gouvernement à mettre en œuvre des projets favorisant l’égalité des chances pour tous les enfants du Québec. Ces programmes permettront de soutenir des initiatives qui contribueront au développement du plein potentiel des tout-petits », a indiqué M. Fortin.

Donner une chance de réussite à chaque enfant

Le premier projet vise à soutenir l’éveil à la lecture, à l’écriture et aux mathématiques vise à soutenir financièrement le développement d’initiatives favorisant la littératie et la numératie chez les enfants d’âge préscolaire, pour les préparer à leur entrée à l’école et contribuer ainsi à leur réussite éducative. Cela devrait se faire avec la mise en œuvre de nouvelles activités visant à : susciter le goût de la lecture; contribuer au développement des attitudes positives pour la lecture; contribuer au développement des habiletés préalables à l’écriture; favoriser l’acquisition des habiletés de base en mathématiques.

Donner une chance équitable à chaque enfant, partout, et notamment aux plus défavorisés repose sur la conviction qu’il s’agit d’un principe juste et sur la preuve que cela fonctionne en pratique. – Unicef

En plus, il sera aussi question de mettre sur pied de nouvelles activités permettant de développer et de renforcer les compétences parentales à l’égard de l’éveil à la lecture, à l’écriture et aux mathématiques. Puis, de l’établissement de nouveaux partenariats entre les milieux éducatifs, les organismes communautaires, les bibliothèques publiques, les organismes culturels, les municipalités, ou certains organismes et certaines administrations autochtones.

Le second projet, vise à favoriser la participation des parents a comme objectif de soutenir des démarches favorisant la participation des parents à diverses interventions ou activités qui concernent le développement de leurs jeunes enfants. Cela devrait de mettre en application des stratégies visant à joindre les parents, dans le but de favoriser leur participation à des activités liées au développement de leurs jeunes enfants et d’établir des partenariats. Le Tout, en offrant aux parents des services complémentaires nécessaires à leur participation.

Comme le souligne un des récents rapports de l’UNICEF, « Donner une chance équitable à chaque enfant, partout, et notamment aux plus défavorisés repose sur la conviction qu’il s’agit d’un principe juste et sur la preuve que cela fonctionne en pratique ». D’ici 2022, le gouvernement du Québec a donc l’intention d’investir près de 1,4 milliard de dollars pour offrir aux 800 000 enfants de 0 à 8 ans les mêmes chances de réussir.

 

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