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Ella Oyono : nouveau visage de la diversité au Parti québécois

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Dieudonné Ella Oyono/Crédit: Parti Québécois

Longtemps critiqué pour sa perception en matière de diversité et sur les questions relatives à l’immigration et au racisme, le Parti Québécois (PQ) semble avoir pris conscience. Un Néo-Québécois vient d’être nommé à la présidence du 1er Comité de la diversité du PQ. Cela va-t-elle changer la donne?

Dieudonné Ella Oyono, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est devenu le premier président du Comité de la diversité du parti souverainiste du Québec. C’est au terme du conseil national des 27 et 28 janvier 2018, que le Parti Québécois a annoncé la nomination par acclamation de cet économiste originaire du Gabon.

« Le mandat que j’amorce me permettra d’être impliqué dans les décisions concernant les positions et les initiatives de notre formation politique vis-à-vis de la diversité québécoise. Mais, c’est aussi une occasion pour moi de poursuivre la discussion avec les membres de la diversité sur les propositions du Parti Québécois, sur l’indépendance du Québec et sur des services publics accessibles, de qualité et au service des gens », a déclaré M. Ella Oyono, dans un communiqué en date du jeudi 8 février.

Redorer le blason du PQ

Selon le PQ, ce tout premier comité de la diversité aura pour mandat de ‘’rassembler des Québécoises et des Québécois d’origines diverses’’ et de formuler des recommandations quant à l’approche du Parti Québécois sur les questions relatives à la diversité. Dieudonné Ella Oyono a même laissé entendre, dans sa toute première entrevue publique accordée à NéoQuébec, que son objectif est de contribuer à « faire du parti québécois, le parti de la diversité ». Car, pour celui qui est tombé en amour avec le Québec depuis 17 ans, le Parti Québécois a déjà pris des « propositions modernes et adaptées » dans les dossiers de l’intégration au marché du travail, l’accès au logement ou encore la lutte à la discrimination et au racisme.

Mais cela suffira-t-il pour ‘’redorer le blason’’ du PQ auprès des électeurs? Le président du Comité de la diversité croit savoir que son parti est résolument engagé en faveur de l’accueil et l’intégration des Québécoises et des Québécois issus de l’immigration : une nouvelle approche qui, souligne M. Ella Oyono, obtient un accueil favorable. « D’ailleurs, poursuit-il, alors que de plus en plus de membres issus de la diversité sont présents dans les instances du Parti Québécois ». En vue de l’élection du 1er octobre, il compte « s’assurer que les engagements pour la lutte à la discrimination fassent partie intégrante de la plate-forme électorale ».

Des générations X et Y à la rescousse

Comme c’est le lieu de le dire! Alors qu’on s’achemine inexorablement vers l’élection générale du 1er octobre 2018, le parti centre-gauchiste qui préconise l’indépendance du Québec et la protection de la langue française est au creux de la vague depuis quelques années. Ce ne sont pas les Instituts de sondage au Québec qui diront le contraire. Que ce soit avec « Mainstreet », « Leger » ou « Ipsos », les péquistes se retrouvent successivement derrière la Coalition Avenir Québec (CAQ), le Parti Libéral du Québec (PLQ) et sont presque à égalité avec Québec Solidaire (QS).

Malgré ce rang d’avant dernier de la classe [dans le microcosme politique québécois], le numéro 1 du parti péquiste n’entend pas dormir sur ses lauriers. Jean-François Lisée – placé à la tête du parti souverainiste en octobre 2016 – a remanié son équipe que d’aucuns ont appelé « le gouvernement fantôme ».  Sauf que c’était « les Québécois des générations X et Y » qu’il venait de mettre au cœur de l’équipe de l’opposition officielle et ce, avec la nomination de Véronique Hivon au poste de vice-présidente du Parti québécois.

« De retour à l’Assemblée nationale pour le dernier droit avant l’élection d’octobre, nous sommes fiers de présenter une équipe remaniée, renforcée, qui offre une place plus grande que jamais aux élus issus des générations X et Y dans des dossiers cruciaux. Ils renforceront l’équipe multigénérationnelle du Parti Québécois et, en plusieurs cas, le travail se fera en tandem, pour davantage d’efficacité et de portée de leurs interventions », déclarait M. Lisée le 2 février. Mais comme disait à son tour Winston Churchill : « il n’y a rien de négatif dans le changement, si c’est dans la bonne direction ».

Crédit photo:
Dieudonné Ella Oyono/Crédit: Parti Québécois

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Facebook ne soutient plus les campagnes électorales

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Facebook a déclaré ce jeudi, 20 septembre, qu’il changera les modalités des services offerts aux partis politiques pendant les élections.

Après le scandale de Cambridge Analytica, Facebook a décidé de revoir ses rapports avec les partis politiques.

Selon Bloomberg, le réseau social continuera de proposer ses services aux compagnes et organisations politiques. Il sera, par ailleurs, plus distant.

En effet, l’entreprise veut éviter de se salir les mains sur la question de la protection des informations personnelles des abonnés.

Le réseau de Zuckerberg va, pour ce faire, cesser de fournir des conseils stratégiques ciblés. Il réduira notamment ses visites aux quartiers généraux des partis politiques, comme c’est le cas pendant 2016.

Pour rappel, le PDG de la plateforme avait promis aux parlementaires américains de s’assurer de protéger les données des utilisateurs pendant les élections, partout dans le monde.

Facebook avait admis aussi avoir fourni un soutien particulier à l’équipe de Trump en 2016.

Est-ce parce ce qu’il était un gros client ?

Dans une analyse interne de Facebook, obtenue par Bloomberg en 2018, un scientifique de l’entreprise a expliqué que la propagande de Trump était plus élaborée que celle de Clinton.

De juin à novembre 2016, l’équipe du locataire de la maison blanche s’est bien servie des outils de la plateforme.

Alors que la campagne de Trump a déboursé 44 millions de dollars sur les publicités de la plateforme, Clinton a seulement dépensé 28 millions de dollars.

Les élections 2020 se dérouleront elles sans le soutien de Facebook ?

Afin d’adopter une approche plus neutre, l’entreprise se concentrera sur l’interface de son portail politique. Elle optimisera l’accés aux informations dont les clients ont besoin.

Cependant, les campagnes et les organisations peuvent toujours contacter directement l’entreprise. Ils pourront recevoir des formations de base sur l’utilisation des annonces et demander de l’aide pour les faire approuver.

Lire aussi : Le niet à la neutralité du net…

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Éthique et Intelligence Artificielle : ses usages au Canada

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La question éthique est-elle prise en considération dans les entreprises canadiennes qui manipulent l’Intelligence Artificielle (IA) ? Un rapport réalisé par SAS, Accenture Applied Intelligence, Intel et Forbes Insights a tenté d’apporter un éclairage sur le sujet.

© SAS, Accenture, Intel 2018

Le rapport est basé sur un sondage réalisé en juillet 2018. 305 chefs d’entreprise de partout dans le monde y ont participé. L’échantillon canadien a été important : 44 entreprises du pays ont répondu au sondage.

Selon l’étude, publiée ce jeudi 20 septembre, les entreprises qui utilisent l’IA représentent 72% des organisations dans le monde. Au Canada, ils représentent 68%.

À l’échelle mondiale, 70% des entreprises offrent une formation en éthique à leurs technologues. Et 63% ont des comités d’éthique qui observent l’utilisation de l’IA.

Au Canada, le nombre des entreprises qui ont adopté une démarche éthique est un peu plus faible :

  • Formation en éthique des technologues : 67%
  • Comités d’éthique pour examiner l’utilisation de l’IA : 73%

Quels sont les enjeux d’une démarche éthique en IA ?

Comme l’indiquent les chiffres présentés ci-haut, l’étude s’est intéressée aux méthodes d’intervention des entreprises afin de sensibiliser ses collaborateurs sur l’éthique. Or, Rumman Chowdhury, chef de l’IA chez Accenture, souligne que « les organisations doivent aller au-delà des codes d’éthique directionnels. »

© SAS, Accenture, Intel 2018

« Elles doivent fournir des lignes directrices prescriptives, précises et techniques pour élaborer des systèmes d’IA sûrs, transparents, explicables et responsables », a-t-il précisé.

L’étude a observé le déploiement d’une démarche éthique qui a notamment des enjeux sociaux. Il s’agit de la surveillance des résultats obtenus par l’IA.

Ce volet de l’étude interroge donc l’implication de l’humain dans les activités qui ont recours à l’IA.

74 % des entreprises ont déclaré avoir adopté une surveillance étroite de leurs activités. Et ce grâce « au moins à un examen ou une évaluation hebdomadaire des résultats. »

Les taux des entreprises canadiennes qui ont recours à ce processus sont les suivants :

  • Examens/évaluations hebdomadaires des résultats de l’IA par des chefs de file de l’IA : 55%
  • Examens/évaluations hebdomadaires des résultats de l’IA par le reste des adoptants de l’IA : 42%

L’étude veut montrer aussi que cette démarche éthique impacte les relations entre une entreprise et ses partenaires.

« La capacité à comprendre comment l’intelligence artificielle prend des décisions renforce la confiance et permet une surveillance humaine efficace. » Yinyin Liu, responsable de la science des données chez Intel AI.

Pour consulter le rapport : Critical mass: Managing AI’s unstoppable progress

Lire aussi : Forum sur l’intelligence artificielle, Montréal entame le débat sur l’éthique

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Canada : Les données personnelles des électeurs en danger

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Les gardiens du droit d’accès à l’information et du droit à la vie privée exigent que les partis politiques respectent les principes de protection de la vie privée reconnus mondialement. Ce, afin d’assurer aux Canadiens un accès aux renseignements personnels qu’ils détiennent à leur sujet et de permettre à un organisme indépendant de vérifier le respect des règles en matière de protection des données personnelles.

Dans une résolution conjointe, Assurer la confiance et la confidentialité dans le processus électoral du Canada, en date du 17 septembre, les commissaires et les ombudsmans à l’information et à la protection de la vie privée au Canada ont invité les gouvernements à adopter des lois qui exigent que les partis politiques respectent les principes de protection de la vie privée reconnus mondialement.

La collecte de données massives de plus en plus sophistiquées soulève de nouvelles préoccupations en matière d’éthique et de vie privée, et mettent en évidence le besoin d’en accroître la transparence.

Des événements récents ont mis en lumière la manière dont les partis politiques recueillent et utilisent les renseignements personnels ou données personnelles pour cibler de façon précise et unique des individus afin d’en retirer des avantages politiques. Des outils numériques collectent une grande quantité de renseignements personnels provenant de diverses sources, souvent à l’insu de l’intéressé ou sans son consentement.

Mettre les données personnelles à l’abris des partis politiques!

Daniel Therrien, commissaire à la protection de la vie privée du Canada, souligne que : « de récentes enquêtes menées dans divers pays ont révélé que les partis politiques recueillent des quantités importantes de renseignements personnels sur les électeurs alors qu’ils adoptent de nouvelles techniques de ciblage ».

Plusieurs renseignements personnels recueillis par les partis politiques au sujet des électeurs, comme les opinions politiques et les intentions de vote, sont de nature sensible.

Selon lui, « l’information au sujet de nos opinions politiques est très sensible ». Il est clairement « inacceptable », selon M. Therrien, que les partis politiques fédéraux et provinciaux ne soient pas assujettis aux lois sur la protection de la vie privée.

Le respect de la vie privée est un droit fondamental de la personne qui permet la liberté d’association, de pensée et d’expression, dont l’affiliation, la participation et le débat politiques.

« Le projet de loi C-76, qui est la réponse du gouvernement fédéral face aux préoccupations du public concernant la façon dont les renseignements personnels sont utilisés dans le processus électoral, n’offre rien de concret sur le plan de la protection de la vie privée. Le temps est venu d’agir pour mieux protéger les droits des Canadiens », a critiqué le commissaire à la protection de la vie privée du Canada.

Des techniques de microciblage peu éthique ?

Rappelons que de récentes enquêtes hautement médiatisées menées au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande et dans d’autres pays ont révélé que les partis politiques recueillent des quantités importantes de renseignements personnels sur les électeurs alors qu’ils adoptent des techniques de microciblage. Les partis politiques détiennent également des renseignements personnels sur les bénévoles, les employés et les candidats.

Ces pratiques peuvent avoir d’importantes répercussions sur la vie privée des citoyens et miner leur confiance à l’égard du système démocratique.

À l’heure actuelle, la Colombie-Britannique est la seule administration au Canada où les partis politiques sont assujettis à des lois relatives à la protection de la vie privée. C’est également la seule province où les électeurs peuvent déposer des plaintes auprès d’un organisme indépendant quant aux pratiques d’un parti politique relatives à la protection des données personnelles.

Lire aussi : Pour voter, vérifier votre inscription sur la liste électorale.

Faut-il le rappeler, la résolution conjointe des gardiens du droit d’accès à l’information et du droit à la vie privée a été prise lors de la réunion annuelle des commissaires et ombudsmans fédéraux, provinciaux et territoriaux à l’information et à la protection de la vie privée, tenue du 11 au 13 septembre 2018, à Regina en Saskatchewan.

Source : Commission d’accès à l’information

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