Suivez-nous

Actualités

Entretien avec Mélanie Laurent, pour son dernier film Plonger !

Avatar

Publié

le

"Plonger"
Crédit photo: Brian De Rivera Simon

Rencontre avec Mélanie Laurent, réalisatrice, scénariste et comédienne française, lors du Festival International du film de Toronto. Elle s’est arrêtée, quelques jours, dans la ville canadienne pour présenter son dernier film en tant que réalisatrice Plonger, l’histoire d‘un amour total entre César (Gilles Lellouche) et Paz (María Valverde). Photographe espagnole, Paz nourrit une soif de rencontres, d’expériences et de voyages, alors que son César, ex-grand reporter de guerre, souhaite à l’inverse s’extraire du tumulte du monde. Un film intense et passionné qui vous fera vibrer !
Sortie : prochainement.

Quitterie Hervouet – Votre film Plonger est tiré d’un livre de Christophe Ono-dit-Biot. Pourquoi avez-vous choisi d’adapter ce roman ?

Mélanie Laurent – Je ne l’avais pas lu et ce n’est pas celui-là que je voulais faire après « Respire » (NDRL – son premier film en tant que réalisatrice). C’est mon producteur qui m’en a parlé à la fin du tournage de « Respire ». Il m’a donné ce livre de 500 bonnes pages et j’avais rendez-vous avec l’auteur trois jours après. J’ai lu, et ce n’était que de son point de vue à lui (NDRL – personnage de César), sur sa disparition à elle (NDRL – personnage de Paz) et sur un petit peu son incompréhension et son jugement à lui sur elle. Je venais de faire « Respire », j’étais un peu en fin de tournage, un peu dans un moment assez étrange et donc, en fait, je suis allée au rendez-vous très détendue en me disant, de toute façon, je vais lui dire exactement ce que je veux parce que je n’ai même pas eu le temps de savoir si c’est ça que je voulais faire ou pas. Je suis arrivée, « j’ai dit : je ne commence pas avant la page 300, je fais son point de vue à elle, je fais une partie aussi que sur elle. Je ne veux pas qu’on la juge et je veux changer un peu sa personnalité et je peux faire si et ça et voilà. L’auteur Christophe Ono-dit-Biot m’a dit  » adapter, c’est trahir, et trahis moi autant que tu veux » et du coup, j’ai trouvé ça super de savoir que ça allait être libre et compris, et du coup, je dis « bon ben, si j’ai cette liberté là d’adaptation alors dans ce cas-là, oui, pourquoi pas le faire ?». Pendant très longtemps, parce que c’était laborieux à écrire ; pendant très longtemps, je faisais l’adaptation et j’avais l’impression de parler de sujets qui ne me concernaient pas. Et puis, à un moment, je me suis rendue compte qu’elle, c’était moi sur tellement de choses, et c’était très troublant. Ça a bouleversé beaucoup de choses dans ma vie de l’écrire.

QH – Quand vous dites que c’était laborieux…

ML – C’était très compliqué de changer la structure. Quand on part d’un livre et qu’on décide de s’en éloigner à ce point, en terme de point de vue et de structure, il faut tout réinventer tout en gardant un certain rythme et tout en gardant le principal. Il y a des livres qui sont linéaires ou tout d’un coup, on part d’un point A et on va à un point B, et on sait presque le cheminement. Celui-là, il était un peu décousu plein de flash-back à l’intérieur. Donc, il était compliqué à ressentir à visualiser et à retranscrire.

QH – Est-ce que l’auteur l’a vu, et qu’est ce qu’il en a pensé?

ML – La femme de l’auteur l’a vue surtout ! Et elle était très contente de cette adaptation. Lui aussi, il était très content, il a beaucoup aimé le film. Je suis hypercontente parce que c’était une énorme pression, après il avait lu le script. Il savait plus ou moins de toute façon l’écriture que c’était. Mais, je suis tellement heureuse qu’il l’aime.

QH–Pouvez-vous me parler du tournage? Comment ça s’est passé de tourner dans plusieurs pays?

ML – Plutôt bien. Et on a commencé à Oman. On était tous sur la plage, dans des petits bungalows. On se faisait des home cinéma le soir, on projetait des films sur des transats sur la plage. Il faisait 50 degrés la journée, parfois c’était assez dur. La chaleur change un peu tout, et puis tourner sous l’eau ça change beaucoup, mais on était très heureux. On a eu un gros choc et pas que thermique, quand on est rentré en France, et qu’il a plu non stop pendant un mois. Le choc était assez difficile. On a fini en Espagne et on est passé par Saint-Nazaire. C’est la première fois que je faisais autant de voyages et autant de choses intéressantes visuellement.

QH – Noémie Merlant, nommée au César l’année dernière, star montante du cinéma français joue dans le film. Qu’est ce que ça vous a fait de tourner avec elle ? De plus, elle joue en Anglais, pourquoi lui avoir donné ce rôle anglophone?

ML – Déjà Noémie, c’est une des actrices les plus puissantes que j’ai rencontrées dans ma vie. On vient de tourner un film ensemble en actrices. C’était cool de la retrouver. Elle est très puissante, très intelligente et très brillante dans son jeu, très impressionnante à filmer. En fait, le rôle a été écrit en Anglais, parce qu’on devait tourner à Berlin. J’aimais bien parler de plusieurs personnes qui se croisent et que personne ne parle Français pour Paz, je trouvais ça intéressant. Et donc, je ne cherchais pas une Française, je cherchais une Anglaise, une Espagnol, une Italienne, n’importe qui pouvant jouer ce rôle. Et puis, Noémie a passé les essais en Anglais, et elle a quand même un super accent parce qu’elle le travaille beaucoup. Du coup, je me suis dit      « on ne saura jamais d’où elle vient, on s’en fout ». On garde l’idée qu’elle soit en langue anglaise et on filme ce personnage qui est d’autant plus fascinant parce qu’on ne sait pas d’où elle vient.

QH – Comment avez-vous fait pour filmer sous l’eau?

ML – J’ai très peur de l’eau. Ce n’est pas du tout mon élément. J’ai dû me faire violence. J’ai dû plonger quand je suis arrivée à Oman. Je ne savais pas du tout comment j’allais filmer sous l’eau, donc, j’ai dû plonger. En plongeant, je me suis rendue compte que j’avais envie de filmer les bulles et j’avais envie de filmer de profil. J’ai fait tout mon découpage technique sous l’eau, puis, je suis vite remontée à la surface et je n’ai plus jamais plongé. Après, j’avais une équipe B et donc le weekend, on faisait ces scènes là avec des mecs supers qui ont l’habitude de tourner avec Guillaume Néry, qui est le champion d’apnée en France. Donc, ils ont l’habitude de ça. On a parfois tourné à 30 mètres. Donc, moi, je restais sur le bateau. Gilles a fait ses propres cascades parce qu’il détient son brevet.
Maria, pareil, aussi phobique que moi, et premier jour de tournage sous l’eau avec une vitre et impossible de remonter à la surface (NDRL – scène où le personnage de Paz est sous l’eau). Donc, ça c’était bien difficile. Ils se sont entraînés en bassin, donc après, on est partis en pleine mer et on a tourné avec une toute petite équipe. Ils plongeaient et on faisait des images et ils remontaient à la surface, je regardais tout et après je leur disais « je veux ça, ça et ça ».

QH – Y a t-il une scène qui vous a marqué pendant le tournage ?

ML – Je ne crois pas. On avait peu de temps de tournage et j’étais dans une espèce de tourbillon. Je pense que c’était plus la fascination pour mes acteurs et ce qu’ils m’ont donné. Quand Gilles (Lellouche) téléphone à sa mère, je trouvais qu’il allait là où il n’avait jamais été encore. J’étais complètement raide dingue de ce que faisait María (Valverde). J’avais du mal à dire « coupez ». Je pouvais la filmer pendant des heures. Non, il n’y a pas spécialement de scènes particulières. Et puis, j’improvise beaucoup, donc, on a rajouté plein de choses.

QH – Vous n’étiez donc pas forcément fidèle au scénario que vous avez écrit?

ML – Et bien en fait, je ne suis pas quelqu’un de fidèle – (rire)- ni au livre que j’adapte ni à mon propre scénario. Je pense qu’à un certain moment donné, il faut que les acteurs s’en emparent. Et quand je commence à mettre en scène les choses, je me rends compte qu’il me manque des choses, ou que j’ai envie de tourner des choses. Souvent, ce que j’improvise, parce que j’improvise beaucoup sur mes tournages, souvent c’est dans le film. Et quand je suis en montage, je me dis « mais comment j’ai pu ne pas l’écrire. Ce sont les acteurs qui me les inspirent, toujours dans ce sens-là.

QH – Quand vous écriviez le scénario, avez-vous des acteurs en tête pour les rôles principaux ?

ML – María, non parce que je voulais une actrice espagnole et je n’avais personne en tête et Gilles, à un certain moment donné, je me suis posée la question si il ne fallait pas faire l’inverse, un acteur anglais. Je me posais la question si je n’allais pas pousser ce concept de deux cultures différentes qui se retrouvent à Paris. Et finalement, j’ai pensé à Gilles parce que je voulais un personnage très terrien et pas spécialement artiste intello. Je voulais qu’il soit rassurant fort et présent. Et María, j’ai vu plein de casting et pleins d’essais et j’ai eu un coup de foudre total pour elle, parce que quand elle interprétait la même scène que tout le monde interprétait, elle le faisait avec un sourire, et que pour moi Paz, elle a plein de joie en elle aussi.

QH – Paz est un personnage difficile, est-ce que vous comprenez ses choix ?

ML – Mais moi, je suis Paz un peu, donc j’ai écrit ce film en réglant pas mal de choses de ma vie et de mes ressentis. Ce n’est pas que je la comprends, mais j’aimerais qu’on l’a comprenne. Je pense qu’on est dans un moment très dangereux dans le monde d’aujourd’hui, en faisant passer comme message que la femme moderne est une femme libre. Je pense que la femme moderne a simplement réussi à avoir quelques droits qu’elle n’a pas eu pendant 2000 ans d’oppression. Elle a juste le droit de voter et de faire un métier qu’elle aime comme les hommes le font depuis des siècles. Après, elle n’a pas tellement le droit de faire tout le reste. Elle n’a pas le droit de se sentir oppressée en tant que mère. Elle n’a pas le droit d’avoir envie de voyager et de traverser le monde. Une femme, qui voyage toute seule aujourd’hui, a très peu de chance de survie quand même, et tout ça reste encore des vraies problématiques. Je parle des pays libres, je ne parle même pas de l’Inde ou une femme se fait violer toutes les 4 secondes. Je ne parle pas des femmes battues, où il y en a une qui meurt tous les deux minutes dans le monde. Je ne parle pas des femmes voilées. Je ne parle pas des femmes oppressées. Je ne parle pas des femmes qui n’ont aucun droit. Je ne parle pas de toutes ces communautés où la femme est « objet ». Je voulais faire un film sur la femme moderne qui ne l’est pas, qui pense l’être et qui finalement est obligée de faire un choix terrible. Paz, normalement, devrait partir avec son mari qui la comprend et revenir en étant heureuse d’avoir vécu ce qu’elle a vécu. Elle n’est pas censée partir en larmes, en ayant l’impression d’abandonner tout le monde.

QH – C’est important les enjeux de la femme pour vous aujourd’hui ?

ML – C’est-à-dire que quand on est une réalisatrice femme, autant se servir de ce qu’on ressent pour parler de ces sujets-là oui.

QH – Est-ce que vous aimeriez écrire un scénario original sur une femme puissante ?

ML – Mon prochain film va parler de désir, désir féminin, tout ce que ça représente. Et le film d’après est carrément féministe et je me pose la question de savoir comment faire ultra féministe aujourd’hui. Je crois que pour faire un film ultra féministe aujourd’hui, il faut parler du passé. Donc, je vais faire un film d’époque.

QH – Parlez moi de votre film Galveston?

ML – J’ai Elle Fanning qui est mon actrice principale et j’ai réussi à réécrire beaucoup de choses pour qu’elle existe un peu plus que ce qui était prévu.

QH – C’est votre premier film de langue anglaise en tant que réalisatrice, comment s’est passé le tourner?

ML – Fatiguant, épuisant, déroutant, passionnant. J’adore avoir la possibilité de tourner partout dans le monde et d’avoir un choc de culture à chaque fois que je vais quelque part et de m’adapter. Moi, je pense que je suis quelqu’un qui sait s’adapter facilement. Quand on va travailler aux États-Unis, on a intérêt à s’adapter, on a intérêt à laisser son ego en France et accepter que l’on va travailler complètement différemment. J’ai appris beaucoup ; je ne sais pas si je me suis sentie toujours libre, mais en tout cas, j’ai appris à recréer de la liberté avec d’autres règles.

Plonger"

Crédit photo : Brian De Rivera Simon

QH – Ce n’est pas du tout la même chose de tourner en France par rapport aux États-Unis?

ML – En France, le réalisateur est roi. Aux États-Unis, c’est un technicien. Il n’a pas le Final Cut. Ça change tout.

QH – Avez-vous réussi à avoir le Final Cut?

ML – Je ne l’ai pas officiellement, mais je m’entends tellement bien avec mon producteur Tyler (Davidson). On se parle, on fait les choses ensemble. Mais, c’est très nouveau pour moi.

QH – Est-ce une expérience que vous aimeriez renouveler prochainement?

ML – Oui, en étant à la base du scénario un peu plus. En ayant plus de liberté avant de tourner les choses, savoir ce que je vais tourner, être sûr de mon sujet.

QH – Vous êtes comédienne, scénariste, réalisatrice. Comment arrivez-vous à gérer toutes ces casquettes?

ML – Sans avoir l’impression de les gérer, je crois. Je fais ce que j’ai envie de faire, ce que j’ai dans la tête et je réalise pas mal de rêve sans me poser trop de questions, en fait. Si je m’en posais trop, je ferais beaucoup moins de choses. Je ne me pose aucune question, je fais et après je vois. Et dès que j’ai fini quelque chose, je n’ai qu’une envie, c’est de recommencer et surtout de m’améliorer. Ce que j’aime dans ce métier, c’est l’extension à l’infini de ce qu’on apprend et de ce qu’on transforme et la maturité qu’on acquière visuellement, ce qu’on apprend partout et qui change au fur et à mesure des films. Ça c’est passionnant.

QH – Y a-t-il quelque chose qui vous passionne plus que l’autre?

ML – J’adore l’écriture, j’adore ce moment tellement particulier où tout est possible.

Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualités

DEO, ce Québécois d’origine gabonaise devient président du PQ

Baba-Idriss FOFANA

Publié

le

À 45 ans, Dieudonné Ella Oyono (DEO) a été choisi pour diriger la présidence du Parti québécois (PQ). De président du conseil exécutif du PQ dans Pointe-aux-Trembles, DEO succèdera officiellement à Gabrielle Lemieux, présidente sortante du conseil exécutif national dudit parti, lors du prochain congrès extraordinaire du parti le 10 novembre 2019.

Il est sans doute une étoile montante au sein du Parti québécois. Lui, c’est Dieudonné Ella Oyono. L’auteur de Comment tomber en amour avec son nouveau pays? est passé haut les mains le 10 octobre dernier lors de l’élection du président du PQ. « Cette victoire est une marque de confiance totale des membres du Parti qui croient en mon leadership, mon pragmatisme et ma capacité à rassembler », a-t-il commenté.

Confiance, Leadership, Pragmatisme…

Seul candidat en lice, DEO avait placé sa campagne sous le sceau du « rassemblement » des indépendantistes pour la « reconquête » du pouvoir d’État en 2022. Et cette candidature a séduit plus d’un au parti bleu. « Je suis très heureux d’arriver à la tête d’un grand parti qui offre une alternative crédible au statu quo du fédéralisme c’est-à-dire l’indépendance. Un projet de société emballant et rassembleur pour relever les défis de notre temps dont la crise climatique », a confié M. Oyono à Avant-Première MTL au soir de sa victoire.

« Les défis sont nombreux : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022. »

– Dieudonné Ella Oyono, président élu du Parti québécois

Celui qui prend la tête du PQ est loin d’être un parvenu sur la scène. Arrivé au Québec en 2001 pour poursuivre un doctorat en économie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), DEO a franchi plusieurs autres étapes de sa vie québécoise en 18 ans.

Que peut DEO à la tête de la présidence du PQ ?

Avant d’être désigné président du comité de la diversité du Parti québécois en 2018, et candidat du PQ dans Saint-Henri-Saint-Anne, il a exercé pendant 10 ans en tant qu’économiste au gouvernement du Québec. Alors qu’il est actuellement commissaire au développement économique à la Ville de Montréal en plus d’être chargé de cours en économie à l’Université du Québec à Montréal, M. Oyono vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc.

En attendant son officialisation à la tête de la présidence du PQ le 10 novembre prochain, Dieudonné Ella Oyono annonce déjà les couleurs de sa mandature : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022.

DEO parviendra-t-il à relever ce défi en trois ans, sachant que le PQ bat de l’aile depuis les dernières élections provinciales du 1er octobre 2018 ? Seul le temps nous le dira!

À lire : Dieudonné Ella Oyono : Moi président du Parti québécois ?

Lire la suite

Actualités

Les Prix du Québec : voici les récipiendaires des prix culturels et scientifiques 2019

Avatar

Publié

le

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable de la région de Lanaudière, Pierre Fitzgibbon, et la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, ont dévoilé les récipiendaires des Prix du Québec 2019.

« Les Prix du Québec mettent en lumière les découvertes, les réalisations et l’esprit d’innovation de nos plus grands chercheurs. Je suis très impressionné par le parcours de ces gens d’exception, qui contribuent à façonner le Québec d’aujourd’hui grâce à leur rigueur, à leur engagement et à leur savoir-faire », a déclaré M. Fitzgibbon.

Ces prix représentent la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec en science et en culture. Ils soulignent la carrière remarquable de personnes qui contribuent à l’essor de leur domaine d’activité, repoussent les limites de la connaissance et participent au rayonnement du Québec à l’échelle internationale.

Les récipiendaires des Prix du Québec font briller le Québec!

« Les récipiendaires des Prix du Québec culturels sont des exemples d’engagement, de discipline et de créativité qui suscitent admiration et fierté, et qui inspirent les nouvelles générations de Québécois. Ils contribuent, par leur talent, à faire briller le Québec ici et hors de nos frontières et ils méritent qu’on leur accorde cette distinction », a fait valoir Mme Roy.

Les récipiendaires des prix culturels 2019 sont :

  • Pauline Vaillancourt, prix Albert-Tessier – Audiovisuel et arts de la scène;
  • Hélène Dorion, prix Athanase-David – Littérature;
  • Angèle Dubeau, prix Denise-Pelletier – Arts d’interprétation
  • Jean-Claude Poitras, prix Ernest-Cormier – Aménagement du territoire, architecture et design;
  • Hélène Cajolet-Laganière, prix Georges-Émile-Lapalme – Langue française;
  • Jocelyn Bérubé, prix Gérard-Morisset – Patrimoine;
  • Raymond Saint-Pierre, prix Guy-Mauffette – Radio, télévision, presse écrite et médias numériques;
  • Luc Courchesne, prix Paul-Émile-Borduas – Arts visuels, métiers d’art et arts numériques.

Les récipiendaires des prix scientifiques 2019 sont :

  • Réjean Hébert, prix Armand-Frappier – Création ou développement d’institutions de recherche ou administration et promotion de la recherche;
  • Claudia Mitchell, prix Léon-Gérin – Sciences humaines et sociales;
  • Karim Zaghib, prix Lionel-Boulet – Recherche et développement en milieu industriel;
  • Francine Descarries, prix Marie-Andrée-Bertrand – Innovation sociale;
  • Sylvain Moineau, prix Marie-Victorin – Sciences naturelles et génie;
  • Stanley Nattel, prix Wilder-Penfield – Recherche biomédicale;
  • Maxime Descoteaux, prix Relève scientifique.

La cérémonie de remise des prix aura lieu le 6 novembre à 16 h à l’hôtel du Parlement. Les récipiendaires recevront une médaille créée par la joaillière Catherine Villeneuve, une bourse de 30 000 $ et un parchemin calligraphié. Le lauréat du prix Relève scientifique obtiendra quant à lui une bourse de 5 000 $ et un certificat de reconnaissance, tandis que les deux finalistes, Julie Hlavacek-Larrondo et Laurent Turcot, recevront chacun une somme de 2 000 $.

À lire : Coopération climatique : Québec remporte un prestigieux prix des Nations Unies

Lire la suite

Actualités

Leadership : voici le portrait d’un PDG moderne, selon un sondage de Plan International Canada

Avatar

Publié

le

Faites la connaissance d’un bon leader : confiant, intelligent et organisé – et un homme – pour la majorité des jeunes au Canada et selon un nouveau sondage sur le leadership mené par Plan International Canada, qui a confirmé que seulement 10 pour cent des jeunes canadiens imaginent une femme quand ils pensent à un PDG.

Le sondage, mandaté pour souligner la Journée internationale des filles, a révélé que les filles et les garçons croient que la principale qualité qu’un leader devrait posséder est la confiance, suivie de l’intelligence et d’un excellent sens de l’organisation. Toutefois, bien que 75 pour cent des filles et des jeunes femmes aient confiance en leur capacité à diriger, seulement 55 pour cent se disent confiantes et 81 pour cent doutent au moins occasionnellement qu’elles ont ce qu’il faut pour être de bonnes dirigeantes.

Les résultats indiquent que, malgré le progrès, les stéréotypes et les perceptions liés au genre représentent encore des obstacles au leadership pour les filles. Près de six filles sur dix disent ressentir occasionnellement la pression de changer la façon dont elles agissent pour atteindre leurs aspirations à devenir leaders (57 pour cent), et les garçons ont davantage tendance à décrire les filles comme étant attentionnées (54 pour cent) ou émotives (53 pour cent) plutôt que confiantes (32 pour cent).

Les filles et les jeunes femmes sont prêtes et aptes à diriger, mais…

« Pour la deuxième année consécutive, notre sondage démontre clairement que les filles et les jeunes femmes à l’échelle du pays sont prêtes et aptes à diriger, mais les perceptions les empêchent encore d’agir », affirme Caroline Riseboro, présidente et chef de la direction de Plan International Canada. « Bien que les filles aient confiance en elles, nous devons changer le statu quo afin qu’elles aient droit à un soutien indéfectible dans tous les domaines de leur vie et qu’elles puissent atteindre leurs aspirations en matière de leadership, peu importe leur nature. »

« Le décalage entre l’ambition et la façon dont les filles et les jeunes femmes évaluent leurs capacités à diriger est complexe, mais on peut lui donner un sens lorsqu’on tient compte des barrières systémiques et de la socialisation des sexes dans le développement des attitudes et des perceptions à un jeune âge », affirme Saadya Hamdani, directrice, Égalité des sexes chez Plan International Canada. « Le problème n’est pas lié à une question de potentiel ou de capacités des filles, il est attribuable aux environnements sociaux et institutionnels dans lesquels elles doivent évoluer. »

Défier la norme lors de la Journée Internationale des filles 2019

Dans le cadre de la Journée internationale des filles 2019, Plan International Canada invite tous les Canadiens à appuyer les filles en route vers le leadership en testant leurs connaissances, en partageant de l’information qui défie les normes sociales et en favorisant l’accès à des ressources – comme l’éducation et le développement des compétences – afin d’aider les filles à prendre des décisions qui leur permettront de réaliser leurs aspirations à devenir des leaders. Les Canadiens peuvent s’impliquer de plusieurs façons pour défier la norme lors de la Journée Internationale des filles 2019 :

  • Testez vos connaissances : Faites tomber vos propres préjugés en obtenant les faits véridiques à propos des droits et du leadership des filles au Canada et autour du monde et en participant au jeu Fact or Fact Check Game, qui peut être téléchargé en ligne, ou en participant, en personne, en vous rendant au CF Toronto Eaton Center les 11 et 12 octobre. Pour plus d’informations, visitez le www.plancanada.ca/day-of-the-girl
  • Entamez une conversation au sujet du leadership chez les filles : Parlez des faits à des amis, des membres de votre famille ou des collègues et de l’importance d’appuyer les jeunes filles. Encouragez-les à passer à l’action. Trouvez des outils pratiques pour déclencher une conversation au www.plancanada.ca/day-of-the-girl
  • Donnez : Beaucoup de filles canadiennes interrogées croient que l’éducation est le plus important outil pour réaliser leurs objectifs en matière de leadership. Malheureusement, plus de 130 millions de filles n’ont pas accès à ce précieux outil. Du 10 au 12 octobre, textez POWER au 30333 pour faire un don de 10 $ afin d’envoyer 100 fillettes réfugiées sud-soudanaises à une école de l’Ouganda pour qu’elles aient accès à une éducation qui les aidera à réaliser leur plein potentiel. L’argent supplémentaire recueilli sera investi dans des projets en urgent besoin de fonds chapeautés par Plan International Canada.

Autres résultats du sondage :

Sur le leadership :

  • Les filles canadiennes ont le plus souvent décrit un bon leader en utilisant les mots confiance (76 pour cent); organisation (76 pour cent); soutien (69 pour cent) et intelligence (67 pour cent).
  • Les filles ont le plus souvent affirmé que l’éducation est l’outil dont elles ont besoin pour atteindre leurs aspirations à devenir leaders (20 pour cent), et le plus souvent dit qu’elles y ont accès (24 pour cent).

Sur les perceptions :

  • Cinquante-trois pour cent des garçons et des jeunes hommes interrogés ont qualifié les filles d’émotives, mais seulement 10 pour cent ont utilisé cet adjectif pour décrire un bon leader.
  • Cinquante-sept pour cent des garçons et des jeunes hommes interrogés ont choisi le mot fort pour décrire un bon leader, mais seulement 31 pour cent d’entre eux ont décrit les filles comme étant fortes.
  • Près de la moitié des filles canadiennes (49 pour cent) croient que les sports de gars sont plus valorisés que les sports de filles à leur école secondaire.
  • Plus de sept filles canadiennes sur 10 (72 pour cent) croient que les filles et les femmes font plus ou relativement plus de tâches ménagères à la maison que les gars et les hommes.

Sur le mentorat :

  • Parmi les filles canadiennes ayant affirmé avoir un mentor, 76 pour cent ont affirmé que leur mentor est une femme.
  • Les filles ont tendance à affirmer que les femmes sont souvent plus ou relativement plus accessibles (79 pour cent) que les hommes en position de pouvoir (57 pour cent).
  • Trois filles canadiennes sur dix (32 pour cent) ont révélé qu’elles ne parlent jamais de leurs aspirations à devenir leader avec leur famille ou des adultes de confiance.
  • Près de huit filles canadiennes sur dix (78 pour cent) ont révélé que leurs pairs de sexe féminin soutiennent ou soutiennent quelque peu leurs aspirations à accéder à une position de leadership (78 pour cent).

Au sujet de ce sondage

Entre le 15 septembre et le 24 septembre 2019, Nanos a mené un sondage en ligne auprès de 1 145 filles et 1 065 garçons canadiens âgés entre 14 et 24 ans. Les participants ont répondu à un sondage en ligne. Les résultats ont été vérifiés et pondérés statistiquement selon les dernières données de recensement, et l’échantillon a été géographiquement stratifié pour être représentatif du Canada. Aucune marge d’erreur ne s’applique à ce sondage.

Joignez-vous en ligne aux conversations sur la Journée internationale de la fille de Plan International Canada:

Mots-clics : #Jourdelafille | #Défierlanorme

Lire la suite

Nous suivre sur Facebook

Publicité

en-avant