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Politique

Doug Ford évite « la guerre » avec les Franco-Ontariens

Baba-Idriss FOFANA

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Une semaine après la décision fracassante annonçant la dissolution du Commissariat aux services en français et l’abolition du projet de création de l’Université de l’Ontario français, le ton est monté d’un cran du côté des Franco-Ontariens et du fédéral à Ottawa. Mais le premier ministre Doug Ford a fini par faire des concessions pour calmer la bataille qui s’annonçait.

La résistance s’organisait du côté des Franco-Ontarien. Jeudi 22 novembre, le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin, avait appelé les francophones de la province et de partout au Canada à se mobiliser contre les compressions dans les services en français annoncées par Doug Ford.

Alors qu’une quarantaine de manifestations étaient prévues le 1er décembre en Ontario, le gouvernement Ford est revenu sur sa décision vendredi 23 novembre après-midi. Dans un communiqué, le premier ministre Ford affirme son intention d’apporter « des modifications au projet de loi 57, Loi de 2018 visant à rétablir la confiance, la transparence et la responsabilité, afin de créer le poste de commissaire aux services en français » au bureau de l’ombudsman.

Le projet d’Université [désormais] en veilleuse ?

Bien plus, il a annoncé la création d’un ministère spécial dédié aux francophones et la nomination d’un conseiller politique principal responsable des affaires francophones rattaché au bureau du premier ministre de l’Ontario.

Doug Ford a [finalement] reconnu que les Franco-Ontariennes et Franco-Ontariens ont des valeurs fortes qui sont profondément ancrées dans l’histoire de l’Ontario. « Ils ont œuvré pendant des générations pour promouvoir et préserver leur belle culture et leur langue en Ontario, et poursuivent leurs efforts aujourd’hui », a-t-il souligné sans revenir sur sa décision concernant le projet de création de l’Université de l’Ontario français.

« J’attends avec impatience le jour où l’état des finances publiques nous permettra d’aller de l’avant avec des projets comme celui de l’université de langue française. » – Caroline Mulroney, procureure générale de l’Ontario et ministre déléguée aux Affaires francophones

Aussitôt, la ministre fédérale du Tourisme, des Langues Officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, qui exerçait la pression du gouvernement Trudeau sur la « Ford Nation » a rapidement réagi sur les réseaux sociaux pour parler d’une victoire certaine.

Mélanie Joly applaudit, mais ne [désarme] pas!

Toutefois, Mme Joly estime que la nouvelle posture affichée par le premier ministre ontarien vise [simplement] à calmer la grogne qui s’accentuait. « Clairement, le mouvement porté par les Franco-Ontariens, et que notre gouvernement a appuyé dès le départ, s’est fait entendre. Il s’agit cependant de mesures qui visent à apaiser la grogne. Nous allons devoir veiller au grain, et travailler de très près avec la communauté pour s’assurer de protéger les acquis », a déclaré la député d’Ahuntsic-Cartierville sur son compte Twitter.

À lire aussi : L’Ontario francophone cherche immigrants déçus par Québec…

Rappelons que le mardi 20 novembre, la ministre fédérale responsable des langues officielles, avait annoncé le retour du programme de contestation judiciaire (PCJ). Ce programme permet à des individus ou des groupes de toucher un appui financier pour défendre leurs droits en matière de langues officielles devant les tribunaux.

Le PCJ, une « arme » que les Franco-Ontariens entendent utiliser en cas de cas, comme cela a été dans la bataille judiciaire qu’ils avaient menée contre la décision du gouvernement progressiste-conservateur de Mike Harris de fermer l’hôpital Montfort, seul hôpital universitaire francophone de l’Ontario.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Politique

Equifax Canada sous surveillance pour atteinte majeure à la sécurité des données

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Une enquête américaine sur la sécurité des données a révélé qu’Equifax Canada n’a pas protégé les données de 19 000 Canadiens.

Les agissements d’Equifax Canada ont été démasqués par une enquête mondiale, publiée récemment par le sous-comité permanent des enquêtes du Sénat américain, qui a porté sur la société mère basée aux États-Unis.

Les résultats de l’enquête donnent froid dans le dos. L’atteinte à la sécurité des données privées a touché 143 millions de personnes à l’échelle mondiale.

La cause de l’atteinte est on ne peut plus inquiétante. En effet, des hackers ont réussi à pirater la plateforme de l’entreprise à cause de failles qui avait été détectées mais qui n’ont pas été suivies à temps.

Selon un article de Data Breach Today, l’application web source ouverte Apache Struts était notamment au cœur de la brèche de sécurité.

De plus, en 2017, l’entreprise n’a pa renouvelé des certificats de protection, laissant le portail de litige en ligne vulnérable durant 78 jours entre mars et juillet.

Les attaquants ont eu accès au réseau Equifax par l’intermédiaire de ce portail.

En plus de cette grande lacune, Equifax Canada n’a pas dédommagé ses clients canadiens à l’instar de l’entreprise mère. En effet, elle a seulement proposé d’offrir pendant quatre ans la surveillance gratuite du crédit aux victimes de l’atteinte.

M. Daniel Therrien, commissaire à la protection de la vie privée du Canada, a affirmé que l’entreprise canadienne a « refusé d’offrir une option de gel de crédit aux Canadiens touchés. » Or cette protection a été proposée par Equifax Inc à ses clients.

Procédures de consentement inadéquates

« Compte tenu de la grande quantité de renseignements personnels extrêmement sensibles détenus par Equifax et de son rôle essentiel dans le secteur financier en tant qu’agence d’évaluation du crédit, il était totalement inacceptable de constater des lacunes aussi importantes dans les pratiques de l’entreprise en matière de protection de la vie privée et de sécurité », déclare M. Therrien.

Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada surveillera Equifax Canada pendant 6 ans. Durant cette période, l’entreprise s’est engagée à soumettre au Commissariat tous les deux ans des rapports de vérification effectués par un tiers sur sa propre sécurité et celle d’Equifax Inc.

Le commissariat examinera aussi une autre facette de l’affaire signalée par les victimes qui ont appris dans le cadre de cette affaire que leurs données ont été transférées aux États-Unis sans leurs consentements.

Lire aussi : Facebook bannit des séparatistes canadiens, découvrez lesquels

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Culture

Contenus francophones : le Québec et la France vont promouvoir la diversité des expressions culturelles en ligne

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Une mission franco-québécoise sur la visibilité des contenus culturels francophones en ligne a été lancée officiellement, aujourd’hui, mercredi 3 avril. Objectif : établir un premier diagnostic des différents enjeux liés à la découvrabilité, puis proposer et mettre en œuvre des solutions qui permettront d’assurer une meilleure visibilité des artistes et des œuvres francophones sur Internet.

« En matière culturelle, où les réalisations franco-québécoises et les opportunités restent innombrables, le Président de la République française et le Premier ministre du Québec se félicitent de la tenue prochaine de la première réunion d’experts consacrée à la découvrabilité des contenus francophones sur les supports numériques ».

Faisant suite à cette déclaration conjointe du président Emmanuel Macron et du premier ministre François Legault, tenue le 21 janvier 2019 lors d’une rencontre à Paris, le ministre de la Culture de France, Franck Riester, et la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, également ministre responsable de la Langue française du Québec ont lancé la mission franco-québécoise sur la visibilité des contenus culturels francophones en ligne.

Les pratiques culturelles influencées par l’évolution du numérique

Dans le contexte actuel où les pratiques culturelles sont largement influencées par l’évolution de l’environnement numérique, le Québec et la France estiment que la mise en avant des contenus francophones se pose comme « un enjeu majeur » de promotion de la diversité des expressions culturelles. Dès lors, disent les initiateurs, la visibilité des contenus francophones en ligne est une priorité affirmée tant par la France que par le Québec.

À lire : Québec attribue 1 million $ pour la réalisation de projets de promotion du français

« Pour notre gouvernement, il est important d’assurer que tous puissent avoir accès à des contenus culturels francophones de qualité sur le Web. »

– Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications, Québec

« Les grandes plateformes de l’Internet sont devenues incontournables dans la diffusion des contenus culturels, ce qui leur confère une grande responsabilité dans la mise en avant des cultures locales. »

– Franck Riester, ministre de la Culture, France

À lire : Legault et Macron soulignent le 71è jour du Drapeau du Québec à Paris

Alors qu’une part importante de l’accès aux œuvres sur Internet, et notamment sur les grandes plateformes numériques, provient aujourd’hui de suggestions proposées par des algorithmes de recherche ou de recommandation personnalisée. Un des défis consiste alors à permettre aux contenus francophones d’être référencés et suggérés aux internautes.

Cette mission franco-québécoise a été confiée à un agent nommé au sein de chacun des deux ministères. Il s’agit de Philippe de Cuetos pour le ministère de la Culture de France et de Mathieu Rocheleau pour le ministère de la Culture et des Communications du Québec. Les deux chargés de mission se sont rencontrés pour la première fois le lundi 18 mars à Paris à l’occasion du lancement des travaux.

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Environnement

Émissions de GES : la mairesse de Montréal lance un Programme d’achats de Crédits carbone pour les déplacements aériens

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Engagée dans la lutte contre les changements climatiques et l’atteinte de la carboneutralité, la mairesse Valérie Plante a lancé mardi 2 avril un Programme d’achats de Crédits carbone éducatifsMD pour les déplacements aériens des activités municipales afin de contribuer à la réduction des émissions de GES (gaz à effet de serre).

Les déplacements aériens des élus et employés municipaux de la Ville de Montréal seront compensés par l’achat de Crédits carbone éducatifsMD du programme de la Bourse du carbone Scol’ERE.

« À compter d’aujourd’hui, je compenserai mes déplacements aériens par l’achat de Crédits carbone éducatifsMD du programme de la Bourse du carbone Scol’ERE, dont les crédits seront réinvestis dans des projets éducatifs de réduction des émissions de GES qui peuvent influencer de façon durable les habitudes de vie des jeunes montréalais et de leurs familles », a déclaré Valérie Plante.

Le transport aérien représente la plus grande intensité d’émissions de GES par kilomètres-passagers

La mairesse de Montréal estime que le transport aérien est le moyen de transport qui présente la plus grande intensité d’émissions de GES par kilomètres-passagers. Lorsqu’un déplacement est nécessaire, dit-elle, nous travaillons à réduire son empreinte carbone, en minimisant la distance de vol et le nombre d’escales.

« Mon administration va plus loin en déployant un Programme d’achat de crédits carbone pour les déplacements aériens des activités municipales pour compenser les GES liés à l’ensemble des déplacements internationaux de la Ville de Montréal. » Valérie Plante, mairesse de Montréal

À lire : Changements climatiques : un système pollueur-payeur partout au canada en 2019

Entourée de grands partenaires de la collectivité, la mairesse a tenu à démontrer qu’il est possible d’avoir un impact collectif par des gestes simples et porteurs de sens. C2 Montréal, l’Université McGill et le Mouvement Desjardins se sont engagés en faveur de l’action climatique.

Ensemble, a indiqué Valérie Plante, nous trouverons de nouvelles façons de penser nos gestes au quotidien. « Je lance le défi à l’ensemble de nos partenaires du Plan Montréal durable 2016-2020, ainsi qu’à toutes les entreprises et organismes montréalais, de s’engager à mettre sur pied des programmes ou des politiques pour minimiser et compenser leurs déplacements en avion », a ajouté la mairesse.

À lire aussi : 10 mesures audacieuses pour lutter contre les changements climatiques au Canada

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