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Dix applications pour bien réussir son Halloween

Hanen Hattab

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Nous vous proposons une sélection d’applications amusantes et utiles pour accessoiriser et planifier Halloween.

Des sons étranges

Sonneries gratuites Halloween (Android)

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L’application propose une collection de sonneries qui peuvent être utilisées aussi comme alarmes et notifications : ce qui évite de casser l’ambiance avec des sons hors thème.

Free Halloween Sounds Pro (IOS)

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Une panoplie de sons qui peuvent être utilisés comme fonds d’ambiance. Il est possible de programmer le déclenchement de la bande au moyen d’une minuterie, de composer sa liste de sons et de la jouer en boucle. Diffusés dans son jardin ou dans un endroit inattendu, les sons peuvent servir notamment à surprendre ses voisins ou ses amis.

Des messages effrayants

Voodoo Doll (iOS/Androïd)

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Halloween, c’est aussi l’occasion de punir ses ex ou ses pires ennemis. Voodoo Doll permet d’appliquer la photo de sa victime sur la poupée, de choisir les objets de torture et de poster l’image de sa vengeance sur les réseau sociaux (Facebook, Instagram et Twitter).

Halloween Card Creator (IOS)

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Cette application propose des fonds, des polices, des images, des décorations et des clips art pour créer une carte de vœux Halloween. Elle permet aussi de télécharger des photos et des images pour personnaliser son message. La carte peut être partagée sur Facebook ou envoyée par email.

ZombieBooth 3D (iOS/Androïd)

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Pour transformer son visage en zombie vivant, cette application le fait comme un illustrateur professionnel. Elle convertit un portrait 2D en 3D et permet de modifier son expression en quelques clics. Des mouvements et des effets sonores peuvent être ajoutés pour animer sa face et la partager sur Youtube et les réseaux sociaux.

Des idées pour une fête bien organisée

Halloween recipes (Android – iOS)

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Pour concocter un repas dégoûtant, amusant ou effrayant, cette application offre 280 recettes. À vos fourneaux!

Creepy Tales (Android)

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Pour organiser une soirée lecture pour les enfants, petits et adolescents, cette application offre 100 histoires courtes et légendes urbaines. Avec les différentes catégories proposées, il est possible d’accorder l’histoire avec le thème de la décoration.

Paranormal Camera-Scary Ghost Prank (Android)

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Pour faire peur à son entourage comme un professionnel, cette application permet d’ajouter l’image d’une créature ou un détail anormal à une photo.

Trick or Tracker (Android, IOS)

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Avec cette solution, les parents peuvent s’assurer de la sécurité de leurs enfants sans leur gâcher l’ambiance du tour du quartier. Avec un simple bouton, les enfants peuvent signaler leurs localisations. Les parents peuvent sécuriser et programmer à l’avance les envois de demandes de positions. L’interface ludique et discrète encourage les enfants à signaler discrètement et facilement leurs positions.

Ghost Lens (Android)

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Ghost Lens permet de réaliser des clips et des films d’horreur en ajoutant des effets sonores et visuels terrifiants.

 

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Trois modes de paiement du futur

Redaction Avant Premiere

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Le paiement sans contact a su très vite s’allier à la mode de l’Internet des Objets. Comme les montres et les téléphones intelligents, les trois technologies qu’on présente ici remplacent la carte bancaire et changent le fonctionnement de certains services commerciaux. On ne posera pas de questions sur la sécurité si on utilise déjà la technologie PayPass. Le principe est presque le même, à prendre ou à laisser si on a peur des fraudeurs et des malintentionnés qui rodent dans les lieux publics.

La bague de Bankwest

En Australie, Bankwest a passé des bagues aux doigts de ses clients. La symbolique est, entre autres, un coup publicitaire bien recherché. Les clients peuvent payer leurs factures en passant la main sur la machine de paiement électronique. Comme le montre la vidéo, la technologie facilite les opérations quand on a les mains occupées par beaucoup de choses en même temps. Ça évite aussi de prendre son portefeuille quand on va se baigner, sachant qu’on aura envie de prendre un verre au bar de la piscine.

Face++ pour payer

La Chine a mieux fait. Grâce aux applications munies de l’intelligence artificielle Face++, les clients peuvent faire des transferts d’argent avec un simple scan du visage. L’application Alipay, utilisée par plus de 120 million de personnes, permet aussi de faire les transactions à partir de bornes interactives qui remplacent le caissier et les terminaux de comptoir. Il ne faut pas oublier de sourire le Big Brother chinois Is Watching You.

Smart coffee cup

On revient en Australie avec SmartCup. C’est un verre réutilisable qui paye lui-même son contenu. En plus de la carte à puce qui assure le transfert de l’argent, le verre est connecté à l’application Frank Green’s Hydrate qui permet de calculer la quantité d’eau dans la boisson. Des outils marketing de fidélisation du client sont aussi intégrés au système, et la boucle est bouclée.

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Tests Volkswagen, du dioxyde d’azote à des humains et singes

Baba-Idriss FOFANA

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Photo: @FARaVelo/Twitter

Le nom du constructeur automobile allemand rime-t-il désormais avec scandale, macabre ? En tout cas, Volkswagen vient une fois de plus faire parler de lui, de la plus mauvaise manière, en effectuant des essais sur les effets des émissions de gaz d’échappement à travers l’inhalation du dioxyde d’azote à des êtres humains et des singes.

Ces pratiques « immorales et répugnantes » – selon les propres termes du président du directoire de Volkswagen, Matthias Müller -, ont été révélées par le quotidien new-yorkais, le New York Times, le vendredi 26 janvier 2018. « Les méthodes utilisées par l’EUGT aux États-Unis étaient mauvaises, elles étaient immorales et répugnantes », a déclaré M. Müller, tout en regrettant que « Volkswagen ait été impliqué dans cette affaire en tant que l’un des parrains de l’EUGT ». Chose qui a abouti à la suspension du directeur des relations publiques, en relation avec l’affaire.

Des essais macabres !

En fait, l’EUGT est le Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé dans le secteur du transport qui aurait été mandaté par les constructeurs automobiles allemands dont Volkswagen, BMW et Daimler pour effectuer les essais. Sauf que lors de ces tests, des singes de laboratoire étaient forcés à inhaler des émanations de diesel provenant d’une voiture Volkswagen. Si l’on en croit aux propos rapportés par le quotidien britannique, The Times, le but de l’EUGT était de défendre l’utilisation du diesel après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) eut désigné le carburant comme cancérigène.

Matthias Müller ne regrette pas seulement l’implication de Volkswagen dans ce scandale. Pour lui, la compagnie va devoir « vivre avec des revers et les affronter ». Mais, il ne croyait pas si bien le dire. Des fanatiques canadiens de la marque allemande n’ont pas manqué de crier leur indignation. « Ces tests sont vraiment une honte pour une marque qui m’a marqué depuis ma jeunesse, étant parmi les meilleurs marques de voiture que j’ai connue. Je suis vraiment dégoûtée d’entendre qu’une grande entreprise ait pu faire des tests pareils, sans éthique, sur des humains et des singes », a vertement critiqué Laura Côté.

Droit des hommes, droits des animaux…

Cette quinquagénaire, vivant à Montréal, a décidé de mettre une grosse croix sur la marque. D’ailleurs, Mme Côté ne fait pas que « blâmer » Volkswagen. Elle encourage les consommateurs à dénoncer ces « manœuvres » d’un certain âge. « Qui sait ? Peut-être il y a d’autres entreprises qui font les mêmes tests ou des tests similaires ailleurs dans d’autres pays », s’est-elle interrogée. « Les consommateurs, poursuit-elle, doivent être vigilants et les organisations de défense des droits de l’homme et des animaux ne devraient pas laisser passer ce énième scandale sous silence ».

Pour sa part, One Voice‏, organisme français qui « défend les droits de tous les animaux » estime que les excuses du constructeur allemand ne suffiront pas à mettre fin à ce qu’on pourrait qualifier de ‘’dérapage’’. One Voice s’est résolu à écrire aux constructeurs en mettant en ligne une pétition afin que ceux-ci “s’engagent à ne plus avoir recours à l’expérimentation animale”.

C’est le lieu de rappeler qu’un juge de la Cour supérieure a autorisé, mercredi 24 janvier, un recours collectif contre Volkswagen et Audi pour l’ensemble des Québécois ayant résidé au Québec du 1er janvier 2009 au 21 septembre 2015. Une année où un scandale avait fait la lumière sur le fait que les deux constructeurs automobiles avaient équipé certains de leurs véhicules d’un dispositif permettant de fausser les résultats des tests d’émissions polluantes.

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Montréal, l’Intelligence Artificielle à l’affût de la mode

Hanen Hattab

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L’entrepreneuriat exige un regard perspicace sur le futur. Aujourd’hui, s’embarquer dans le numérique n’est pas le seul ingrédient pour apprivoiser ce qui s’en vient. C’est pour cette raison que Lamia Boucheneb, fondatrice Fashion Stylist & Shopping Tour Guide et Gabrielle Ferland, designer, photographe de mode et fondatrice de TrendsConnection ont décidé de lancer une série de conférences et de discussions pour questionner l’avenir de la mode à la lumière des dernières tendances technologiques. Qu’est ce qui attend les fashionistas du millénaire ?

Dans le cadre des Fashion Forward Conference Series a eu lieu le 31 janvier 2018, à l’École supérieure de mode de l’ESG UQAM, la conférence Fashion Forward : Tech & AI Influences Panel.

De gauche à droite : Gabrielle Ferland et Lamia Boucheneb. Crédit photo Avant Première

Création, gestion et consommation  

Le panel a été animé par Sophie Montminy, influenceuse, youtubeuse et ancienne rédactrice en chef mode du magazine Clin D’œil. « Est ce qu’on doit voir l’intelligence artificielle (IA) comme un compétiteur ou plus comme un outil qui va nous aider dans ce qu’on fait ?», a entamé le débat, Mme. Montminy. Une discussion riche et passionnante sur les applications de l’intelligence artificielle dans la mode a réuni quatre intervenants de plusieurs horizons :

  • Joanna Berzowska, vice-doyenne de la recherche à la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia, fondatrice de XS Labs et chef des textiles électroniques à OMsignal, mène des recherches et développe des textiles prêts-à-porter, des méthodes, des matériaux et des technologies qui stimulent l’innovation en matière de fibres fonctionnelles composites, d’électronique textile et de fabrication additive.
  • Vincent Boucher, président-fondateur et chef de la direction chez Montréal.AI et Québec.AI, premiers conglomérats en intelligence artificielle au Québec.
  • Marwa Ben Aissa, diplômée en Administration des affaires à HEC Montréal et fondatrice de la startup Shoofping Inc. qui propose des technologies de réalité augmentée pour les plateformes de e-commerce.
  • Quentin Schwaab, professeur assistant en Thermodynamique, designer de mode et fondateur de la marque de vêtements androgynes Litige, en collaboration avec le designer graphique Loïc Untereiner.

De gauche à droite : Quentin Schwaab, Marwa Ben Aissa, Joanna Berzowska et Vincent Boucher. Crédit photo Avant Première MTL

Si l’on parle aujourd’hui des enjeux futuristes de l’IA dans le domaine de la mode, c’est parce que des projets en cours l’appuie concrètement. De la conception assistée par des algorithmes de génération de formes à l’impression 3D des vêtements et accessoires qui a conquis l’univers du luxe et du sport, les technologies numériques sont présentes aussi bien dans la recherche et le développement que la production, la vente et le service à la clientèle.

« L’IA apporte des systèmes de recommandations très performants», mentionne M. Boucher, qui a introduit le public dans le monde magique de l’apprentissage profond et les agents supra-humains. « Les dernières technologies transforment le e-commerce et l’IA va le faire de la meilleure façon parce qu’on va être capable de mieux comprendre chaque personne, ses réactions, ses préférences, lui proposer ce qui lui convient et améliorer son expérience d’achat.», a exemplifié Mme. Ben Aissa. L’analyse des données des consommateurs sera capable d’influencer l’évolution des styles et des goûts à l’échelle sociale et apporter aussi des solutions écologiques à l’industrie. La Fast Fashion, décriée pour son impact environnemental en raison du renouvellement effréné des collections et des articles, pourra peut être devenir moins énergivore.  

« L’autre grand potentiel que je vois dans l’IA c’est qu’elle va permettre de faire des meilleures prédictions de ce que les gens vont acheter, combien de pièces vont être produites. On va mieux prédire les tendances et les micro-tendances, puis une meilleure gestion des stocks ; on espère moins de déchets et moins d’invendus », a précisé Schwaab.

L’aspect social et humain, à ne pas négliger

« Je trouve que chaque technologie a un côté utopique qui veut résoudre un problème, mais il y a toujours des dangers aussi. En créant des systèmes de prédictions, il y a toujours un risque d’effacer les petites différences qui nous rendent uniques.», a nuancé Mme. Berzowska.  

Si l’optimisation numérique des modèles en fonction des morphologies a déjà sa place dans l’industrie de la mode, la création des vêtements intelligents grâce aux textiles ayant des propriétés électriques et électroniques est entrain de flouer les frontières entre le vêtement et l’appareillage de diagnostic médical à l’instar des moniteurs d’activités intelligents.

« À OMsignal, on fait des habits biométriques qui peuvent capter les battements du cœur, la respiration, etc. À partir de ces données très très précises, comme dans les milieux médicaux, on espère dans quelques années qu’avec l’IA on pourra prédire le niveau de stress, à mieux nous connaître pour parvenir au bien être.», a expliqué Mme Berzowska.

Injecter cette innovation dans son projet ou son idée nécessite une attention particulière à la création et la gestion des mégadonnées, car selon Schwaab, on risque toujours de tomber dans la création de stéréotypes qui ne correspondent pas forcément aux attentes et aux profils des consommateurs.

« Quand les algorithmes sont biaisés comme ça, c’est parce qu’ils n’ont pas été bien conçus, ce n’est pas à cause de l’IA », explique M. Boucher.

Cet angle éthique a ponctué toute la conversation en interrogeant l’importance de l’intervention créative et manuelle des artisans et des artistes dans les processus d’idéation et de production.

Reportage Vidéo de la conférence : Tech & AI Influences Panel:

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