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Entretien avec Mélanie Laurent, pour son dernier film Plonger !

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"Plonger"
Crédit photo: Brian De Rivera Simon

Rencontre avec Mélanie Laurent, réalisatrice, scénariste et comédienne française, lors du Festival International du film de Toronto. Elle s’est arrêtée, quelques jours, dans la ville canadienne pour présenter son dernier film en tant que réalisatrice Plonger, l’histoire d‘un amour total entre César (Gilles Lellouche) et Paz (María Valverde). Photographe espagnole, Paz nourrit une soif de rencontres, d’expériences et de voyages, alors que son César, ex-grand reporter de guerre, souhaite à l’inverse s’extraire du tumulte du monde. Un film intense et passionné qui vous fera vibrer !
Sortie : prochainement.

Quitterie Hervouet – Votre film Plonger est tiré d’un livre de Christophe Ono-dit-Biot. Pourquoi avez-vous choisi d’adapter ce roman ?

Mélanie Laurent – Je ne l’avais pas lu et ce n’est pas celui-là que je voulais faire après « Respire » (NDRL – son premier film en tant que réalisatrice). C’est mon producteur qui m’en a parlé à la fin du tournage de « Respire ». Il m’a donné ce livre de 500 bonnes pages et j’avais rendez-vous avec l’auteur trois jours après. J’ai lu, et ce n’était que de son point de vue à lui (NDRL – personnage de César), sur sa disparition à elle (NDRL – personnage de Paz) et sur un petit peu son incompréhension et son jugement à lui sur elle. Je venais de faire « Respire », j’étais un peu en fin de tournage, un peu dans un moment assez étrange et donc, en fait, je suis allée au rendez-vous très détendue en me disant, de toute façon, je vais lui dire exactement ce que je veux parce que je n’ai même pas eu le temps de savoir si c’est ça que je voulais faire ou pas. Je suis arrivée, « j’ai dit : je ne commence pas avant la page 300, je fais son point de vue à elle, je fais une partie aussi que sur elle. Je ne veux pas qu’on la juge et je veux changer un peu sa personnalité et je peux faire si et ça et voilà. L’auteur Christophe Ono-dit-Biot m’a dit  » adapter, c’est trahir, et trahis moi autant que tu veux » et du coup, j’ai trouvé ça super de savoir que ça allait être libre et compris, et du coup, je dis « bon ben, si j’ai cette liberté là d’adaptation alors dans ce cas-là, oui, pourquoi pas le faire ?». Pendant très longtemps, parce que c’était laborieux à écrire ; pendant très longtemps, je faisais l’adaptation et j’avais l’impression de parler de sujets qui ne me concernaient pas. Et puis, à un moment, je me suis rendue compte qu’elle, c’était moi sur tellement de choses, et c’était très troublant. Ça a bouleversé beaucoup de choses dans ma vie de l’écrire.

QH – Quand vous dites que c’était laborieux…

ML – C’était très compliqué de changer la structure. Quand on part d’un livre et qu’on décide de s’en éloigner à ce point, en terme de point de vue et de structure, il faut tout réinventer tout en gardant un certain rythme et tout en gardant le principal. Il y a des livres qui sont linéaires ou tout d’un coup, on part d’un point A et on va à un point B, et on sait presque le cheminement. Celui-là, il était un peu décousu plein de flash-back à l’intérieur. Donc, il était compliqué à ressentir à visualiser et à retranscrire.

QH – Est-ce que l’auteur l’a vu, et qu’est ce qu’il en a pensé?

ML – La femme de l’auteur l’a vue surtout ! Et elle était très contente de cette adaptation. Lui aussi, il était très content, il a beaucoup aimé le film. Je suis hypercontente parce que c’était une énorme pression, après il avait lu le script. Il savait plus ou moins de toute façon l’écriture que c’était. Mais, je suis tellement heureuse qu’il l’aime.

QH–Pouvez-vous me parler du tournage? Comment ça s’est passé de tourner dans plusieurs pays?

ML – Plutôt bien. Et on a commencé à Oman. On était tous sur la plage, dans des petits bungalows. On se faisait des home cinéma le soir, on projetait des films sur des transats sur la plage. Il faisait 50 degrés la journée, parfois c’était assez dur. La chaleur change un peu tout, et puis tourner sous l’eau ça change beaucoup, mais on était très heureux. On a eu un gros choc et pas que thermique, quand on est rentré en France, et qu’il a plu non stop pendant un mois. Le choc était assez difficile. On a fini en Espagne et on est passé par Saint-Nazaire. C’est la première fois que je faisais autant de voyages et autant de choses intéressantes visuellement.

QH – Noémie Merlant, nommée au César l’année dernière, star montante du cinéma français joue dans le film. Qu’est ce que ça vous a fait de tourner avec elle ? De plus, elle joue en Anglais, pourquoi lui avoir donné ce rôle anglophone?

ML – Déjà Noémie, c’est une des actrices les plus puissantes que j’ai rencontrées dans ma vie. On vient de tourner un film ensemble en actrices. C’était cool de la retrouver. Elle est très puissante, très intelligente et très brillante dans son jeu, très impressionnante à filmer. En fait, le rôle a été écrit en Anglais, parce qu’on devait tourner à Berlin. J’aimais bien parler de plusieurs personnes qui se croisent et que personne ne parle Français pour Paz, je trouvais ça intéressant. Et donc, je ne cherchais pas une Française, je cherchais une Anglaise, une Espagnol, une Italienne, n’importe qui pouvant jouer ce rôle. Et puis, Noémie a passé les essais en Anglais, et elle a quand même un super accent parce qu’elle le travaille beaucoup. Du coup, je me suis dit      « on ne saura jamais d’où elle vient, on s’en fout ». On garde l’idée qu’elle soit en langue anglaise et on filme ce personnage qui est d’autant plus fascinant parce qu’on ne sait pas d’où elle vient.

QH – Comment avez-vous fait pour filmer sous l’eau?

ML – J’ai très peur de l’eau. Ce n’est pas du tout mon élément. J’ai dû me faire violence. J’ai dû plonger quand je suis arrivée à Oman. Je ne savais pas du tout comment j’allais filmer sous l’eau, donc, j’ai dû plonger. En plongeant, je me suis rendue compte que j’avais envie de filmer les bulles et j’avais envie de filmer de profil. J’ai fait tout mon découpage technique sous l’eau, puis, je suis vite remontée à la surface et je n’ai plus jamais plongé. Après, j’avais une équipe B et donc le weekend, on faisait ces scènes là avec des mecs supers qui ont l’habitude de tourner avec Guillaume Néry, qui est le champion d’apnée en France. Donc, ils ont l’habitude de ça. On a parfois tourné à 30 mètres. Donc, moi, je restais sur le bateau. Gilles a fait ses propres cascades parce qu’il détient son brevet.
Maria, pareil, aussi phobique que moi, et premier jour de tournage sous l’eau avec une vitre et impossible de remonter à la surface (NDRL – scène où le personnage de Paz est sous l’eau). Donc, ça c’était bien difficile. Ils se sont entraînés en bassin, donc après, on est partis en pleine mer et on a tourné avec une toute petite équipe. Ils plongeaient et on faisait des images et ils remontaient à la surface, je regardais tout et après je leur disais « je veux ça, ça et ça ».

QH – Y a t-il une scène qui vous a marqué pendant le tournage ?

ML – Je ne crois pas. On avait peu de temps de tournage et j’étais dans une espèce de tourbillon. Je pense que c’était plus la fascination pour mes acteurs et ce qu’ils m’ont donné. Quand Gilles (Lellouche) téléphone à sa mère, je trouvais qu’il allait là où il n’avait jamais été encore. J’étais complètement raide dingue de ce que faisait María (Valverde). J’avais du mal à dire « coupez ». Je pouvais la filmer pendant des heures. Non, il n’y a pas spécialement de scènes particulières. Et puis, j’improvise beaucoup, donc, on a rajouté plein de choses.

QH – Vous n’étiez donc pas forcément fidèle au scénario que vous avez écrit?

ML – Et bien en fait, je ne suis pas quelqu’un de fidèle – (rire)- ni au livre que j’adapte ni à mon propre scénario. Je pense qu’à un certain moment donné, il faut que les acteurs s’en emparent. Et quand je commence à mettre en scène les choses, je me rends compte qu’il me manque des choses, ou que j’ai envie de tourner des choses. Souvent, ce que j’improvise, parce que j’improvise beaucoup sur mes tournages, souvent c’est dans le film. Et quand je suis en montage, je me dis « mais comment j’ai pu ne pas l’écrire. Ce sont les acteurs qui me les inspirent, toujours dans ce sens-là.

QH – Quand vous écriviez le scénario, avez-vous des acteurs en tête pour les rôles principaux ?

ML – María, non parce que je voulais une actrice espagnole et je n’avais personne en tête et Gilles, à un certain moment donné, je me suis posée la question si il ne fallait pas faire l’inverse, un acteur anglais. Je me posais la question si je n’allais pas pousser ce concept de deux cultures différentes qui se retrouvent à Paris. Et finalement, j’ai pensé à Gilles parce que je voulais un personnage très terrien et pas spécialement artiste intello. Je voulais qu’il soit rassurant fort et présent. Et María, j’ai vu plein de casting et pleins d’essais et j’ai eu un coup de foudre total pour elle, parce que quand elle interprétait la même scène que tout le monde interprétait, elle le faisait avec un sourire, et que pour moi Paz, elle a plein de joie en elle aussi.

QH – Paz est un personnage difficile, est-ce que vous comprenez ses choix ?

ML – Mais moi, je suis Paz un peu, donc j’ai écrit ce film en réglant pas mal de choses de ma vie et de mes ressentis. Ce n’est pas que je la comprends, mais j’aimerais qu’on l’a comprenne. Je pense qu’on est dans un moment très dangereux dans le monde d’aujourd’hui, en faisant passer comme message que la femme moderne est une femme libre. Je pense que la femme moderne a simplement réussi à avoir quelques droits qu’elle n’a pas eu pendant 2000 ans d’oppression. Elle a juste le droit de voter et de faire un métier qu’elle aime comme les hommes le font depuis des siècles. Après, elle n’a pas tellement le droit de faire tout le reste. Elle n’a pas le droit de se sentir oppressée en tant que mère. Elle n’a pas le droit d’avoir envie de voyager et de traverser le monde. Une femme, qui voyage toute seule aujourd’hui, a très peu de chance de survie quand même, et tout ça reste encore des vraies problématiques. Je parle des pays libres, je ne parle même pas de l’Inde ou une femme se fait violer toutes les 4 secondes. Je ne parle pas des femmes battues, où il y en a une qui meurt tous les deux minutes dans le monde. Je ne parle pas des femmes voilées. Je ne parle pas des femmes oppressées. Je ne parle pas des femmes qui n’ont aucun droit. Je ne parle pas de toutes ces communautés où la femme est « objet ». Je voulais faire un film sur la femme moderne qui ne l’est pas, qui pense l’être et qui finalement est obligée de faire un choix terrible. Paz, normalement, devrait partir avec son mari qui la comprend et revenir en étant heureuse d’avoir vécu ce qu’elle a vécu. Elle n’est pas censée partir en larmes, en ayant l’impression d’abandonner tout le monde.

QH – C’est important les enjeux de la femme pour vous aujourd’hui ?

ML – C’est-à-dire que quand on est une réalisatrice femme, autant se servir de ce qu’on ressent pour parler de ces sujets-là oui.

QH – Est-ce que vous aimeriez écrire un scénario original sur une femme puissante ?

ML – Mon prochain film va parler de désir, désir féminin, tout ce que ça représente. Et le film d’après est carrément féministe et je me pose la question de savoir comment faire ultra féministe aujourd’hui. Je crois que pour faire un film ultra féministe aujourd’hui, il faut parler du passé. Donc, je vais faire un film d’époque.

QH – Parlez moi de votre film Galveston?

ML – J’ai Elle Fanning qui est mon actrice principale et j’ai réussi à réécrire beaucoup de choses pour qu’elle existe un peu plus que ce qui était prévu.

QH – C’est votre premier film de langue anglaise en tant que réalisatrice, comment s’est passé le tourner?

ML – Fatiguant, épuisant, déroutant, passionnant. J’adore avoir la possibilité de tourner partout dans le monde et d’avoir un choc de culture à chaque fois que je vais quelque part et de m’adapter. Moi, je pense que je suis quelqu’un qui sait s’adapter facilement. Quand on va travailler aux États-Unis, on a intérêt à s’adapter, on a intérêt à laisser son ego en France et accepter que l’on va travailler complètement différemment. J’ai appris beaucoup ; je ne sais pas si je me suis sentie toujours libre, mais en tout cas, j’ai appris à recréer de la liberté avec d’autres règles.

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Crédit photo : Brian De Rivera Simon

QH – Ce n’est pas du tout la même chose de tourner en France par rapport aux États-Unis?

ML – En France, le réalisateur est roi. Aux États-Unis, c’est un technicien. Il n’a pas le Final Cut. Ça change tout.

QH – Avez-vous réussi à avoir le Final Cut?

ML – Je ne l’ai pas officiellement, mais je m’entends tellement bien avec mon producteur Tyler (Davidson). On se parle, on fait les choses ensemble. Mais, c’est très nouveau pour moi.

QH – Est-ce une expérience que vous aimeriez renouveler prochainement?

ML – Oui, en étant à la base du scénario un peu plus. En ayant plus de liberté avant de tourner les choses, savoir ce que je vais tourner, être sûr de mon sujet.

QH – Vous êtes comédienne, scénariste, réalisatrice. Comment arrivez-vous à gérer toutes ces casquettes?

ML – Sans avoir l’impression de les gérer, je crois. Je fais ce que j’ai envie de faire, ce que j’ai dans la tête et je réalise pas mal de rêve sans me poser trop de questions, en fait. Si je m’en posais trop, je ferais beaucoup moins de choses. Je ne me pose aucune question, je fais et après je vois. Et dès que j’ai fini quelque chose, je n’ai qu’une envie, c’est de recommencer et surtout de m’améliorer. Ce que j’aime dans ce métier, c’est l’extension à l’infini de ce qu’on apprend et de ce qu’on transforme et la maturité qu’on acquière visuellement, ce qu’on apprend partout et qui change au fur et à mesure des films. Ça c’est passionnant.

QH – Y a-t-il quelque chose qui vous passionne plus que l’autre?

ML – J’adore l’écriture, j’adore ce moment tellement particulier où tout est possible.

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Immigration : le Canada accueille 152 000 nouveaux citoyens

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Un an après les modifications apportées à la Loi canadienne découlant du projet de loi C-6, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) révèle que le nombre de personne aspirant à la citoyenneté canadienne a bondi en 2018, soit plus de 40% par rapport à la même période en 2017.

D’ici fin octobre 2018, le ministère fédéral de l’immigration estime que 152 000 personnes auront obtenu la citoyenneté canadienne depuis l’entrée en vigueur des changements à la Loi sur la citoyenneté. D’ailleurs, au cours de la Semaine de la citoyenneté, du 8 au 14 octobre, près de 6 400 personnes sont devenues des citoyens lors de 72 cérémonies qui se sont déroulées partout au pays.

Exigences pour avoir la citoyenneté canadienne ?

Les immigrants doivent maintenant accumuler, en vertu la nouvelle Loi, 1 095 jours ou trois ans dans une période de cinq ans avant d’être admissibles à la citoyenneté, au lieu des 1 460 jours ou quatre ans dans les six ans prévus par l’acte précédent. Cette disposition avait été introduite par le précédent gouvernement conservateur, en juin 2014.

Chaque jour compte avant de devenir résident permanent

À titre de résident temporaire ou de personne protégée) au cours des cinq années précédant la demande de citoyenneté COMPTE POUR UNE DEMI-JOURNÉE, jusqu’à concurrence d’un an (365 jours). Auparavant : Le temps passé au Canada avant de devenir résident permanent n’était pas pris en compte dans le calcul de la durée de la présence effective aux fins de l’obtention de la citoyenneté.

Compétences linguistiques et connaissances

Si vous êtes âgé de 18 ans à 54 ans, vous devez satisfaire aux exigences linguistiques (français ou anglais); faire l’examen pour la citoyenneté. Auparavant : Si vous étiez âgé de 14 à 64 ans, vous deviez satisfaire aux exigences en matière de compétences linguistiques et de connaissances pour être admissible à la citoyenneté.

Déclaration de revenus

Vous devez présenter une déclaration de revenus au Canada (si la Loi de l’impôt sur le revenu l’exige) pour 3 années sur 5, ce qui correspond au nouveau critère appliqué pour la présence effective. Auparavant : Vous deviez présenter une déclaration de revenus au Canada, si la Loi de l’impôt sur le revenu l’exigeait, pour quatre années sur six.

Source : IRCC

Lire aussi : Immigration Canada, avantages et ‘’revers’’ de la nouvelle Loi

Lire aussi : Nouvelle loi : 3 ans pour être citoyen canadien avec assouplissements…

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ARRIMA Québec : Créer son profil en 10 étapes sur le nouveau portail d’immigration

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Depuis le lancement le 18 septembre dernier du nouveau portail d’immigration au Québec, ARRIMA, des milliers de personnes à travers le monde veulent tenter leur chance. Sauf que, bon nombre d’entre eux ne savent pas comment ça fonctionne exactement. On vous illustre le processus de création d’un profil en 10 étapes sur Arrima.

D’entrée de jeu, il faut savoir que le nouveau portail Arrima est un système de gestion des demandes d’immigration basé sur la déclaration d’intérêt. Le candidat qui souhaite faire une demande dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ) doit se créer un profil sur Arrima. L’inscription sur ledit portail est gratuit.

Étape 1 : salle d’attente virtuelle

À l’aide d’un ordinateur personnel ou d’une tablette, rendez-vous sur le lien : https://arrima.immigration-quebec.gouv.qc.ca/aiguillage/. Une fois à cette adresse, on vous indique que « Vous êtes maintenant dans la salle d’attente virtuelle » et le nombre de personne avant vous.

Étape 2 : détails du processus Arrima

Tout en restant dans la salle d’attente virtuelle, dans les secondes qui suivent, une nouvelle page s’ouvre. Dans un bref message, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) vous détail le processus, en expliquant que « Toute personne qui souhaite immigrer et s’installer au Québec dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés doit : Remplir et déposer une déclaration d’intérêt; Attendre une invitation de la part du MinistèreSoumettre une demande de sélection permanente dans Mon projet Québec ».

Étape 3 : début du dépôt de la déclaration d’intérêt

En ce qui concerne tout nouveau postulant, vous devez avoir en votre possession votre passeport, votre courriel valide (email) sans oublier le mot de passe. Il faudra cliquer sur le lien « Pour remplir, mettre à jour ou déposer une déclaration d’intérêt ».

Étape 4 : création d’un compte avec courriel/email

Sur la nouvelle page qui s’ouvrira, cliquez sur « Créer un compte » pour inscrire votre adresse courriel/email. Après quoi, vous devez cliquer sur « Demander un code de vérification » qui vous sera envoyé dans votre courriel/email.

Étape 5 : code de vérification du courriel/email

Récupérez le code à 6 chiffres et insérez-le dans la section où en vous le demande. Un message vous indiquera que votre adresse courriel est valide. Vous allez ensuite entrer le mot de passe de votre adresse courriel et le confirmer à nouveau, avant de cliquer sur « M’inscrire ».

Étape 6 : choix de l’option correspondant à votre situation 

Dans la section qui s’affiche, cliquez sur « Je suis une personne intéressée à immigrer au Québec ».Vous verrez une page sur les « Conditions d’utilisation du profil Arrima ».

Étape 7 : acceptation des conditions du MIDI

Après avoir pris connaissance des conditions, vous avez la possibilité de vous désister. Dans le cas contraire, vous devez cocher les deux cases « J’ai lu et j’accepte les conditions d’utilisation » et « J’ai lu les conditions générales » en dessous de la page avant de faire « Suivant ».

Étape 8 : identité du demandeur (passeport)

Dans cette section, ayez en main votre passeport pour renseigner les champs sur votre identité notamment : nom et prénom (s), sexe, date de naissance, ville de naissance, pays ou territoire de naissance etc. avant de cliquer « Suivant ».

 

Étape 9 : coordonnées du demandeur

Dans cette page, entrez vos coordonnés dans les champs qui s’afficheront notamment votre adresse de résidence, pays ou territoire de résidence, la province ou l’État (à remplir s’il y en a), ville de résidence et au moins un numéro de téléphone avant de cliquer sur « Créer mon profil ».

Étape 10 : profil complété avec succès

En cliquant sur « créer mon profil », un message s’affiche comme suit : « Votre profil a été créé avec succès. Vous serez redirigé vers la page d’authentification. Pour accéder à votre dossier, vous devez saisir votre courriel/email et votre mot de passe utilisés lors de l’inscription ».

Après lecture de ce message, cliquez sur « Quitter ». Vous serez alors redirigé dans votre nouveau profil Arrima que vous venez de créer.

La prochaine fois que vous aurez besoin de vous rendre sur votre profil, vous n’aurez qu’à aller à la page suivante https://arrima.immigration-quebec.gouv.qc.ca/aiguillage/ pour entrer votre courriel et votre mot de passe que vous avez utilisé lors de la création de votre profil.

Quand soumettre une demande de sélection permanente ?

C’est après la création de votre profil que le MIDI pourra éventuellement vous contacter. Le ministère de l’immigration entend contacter les personnes qui répondent à certains critères, en misant surtout sur les besoins du marché du travail dans les différentes régions du Québec. Parmi les critères pris en considération, il y a le fait de détenir une offre d’emploi validée par le Ministère.

Lorsque vous recevrez une « invitation de la part du Ministère », vous aller devoir retourner à l’adresse https://arrima.immigration-quebec.gouv.qc.ca/aiguillage/ et cliquer sur « Pour soumettre ou suivre l’état de votre demande de sélection permanente ». C’est à cette étape que vous allez proprement « Soumettre une demande de sélection permanente dans Mon projet Québec ».

Lire aussi: Québec, ouverture du portail d’immigration en ligne, lancez-vous!

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Vision 2025, nouvelle stratégie de l’industrie aérospatiale au Canada

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L’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC) a lancé ce mardi, 9 octobre, une nouvelle initiative stratégique. Il s’agit de Vision 2025 qui rassemblera les acteurs de l’industrie afin d’inscrire le secteur dans une perspective économique commune.

Depuis très longtemps, le Canada n’a pas déployé un plan d’investissement à long terme visant l’industrie de l’aérospatiale. Or plusieurs indicateurs montrent le potentiel du secteur.

M. Jean Charest, qui dirigera cette nouvelle initiative de l’industrie aérospatiale, met l’accent sur l’importance du secteur dans l’économie canadienne. En effet, sa part de contribution à l’économie est estimée à 25G$. De plus, en 2017, le PIB manufacturier du secteur s’est classé parmi les plus élevés au monde.

Assurer la croissance de l’Industrie aérospatiale : l’enjeu principal de Vision 2025

Charest a précisé que Vision 2025 œuvrera à « stimuler l’innovation, les activités commerciales et les emplois. » L’initiative permettra de réaliser ces objectifs en déployant une stratégie commune à tous les acteurs.

Rappelons que l’industrie spatiale canadienne se classe 5e au monde et qu’elle crée près de 190 000 emplois. Aussi, il a été important de mentionner que le contexte mondial est actuellement très concurrentiel. Ainsi, selon M. Jim Quick, président de l’AIAC, « le Canada ne peut se permettre aucune complaisance. »

Les pistes d’avenir pour l’industrie spatiale canadienne

Vision 2025 rassemblera notamment des représentants du secteur de l’éducation et des gouvernements. Les rencontres débuteront à l’automne et l’hiver 2018-2019.

Les échanges auront lieu dans les villes où l’industrie est présente, soit, Toronto, Montréal, Vancouver et Halifax. Au terme des dialogues entre les différents acteurs, un rapport sera rédigé afin d’identifier les priorités de la stratégie nationale de l’aérospatiale.

Vision 2025 participe aussi Sommet de l’aérospatiale canadienne qui se déroulera les 13 et 14 novembre, à Ottawa.

Source : AIAC

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