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Économie

Parler argent aux enfants: un sujet tabou ?

Baba-Idriss FOFANA

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Un programme d’éducation financière « Parlons argent avec nos enfants », a été créé par la Fondation canadienne d’éducation économique (FCEE). Avec le soutien d’un partenaire financier, la FCEE entend déployer ce projet jusque dans les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut et le Yukon. Pourtant, entre certains parents et les tout-petits, les questions d’argent relèvent d’un tabou entretenu qui ne dirait pas son nom.

« L’éducation financière de nos enfants devrait commencer très tôt. Le programme ‘’Parlons argent avec nos enfants’’ de la FCEE fournit, gratuitement aux enseignants et parents, des outils et des ressources conçus pour engager des conversations, concernant l’argent, pertinentes et adaptées à leur âge ».

Tel est l’intitulé du message qui saute aux yeux du premier venu sur le site Internet mis sur pied par la FCEE. Une sorte de plateforme qui offre aux parents, aux tuteurs et aux enseignants, les ressources nécessaires pour parler d’argent avec les enfants. « Nous voulons donner la chance aux jeunes de pouvoir prendre des bonnes décisions dans leur vie. Un jeune qui n’est pas sensibilisé sur les questions financières dès le départ sera toujours confronté à des difficultés dans la gestion de son argent, à des endettements », a confié dans un entretien téléphonique, Brian Smith, vice-président Québec pour la Fondation canadienne d’éducation économique.

Pour éviter des endettements futurs…

Tout comme lui, Atati Kodjovi accueille ce programme favorablement. « Je pense que ce programme d’éducation financière est bienvenu. Cela va permettre aux enfants de connaître l’argent, de savoir ce que représente l’argent et de savoir en faire usage. En plus des notions financières, ça va développer des compétences en calcul des enfants», croit savoir M. Kodjovi, père d’une fillette de six ans, qui reste conscient que le nœud gordien à surmonter dans cette affaire, « c’est la difficulté qu’ont certains parents de pouvoir ‘’parler d’argent’’ à leur progéniture».

Parlons argent avec nos enfants a commencé en 2013 sous forme de programme pilote dans des écoles de Toronto et de Montréal. Mais, le Manitoba a été la première province à devenir un partenaire officiel du programme en 2017. Au Québec, le vice-président représentant la FCEE dans la province reconnaît aussi que ‘’parler d’argent aux enfants’ était un sujet tabou entre parents et enfants dans un passé récent. Or, souligne-t-il, il faut que les jeunes soient éduqués à l’utilisation d’une carte de crédit ; comment acheter et comment consommer ; leur expliquer par exemple ce que veut dire  »Bitcoin » (monnaie cryptographique), un taux d’intérêt, une hypothèque etc. « Quand ce n’est pas le cas, ne soyons pas surpris de voir des jeunes un peu perdus dans leur vie, avec leur finance », prévient M. Smith.

« Comprendre les aspects positifs et négatifs »

« Je ne pense pas que parler d’argent va emmener les enfants à la perdition. Plus on aborde la question du côté éducatif, plus c’est mieux et constructif pour les enfants. C’est une chance de découvrir quelque chose très tôt.  Plus on découvre la chose très tôt, mieux on a le temps de comprendre tous les aspects positifs et négatifs de la chose. Qu’on le veuille ou non, la société d’aujourd’hui nous oblige à parler d’argent avec nos enfants. On n’y peut rien. C’est un passage obligé », renchérit pour sa part Atati Kodjovi.

C’est à juste titre que Brian Smith a salué l’instauration du « Cours d’éducation financière » pour les étudiants du secondaire 5, par le gouvernement québécois, à la rentrée 2017 : « Le gouvernement a compris la nécessité d’intégrer cette question d’argent aux autres programmes éducatifs. La FCEE a également mis en place, par le biais des enseignants, des outils qui vont aider y compris les parents et les enseignants, afin de renforcer l’acquisition des notions financières chez les tout-petits ».

Dans un communiqué rendu public, jeudi 30 novembre, la FCEE et son partenaire financier, ont annoncé le lancement officiel de l’édition 2018 de « Parlons argent avec nos enfants ». Cela intervient au moment où s’achève le mois de la littératie financière au Canada : « À partir d’aujourd’hui, et jusqu’au 18 avril et au-delà, de nombreuses activités se dérouleront dans le cadre du programme. (…) Ce programme dure toute l’année, mais le point culminant sera la journée  »Parlons argent avec nos enfants », qui se tiendra le 18 avril 2018 ».

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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  1. Pingback: Au Québec, « On parle d'argent dans ma classe! » - Avant Premiere Mtl

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Tourisme

Où et comment les Québécois passent leurs vacances de Pâques?

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Selon un sondage dévoilé par Caroline Proulx, la ministre du tourisme, ce mercredi 17 avril, 35% des Québécois ont planifié un voyage pendant les vacances de Pâques.

Environ la moitié des Québécois qui ont prévu de voyager pendant les vacances de Pâques visiteront une région du Québec. La province est ainsi leur premier choix, devançant les destinations des États-Unis et de l’Ontario.

Pour leurs escapades, les Québécois ont planifié de passer au moins une nuit hors de leur lieu de résidence. Plus de la moitié de ces voyageurs séjournera dans un hotel, alors que près du tiers, logeront chez des membres de leur famille ou des amis.

Ils passeront en moyenne 2,7 nuits et dépenseront environ 440 $ par personne. Cette année, 21 % des voyageurs québécois prévoient de dépenser plus que l’année passée.

Les vacances seront dédiées aux activités récréatives et de divertissement (19 %), les activités culturelles et événementielles (19 %) ainsi que les activités sportives et de plein air (16 %).

Où passent-ils leurs vacances ?

Quand ils passent leurs vacances dans la province, les Québécois sont nombreux (36%) à choisir la capitale nationale. Les autres régions qui les attirent sont : Charlevoix (12 %), Montréal (9 %), les Laurentides (7 %), la Montérégie (7 %) et la Gaspésie (7 %).

À l’échelle du pays, le Québec représente une destination de choix pour 11 % des Néo-Brunswickois, de 8 % des Ontariens.

Lire aussi : Découvrez en photos les plus beaux bâtiments du Québec en 2019

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Économie

Canada, les immigrants ont envoyé plus de 5 milliards de dollars à l’étranger

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En 2017, les résidents canadiens ont transféré en moyenne 2 855 $ à leurs familles ou à leurs amis vivant hors du Canada, selon une étude de Statistique Canada.

Les statistiques sur les transferts de fonds internationaux ont été publiées ce mercredi 17 avril.

Elles ont porté sur les résidents canadiens, y compris les Canadiens naturalisés, les immigrants reçus et les résidents temporaires, nés dans des pays admissibles à l’Aide publique au développement (APD).

L’étude a montré, entre autres, que les sommes envoyées dans les pays en voie de développement servent à payer des dépenses courantes et des frais médicaux.

Il est important de préciser d’abord qu’en 2017 les fonds transférés aux pays admissibles à l’APD étaient de 5,2 milliards de dollars.

De cette somme, 1,4 milliard de dollars ont été transmis à un pays d’Asie du Sud-Est et d’Océanie et 1,2 milliard de dollars, à un pays d’Asie du Sud.

Importance des transferts d’argent dans le développement durable à l’échelle mondiale

Voici à quoi ont servi les sommes envoyées depuis le Canada aux pays en voie de développement :

  • 59 % des personnes ont envoyé de l’argent à l’étranger pour payer des dépenses courantes comme l’alimentation, le logement, ou les facture d’électricité et de chauffage.
  • 43 % des répondants, ont transféré des sommes qui ont été utilisés pour payer des frais médicaux.
  • 35 % des personnes ont envoyé de l’argent comme cadeau.

En 2017, dans le cadre de la Journée internationale des transferts d’argents familiaux, le Fonds international de développement agricole a reconnu dans son rapport « Les transferts d’argent, l’investissement et les objectifs de développement durable » que :

Les transferts d’argent constituent un soutien vital pour des centaines de millions de personnes à travers le monde et s’emploie à renforcer leurs effets de développement sur les familles et les collectivités. 

Baisser les frais de transaction

Les chiffres ont révélé que pour transférer l’argent, les résidents canadiens ont été nombreux (56%) à avoir recours aux entreprises de transfert d’argent.

À ce propos, l’étude a mis l’accent sur le fait que ces types de services d’envoie coûtent chers, particulièrement quand il s’agit de petites sommes.

En effet, en moyenne, ces frais de transaction représentaient 6 % du montant envoyé en 2017. Statistique Canada a indiqué en outre que « réduire les frais d’envoi de fonds est devenu un objectif stratégique à l’échelle internationale. »

Lire aussi : Entrée express 2019 : déjà, plus de 21 000 candidats invités à présenter une demande de résidence permanente au Canada

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Économie

Québec soutient trois nouveaux projets dans l’industrie aérospatiale

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Pierre Fitzgibbon, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, a dévoilé aujourd’hui l’amorce de trois nouveaux projets dans le secteur de l’industrie aérospatiale.

Les projets sont initiés par les entreprises AP&C Revêtements & poudres avancées, TMC Global et l’Institut de recherche technologique Saint Exupéry.

Ils ont été annoncés dans le cadre de la 5ème édition de la Semaine internationale de l’aérospatiale, un des plus grands regroupements de l’industrie en Amérique du Nord, qui se déroule jusqu’au 18 avril prochain au Palais des congrès de Montréal.

« Ces organisations ont fait le choix gagnant de miser sur l’environnement d’affaires favorable du Québec et notamment sur son expertise reconnue en intelligence artificielle pour assurer leur croissance », a souligné M. Fitzgibbon.

Enjeux économiques des projets

AP&C Revêtements & poudres avancées, une société de GE Additive, a bénéficié d’une contribution financière de 9,5 millions de dollars, attribué par le programme ESSOR du gouvernement du Québec.

Son projet promet de créer 75 emplois de qualité dans la région des Laurentides.

L’implantation d’une antenne de l’IRT Saint Exupéry (situé à Toulouse, en France) au et du siège social de l’entreprise néerlandaiseTMC Global dans la métropole favoriseront selon M. Fitzgibbon « le dynamisme de l’industrie québécoise de l’aérospatiale, en plus de démontrer, une fois de plus, que le Québec est un lieu propice à la réalisation d’investissements majeurs. »

Lire aussi : Axionable ouvre un laboratoire de recherche en intelligence artificielle à Montréal

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