Suivez-nous

Éducation

EDJeP : la scolarisation au centre du devenir des jeunes placé(e)s au Québec et en France

Avatar

Publié

le

Le partenariat EDJeP (Études sur le devenir des jeunes placés) dirigé par la Chaire de recherche du Canada sur l’évaluation des actions publiques à l’égard des jeunes et des populations vulnérables (CREVAJ) de l’ENAP ont rendu public les premiers résultats d’une grande étude longitudinale sur le devenir des jeunes placé(e)s au Québec.

Les premières analyses démontrent que les jeunes placé(e)s par le système de protection de la jeunesse rencontrent un retard scolaire bien plus important que les jeunes québécois du même âge. L’écart est aussi considérable par rapport aux jeunes plus spécifiquement issus des milieux défavorisés.

EDJeP, des résultats préoccupants sur les jeunes

Alors que 75 % des jeunes québécois de 17 ans de la population générale sont au secondaire 5, seulement 17 % des jeunes placé(e)s sont inscrits à ce niveau. Même en comparant seulement avec les jeunes issus de milieux défavorisés de la population générale, l’écart de 36 points de pourcentage demeure substantiel. De manière analogue, tandis que 79,8 % des jeunes québécois(es) et 60 % des jeunes issus de milieux défavorisés n’ont jamais repris une année scolaire, c’est le cas de seulement 26,7 % des jeunes placé(e)s. Ces résultats sont d’autant plus préoccupants que les premières analyses démontrent aussi que les jeunes qui se sentent soutenus atteignent des niveaux scolaires supérieurs.

EDJeP s’intéresse aux conditions de vie et de sortie des jeunes de 17 à 21 ans ayant été placé(e)s dans des services de protection de la jeunesse. Cette recherche d’envergure, première étude représentative du genre au Canada, est construite dans une perspective internationale (comparaison France-Québec) et interdisciplinaire qui s’appuie sur de fortes collaborations entre la protection de la jeunesse et les acteurs communautaires et gouvernementaux.

D’une ampleur inédite au Québec et au Canada, EDJeP suit une cohorte de 1 136 jeunes de 17 à 21 ans qui ont été placé(e)s par le système de protection de la jeunesse et qui sont sur le point de sortir de placement pour entrer dans la vie adulte autonome. Cette vaste collecte de données a pour objectif notamment de mieux saisir les réalités des jeunes ainsi que les facteurs ayant une incidence sur leur transition vers la vie adulte.

Pour Martin Goyette, chercheur principal de l’étude, « compte tenu de la place centrale du diplôme et de la scolarité dans les processus d’insertion socioprofessionnelle, il faut tou(te)s se mobiliser collectivement pour améliorer les soutiens scolaires aux jeunes placé(e)s afin de réduire cette inégalité criante. Qu’on soit dans une perspective de justice sociale et d’égalité des chances ou dans une perspective de développement économique, ces jeunes doivent constituer une priorité ».

Améliorer les soutiens scolaires pour réduire les inégalités

Jessica Côté-Guimond, coporte-parole du Comité Jeunes ex-placé(e)s de la recherche, rappelle qu’il est important d’écouter les jeunes et d’adapter les services en leur offrant des alternatives : « En Centre jeunesse, on est dans l’urgence de travailler sur le comportement et la réadaptation sociale. On parle peu d’avenir, de rêves, on nous encourage peu dans nos projets futurs. On voit dans la recherche que les jeunes placé(e)s ont des ambitions face à leur parcours scolaire. Il faut absolument leur donner les bons moyens pour réussir ! »

La prochaine vague de collecte de données débutera au printemps prochain et apportera d’autres éléments sur la transition de sortie des jeunes placé(e)s. Les mêmes jeunes seront à nouveau rencontré(e)s en 2019 et 2020. Les résultats viseront à améliorer les pratiques sociales et des politiques publiques relatives au soutien et au devenir des jeunes placé(e)s.

Source : École Nationale d’administration publique (ENAP)

Lien vers le rapport >> http://edjep.ca/wp-content/uploads/2018/11/rapport_sommaire.pdf

Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Éducation

164 jeunes de partout au Québec présentent leur objet de survie

Avatar

Publié

le

La première édition québécoise de l’odyssée de l’objet présentera des objets créatifs conçus par des élèves de partout du Québec.

L’Odyssée de l’Objet est un concours organisé en Belgique depuis 2002 par le Service public de Wallonie.

Le Ministère de l’Économie et de l’Innovation a confié au Réseau Technoscience la coordination de cette première édition en territoire québécois. Ce concours a pour objectif de stimuler chez les jeunes la créativité et l’esprit d’innovation.

L’édition québécoise diffère de l’édition belge en quelques points. Par exemple, les jeunes devront présenter un « pitch de vente » à un jury. 

Le Réseau Technoscience, en partenariat avec le Ministère de l’Économie et de l’Innovation, ont annoncé ce mercredi, 3 avril, le dévoilement des résultats de cette première édition québécoise. 

Pour l’occasion, 164 jeunes sont réunis au Taz Skatepark à Montréal pour présenter 28 objets réalisés sur le thème de la survie. 

Qu’est-ce que ça prend pour survivre?

Le défi a été lancé en octobre dans les écoles secondaires de la province : Imaginez et créez un objet de survie.

Les participants ont compté sur l’aide d’un designer industriel, membre de l’Association des designers industriels du Québec, pour les aider à concrétiser leurs idées. 

Les 28 équipes sont allées jusqu’au bout de l’aventure et sont prêtes à dévoiler leur objet au jury ce jeudi, 4 avril. L’aventurier et conférencier Frédéric Dion animera la cérémonie de remise de prix aux équipes lauréates, qui se tiendra le vendredi 5 avril dès 13 h.

La cérémonie sera également disponible en webdiffusion.

Où : Taz Skatepark, 8931 Rue Papineau, Montréal, QC H2M 0A5

Quand : 4 avril, 9 h à 15 h 30 et le 5 avril, 9 h 30 à 11 h 30 et cérémonie de remise de prix de 13 h à 15 h 30

Pour plus d’infos

Lire aussi : « Happy Face » remporte le Prix collégial du cinéma québécois 2019

Lire la suite

Éducation

Montréal : les élèves de 4 écoles primaires seront privés de dîners à 1 $ à la rentrée prochaine

Avatar

Publié

le

Quatre écoles primaires de la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve ne sont plus qualifiées pour la mesure alimentaire à la prochaine année scolaire. Les élèves des écoles, Saint-Nom-de-Jésus, Maisonneuve, Saint-Anselme et Notre-Dame-de-l’Assomption seront privés de dîners à 1$.

Estimant les “besoins encore réels en soutien alimentaire” pour les familles d’Hochelaga-Maisonneuve, des élus ont décidé de s’associer aux acteurs communautaires afin de défendre la cause des enfants défavorisés.

« L’indice de défavorisation doit être une façon d’évaluer à quelle hauteur on aide une école, mais il ne doit pas être utilisé comme un interrupteur : on aide ou on n’aide plus ! Ce n’est pas parce que des familles plus aisées s’ajoutent dans un quartier que les familles plus pauvres perdent leurs besoins. Les  moyennes de revenu familial montent, mais les familles en difficulté ne s’enrichissent pas », a critiqué Alexandre Leduc, député d’Hochelaga-Maisonneuve.

Mesures alimentaires, taxe scolaire… QS met en garde!

Le député issu de Québec solidaire a rappelé au ministre de l’Éducation Jean-François Roberge la promesse de la Coalition avenir Québec (CAQ) de compenser les écoles impactées par des baisses d’indices de défavorisation. Il a invité le ministre à assurer la survie du programme de mesures alimentaires là où il a été perdu en prévoyant les fonds nécessaires.

À lire : Québec s’attaque aux « écoles » dites illégales ou clandestines

Tout en rappelant que la mesure alimentaire est gérée par le Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal et non pas par le ministère. M. Leduc prévient que le projet de loi 3 de la CAQ visant à uniformiser la taxe scolaire sur le territoire risque de faire encore plus mal aux secteurs défavorisés. « Jean-François Roberge doit prendre ses responsabilités pour compenser l’ensemble des conséquences vécues par la baisse des indices de défavorisation », a martelé le député solidaire.

Le maire : « le gouvernement ne nous rend pas la tâche facile »!

Pierre Lessard-Blais, maire d’arrondissement de Mercier‒Hochelaga-Maisonneuve, reconnaît que son arrondissement se transforme, mais les besoins des citoyens et des citoyennes les plus vulnérables ne disparaissent pas. « Nous devons collectivement redoubler d’efforts pour qu’aucun enfant ne perde sa mesure alimentaire à l’école », dit-il.

Retirer des services à cause d’un changement d’indice de défavorisation entretient, selon lui, un sentiment négatif concernant les impacts de la mixité. « Avec des coupures de financement incessantes dans le quartier, le gouvernement ne nous rend pas la tâche facile en ce sens », a laissé entendre M. Blais.

À lire : Québec exige 2 récréations d’au moins 20 minutes par jour au primaire dès la rentrée 2019


Lire la suite

Éducation

Enseignement à la maison : Québec s’attaque aux « écoles » dites illégales ou clandestines

Avatar

Publié

le

Dans le but de favoriser la réussite éducative et la diplomation de tous les enfants du Québec, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a présenté aujourd’hui, devant l’Assemblée nationale, des modifications au Règlement sur l’enseignement à la maison.

La première version du règlement, édictée en mai dernier, sous le gouvernement libéral, ne prévoyait pas l’obligation de dispenser à tous les enfants recevant l’enseignement à la maison des contenus relatifs, par exemple, à l’histoire et aux sciences. « Nous sommes par ailleurs convaincus que le modèle que nous proposons préviendra plus efficacement le recours aux « écoles » dites illégales ou clandestines », a indiqué Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

L’enseignement à la maison des contenus relatifs à l’histoire et aux sciences

Selon le ministre, le projet de règlement présenté aujourd’hui permettra de corriger cette situation. Il viendra notamment accroître le contenu minimal du projet d’apprentissage de l’enfant dispensé de l’obligation de fréquenter une école pour recevoir un enseignement à la maison et facilitera le suivi de ses apprentissages ainsi que son évaluation. « Tous les enfants du Québec ont droit aux mêmes chances de réussir, et ceux recevant l’enseignement à la maison ne doivent pas faire exception », a souligné M. Roberge.

1-Contenu minimal du projet d’apprentissage

Le projet d’apprentissage de l’enfant recevant un enseignement à la maison devra intégrer, minimalement, des contenus jugés déterminants pour la réussite éducative. Ainsi, l’application des programmes d’études ministériels dans les matières obligatoires du domaine des langues, de la mathématique, de la science et de la technologie ainsi que de l’univers social sera prescrite.

2-Évaluation de l’enfant

Des leviers d’évaluation de la progression de l’enfant seront ajoutés, dont la passation obligatoire des épreuves ministérielles. Les commissions scolaires seront tenues de permettre à l’enfant qui reçoit un enseignement à la maison d’être évalué à des fins de sanction des études.

3-Présence de l’enfant lors des rencontres de suivi

La présence de l’enfant lors des rencontres de suivi sera exigée de façon à permettre un meilleur suivi de l’enseignement et un dépistage plus efficace des difficultés.

4-Lutte contre le phénomène des écoles religieuses illégales

Les modifications apportées permettront d’éviter que des enfants déclarés en enseignement à la maison soient assujettis à des contenus d’apprentissage minimalistes et migrent vers des établissements offrant des services éducatifs en marge de tout contrôle de l’État.

À lire aussi :

Décrochage scolaire et vulnérabilité sociale au Québec        

L’égalité des chances pour tous les enfants au Québec

Pédagogie numérique, l’école 42 à Paris inspire le Québec   

Lire la suite
Publicité

Nous suivre sur Facebook

en-avant