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Québec réduit les délais de traitement de 31 000 dossiers d’immigration en attente

Baba-Idriss FOFANA

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Immigration Québec

Dans un projet de règlement sur la loi de l’immigration qui entre en vigueur le 02 août 2018, la province québécoise a décidé d’accélérer le traitement de 31 000 dossiers d’immigration économique. Ces demandes sont en souffrance depuis le lancement de la plateforme Mon projet Québec.

En septembre 2017, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) avait sévèrement été critiqué pour son retard dans le traitement de milliers de dossiers depuis le lancement de la plateforme Mon Projet Québec en 2016. « Au 31 mars 2017, soit plus d’un an après la mise en place de ce portail, le ministère n’avait pas encore entrepris le traitement des demandes reçues en ligne », avait déploré la protectrice du citoyen, Marie Rinfret, lors du dépôt d’un rapport. « Le nombre total de demandes en attente de traitement relativement à ce programme, y compris celles soumises avant l’implantation du portail, s’élevait à 31 378 », avait-elle ajouté.

Face aux critiques et surtout du fait de la rareté de la main d’œuvre, Québec est en train de modifier complètement ses règles en matière d’immigration. Le gouvernement Couillard veut faire passer de 32 à moins de 12 mois les délais de traitement des demandes pour 31 000 dossiers d’immigration économiques.

Annoncé en mars dernier, le règlement du Ministère de l’immigration, sur la loi en matière d’immigration a finalement été adopté cet été.

Nouveaux délais de traitement, nouvelles règles d’immigration

« Aujourd’hui, avec l’adoption du nouveau Règlement du @MIDI_Qc, le gouvernement met en place un système d’immigration d’avant-garde, efficace et performant; un système plus en phase avec les besoins actuels de la société québécoise et du marché du travail », a déclaré mardi sur Twitter, David Heurtel, ministre de l’Immigration québécoise.

Selon lui, « Avant, c’était premier arrivé, premier servi, ce qui créait de très longs délais ». « Maintenant, assure David Heurtel, on va pouvoir non seulement analyser les compétences en français, mais également [l’ensemble de] ses compétences et permettre de faire une meilleure sélection en fonction des besoins de main-d’œuvre en région », avait laissé entendre le ministre Heurtel, en mars, sur TVA Nouvelles.

Il faut noter que le règlement modifie aussi les règles concernant les immigrants investisseurs. Au lieu de 800 000$, Québec demandera plutôt 1,2 million, en plus d’avoir une entente avec un intermédiaire au Québec. L’objectif selon le gouvernement est de s’assurer que plus d’immigrants restent au Québec une fois qu’ils sont arrivés. Le programme d’immigrants entrepreneurs n’est pas en reste. Il a également été revu afin d’encourager les entrepreneurs à contribuer au développement des PME dans les régions du Québec.

Choix des immigrants selon les besoins du Québec

Pour rappel, le Plan d’immigration du Québec pour l’année 2018, découlant des orientations adoptées à la suite de la consultation publique sur la planification de l’immigration au Québec pour la période 2017-2019, tenue par la Commission des relations avec les citoyens à l’été 2016, contient neuf points importants :

  1. Stabiliser les niveaux d’immigration à 51 000 personnes immigrantes admises pour les deux premières années, puis les augmenter légèrement au cours de la troisième année pour atteindre 52 500 personnes en 2019;
  2. Accroître progressivement la part de l’immigration économique pour atteindre 63 % en fin de période;
  3. Augmenter à au moins 40 % en 2019 la proportion de personnes immigrantes de 18 ans et plus, de la sous-catégorie des travailleurs qualifiés, sélectionnées et ayant un statut de travailleur temporaire au Québec au moment de leur sélection ou d’étudiant étranger;
  4. Fixer à un minimum de 85 % la proportion des adultes de la sous-catégorie des travailleurs qualifiés qui déclarent connaître le français à l’admission;
  5. S’assurer que la proportion des candidates et candidats sélectionnés dans la sous-catégorie des travailleurs qualifiés détenant une formation en demande soit d’au moins 70 %;
  6. Maintenir annuellement à un minimum de 65 % la part des personnes de moins de 35 ans dans l’ensemble des admissions;
  7. Contribuer, de concert avec les acteurs économiques et territoriaux, à l’essor des régions du Québec par l’immigration permanente et temporaire;
  8. Continuer à favoriser la diversité du mouvement migratoire en provenance des différentes régions du monde pour soutenir le dynamisme économique du Québec ainsi que la vitalité du français;
  9. Réaffirmer annuellement l’engagement humanitaire du Québec par l’accueil de personnes réfugiées et d’autres personnes ayant besoin d’une protection internationale.

« Le Plan d’immigration du Québec pour l’année 2018 s’inscrit dans une période de transition vers un nouveau système d’immigration basé sur la déclaration d’intérêt. Celui-ci permettra de constituer une banque de candidatures et de choisir, selon des critères déterminés, celles qui répondent le mieux aux besoins du Québec », peut-on lire dans le document.

Crédit photo:
Immigration Québec

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Registre des armes à feu : face à la pression, des élues québécoises brisent le silence

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Alors que les propriétaires de carabines et de fusils de chasse non restreints au registre des armes à feu ont jusqu’au 29 janvier 2019 pour l’immatriculation, seulement un peu plus de 305 000 carabines auraient été enregistrées sur 1,6 million en circulation au Québec.

À quelques jours de la date butoir d’inscription des propriétaires de carabines et de fusils de chasse non restreints au registre des armes à feu, la députée de l’Acadie, Christine St-Pierre, a invité le gouvernement dirigé par François Legault à sensibiliser davantage les propriétaires à l’importance d’enregistrer leurs armes. « J’ai une profonde pensée pour toutes les familles des victimes de drames impliquant des armes à feu. Trop peu de propriétaires ont actuellement enregistré leurs armes au registre », a déclaré mardi 15 janvier, Mme St-Pierre, porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique.

Legault et Guilbault doivent faire abstraction des pressions…

Selon la députée libérale, le premier ministre François Legault, et la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, doivent dès maintenant faire abstraction des pressions et mettre sur pied une grande campagne de sensibilisation pour informer les propriétaires de la raison d’être de ce registre.

Une amende de 500 à 5000 dollars est prévue pour les récalcitrants et peut même être doublée en cas de récidive.

Lancé le 29 janvier 2018, suite à l’entrée en vigueur d’une nouvelle législation au Québec, le registre des armes à feu suscite moins d’engouement mais plutôt de la grogne chez beaucoup de propriétaires de carabines et de fusils de chasse. Au récent Salon de l’arme et du Militaria de Longueuil, certains n’ont pas manqué de dire vertement leur opposition à l’immatriculation de leurs armes.

Mme Lessard-Therrien invite les Québécois à suivre son exemple

Mais, la députée solidaire de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien ne s’inscrit pas dans le sens du boycott prôné par le lobby pro-armes. L’élue incite plutôt les citoyens à inscrire leurs armes au Registre québécois des armes à feu.


Après avoir fait enregistrer, elle-même, ses deux carabines, Mme Lessard-Therrien a fait un live Facebook, lundi 14 janvier, pour « inviter ses collègues députés à donner l’exemple. « Enregistrer les armes à feu, c’est normal et rapide (15 minutes!). Après tout, on fait bien immatriculer nos voitures, pourquoi pas les armes? Comme je possède une arme pour la chasse, j’ai procédé à l’enregistrement sur le site du gouvernement: https://siaf.gouv.qc.ca/. (..) J’invite les collègues députés qui vont à la chasse ou qui pratiquent le tir sportif à donner l’exemple en invitant les citoyens et citoyennes à faire enregistrer leurs armes », a encouragé Émilise Lessard-Therrien.

Selon le dernier rapport de PolySeSouvient, le collectif des étudiants et diplômés de Polytechnique pour le contrôle des armes, 78% des Québécois ont dit oui à l’application intégrale de la Loi sur l’immatriculation des armes à feu. Cette loi oblige toute personne établie dans la province à immatriculer ses armes à feu dans un délai de 45 jours.

À lire aussi : La Loi sur l’immatriculation des armes à feu, la majorité des Québécois sont pour

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GPM : nouvel outil en ligne pour les permis spéciaux de circulation de classe 1 à 7

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Le ministère québécois des Transports a mis en ligne un nouvel outil en vue de faciliter la demande et l’émission de permis spéciaux de circulation de classe 1 à 7 et de train routier.

Le système de gestion des permis spéciaux (GPM) est un outil entièrement transactionnel qui simplifiera le travail des demandeurs et qui permettra une gestion plus efficace des demandes. Il offrira la possibilité d’adresser une demande de permis 365 jours par année, 24 heures par jour. C’est également par le biais de ce nouvel outil que le ministère procédera à l’émission des permis spéciaux de circulation.

À compter du 11 février 2019, toutes les demandes devront être faites en ligne sur le site web du ministère.

L’accès au système GPM sera rendu disponible sur le site web du ministère, à compter du 11 février prochain. Par conséquent, les centres de services et les mandataires de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) n’offriront plus ce service.

Permis spéciaux

Le ministère limite les charges et les dimensions pour les véhicules et ensembles de véhicules routiers dans le but de protéger les infrastructures et d’assurer la sécurité des autres usagers de la route.

Le Code de la sécurité routière permet aux véhicules routiers respectant les charges et les dimensions permises en vertu du Règlement sur les normes de charges et de dimensions applicables aux véhicules routiers et aux ensembles de véhicules routiers de circuler sur l’ensemble du réseau routier québécois.

À lire aussi : Sécurité des piétons au Québec, les dommages sont incomparables

Lorsqu’un véhicule routier ou un ensemble de véhicules routiers ne peut se conformer aux règles établies par le Règlement, il peut être possible d’obtenir un permis spécial de circulation.

Train routier de plus de 25 mètres

Selon les normes de dimensions applicables au Québec, la longueur maximale prescrite est de 25 mètres pour un train routier. Un train routier dont la longueur excède 25 mètres peut toutefois être autorisé à circuler selon les conditions prévues au Règlement sur le permis spécial de circulation d’un train routier.

Pour plus de détails >>> Transports Québec

À lire aussi : Alcool ou drogue au volant, les « fêtards » dans le viseur de la police et la SAAQ

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Consultations prébudgétaires 2019-2020 – les Québécois invités à s’exprimer sur les orientations du gouvernement

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Les consultations prébudgétaires 2019-2020, qui se dérouleront en deux volets principaux, ont été lancées par le ministre québécois des Finances. Le premier volet, en ligne, permettra aux citoyens de s’exprimer sur les orientations budgétaires du gouvernement.

Les consultations prébudgétaires en ligne seront accessibles du 14 janvier au 15 février prochain. La population est invitée à répondre à un bref questionnaire touchant de grands enjeux liés à la préparation du budget et pourra même soumettre ses idées au ministre des Finances, Eric Girard. Celui-ci tiendra ses traditionnelles consultations privées au cours desquelles il rencontrera des représentants de différentes organisations provenant de plusieurs sphères de la société québécoise.

« Un Québec moderne et plus riche, qui se donne les moyens de s’occuper de tous »

Pour M. Girard, la préparation d’un premier budget est une étape importante pour un gouvernement, qui doit aborder ces consultations dans un esprit d’ouverture. « Nous voulons donner aux citoyennes et aux citoyens un Québec qui leur ressemble, dans lequel ils pourront s’épanouir pleinement. Un Québec moderne et plus riche, qui se donne les moyens de s’occuper de tous », fait valoir le ministre des Finances.

Cinq thèmes soumis aux Consultations prébudgétaires

Les citoyens et les organisations sont donc invités à participer en grand nombre à ces consultations afin d’alimenter le gouvernement sur les grands thèmes suivants :

  • Comment accroître le potentiel économique du Québec en favorisant la productivité et l’offre de travail?
  • Comment assurer un financement stable et prévisible des missions de l’État?
  • Comment favoriser le développement des entreprises et la création d’emplois bien rémunérés?
  • Comment réduire le fardeau fiscal des particuliers et des familles?
  • Comment favoriser l’équité intergénérationnelle sur les plans économique et environnemental?

Pour la première fois cette année, la liste des personnes et des organisations rencontrées ainsi que les mémoires soumis seront disponibles dans la page des consultations du site Internet du ministère des Finances.

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