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Elysée, Macron lance son « hameçon » Come to France !

Baba-Idriss FOFANA

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| Photo : jeunesmacron/media |

Après le buzz du slogan #MakeOurPlanetGreatAgain – qui comptabilise 239 839 Retweets et 393 982 likes au 9 juin – suite au retrait des États-Unis, le 1er juin, de l’Accord de Paris par Donald Trump, le président Macron veut en tirer profit avec « Come to France ».

De la parole à l’acte, Emmanuel Macron est passé à la vitesse supérieure. Après avoir appelé scientifiques, entrepreneurs et citoyens « déçus par la décision » de Trump de sortir de l’accord de Paris à « venir en France », l’Elysée a mis en ligne hier, jeudi 8 juin 2017, un site web « makeourplanetgreatagain.fr » ou en français « rendre à notre planète sa grandeur ». Pour soutenir cette nouvelle politique, l’Elysée soutient que « la France est une force motrice de la science et de la technologie en Europe, fortement impliquée dans le programme H2020 ».

Selon elle, « les laboratoires français sont particulièrement actifs et parmi les leaders mondiaux dans plusieurs domaines scientifiques : des exemples non exhaustifs comprennent une position de leader dans les exercices d’intercomparaison de modélisation climatique, l’observation de la terre dans le cadre de l’ESA, l’énergie solaire photovoltaïque de pointe et des solutions de stockage d’énergie percée ». En Décembre 2015, poursuit la Présidence, « la France a accueilli le premier accord international universel visant à maintenir le réchauffement climatique bien au- dessous de 2 ° C ».

Le climat, un sujet qui déchaîne les passions…

Si la Présidence française « jure » qu’il s’agit plus que d’un outil de communication, on comprend implicitement que ce site internet sera plus dédié au nouveau slogan « Come to France » ou « Venez en France ». C’est donc à travers le changement climatique que la République française compte se re-positionner pour « redorer son blason » et attirer scientifiques, ingénieurs, entrepreneurs et citoyens « déçus par la décision du président des États-Unis », à rejoindre la France. Un pays que Emmanuel Macron veut « changer en 18 mois ». Même s’il est en train d’imprimer sa marque, c’est sûr et certains que cette « mutation » ne peut se faire que par le jeune président de 39 ans, à lui seul. D’où cette politique d’attirance à travers le climat, un sujet qui « déchaîne les passions ».

Sur le site internet en question, on peut lire en titre du message d’accueil « Notre métier : pour vous aider à venir travailler avec nous sur nos défis communs ». Et qu’est-ce qui va se faire concrètement sur ce site ? Au dire de l’Elysée, c’est un outil concret pour permettre et faciliter l’arrivée de chaque citoyen engagé. Car, révèle-t-elle, « la France est en train de devenir un pôle d’innovation de la science, la technologie et le progrès ». Les centre de recherche qui devront accueillir sont, entre autres : La Sorbonne ou Paris-Saclay. « Ce sont les endroits que vous devez venir travailler pour développer de nouvelles initiatives pour notre planète ». « Ici, vous pouvez trouver toutes les réponses aux questions que vous avez sur la façon de réaliser votre projet. Il est produit et géré par Business France », encourage la Présidence française.

À en croire Libération, plusieurs ministères se sont associés pour développer l’outil (Transition écologique et solidaire, Europe et Affaires étrangères, Economie, Enseignement supérieur, recherche et innovation), porté par Business France, l’Agence nationale chargée du développement des exportations et des investissements nationaux en France.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Affaibli par la maladie, Chirac est mort à 86 ans à Paris

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Maire, député, ministre, premier ministre et président de la République en France, Jacques Chirac a tiré sa révérence le 26 septembre 2019 à 86 ans, a annoncé sa famille. 

 Victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) en septembre 2005, Jacques Chirac, ancien président français du 17 mai 1995 au 16 mai 2007 était très affaibli depuis ces dernières années. « Le président Jacques Chirac s’est éteint ce matin au milieu des siens. Paisiblement », a déclaré à l’AFP Frédéric Salat-Baroux, époux de Claude Chirac, la fille de l’ancien président.

L’ancien président français, François Hollande, a indiqué que le 5e président de la Ve République a lutté jusqu’à ses dernières forces contre une maladie qui l’avait durement […] éprouvé, mais qu’il avait affrontée avec courage et dignité. « Jacques Chirac vient de s’éteindre. J’adresse à Bernadette Chirac, à sa fille Claude et à ses proches le témoignage de mon respect et de mon affection. Les Français, quelles que soient leurs convictions, perdent aujourd’hui un homme d’Etat, mais aussi un ami», a-t-il écrit dans un tweet.

« Chirac, le courage, la dignité et la fermeté… »

De son côté, le premier ministre du Québec, François Legault a salué la mémoire de Jacques Chirac. « Il a été tour à tour maire de Paris, premier ministre et président de la République. Dans chacune de ces fonctions, il aura été un ami du Québec. J’offre mes sympathies à la nation française, à sa famille et à tous ses proches.»

L’histoire retiendra que la France a adhéré à la monnaie européenne et a aboli le service militaire sous la présidence de Jacques Chirac, celui-là même qui s’est opposé à l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003.

« Il avait été très courageux et très ferme là-dessus », a commenté l’ancien premier ministre du Québec, Jean Charest lors d’une entrevue à RDI Matin.

Rappelons que Jacques Chirac a été président de la République durant 12 ans, de 1995 à 2007, après avoir remporté l’élection présidentielle face au socialiste Lionel Jospin puis face à Jean-Marie Le Pen du Front national. Il a également été deux fois premier ministre : sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing (1974-1976), puis du socialiste François Mitterand (1986-1988).

À lire : Legault et Macron soulignent le 71è jour du Drapeau du Québec à Paris

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Europe

Journées Québec à Paris : un ministre et 115 employeurs québécois en route pour recruter… des Français

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Les 1er et 2 juin prochain à Paris, en France, se tiendra la mission de recrutement international des Journées Québec auxquelles participeront le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean Boulet et plusieurs employeurs québécois.

Les Journées Québec à Paris existent depuis 2008. À l’occasion de l’édition 2019, le gouvernement Legault annonce qu’un total de 115 employeurs provenant des quatre coins du Québec y seront. Ils rencontreront lors d’entrevues d’embauche des candidats présélectionnés. Les secteurs d’emplois représentés sont entre autres les technologies de l’information, la santé, le génie mécanique, le transport et l’hôtellerie.

« Les Journées Québec à Paris sont un exemple concret de gestes que notre gouvernement pose pour appuyer les entreprises et les organismes québécois dans leurs efforts de recrutement à l’international. »

– Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale

À lire : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage

Le ministre Boulet profitera de sa présence à Paris pour mettre en lumière les emplois actuellement disponibles au sein des entreprises québécoises, les mécanismes de soutien à l’intégration offerts par Services Québec et la vitalité de l’économie québécoise. Il rencontrera également des partenaires français et internationaux pour échanger et mettre en commun diverses expertises en matière d’emploi et de travail.  

16 708 candidatures présélectionnées seront examinées!

  • Montréal International, Québec International et la Société économique de développement de Drummondville sont présents pour accompagner les entreprises de leurs régions et faire valoir leurs offres de services, tout comme des représentants des régions de Granby, de Rouyn-Noranda, de l’Estrie, de Sherbrooke et de la Chaudière-Appalaches.
  • Pour l’événement en 2019, les entreprises ont présenté 775 offres dans le but de pourvoir 2 883 postes.
  • En tout, 11 641 candidats se sont inscrits aux Journées Québec pour une ou plusieurs entrevues avec des entreprises. Au total, ce sont 16 708 candidatures présélectionnées que les entreprises devront examiner.

À lire aussi : Le secteur touristique recrute en masse au Québec

Pour rappel, de 2008 à 2015, le nombre d’entreprises participantes est passé de 9 à entre 25 et 30 par mission. Le nombre de candidates et de candidats intéressés par l’activité est passé d’un peu plus de 1 000 à plus de 20 000 par année. En 2018, l’inscription des employeurs a plus que doublé pour atteindre 111 employeurs pour l’édition du printemps et 113 employeurs pour l’édition d’automne. Le nombre de candidates et candidats a quant à lui augmenté à plus de 33 700 pour la dernière année.

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Viol d’une touriste canadienne à Paris, prison ferme pour deux policiers français

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Jugés depuis le 14 janvier dernier pour « viol en réunion », les accusés, Antoine Quirin (40 ans) et Nicolas Redouane (49 ans), membres de la prestigieuse Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la police de Paris, ont été condamnés jeudi 31 janvier chacun à sept ans de prison ferme pour le viol d’une touriste canadienne, Emily Spanton (39 ans), en avril 2014 au siège de la police judiciaire de Paris.

« Quatre policiers m’ont violée avec condoms », a-t-elle raconté, dans ses premières déclarations aux enquêteurs.

Les accusés encouraient 20 ans de réclusion criminelle, mais la cour a finalement décidé d’imposer 7 années de réclusion ferme à chacun des désormais ex-policiers qui ont toujours nié les accusations portées contre eux.

Les deux anciens policiers de la prestigieuse BRI devront en outre verser 20 000 euros à la victime. Antoine Quirin a éclaté en larmes à l’énoncé du verdict.

Parmi les éléments pesant contre les policiers, un SMS : C’est une touseuse [partouzeuse, NDLR], dépêche », avait envoyé Nicolas Redouane à un collègue.

Les faits reprochés aux deux agents de police remontent à la nuit du 22 au 23 avril 2014. Les agents avaient amené Mme Spanton, la touriste canadienne, sur leur lieux de travail, soit au 36, Quai des Orfèvres, après avoir fait sa connaissance lors d’une d’une soirée bien arrosée.

Dans son réquisitoire, l’avocat général avait soulevé des « dissimulations évidentes et des incohérences manifestes » dans les versions des policiers qui ont ce soir-là selon lui abusé d’« une proie vulnérable », une étrangère, très fortement alcoolisée.

Selon des témoins, quand Emily Spanton est entrée dans les locaux vers 0 h 40, en titubant, elle était joyeuse, alors qu’à 2 h , la touriste canadienne était en état de choc, effondrée.

Elle affirmait avoir été violée par les deux accusés et par un troisième homme qui n’a jamais été identifié lors des procédures judiciaires qui ont suivi.

La cour a été « convaincue » par « les déclarations constantes de la victime » et par « les éléments scientifiques et techniques », dont les expertises ADN et les analyses de la téléphonie, a expliqué le président de la cour d’assises, Stéphane Duchemin.

Source : Radio-Canada/AFP

À lire aussi : Macron20h, pour mettre fin à la crise des gilets jaunes…

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