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Politique

Diversité canadienne, Quand Trudeau répond Maxime Bernier avec un vieux discours

Baba-Idriss FOFANA

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Justin Trudeau et Maxime Bernier n'ont pas la même définition de la diversité.

Dimanche 12 août dernier, le député de Beauce, Maxime Bernier, candidat malheureux à la chefferie du Parti conservateur du Canada (PCC) en mai 2017, a violemment critiqué sur Twitter le premier ministre Justin Trudeau, actuel chef du Parti libéral du Canada (PLC), sur la question de la diversité au Canada.

Maxime Bernier qui a récemment été éjecté du cabinet fantôme d’Andrew Scheer, élu chef du PCC, mettait en garde contre le « multiculturalisme extrême » de Justin Trudeau. « Le multiculturalisme extrême et le culte de la diversité de Trudeau vont nous diviser en petites tribus qui ont de moins en moins en commun, à part leur dépendance envers le gouvernement », a-t-il fustigé dans une série de tweets.

« La balkanisation culturelle amène la méfiance »

« La balkanisation culturelle amène la méfiance, les conflits sociaux et potentiellement la violence comme on le voit partout. Il est temps de renverser cette tendance avant que la situation n’empire. Plus de diversité ne nous rendra pas plus forts, cela détruira notre pays »

– Maxime Bernier, 12 août 2018

En retour, M. Trudeau n’a pas cherché midi à 14 heures pour répliquer à M. Bernier. Dans un tweet, mercredi 15 août, le premier ministre canadien a rappelé un ancien discours prononcé sur « la liberté canadienne face à la politique de la peur ». « Il y a quelques années, j’ai prononcé un discours à @MISCCAN (McGill Institute for the Study of Canada) au sujet de la diversité au Canada et de la façon dont elle fait de nous les gens les plus libres du monde. Nous sommes tous forts et libres, car nous nous permettons d’être nous-mêmes », écrit-il sur son compte Twitter.

Dans son allocution du 9 mars 2015, à l’Institut d’études canadiennes de McGill (IÉCM), Justin Trudeau, alors chef du Parti libéral du Canada, décrit McGill comme un « endroit exceptionnel » à l’image du Canada. Car, dira-t-il, l’IÉCM les sert tous deux extraordinairement bien. « L’Institut a été créé par McGill et la famille Bronfman pour nous aider tous à mieux comprendre ce grand pays. Pour avoir une vision claire de notre histoire et de notre patrimoine, pour relever les défis d’aujourd’hui et pour élargir et approfondir nos perspectives sur les nombreuses possibilités qui s’offrent à nous à l’avenir ».

« Le pluralisme tient à la diversité »

À l’époque, Trudeau soutenait déjà que « le pluralisme tient à la diversité ». Et que si « la diversité est au cœur même du Canada », c’est parce qu’elle « nous définit dans ce que nous sommes et ce que nous faisons ». « Rappelons-nous ceci : le Canada est le seul pays au monde qui est fort non pas en dépit de ses différences, mais grâce à celles-ci. Les raisons de cet état de fait sont multiples, mais je suis convaincu que la cause principale de notre succès est l’idée typiquement canadienne de la liberté », dixit Justin Trudeau.

« Tout d’abord, j’estime que la liberté canadienne tient avant tout à l’inclusion. Nous avons connu des moments profondément regrettables, mais l’histoire de ce pays nous pousse constamment à nous dé-passer collectivement et individuellement pour peaufiner notre définition personnelle de ce qu’est un Canadien »,

– Justin Trudeau, 9 mars 2015.

Si Maxime Bernier reconnaît que « la diversité nous définit et doit être célébrée », toutefois le député conservateur s’interroge encore : « Mais pourquoi promouvoir toujours plus de diversité? Si tout et n’importe quoi est canadien, que signifie être Canadien? ».

« Accueillir des gens qui rejettent les valeurs fondamentales de l’Occident que sont la liberté, l’égalité, la tolérance et l’ouverture ne nous rend pas plus forts. Ceux qui refusent de s’intégrer et veulent vivre dans leur ghetto ne rendent pas notre société plus forte », a-t-il critiqué dans ses tweets.

« La liberté canadienne rend le Canada plus fort »

Or, Trudeau répondait déjà à certaines questions de M. Bernier en défendant l’argument selon lequel la liberté canadienne est aux prises avec l’un des problèmes les plus irritants du moment : l’interaction entre la liberté individuelle et l’identité collective. « Nous savons que les gens sont définis à la fois par les points qui les unissent et les distinguent les uns des autres : langues, cultures, croyances, et même, sensiblement, par leur genre ou leur orientation sexuelle. Néanmoins, nous savons aussi que tout cela contribue à l’identité d’une personne, sans toute-fois la définir. Ces points trouvent tous leur point d’orgue et leur concrétisation dans les différentes personnes qui les incarnent », peut-on lire entre autres dans l’allocution tenue par l’actuel premier ministre canadien en mars 2015.

Pour Justin Trudeau, « la réussite du Canada est l’incarnation et la manifestation que dans ce pays, on peut exprimer sa différence sans compromettre l’unité et la cohésion ».

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

Nation

PRTCE : le gouvernement canadien aide des nouveaux arrivants formés à l’étranger à faire reconnaître leurs qualifications

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Dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), le gouvernement du Canada annonce un projet visant à aider les nouveaux arrivants à Milton, en Ontario, formés à l’étranger à faire reconnaître leurs titres de compétences afin d’assurer une main-d’œuvre qualifiée, concurrentielle et inclusive.

Les nouveaux arrivants qualifiés sont souvent confrontés à des difficultés particulières lorsqu’il s’agit de trouver du travail dans leur domaine en raison d’un manque de reconnaissance de leurs études et de leur formation acquise à l’étranger.

Jeudi, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, Patty Hajdu, a annoncé un nouveau projet visant à aider environ 100 nouveaux arrivants formés à l’étranger à Milton, en Ontario, à faire reconnaître leurs titres de compétences. « Notre succès dépend de l’égalité des chances de réussite de chacun, y compris des nouveaux arrivants. Les aider à faire reconnaître leurs titres de compétences étrangers leur permettra d’exercer leur profession au sein de notre main-d’œuvre, ce qui profitera à notre économie ainsi qu’à notre population », a reconnu Mme Hajdu.

Création d’un portail d’évaluation des titres de compétences…

Le gouvernement du Canada versera 650 000 $ au Canadian Welding Bureau Group (Groupe CWB) cours des deux prochaines années pour créer un portail d’évaluation des titres de compétences professionnelles en soudage pour les nouveaux arrivants (le portail). Le Groupe CWB fournira aux professionnels du soudage formés à l’étranger des outils liés à l’emploi et à la formation, et des conseils sur la meilleure façon de faire reconnaître des titres de compétences.  

« Grâce à cet investissement, nous nous assurons de ne laisser aucun talent inexploité. Lorsque nous donnons aux nouveaux arrivants une juste chance de réussir au Canada, notre économie et notre classe moyenne prospèrent. »

– Patty Hajdu, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail

Cet investissement est réalisé dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), qui fournit des fonds aux gouvernements provinciaux et territoriaux, aux organismes de réglementation, aux associations nationales et aux organismes d’évaluation des titres de compétences.

Le PRTCE accorde des prêts aux nouveaux arrivants!

Le PRTCE accorde également des prêts aux nouveaux arrivants qualifiés pour les aider à payer les dépenses liées à la reconnaissance de leurs compétences et de leur formation et offre des services de soutien à l’emploi afin de les aider à obtenir leur première expérience de travail au Canada dans leur domaine.

À lire : L’intégration professionnelle des immigrants, une clé de réussite que le Québec tarde à tourner

Rappelons que les nouveaux immigrants (15 à 64 ans) présentent un taux d’emploi plus faible (62,2 %) que les non-immigrants (71,7 %). (Statistique Canada, Recensement de 2016). De plus, les nouvelles arrivantes issues de minorités visibles présentent un taux de chômage plus élevé (14,4 %) que leurs homologues masculins (10,2 %). (Statistique Canada, Nouveaux arrivants au Canada de 2011 à 2016)

À lire aussi : Ouverture du guichet unique en ligne pour la reconnaissance des compétences des immigrants au Québec

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Actualités

Boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, Santé Canada met de l’ordre pour limiter les dégâts!

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Un an après la mort par noyade de la jeune Athéna Gervais, suite à une consommation excessive de FCKD UP [boisson sucrée alcoolisée contenant 11,9 % d’alcool], Santé Canada a décidé de limiter la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles. Un nouveau règlement est immédiatement entré en vigueur ce jeudi 23 mai 2019.

Fin de règne des boissons sucrées à haute teneur en alcool! Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, a annoncé aujourd’hui un nouveau règlement qui limite la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en contenants à portion individuelle.

Ce règlement, a-t-on appris, a pour but de protéger les Canadiens, surtout les jeunes, contre les risques immédiats associés à ces boissons, notamment la surconsommation non intentionnelle et l’intoxication aiguë à l’alcool. « Étant donné la gravité du risque, ce règlement entre en vigueur immédiatement, et il n’y aura aucune période de transition », a déclaré Ginette Petitpas.

Passer à l’action pour aider à protéger les Canadiens!

Santé Canada révèle que les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, qui forment une nouvelle classe de boissons en pleine croissance au Canada, présentent un risque pour la santé des Canadiens, en particulier les jeunes, qui va en augmentant.

À lire : Décès d’Athéna Gervais : « Jeunesse sacrifiée et femmes ciblées » au Québec ?

Ces boissons ont une forte teneur en alcool, et un contenant à portion individuelle peut équivaloir à jusqu’à quatre verres standard. Elles sont souvent très sucrées; il est donc très facile pour les gens, surtout les jeunes, de consommer sans le vouloir de grandes quantités d’alcool dans un laps de temps très court, ce qui peut causer des méfaits graves liés à l’alcool.

« Au Canada, les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ont causé de nombreuses hospitalisations et au moins deux décès depuis un an et demi. C’est tout à fait tragique. »

– Ginette Petitpas Taylor, Ministre de la Santé

Au dire de la ministre Taylor, Santé Canada est passé à l’action pour « aider à protéger les Canadiens », en particulier les jeunes, contre la surconsommation non intentionnelle d’alcool car, prévient-elle, une consommation excessive d’alcool peut causer des méfaits liés à l’alcool, y compris l’intoxication alcoolique aiguë et la mort.

Boissons alcoolisées : mise en garde aux femmes et aux hommes!

Selon le nouveau règlement, la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ne doit pas dépasser 25,6 mL (l’équivalent de 1,5 verre standard) si leur contenant a un volume de 1 000 mL ou moins.

De nombreuses autres boissons alcoolisées offertes en portions individuelles sur le marché, comme les panachés et la bière, sont vendues dans des contenants de 1 à 1,5 verre standard. Le standard de consommation de 1,5 verre par jour est en dessous des limites recommandées pour les femmes et la consommation de deux portions reste toujours conforme aux recommandations lors des occasions spéciales, soit 3 boissons.  Ces quantités sont conformes aux  Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada selon lesquelles les femmes ne devraient pas consommer plus de deux verres standard par jour et les hommes, plus de trois.

À lire aussi : Au Québec, quand ta santé dépend du dépanneur…

Pour rappel, Santé Canada a mené des consultations sur le projet de règlement du 22 décembre 2018 au 5 février 2019. Au total, 60 commentaires ont été soumis par la population (28), des organismes gouvernementaux (17), des acteurs du domaine de la santé (9) et des acteurs de l’industrie (6).

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Politique provinciale

Pension alimentaire : l’exemption passera de 100 $ à 350 $ par mois par enfant à charge au Québec

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Québec annonce l’injection de 146 millions de dollars sur 5 ans pour augmenter l’exemption relative à la pension alimentaire accordée aux ménages bénéficiant des programmes d’assistance sociale. Cette exemption passera de 100 $ à 350 $ par mois par enfant à charge.

La modification au Règlement sur l’aide aux personnes et aux familles, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er octobre 2019, touchera près de 5 600 ménages. Par exemple, un parent avec un enfant à charge qui recevait 350 $ par mois en pension alimentaire de l’autre parent voit sa prestation réduite de 250 $. Cette mesure permettra au parent ayant l’enfant à charge de conserver la totalité de la pension alimentaire et de ne pas être pénalisé quant au montant de sa prestation.

Plus d’argent pour subvenir aux besoins des enfants!

Le règlement actuel prévoit qu’il faut tenir compte des revenus de pension alimentaire pour enfant pour calculer le montant de la prestation auquel une personne a droit. Une exemption de 100 $ s’applique actuellement. Lorsque le projet de règlement sera en vigueur, 76 % des ménages bénéficiant d’une pension alimentaire auront plus d’argent dans leurs poches pour subvenir aux besoins des enfants.

« Il s’agit d’un geste concret démontrant notre volonté de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. »

– Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale

À lire : Le système fiscal ralentit la mobilité sociale des pauvres au Québec

D’après le ministre Boulet, « en augmentant l’exemption relative aux pensions alimentaires pour enfant à charge, notre gouvernement franchit une étape importante pour soutenir les familles les plus vulnérables ». Il soutient que le développement des enfants est au cœur des priorités gouvernementales et « c’est pourquoi, poursuit le ministre, nous avons agi rapidement pour régler une iniquité qui pénalise de nombreuses familles ».

L’aide financière aux études, l’aide juridique et les programmes d’aide au logement…

Le dernier budget pour 2019-2020 prévoit également l’injection de 27,2 millions de dollars sur 5 ans pour augmenter l’exemption relative aux pensions alimentaires pour enfants accordée en ce qui concerne l’aide financière aux études, l’aide juridique et les programmes d’aide au logement. Des mesures en ce sens seront annoncées prochainement par les ministres responsables.

  • Le projet de règlement modifiant le Règlement sur l’aide aux personnes et aux familles vise aussi à :
    • modifier le montant de la prestation spéciale pour le transport à des fins médicales. Le tarif remboursable de 0,43 $ sera haussé à 0,465 $ le kilomètre lorsque le transport sera effectué par un conducteur bénévole travaillant sous le contrôle d’un organisme communautaire reconnu par le ministère de la Santé et des Services sociaux;
    • abolir les dispositions relatives aux stomies temporaires (prises en charge par la Régie de l’assurance maladie du Québec);
    • augmenter la portion de l’allocation d’aide à l’emploi qui est insaisissable pour dette alimentaire, en la fixant à 81 $ par semaine pour les personnes ayant un enfant à charge et qui n’ont pas de conjoint et à 51 $ par semaine pour les autres.

À lire aussi : Séparation : hausse de la consultation des médiateurs de famille

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