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Politique

Élections 2018 au Québec : face à l’effet partisan en période électorale

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Sympatico

À l’approche des premières élections provinciales à date fixe du 1er octobre, le directeur général des élections du Québec, Pierre Reid, avise les électrices et électeurs ainsi que tout groupe et toute organisation que des règles encadrent les interventions partisanes en période électorale.

Application mobile, site Web, événement, publicité, conférence de presse : peu importe la forme, toute intervention qui présente un coût, qui a un effet partisan et qui se produit pendant la période électorale doit être autorisée et payée par l’agent officiel d’une personne candidate ou d’un parti politique. Il y a toutefois quelques exceptions, comme un article dans un journal ou toute autre couverture médiatique.

Qu’entend-on par effet partisan?

Une intervention a un effet partisan si, entre autres :

  • elle favorise ou défavorise, directement ou indirectement, l’élection d’une personne ou des candidats d’un parti;
  • elle diffuse ou combat le programme ou la politique d’une personne candidate ou d’un parti;
  • elle approuve ou désapprouve des actes accomplis par un parti ou une personne candidate.

À titre d’exemple, un électeur, un groupe ou une organisation doit éviter d’engager des dépenses qui ont pour effet de donner de la visibilité à une personne candidate ou à un parti politique, peu importe que cette visibilité soit positive, neutre ou négative. Il est à noter que le fait d’accorder une visibilité équitable à l’ensemble des candidats constitue tout de même une dépense électorale.

Dépenses électorales : une notion large qui assure le respect de principes démocratiques

Ce type d’interventions est contraire à la Loi électorale parce qu’il constitue une dépense électorale et que seul l’agent officiel d’un parti ou d’une personne candidate peut engager ou autoriser une telle dépense. Cet encadrement vise à faire en sorte que toutes les personnes candidates aient une chance égale de se faire élire, ces dernières, ainsi que les partis, étant soumises à une même limite de dépenses électorales. Il vise aussi à préserver la confiance de l’électorat à l’égard de la démocratie québécoise.

Rappelons que la Loi électorale prévoit que la période électorale s’échelonne au plus tard du 30 août au 1er octobre 2018.

Qu’en est-il de la liberté d’expression des citoyennes et citoyens?

En période électorale, les électeurs peuvent exprimer leurs opinions dans la mesure où leurs interventions ne coûtent rien. Par exemple, le fait de diffuser une opinion politique dans une publication sans frais sur les médias sociaux n’est pas une dépense et est permis. Il ne serait toutefois pas permis de payer pour diffuser une opinion politique par l’entremise d’une publicité sur un média social.

En cas de doute : Pour toute question visant à savoir si une intervention contrevient à la Loi, il est conseillé de communiquer avec l’équipe d’Élections Québec à info@electionsquebec.qc.ca ou au 1 888 ÉLECTION.

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Urgence climatique : la pression monte de plus en plus sur le gouvernement Legault

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À la veille de la COP 24 et dans la foulée de la signature du PACTE. pour la transition écologique, qui a enregistré plus de 100 000 signatures en un temps record, une grande marche a lieu samedi 10 novembre dans les rues de Montréal, pour « exiger du gouvernement Legault des mesures immédiates et nécessaires » visant à répondre à l’urgence climatique au Québec.

« 30 000 participant.e.s et intéressé.e.s sur Facebook, partout à travers le Québec! Combien sillonneront les rues demain? », a posté vendredi sur les réseaux sociaux La Planète s’invite au Parlement, un groupe de citoyens bénévoles [indépendant, non partisan] derrière la marche prévue samedi, qui partira de la place des Festivals (métro Place-des-Arts) pour arriver au parc du Mont-Royal (Gazebo Mordecai-Richler). « Nous devons envoyer un message fort au nouveau gouvernement : nous exigeons qu’il prenne immédiatement les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence climatique », dit le collectif La Planète s’invite au Parlement.

« Un nouveau rapport du GIEC, un groupe composé des plus grands scientifiques spécialistes du climat, nous informe que le monde entier doit éliminer les GES d’ici 2050 sous peine de voir s’accélérer les phénomènes environnementaux extrêmes. Que font nos gouvernements? » – La Planète s’invite au Parlement

Dénonçant les canicules qui ont causé la mort de 90 personnes cet été, les tempêtes, les inondations, les incendies et les sécheresses qui se sont multipliés dans la province, le collectif met en garde : « le dérèglement climatique et le déclin de la biodiversité sont bel et bien commencés ». La Planète s’invite au Parlement profite de l’occasion de cette marche pour faire trois importantes doléances à tous les paliers du gouvernement :

La Planète s’invite au Parlement réclame… trois choses

  • 1 – Reconnaître que l’urgence climatique et la protection de la biodiversité sont les plus grands défis de notre époque et sensibiliser l’ensemble de la population à ce sujet.
  • 2 – Développer un plan climatique qui respecte les cibles exigées par le GIEC, c’est-à-dire réduire les émissions de GES d’au moins 45% d’ici 2030 (par rapport au niveau de 2010) et les éliminer complètement d’ici 2050. Présenter à la population un rapport annuel détaillé sur l’atteinte de ces cibles.
  • 3 – Interdire tout nouveau projet d’exploration ou d’exploitation des hydrocarbures, et mettre un terme à toutes les subventions directes ou indirectes aux combustibles fossiles.

Il faut souligner que ce rassemblement intervient alors que le premier ministre du Québec François a décliné sa participation à la COP 24, ce grand rendez-vous planétaire sur le climat, qui aura lieu à Katowice en Pologne du 3 au 14 décembre 2018. Un refus critiqué par les écologistes, et l’opposition québécoise qui s’est d’ailleurs invité à la marche du samedi.

À lire aussi : Le climat : le dernier des soucis de François Legault ?

Pour Québec solidaire, quand le premier ministre Legault « affirme que la COP 24 est un sommet trop technique », cela « démontre la non-maîtrise de l’enjeu des changements climatiques par le nouveau gouvernement ». « Il est pourtant essentiel que le Québec comprenne et s’implique activement dans ces discussions dites techniques, puisqu’il sera ensuite de notre responsabilité de les appliquer chez nous dans nos décisions collectives », a fait valoir la députée de Mercier, Ruba Ghazal, qui représentera Québec solidaire à l’événement à titre de responsable de la transition économique et écologique.

L’opposition embouche la trompette… climatique

Selon l’élue solidaire, il est essentiel que le Québec soit bien représenté à des événements internationaux de cette envergure. « Québec solidaire prend très au sérieux les enjeux de réchauffement climatique, et ce, malgré la décevante absence de leadership du premier ministre François Legault à cet égard », a expliqué Mme Ghazal.

Embouchant la même trompette, le Parti libéral du Québec, qui a décidé de prendre le « virage vert » après sa défaite du 1er octobre dernier, ne manque pas d’occasion pour porter des coups au nouveau parti au pouvoir.

Si le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand, annonce sa participation à la grande marche avec plusieurs de ses collègues aux côtés des « jeunes », il avait plutôt reconnu que « les libéraux ont trop tardé à parler d’environnement lors de la dernière campagne électorale ». Toutefois, M. Arcand a été déçu d’apprendre que M. Legault n’ira pas à la COP 24 alors qu’il [M. Arcand] avait souhaité que le premier ministre prenne la tête d’une délégation québécoise à ce « rendez-vous planétaire incontournable » pour la Belle Province.  

Le PACTE va-t-il changer la donne au Québec ?

Le chef caquiste n’entend pas prendre part à la COP 24, mais François Legault s’est quand même empressé à recevoir le metteur en scène Dominic Champagne, l’un des emblématiques porte-parole du « PACTE POUR LA TRANSITION ». Cette initiative lancée par le Secrétaire général des Nations unies il y a deux ans, que M. Champagne a repris pour le Québec, en lançant un grand mouvement le mercredi dernier. « L’urgence de la situation exige une mobilisation sans précédent et de vigoureuses actions collectives pour protéger le monde dans lequel nous vivons, l’eau, l’air, les sols qui nous nourrissent, nous et nos enfants », peut-on lire dans la pétition LePacte.ca, qui a dépassé la barre de 125 000 signatures [au moment de mettre sous presse] ce vendredi 9 novembre.

A cette allure où monte la pression climatique, François Legault risque de hisser l’environnement au sommet des priorités du gouvernement à qui le premier ministre québécois avait clairement assigné le 18 octobre dernier, jour de sa prestation de serment, trois priorités : Économie, Éducation et Santé.

 

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Nation

Québec annonce des plaques d’immatriculation pour les vétérans

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Dès 2019, une nouvelle plaque d’immatriculation commémorative pour les [60 000] anciens combattants sera en circulation au Québec. L’annonce a été faite, vendredi, par le ministre des Transports, François Bonnardel, ainsi que le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire.

Un mandat a été confié la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) pour qu’elle développe, en collaboration avec la Légion royale canadienne, un visuel distinctif qui permettra de souligner la contribution exceptionnelle des vétérans, a annoncé le ministre des Transports, François Bonnardel, qui précise que cette plaque se voudra non seulement une marque de reconnaissance, mais aussi un hommage à leur engagement et au sacrifice humain.

« À l’approche de la 100e édition du jour du Souvenir, le gouvernement tient à souligner l’apport considérable des anciens combattants, qui ont accepté de servir et de défendre leur pays et les valeurs démocratiques » – François Bonnardel, ministre des Transports

Pour sa part, Éric Caire, également député de la circonscription de La Peltrie, où se situe la base de Valcartier des Forces armées canadiennes, se réjouit de la concrétisation de cet engagement, qui survient trois semaines seulement après la formation du nouveau gouvernement caquiste.

« Plusieurs vétérans nous ont formulé la demande d’être identifiés plus précisément avec leur plaque d’immatriculation. Notre gouvernement les a écoutés. Nous sommes donc fiers d’annoncer l’arrivée prochaine d’une nouvelle plaque qui répondra aux attentes qu’ils avaient exprimées » – Éric Caire, ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale

Rappelons que dans la majorité des provinces et territoires du Canada, il existe de telles plaques d’immatriculation commémoratives pour les anciens combattants avec des visuels diversifiés, comme le présente l’annexe de ce communiqué. La SAAQ s’inspirera notamment de ce qui se fait ailleurs au pays pour présenter au ministre des Transports le projet de plaque au plus tard le 31 mars 2019.

Source : Cabinet du ministre des Transports

À lire aussi : SAAQ – Y’a problème au niveau des plaques d’immatriculation personnalisées

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Budget 2019 : Montréal fait une part belle à la nature et à la mobilité durable

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Qualifié de « pro-économie et pro-écologie », le Budget 2019 de la ville de Montréal dévoilé par l’administration Plante-Dorais, jeudi 8 novembre 2018, se chiffre à hauteur de 5,7 milliards de dollars, soit 4,3 % de plus que l’an dernier.

Après une lecture [moins approfondie] du Budget 2019, le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal) s’est dit impressionné par la « place de choix » accordée à la nature et la mobilité durable. « Même si la complexité de ce document mérite une lecture plus approfondie, la première impression du CRE-Montréal est très favorable : l’environnement, la mobilité durable et l’aménagement y trouvent une place prépondérante », peut-on lire dans un communiqué émis par l’organisme qui se consacre à la protection de l’environnement et à la promotion du développement durable sur l’île de Montréal.

Budget 2019, « une bonne nouvelle pour la nature en ville »!

Dans la foulée, le CRE-Montréal souligne « une bonne nouvelle pour la nature en ville » qui se voit allouer 60 M$ pour l’acquisition de nouveaux espaces verts. Estimant que c’est « presque autant pour les parcs locaux et les grands parcs (57 M$ pour chaque catégorie), 41,5 M$ pour la gestion de la forêt urbaine et 3,3 M$ pour les liens verts actifs.

L’organisme note que ce sont près de 215 M$ qui bénéficieront directement à la partie non minérale du territoire. « Même si l’on sait que cela reste insuffisant pour préserver adéquatement l’ensemble du patrimoine naturel de Montréal, cela représente une belle avancée dans cette direction », nuance le CRE-Montréal, qui espère que les espaces verts et bleus que sont les ruisseaux sauront bénéficier aussi de ces sommes.

« Un élément à surveiller : 88 M$ sont prévus pour le parc Jean-Drapeau pour le maintien et le développement de l’actif (ce qui dépasse les 60 M$ prévus pour l’acquisition à l’échelle de l’île). Cet investissement étant repris dans la section ‘’espaces verts et parcs’’, il faut espérer qu’une part importante de cet argent sera alloué à la nature dans le parc. » – Conseil régional de l’environnement de Montréal

Par ailleurs, le Conseil régional de l’environnement de Montréal croit savoir que la « mobilité active » va chercher un gros morceau de l’enveloppe pour les transports actifs. À savoir que près de 90 M$ sont dégagés pour agrandir le réseau cyclable, notamment pour le programme de développement du Réseau express vélo (REV) et plus de 437,5 M$ (PTI) pour le nouveau programme d’aménagement des rues qui permettront le réaménagement des rues de la métropole en intégrant les questions de sécurité et la réallocation de l’espace en faveur de la mobilité active.

Pour ce qui est de la « Vision zéro », le CRE-Montréal indique qu’elle pourra aussi se traduire concrètement avec, entre autres, une enveloppe de 38,5 M$ pour le programme de sécurisation des abords des écoles. Tout comme au niveau des infrastructures liées à l’eau et aux matières résiduelles, l’organisme montréalais souligne qu’elles ont « une grosse part du gâteau : 1,5 M$ sur trois ans au PTI pour l’eau et 300 M$ pour les matières résiduelles (cinq infrastructures de traitement des matières organiques, un centre de tri et de nouveaux écocentres) ».

À lire aussi : Montréal : la mairesse dans son propre piège ?

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