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Société

Du nouveau dans la stratégie d’immigration, aider les francophones à s’installer hors du Québec

Hanen Hattab

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Diriger les immigrants francophones hors du Québec est une perspective politique qui se concrétise dans quelques mois par la création du Centre des politiques d’immigration francophone.

La création du Centre des politiques d’immigration francophone a été annoncée aujourd’hui, 11 juin 2018, par Ahmed Hussen, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

Le projet répond aux enjeux du Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023 : Investir dans notre avenir, dévoilé le 28 mars 2018 par le premier ministre Justin Trudeau et Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien.

« Le Ministère s’est engagé à collaborer avec les organisations et les institutions francophones pour que notre stratégie d’immigration tienne compte des besoins des collectivités francophones en situation minoritaire hors Québec. Le Centre des politiques est un partenaire important, car il nous permettra de réaliser des progrès soutenus et constants vers l’atteinte de cet objectif », explique M. Hussen.

L’ouverture du centre est prévue pour l’automne 2018. Il a pour mission de rassembler les efforts des organisations francophones, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, les provinces et les territoires afin d’accroître l’immigration francophone hors Québec. Pour ce faire il accueillera les projets qui participeront à aider les immigrants à s’installer là où les communautés francophones sont minoritaires.

« C’est un plan pour les gens qui rêvent d’un espace communautaire où ils peuvent assister à un cours ou à un spectacle dans la langue qu’ils parlent à la maison. C’est un plan pour les gens d’un quartier qui désirent accueillir les nouveaux arrivants francophones du monde entier dans leur communauté. Nous vous avons entendus. Et aujourd’hui, nous sommes fiers de présenter ce plan », indique Mme. Joly.

Par le plan d’action, le gouvernement vise « à accroître la proportion d’immigrants francophones hors Québec, avec une cible de 4,4 % de tous les immigrants d’ici 2023. »

Rappelons que les employeurs hors du Québec peuvent être dispensés de l’étude d’impact sur le marché du travail lorsqu’ils présentent des offres d’emploi permanent qui s’adressent aux candidats d’Entrée express francophones.

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Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Société

Profilage racial et social : la CDPDJ dénonce le nouveau Plan de la police de Montréal

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À la suite de la publication du Plan stratégique du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en matière de profilage racial et social, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) déplore l’absence de publication des données concernant l’« appartenance raciale » et la condition sociale présumées des individus dans le cas des actions policières. Chose qui, selon la CDPDJ, aurait permis d’avoir un réel état des lieux.

« Combien de personnes devront encore vivre avec les répercussions du profilage racial et social avant que le SPVM pose des actions concrètes pour enrayer ce type de discrimination? », s’est interrogé Philippe-André Tessier, président par intérim de la Commission, rappelant qu’« il est urgent pour le SPVM de se doter d’indicateurs et de méthodes de collecte, d’analyse et de publication de données fiables, et respectant les droits, afin de documenter la situation.

Des indicateurs et méthodes de collecte d’information pas au rendez-vous!

Au dire du patron de la CDPDJ, après une vaste consultation en 2011, cela fait maintenant sept ans que la Commission qu’il dirige a fait une recommandation au service de police de Montréal dans le sens de se doter d’indicateurs et de méthodes de collecte d’information pour combattre le profilage racial. “En matière de profilage social, les travaux de la Commission illustrent l’importance de se doter d’indicateurs et de méthodes systématisées de collecte de données permettant de cerner l’ampleur, l’évolution dans le temps et les sources de la judiciarisation de personnes itinérantes à Montréal”, dit la CDPDJ.

À lire aussi : Un député dénonce le profilage racial de la « mauvaise couleur de peau »

Alors que plusieurs services de police au Canada et ailleurs dans le monde le font et “cette pratique permet de mieux cerner et comprendre l’ampleur du phénomène”, Philippe-André Tessier croit que le SPVM doit mieux cerner ce problème systémique si le corp policier veut l’enrayer.

Refus de reconnaissance du « caractère systémique » du profilage racial…

La Commission a également souligné que le plan stratégique du SPVM ne mentionne pas clairement le caractère systémique et intersectionnel du profilage racial et social, ce qui est pourtant essentiel à la compréhension de ce phénomène. Pourtant, dès 2005, la CDPDJ a élaboré une définition du profilage racial qui souligne la dimension systémique de cette discrimination. Cette définition a été reprise notamment par la Cour suprême et par le SPVM.

À lire aussi : Racisme systémique : un « pacte » d’équité culturelle pour éradiquer le fléau au Québec

La Commission rappelle que le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale a recommandé en 2017 à l’État canadien de rendre obligatoires le recueil et l’analyse de ces données et de faire rapport publiquement à ce sujet à intervalles réguliers. C’est le lieu de souligner que la Commission travaille depuis de nombreuses années à une meilleure reconnaissance sociale, politique et juridique du profilage racial et du profilage social et de leurs conséquences.

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Société

Santé mentale : ce nouveau mal du siècle qui suscite inquiétude au Québec

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La députée de Marguerite-Bourgeoys et porte-parole de l’opposition officielle en matière de services sociaux, Hélène David, a écrit au président de la Commission de la santé et des services sociaux pour proposer que la Commission se saisisse d’un mandat d’initiative concernant l’enjeu de l’accès aux soins en santé mentale.

La santé mentale se définit comme « un état de bien-être permettant à chacun de reconnaître ses propres capacités, de se réaliser, de surmonter les tensions normales de la vie, d’accomplir un travail productif et fructueux et de contribuer à la vie de sa communauté », selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Récemment, plusieurs cas alarmants ont été rapportés dans l’actualité et ont mis de l’avant l’urgence de renforcer les actions pour prévenir et agir, particulièrement à l’égard du suicide au Québec. « J’ai une grande sensibilité pour le sujet de la santé mentale, qu’on pourrait qualifier de mal du siècle », dit Hélène David, députée de Marguerite-Bourgeoys.

La santé mentale, le nouveau mal du siècle!

Cette raison explique pourquoi la porte-parole de l’opposition officielle en matière de services sociaux a interpellé ses collègues parlementaires sur la question. « C’est pourquoi j’interpelle mes collègues parlementaires et espère obtenir leur appui afin que nous puissions, de façon non partisane, étudier les propositions qui émanent du milieu et ainsi contribuer à bonifier l’accès à de meilleurs soins », a-t-elle précisé.

La maladie mentale se traduit par des changements qui affectent la pensée, l’humeur ou le comportement d’une personne, et qui lui causent de la détresse ou de la souffrance.

Mme David a également demandé qu’une séance de travail de la Commission de la santé et des services sociaux soit convoquée dans les plus brefs délais afin d’échanger sur cette proposition. « Ce mandat d’initiative serait l’occasion d’entendre des experts sur un enjeu qui interpellent tous les parlementaires », a souhaité l’ex-ministre libérale de la Condition féminine et de l’Enseignement supérieur du gouvernement Couillard.

À lire aussi : Santé : les jeunes du secondaire se portent moins bien au Québec

Le Plan d’action en santé mentale du Gouvernement du Québec, Faire ensemble et autrement, prendra d’ailleurs fin en 2020. De nombreux organismes et intervenants réclament d’agir rapidement pour mettre en place des mesures complémentaires aux services actuels.

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Société

Retraite Québec : bonification du Régime de rentes à compter du 1er janvier 2019

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En 2019, le taux de cotisation au Régime de rentes du Québec sera de 11,10 %, soit 10,80 % pour le régime de base et 0,3 % pour le régime supplémentaire. Selon Retraite Québec, les cotisations seront versées à parts égales par les employeurs et les salariés.

Le Régime de rentes du Québec, c’est plus de 4 millions de personnes qui y cotisent et 2 millions de bénéficiaires. Cette bonification annoncée permettra aux prochaines générations de personnes retraitées d’augmenter leur épargne et de pouvoir ainsi améliorer leur niveau de revenu à la retraite.

Le Régime de rentes du Québec sera composé de deux parties : le régime de base, c’est-à-dire le régime mis en place en 1966, et le régime supplémentaire, qui est le résultat de la bonification du Régime.

« Le maximum des gains admissibles (MGA), c’est-à-dire le montant maximal sur lequel un travailleur cotise sera, l’an prochain, de 57 400 $ au lieu de 55 900 $. Les cotisations sont prélevées sur la portion du salaire qui se situe entre l’exemption générale de 3 500 $ et le MGA. »

                       Retraite Québec

L’augmentation de la rente sera graduelle et se fera en fonction du nombre d’années de cotisation au régime supplémentaire. Les personnes qui entrent aujourd’hui sur le marché du travail bénéficieront de l’augmentation la plus marquée de leur rente de retraite, tandis que celles qui prendront leur retraite au cours des prochaines années profiteront d’une augmentation de leur rente au prorata de leur nombre d’années de cotisation à ce régime supplémentaire.

« En 2019, la cotisation maximale pour un salarié sera de 2 991 $, soit 2 910 $ pour le régime de base et 81 $ pour le régime supplémentaire. »

                        Retraite Québec

Retraite Québec tient a précisé que le Régime de rentes du Québec est là pour rester. « Il est performant et vise à être équitable pour les générations actuelles et à venir », fait valoir l’agence gouvernementale dans un communiqué de presse.

À lire aussi : Le prix pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale au Québec

Rappelons que la Loi bonifiant le régime de rentes du Québec et modifiant diverses dispositions législatives en matière de retraite a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en février dernier.

Source : Retraite Québec

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