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Elon Musk, Intelligence Artificielle, politique et futurologie

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Elon Musk, la star adulée de la technologie, est prévisionniste politique à ses heures. L’avenir du monde serait, selon lui, entre les mains d’un pouvoir transcendant et menaçant. Des révélations qui donnent froid au dos.

Elon Musk apparaît dans un documentaire, sorti le 5 avril 2018, intitulé Do You Trust This Computer ? D’une durée de 1h18, le film réalisé par Chris Paine, s’interroge sur l’impact de l’Intelligence Artificielle (IA) et sa place dans la société.

Après le documentaire Who Killed The Electric Car ? (2006) qui a révélé la face cachée de l’histoire de la voiture électrique, Paine s’intéresse au nouvel eldorado de l’industrie. Cette fois-ci le réalisateur aborde la technologie sous l’angle de la superintelligence. Ont participé au projet plusieurs scientifiques de renom, spécialistes en IA, dont David Ferruci, fondateur et scientifique en chef d’Elemental Cognition qui développe des technologies inspirées de l’apprentissage naturel chez l’enfant.

Les intervenants parlent des différentes applications de l’IA comme les algorithmes de génération de fausses nouvelles, les armes autonomes, le contrôle des marchés boursiers, la santé, etc., en rappelant les usages actuels de l’Apprentissage Profond et l’Apprentissage Machine et leur présence accrue dans le quotidien.

Le témoignage de Raymond Kurzweill, célèbre futurologue et professeur au Massachusetts Institute of Technology, figure parmi les commentaires d’une trentaine de visages connus de la communauté scientifique. On ne peut que soupçonner le penchant du documentaire pour la science fiction.

Les réflexions prospectives de la plupart des intervenants ont porté sur les dangers de l’IA. Illustrés par des expressions phatiques comme « on ne peut pas stopper le progrès scientifique », des scénarios apocalyptiques ont fusé dans tous les sens. Jerry Kaplan, professeur à l’Université Stanford a dit « la machine est psychopathe ».

Science-fiction et politique

Elon Musk a une perception originale du futur. Le fondateur de Space X et Tesla pense que les dirigeants dictateurs seront des IA. Capables de s’informer sur tout le monde via les ordinateurs et les cellulaires, ces formes de pouvoir sauront facilement contrôler les populations. Selon Elon, ces dictateurs sont immortels et pourront utiliser les armes à distance et déclencher la prochaine guerre mondiale.

Il a dit notamment qu’il est possible d’inventer une autre espèce, un hybride entre l’humain et la machine. Celui qui a lancé Neuralink, l’entreprise qui crée des composants électroniques intégrés dans le cerveau, serait-il en train de nous siffler la solution ultime pour se prémunir contre un éventuel autoritarisme technologique ?

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1 Commentaire

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  1. Hootiema

    12 Fév 2019 à 8:20

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Culture

« 2040: L’an/demain », le futur comme si vous y êtes

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À l’occasion de la 16e édition de la Nuit blanche, le centre Phi organise des activités nocturnes qui plongeront les visiteurs dans l’an 2040.

L’événement est gratuit et commence à 21h.

La programmation de la nuit « 2040: L’an/demain » questionne l’avenir de l’humanité à la lumière des dernières études scientifiques sur les changements climatiques.

La programmation multidisciplinaire invite les festivaliers à vivre des expériences immersives et multisensorielles. En plus des installations numériques et des performances musicales, le centre abritera une station de «nourriture du futur».

Les visiteurs pourront s’imaginer dans un cadre post-apocalyptique en dégustant « des aliments dits durables, tels que des protéines alternatives et des légumes et fruits «rescapés» », dans la station Énergie Naak.

Pour en savoir plus sur l’événement ICI

Lire aussi : On va de moins en moins voir des films québécois

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Culture

On va de moins en moins voir des films québécois

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Alors que la 37e édition des Rendez-vous Québec Cinéma approche (20 février-2 mars), les statistiques de 2018 montrent que le public a été moins attiré par les films québécois. De plus, la chute de fréquentation des salles obscures du Québec se poursuit depuis 2009. En 2018, la province a enregistré une baisse de 2 % par rapport à 2017.

L’Institut de la statistique du Québec a publié ce mercredi, 13 février, les résultats de l’Enquête sur les projections cinématographiques. Comme un peu partout dans le monde, on va de moins en moins au cinéma.

En outre, les chiffres ont révélé que les cinémas ont vendu moins de tickets pour les films québécois (- 0,8 M d’entrées) et américains (- 0,2 M) par rapport à l’année passée. Par ailleurs, l’on constate un attrait pour les films britanniques (+ 0,6 M).

Malgré la baisse enregistrée, les films québécois ont comptabilisé un plus grand taux d’occupation des fauteuils, se chiffrant à 12,2 %, par rapport à l’ensemble des films non québécois (9,5 %).

Quelles sont les préférences des Québécois ?

Le public est toujours plus friand de film de genre. En 2018, les films d’aventures ont attiré plus de spectateurs. Les Québécois ont été nombreux à regarder les films suivants : Avengers : La guerre de l’infini, Panthère noire, Monde Jurassique : Le royaume déchu et Jumanji : Bienvenue dans la jungle.

Ainsi pour la quatrième année consécutive le genre aventure a connu une hausse de fréquentation qui s’élève à 23 %. En parallèle les genres suivants ont observé un chute des entrées : le drame (- 12 %), la comédie (- 16,3 %) et l’animation (- 18 %).

Lire aussi : Prix Écrans canadiens 2019 : Tous les longs métrages en nomination pour le prix du meilleur film sont du Québec

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« L’homme de Hus », un être de chair et de bois ?

Hanen Hattab

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Dans un nuage de sciure de bois, un homme coriace tente de maîtriser le déséquilibre spatial d’une peuplade d’objets en bois. Il les superpose, les organise, les entrecroise et les chevauche. C’est Camille Boitel, qui serait semble-t-il « L’homme de Hus », le titre de la représentation qui se déroule du 11 au 16 février à La Chapelle Scènes Contemporaines.

En essayant de manipuler une chaise, une table, une échelle et des empilades de tréteaux, l’interprète infatigable enchaîne les maladresses, les faux-pas, les gestes inintentionnels, les réactions absurdes et les opérations complexes et sans fins.

Ses trois compagnons lui viennent en aide, ramassent derrière lui. Bref, ils sont là apparemment pour remettre de l’ordre dans un capharnaüm en mouvement. Elle est déroutante cette création, signée Camille Boitel et Bénédicte Le Lamer, où les protagonistes interpellent des choses anodines avec autant de sensualité que de brutalité maîtrisée au millimètre près.  

Il faut savoir d’abord que les scènes n’illustrent pas seulement les épreuves physiques que subit le personnage principal. Son parcours dégage une poésie spatiale et existentielle qui joue avec les ratages contrôlés et la création des obstacles pour soi-même.

Gags et autres surprises menaçantes

Ces accidents de la vie courante, son versant entropique et la rupture de son continuum, amènent Camille à exécuter des acrobaties qui apparaissent spontanées. Les gestes de maladresse et les flips sont en fait orchestrées afin d’alterner sans disloquer le chorégraphique et l’improvisé.

Chaque action ratée survient comme un gag, mais avant cela l’artiste, dans sa camisole déchirée, aurait tenu en haleine son public par des figures risquées et menaçantes. Ses intrusions côté spectateurs arrivent comme un danger imminent et se dénouent en subjugations et soulagements.

Crédit photo Olivier Chambrial

Après un enchaînement de jeux qui ont provoqué craintes, tensions et rires, l’histoire s’avére encore plus palpitante avec l’entrée du personnage globuleux et des machines primitives en bois. À ce stade s’est confirmée le caractère clownesque et grave admirablement joué par Camille.

L’élément sensoriel que la mise en scène dépeint notamment par les bruits de fracassements et de grincements s’est décliné en morceaux de charbon qui échappent du corps aux gesticulations comiques. Cette parenthèse fantastique amène à interroger l’ontologie des personnages. Sommes-nous face à des êtres de chair ou des créatures surnaturelles ? À cette question, les vers de Camille peuvent apporter un petit éclairage :

« l’homme de Hus vient d’avant, de très loin avant,

Il se raconte de manière préhistorique,

dans l’obscurité, avec le corps et la matière,

il se raconte sans se dire, en ayant lieu. »

Infos et billetterie ICI

Lire aussi : Prix Écrans canadiens 2019 : Tous les longs métrages en nomination pour le prix du meilleur film sont du Québec

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