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Technologie de l'information

Éducation – Pédagogie numérique, l’école 42 à Paris inspire le Québec

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Dans le but de soutenir le développement des compétences numériques des jeunes et des adultes en matière d’éducation, Québec numérique a reçu l’appui du gouvernement québécois en vue de tenir une étude d’opportunité sur la création d’un lieu d’autoapprentissage inspiré du 42 à Paris.

Depuis quelques années, Québec numérique cherche à réunir les conditions pour la mise en place d’un lieu de formation alternatif dans le monde du numérique. Ce laboratoire d’expérimentation pédagogique devrait répondre à la fois aux besoins de main-d’œuvre dans le secteur numérique, tout en levant certaines barrières en accueillant des jeunes qui souhaitent d’autres formes d’apprentissage que le parcours scolaire traditionnel.

L’école 42, le savoir de la pédagogie numérique!

S’inspirant du 42 fondée par Xavier Niel à Paris et d’autres initiatives similaires dans le monde, l’organisation souhaite lancer un modèle novateur qui sera adapté à la réalité québécoise. La philosophie de 42 est d’offrir un lieu d’autoapprentissage gratuit, ouvert à tous, où chaque étudiant, à la fois formateur et apprenant, est responsable de sa propre réussite et de celle de ses collègues.

Québec numérique est un partenaire indispensable et un facilitateur hors pair pour nous aider à atteindre nos objectifs d’intégration du numérique à l’école

– Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

En plus de la création d’un lieu d’autoapprentissage, Québec numérique devra travailler à la mise en place de la Semaine numérique à l’école, inspirée par l’événement Web à Québec Junior (WAQ Junior), lancé par Québec numérique en 2017 et qui vise à initier les jeunes de 10 à 14 ans aux différentes notions du Web et des technologies dans une ambiance différente du cadre scolaire.

Un montant de 225 000 $ a été à l’organisme Québec numérique par le gouvernement québécois pour la tenue de la Semaine numérique à l’école (150 000 $) et l’étude d’opportunité sur la création d’un lieu d’autoapprentissage inspiré du 42 à Paris (75 000 $).

Ces projets s’inscrivent directement dans la mise en œuvre du Plan d’action numérique en éducation et en enseignement supérieur (PAN). « La créativité a sa place en éducation et le fait de soutenir des projets comme ceux-ci favorisent les pratiques pédagogiques innovantes, en plus d’accroître l’usage pédagogique de la programmation numérique », a ajouté M. Proulx.

Ces deux nouveaux projets permettront d’agir plus directement dans l’univers de la formation par la réalisation d’activités en lien avec les métiers du numérique, tant dans le milieu scolaire que chez les adultes

– Martine Rioux, directrice générale de Québec numérique.

« Chez Québec numérique, l’ensemble de nos actions vise à faire progresser l’usage du numérique et à développer des façons de faire innovantes. (..) Cela confirme notre rôle de facilitateur et d’accompagnateur dans le développement des compétences numériques de notre communauté », a-t-elle appuyé.

Pour rappel, les deux projets de Québec numérique s’inscrivent directement dans plusieurs mesures du PAN, lancé le 30 mai 2018 :

  • Accroître l’usage pédagogique de la programmation informatique;
  • Maximiser le rôle du personnel affecté à l’intégration du numérique dans les établissements d’enseignement supérieur;
  • Valoriser les pratiques pédagogiques innovantes et le potentiel du numérique dans le contexte éducatif;
  • Amener les apprenants à saisir les possibilités, les enjeux et les impacts de l’usage du numérique, incluant ceux liés à la protection de la vie privée;
  • Soutenir les établissements dans le développement de l’offre de formation continue et de perfectionnement des personnes en matière de compétences numériques;
  • Encourager des projets d’innovation liés aux technologies numériques;
  • Accroître la communication et la collaboration entre les intervenants scolaires, les élèves et les parents en exploitant le potentiel du numérique.

Politique provinciale

Transformation numérique gouvernementale : vers des services publics adaptés à la réalité d’aujourd’hui… au Québec

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Le ministre québécois délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire, a dévoilé aujourd’hui, lundi 3 juin, la Stratégie de transformation numérique gouvernementale 2019-2023. Celle-ci vise non seulement à offrir des services publics plus intuitifs et faciles d’utilisation pour la population du Québec, mais également à améliorer l’efficience de l’État.

Pour le public, la transformation numérique de l’État signifiera moins d’attente et d’incertitude, moins d’heures passées au téléphone, moins de paperasse et de démarches compliquées, et plus besoin de fournir à répétition les mêmes informations à chaque intervenant gouvernemental; tout cela en ligne, de manière sécuritaire.

« Il était grandement temps que le gouvernement du Québec se dote d’une stratégie complète, forte et porteuse en numérique, avec des indicateurs précis, mesurables et quantifiables; une stratégie qui vise enfin à mettre en place les outils nécessaires pour offrir à la population les bons services de manière adéquate. Je suis particulièrement fier de présenter le travail accompli, au cours des sept derniers mois, et ce qui constitue les prémices de l’administration publique de demain », a soutenu Éric Caire, ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale.

6 ambitions qui comportent des cibles porteuses de changement…

La Stratégie présente six grandes ambitions qui comportent des cibles porteuses de changement et qui se déclinent en indicateurs visant à mesurer la progression de la transformation numérique de l’État. Elle est accompagnée de mesures clés assurant le déploiement d’assises nécessaires à l’amorce de cette importante transformation.

  • Ambition 1 : Les citoyens sont au centre de l’évolution des services, des programmes et des politiques
    • 75 % des nouveaux services numériques sont conçus en impliquant les citoyens
    • 75 % des services numériques évolueront grâce à l’évaluation en continu des citoyens
    • 75 % des consultations publiques proposent un moyen numérique pour y participer
  • Ambition 2 : Les citoyens communiquent leurs informations une seule fois à l’administration publique
    • 50 % des services ne redemandent pas au citoyen une information déjà connue
  • Ambition 3 : Les organisations publiques sont proactives dans leurs relations avec les citoyens
    • 60 % des échéances font l’objet de rappels numériques
  • Ambition 4 : Les employés sont au cœur de la transformation
    • 100 % des organisations déploient des mesures pour réaliser la transformation numérique
    • 60 % des employés bénéficient d’un milieu de travail et de façons de faire transformés
  • Ambition 5 : Les services publics sont numériques de bout en bout
    • 75 % des services numériques présentent un taux d’utilisation supérieur à 75 %
    • 75 % des processus administratifs sont sans papier
  • Ambition 6 : Les données sont valorisées et redonnées aux citoyens
    • 60 % des organisations diffusent la majorité de leurs données à haut potentiel de réutilisation

Il faut indiquer qu’une nouvelle entité au sein du Secrétariat du Conseil du trésor, le Centre québécois d’excellence numérique (CQEN), aura pour objectif d’offrir du soutien aux organisations publiques dans la mise en œuvre de leur plan de transformation numérique. Véritable accélérateur de la transformation numérique gouvernementale, ce centre deviendra le lien entre le gouvernement et l’écosystème numérique dans une perspective de partage d’expertise et de collaboration en continu.

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Économie numérique

Charte canadienne du numérique : 10 principes pour rétablir la confiance avec les internautes

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Dans la foulée de l’adhésion du Canada à “l’Appel de Christchurch” pour lutter contre les contenus terroristes et extrémistes violents, le gouvernement a dévoilé mardi 21 mai la nouvelle « Charte canadienne du numérique » pour « la confiance dans un monde numérique », détaillée en dix principes.

Comme annoncé par le premier ministre Justin Trudeau la semaine dernière lors de son passage à VivaTech, rendez-vous mondial des startups et des leaders pour célébrer l’innovation en France, [où il a souligné l’importance de protéger les renseignements personnels et de lutter contre les discours haineux et la désinformation en ligne], le Canada a pris des « mesures concrètes » pour rétablir la confiance à l’égard de l’espace numérique.

Les bases d’une politique numérique « transparente et responsable »?

La nouvelle Charte canadienne du numérique vient jeter les bases d’une nouvelle « politique numérique transparente et responsable » qui mettra l’accent sur la lutte contre le contenu en ligne à caractère terroriste et lié à l’extrémisme violent. « Nous vivons dans un monde numérique qui évolue constamment et qui amène avec lui de nouvelles opportunités. Notre nouvelle Charte numérique aidera à préciser les engagements de notre gouvernement en matière de technologies numériques. Elle aura comme objectifs de rétablir la confiance et de tenir les fournisseurs de services en ligne responsables », avait déclaré le premier des Canadiens à Paris.

Les dix principes de la Charte

1. Accès universel :

Tous les Canadiens auront des chances égales de participer au monde numérique et disposeront des outils nécessaires pour ce faire, c’est-à-dire l’accès, la connectivité, la littératie et les compétences.

2. Sûreté et sécurité :

Les Canadiens pourront compter sur l’intégrité, l’authenticité et la sûreté des services, et devraient se sentir en sécurité en ligne.

3. Contrôle et consentement :

Les Canadiens pourront contrôler quelles données sont prélevées, qui les utilise et à quelles fins, et sauront que leur vie privée est protégée.

4. Transparence, portabilité et interopérabilité :

Les Canadiens pourront facilement gérer l’accès à leurs données personnelles et être en mesure de les transmettre sans se faire imposer un fardeau indu.

5. Gouvernement numérique ouvert et moderne :

Les Canadiens pourront avoir accès à des services numériques modernes de la part du gouvernement du Canada, qui sont sécuritaires et faciles à utiliser.

6. Règles du jeu équitables :

Le gouvernement du Canada garantira une concurrence équitable sur le marché en ligne pour favoriser la croissance des entreprises canadiennes et affirmer le leadership du Canada en matière d’innovation dans le domaine du numérique et des données, tout en protégeant les consommateurs canadiens des abus de marchés.

7. Données numériques pour le bien commun :

Le gouvernement du Canada veillera à ce que les données des Canadiens soient utilisées de façon éthique et à bon escient, pour créer une valeur ajoutée, promouvoir l’ouverture et améliorer la vie des gens, aussi bien au pays qu’ailleurs dans le monde.

8. Démocratie solide :

Le gouvernement du Canada défendra la liberté d’expression et assurera une protection contre les menaces en ligne et la désinformation visant à miner l’intégrité des élections et des institutions démocratiques.

9. Exempt de haine et d’extrémisme violent :

Les Canadiens peuvent s’attendre à ce que les plateformes numériques ne servent pas à diffuser des discours haineux ou du contenu criminel, ou à promouvoir l’extrémisme violent.

10. Application rigoureuse et réelle responsabilité :

Il y aura des sanctions claires et sévères pour toute violation des lois et règlements à l’appui de ces principes.

À lire : Appel de Christchurch : nouvelle guerre contre les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne

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Technologie de l'information

100 000 images du patrimoine canadien sont désormais disponibles en ligne

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Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a annoncé ce lundi, 13 mai, qu’elle permet désormais la libre utilisation de plus de 100 000 documents patrimoniaux du domaine public. Les images ont été numérisées et diffusées sur son portail BAnQ numérique, sans restriction aucune.

« Le temps est à la libre utilisation du plus grand nombre de ressources disponibles. BAnQ choisit d’agir concrètement en ce sens afin que ses usagers du Québec et du monde soient libérés de contraintes inutiles », a déclaré Jean-Louis Roy, président-directeur général de BAnQ.

La BAnQ numérique est une banque en ligne qui comporte plusieurs millions de documents numérisés par BAnQ. Le dernier ajout s’inscrit selon la BAnQ dans le contexte actuel où « de plus en plus d’institutions patrimoniales d’avant-garde décloisonnent leurs collections afin de les diffuser plus largement. »

Cette initiative facilite désormais le travail des chercheurs e les contributeurs qui créent du contenu diffusé sur les réseaux sociaux ou les plateformes de partage de connaissances comme Wikipédia.

Les internautes peuvent découvrir et utiliser librement des photographies ou des illustrations anciennes comme les suivantes :

Agnes Fitzgibbon, lithographie, tirée de Catherine Parr Traill, Canadian Wild Flowers, Montréal, John Lovell, 1869. Collections de BAnQ
Rue Sainte-Catherine, vers l’est, 5 octobre 1937. Collections de BAnQ
Lac des Écorces, Qué., carte postale, [Québec (province)], entre 1905 et 1915. Collections de BAnQ
Clarence Gagnon, illustration, dans Louis Hémon, Maria Chapdelaine, Paris, Éditions Mornay, 1933. Collections de BAnQ

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