Suivez-nous

Société

En sauvant un enfant au 4è étage, un sans papier malien devient héros à Paris

Avatar

Publié

le

Capture d'écran vidéo

Mamoudou Gassama. C’est le jeune homme, âgé de 22 ans, qui a escaladé à mains nues la façade d’un immeuble samedi à Paris pour sauver un enfant de quatre ans, suspendu dans le vide, au 4e étage de l’immeuble.

Selon les informations rapportées par l’adjoint au maire de la Ville de Paris, M. Gassama serait un sans-papiers originaire du Mali. « Le jeune homme qui a sauvé un bébé rue Marx-Dormoy en escaladant trois étages est sans papier arrivé du Mali en Septembre. Avis à ceux qui crachent sur les migrants à longueur de journée. Merci Mamoudou Gassama », a tweeté Ian Brossat, adjoint PCF à la maire de Paris, en charge du logement, de l’habitat durable et de l’hébergement d’urgence.

De son côté, la maire de Paris, Anne Hidalgo a dit sur son compte Twitter, « un grand bravo à Mamoudou Gassama pour son acte de bravoure qui a permis de sauver hier soir la vie d’un enfant. J’ai eu plaisir à m’entretenir avec lui aujourd’hui par téléphone, afin de le remercier chaleureusement ». 

Tout en traduisant sa reconnaissance à l’homme, Mme Hidalgo a laissé entendre par téléphone à Mamadou Gassama que la Ville de Paris pourrait l’aider dans ses démarches pour s’établir en France comme il le souhaite. « Il m’a expliqué être arrivé du Mali il y a quelques mois en rêvant de construire sa vie ici. Je lui ai répondu que son geste héroïque est un exemple pour tous les citoyens et que la Ville de Paris aura évidemment à cœur de le soutenir dans ses démarches pour s’établir en France », a-t-elle poursuivi dans un autre tweet.

Aux dernières nouvelles, le père de l’enfant aurait été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour « soustraction à une obligation parentale ».

Lire la suite
Publicité
1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Pingback: Super Gassa-man : les mots manquent, tu nous as séduis ! - Avant Premiere Mtl

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Société

Témoignages poignants sur la crise du logement au Québec

Avatar

Publié

le

La crise du logement fait parler tous les acteurs du secteur. Enfin, si crise il y a, car les élus ne sont pas tous d’accord sur le sujet.

Si vous êtes encore en train de chercher un nouveau toit la polémique sur la pénurie du logement au Québec, vous en savez fort probablement quelque chose.

À quelques jours du 1er juillet, des organismes comme la Régie du logement et la Corporation des Propriétaires Immobiliers du Québec (CORPIQ) débattent des tenants et aboutissants de la montée de la demande dans le marché locatif.

Si des chiffres tel que le taux d’inoccupation (1,9% à Montréal), versus le nombre de demandeurs sont révélateurs pour plusieurs spécialistes, les élus ne sont pas tous d’accord, du moins sur l’ampleur du problème.

Ainsi, Valérie Plante, la mairesse de Montréal, a affirmé aujourd’hui, 26 juin, lors d’un point de presse que malgré la difficulté grandissante de trouver une maison, particulièrement pour les familles, il n y a pas de crise de logement.

« C’est le Far West, il n’y a plus de place à la solidarité »

Pa ailleurs, pour l’opposition, il est temps de prendre les choses au sérieux. En effet, Andrés Fontecilla, le député de Laurier-Dorion et responsable solidaire en matière de logement, a exigé aujourd’hui l’annonce du plan d’urgence.  

Lors qu’il a présenté sa demande, M. Fontecilla a été accompagné d’une famille, d’une étudiante toujours à la recherche d’un toit et de Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU.

Les témoignages de ces citoyens dépeignent la crise, ses facteurs et ses effets sur le portefeuille du Montréalais.

Voici ce que les invités de M. Fontecilla ont rapporté :

« Avec l’arrivée d’un troisième enfant dans la famille, le besoin de changer de logement se faisait pressant. Après plus d’un an de recherche, nous avons été forcé d’emménager temporairement chez mes parents sur la Rive-Sud alors que la garderie et nos emplois sont toujours sur l’Île. Un logement avec trois chambres c’est quasi-impossible à trouver. J’ai été victime de discrimination avec des contraintes sur les paiements, mais également, car les propriétaires sont frileux de recevoir des familles », déclare Naomie Tremblay accompagnée de son fils Matisse.

« Ça fait un an et demi que je suis à la recherche d’un logement, j’en ai vu de toutes les couleurs. C’est une situation au quotidien qui précarise à la fois la santé mentale et financière de beaucoup de personnes. La majorité des annonces ont beaucoup de restrictions, des prix de plus en plus effrayants. Lorsqu’on arrive à obtenir une visite, on s’y retrouve avec des dizaines de personnes et c’est au plus fort la poche. C’est le Far West, il n’y a plus de place à la solidarité, chacun veut se loger au plus vite! », témoigne l’étudiante Marianne Couture-Cossette.

De son côté Hans Brouillette, le directeur des affaires publiques de la CORPIQ, a donné aujourd’hui un exemple des raisons pour les quelles certains logements restent inoccupés :

« On voit de plus en plus de petits propriétaires de logements qui considèrent que le peu de droits dont ils disposent face à leurs locataires accentue des problèmes dont ils n’ont plus envie de s’occuper. Pour améliorer leur qualité de vie et lorsqu’ils peuvent se le permettre, certains finissent par garder vacants leur haut de duplex. »

Lire aussi : Ottawa lance un nouveau programme de soutien aux logements locatifs abordables

Lire la suite

Société

Les entreprises doivent-elles définir une politique des relations amoureuses entre employés?

Avatar

Publié

le

Beaucoup de Canadiens qui entretiennent des relations amoureuses dans le travail le cachent à leurs collègues, selon une étude dévoilée ce mardi, 25 juin. Pourquoi ont-ils gardé le secret? Le service des Ressources humaines doit-il gérer ce genre de situations?

L’étude a été réalisée par la firme de sondages Léger pour ADP Canada. Des travailleurs dans les quatre coins du pays ont été questionnés afin de brosser le portrait des relations amoureuses dans les milieux de travail.

L’étude a pour but de montrer l’importance d’établir une politique claire à ce sujet. En effet, les sondages ont montré que ces relations posent parfois problèmes.

Quand relation intime et carrière professionnelle se mêlent

Les chiffres indiquent que « près de la moitié (45 %) des personnes qui vivent une relation amoureuse au travail l’ont cachée à au moins à une personne, quand 27 % l’ont dissimulée à tous leurs collègues. »

Ces employés « sont davantage susceptibles de cacher une relation amoureuse aux Ressources humaines (37 %) ou à la direction (40 %) qu’à leurs collègues. »

Or l’étude souligne qu’il serait plus avantageux pour les entreprises de définir une politique des relations intimes. En ayant des codes à suivre, les travailleurs qui se trouvent dans cette situation peuvent se sentir plus à l’aise.

 « Les politiques de ressources humaines n’ont pas pour but de contrôler les employés, mais de les protéger» , indique Heather Haslam, vice-présidente, marketing d’ADP Canada.

À ce propos l’étude a révélé des cas problématiques où des employés ont été contraints d’entretenir des relations avec leurs collègues.

19% des personnes sondées ont déclaré avoir subis des pressions à cet effet et se sont embarquées dans cette situation afin de garder leurs emplois ou d’évoluer au sein de l’entreprise.

Au Québec ce phénomène est moins présent par rapport à la moyenne canadienne. « 96,5 % des répondants ont indiqué ne jamais avoir subi de pression pour entretenir une relation amoureuse au travail (contre 91 % dans le reste du Canada) »

Lire aussi : JIF 2019 : un Fonds canadien pour lutter contre le harcèlement et la violence en milieu de travail

Lire la suite

Société

Loi sur la laïcité de l’État : un « permis général » de discriminer au Québec ?

Baba-Idriss FOFANA

Publié

le

Finalement, la Loi sur la laïcité de l’État est passée le dimanche 16 juin 2019 comme « lettre à la poste » à l’Assemblée nationale du Québec. Bien évidemment sous le bâillon imposé par le gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ). Mais, la Commission des droits de la personne et des droits la jeunesse (CDPDJ) a tenu à faire une mise en garde contre toutes situations de discrimination.

Les sorties du Parti libéral du Québec (PLQ) et de Québec solidaire (QS) à l’effet de freiner la CAQ dans son « élan laïque » n’ont pas eu gain de cause. Le projet de loi sur la laïcité (PL 21) est devenue Loi. Dimanche soir, vers 22h30, 73 députés ont voté en faveur de cette loi et 35 autres ont voté contre.

Désormais, cette Loi interdit le port de signes religieux chez les enseignants et les directeurs des écoles publiques, tout comme chez d’autres agents de l’État en position d’autorité (policiers, gardiens de prison, avocats et juges). Tous les employés qui occupaient ces fonctions lors du dépôt projet de loi à la fin mars bénéficient d’un droit acquis, une mesure communément appelée « clause grand-père »

La Loi sur la laïcité de l’État contient une clause dérogatoire qui a pour effet de la soustraire à l’application des chartes canadienne et québécoise des droits de la personne.

Même si plusieurs dispositions de la loi sont contraires à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et « enfreignent certaines obligations internationales liant le Québec », puisque le législateur a fait le choix d’utiliser la clause dérogatoire, la CDPDJ se voit dans l’obligation de se conformer à la Loi. Toutefois, « la Loi sur la laïcité de l’État ne doit pas être vue comme un permis général de discriminer », a prévenu la Commission qui entend être « particulièrement vigilante » à cet égard.

Des dispositions de La Loi sur la laïcité sont contraires à la Charte…

D’ailleurs, la Commission dénonce la banalisation, perceptible dans certains commentaires, des atteintes aux droits et libertés protégés par la Charte québécoise, ainsi que par le malaise exprimé par certains par rapport à l’expression publique de la religion. Cela se traduit, selon la CDPDJ, notamment par des commentaires stigmatisants et parfois discriminatoires sur les réseaux sociaux et médiatiques : « Il sera donc primordial de redoubler les efforts de sensibilisation et d’éducation pour atténuer les effets de la loi sur la cohésion sociale au sein de la société québécoise ».

« Maintenant que la Loi est en vigueur, qu’adviendra-t-il des ambitions de toutes les personnes qui se sont investies et ont étudié pendant plusieurs années pour enseigner? Ou que dire encore de ceux et celles qui ont accumulé des dizaines d’années d’expertise pour devenir directeurs et directrices d’école? » – Philippe-André Tessier, président de la CDPDJ

Malgré tout, l’organisme gouvernemental rassure qu’elle n’arrêtera pas de défendre les droits de chaque personne au Québec, peu importe leur genre, leur âge, leur orientation sexuelle, leurs croyances ou leur religion. « Refuser un emploi ou une promotion à une personne en raison de sa religion est une discrimination », a rappelé Philippe-André Tessier, président de la Commission des droits de la personne et des droits la jeunesse.

« Notre nous, celui de tous les Québécois, a volé en éclats »

M. Tessier ajoute que dans les cas où la Loi sur la laïcité de l’État s’applique, bien que la Commission ne puisse faire enquête, elle pourra répertorier les situations qui lui seront rapportées, lui permettant notamment de documenter et d’analyser l’impact de cette loi sur les personnes directement visées et, plus généralement, sur le climat social.

À lire : Laïcité : l’Archevêque de Montréal met en garde Québec contre un recul des libertés…

C’est le lieu de rappeler que la Commission avait recommandé au gouvernement de ne pas adopter plusieurs dispositions de la loi jugées discriminatoires envers une partie de la population québécoise.

« On ajoute non seulement l’insulte à l’injure avec ces amendements, mais on ajoute l’inacceptable. Des mesures disciplinaires, des surveillants de l’application de la loi, c’est difficile d’aller plus loin dans la honte et la tristesse. Le Québec se souviendra qu’à partir d’aujourd’hui, notre nous, celui de tous les Québécois et Québécoises, a volé en éclats », avait déclaré, dans les minutes qui ont suivi l’adoption de la Loi, Hélène David, porte-parole du Parti libéral (PLQ) en matière de laïcité.

Lire la suite

Nous suivre sur Facebook

Publicité

en-avant