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Culture

Entrevue avec Eric Tolledano et Gilles Lellouche

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Crédit photo: Sonia_Recchia

Retour à la comédie pour Eric Tolledano et Olivier Nakache dans leur dernier film, Le sens de la fête.

Entrevue réalisée pendant le TIFF 2017.

Quitterie HERVOUET –Vous revenez en force avec Le sens de la fête. D’où vous est venue l’envie de faire une comédie ?

Eric Toledano – Nous avions envie de nous marrer dans un contexte un peu dur. J’aime citer le maître de la comédie Billy Wilder qui disait « quand je suis un peu déprimé, j’aime faire des comédies ». On est parti se réfugier dans la comédie en créant un terrain de jeu dans une contrainte de temps et d’espace. On a fait évoluer des personnages chacun avec leurs failles et on a un peu montré l’interaction des uns avec les autres. Nous avons voulu faire une petite radiographie de la société française à travers plein de personnages.

QH – Vous jouez un personnage haut en couleur, un peu loufoque.

Gilles Lellouche – Au départ, ce n’est pas lui qui a été choisi par le marié pour chanter ; mais comme le chanteur a eu des petits soucis, ils ont été obligé de changer au dernier moment et ont décidé de prendre James qui a un gros ego et qui est donc difficile à gérer. C’est un personnage que j’ai adoré faire car il a quelque chose de très joli et touchant. Il fait partie de ces gens qui ont leur quart d’heure de gloire tous les samedis quand ils jouent dans des mariages. Pendant deux ou trois heures, ils donnent tout, prennent les choses à cœur. Pour le rôle, je me suis entraîné à chanter avec un groupe qui joue toute les semaines dans les mariages. J’ai trouvé leur professionnalisme très beau. Que l’on chante dans la rue, dans un bar avec 20 personnes ou à Bercy (salle de concert parisienne), c’est le même métier. Ce sont des chanteurs. J’ai trouvé ça super rigolo à faire parce que le personnage est très épais, très lourd et en même temps très humain, beaucoup plus sensible qu’il n’y paraît. Les personnages sont très humains et riches à jouer et le film creuse ce sillon. Je me suis amusé comme rarement.

QH – le film est drôle. Il y a notamment une scène où votre personnage chante en italien, mais ce n’est pas vraiment de l’italien.

GL – Oui, il fait du n’importe quoi, du yaourt italien. Chanter de « l’italien n’importe quoi », c’est quelque chose que je faisais avec mes copains quand j’étais plus jeune et ça me faisait beaucoup rire. Quand j’ai lu le script, j’étais hilare. Je me suis dit, enfin je vais pouvoir chanter de « l’italien n’importe quoi ». On s’est vraiment amusé à faire ce film. C’était dément.

QH – avec un film comme celui-là, on peut penser que l’ambiance était drôle sur le plateau de tournage…

ET – L’ambiance sur ce film était assez exceptionnelle. Il y avait vraiment très peu de tension alors qu’il y aurait pu en avoir beaucoup, car il y a de nombreux personnages.

QH – Vous avez assisté à des projections. Quelle fut la réaction du public ?

GL – Les gens sont hilares. C’est très rare de voir ça, d’assister à des projections et de voir des gens qui ont vraiment ri du début à la fin sans discontinu. C’est un bonheur inouï, c’est assez incroyable. J’ai rarement vu les gens rire autant pendant un film. Il y a aussi une écoute de la part du public. C’est un film qui fait du bien, un film qui est chaleureux. C’est un film avec de beaux personnages, des gens venant d’horizons très différents où tout le monde s’aide. Il y a un état de grâce autour du film.

QH – Y a t-il une scène qui vous a amusé à tourner plus que les autres ?

GL – Vraiment toutes les scènes m’ont amusé. Tous les jours, c’était un bonheur. C’était vraiment génial de croiser tous les acteurs et toutes les actrices. Éric et Olivier ont une énergie, une joie de faire qui est jubilatoire. Ils savent ce qu’ils veulent et c’est beau à voir. Sans dévoiler toute l’histoire, il y a une scène où Jean-Pierre Bacri nous engueule tous. Il se lance dans une tirade de cinq-six minutes. A la fin de la scène, on s’est tous naturellement mis à l’applaudir. On s’est vraiment pris une leçon de cinéma, on savait qu’on était face à un grand acteur qui joue merveilleusement bien, et c’était quelque chose de très émouvant de voir tous ces acteurs et actrices de plusieurs générations saluer son talent incroyable.

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Culture

GSM Project création réalisera le nouveau musée de l’histoire de Montréal

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La Ville de Montréal a annoncé ce vendredi, 16 août, que l’entreprise GSM Project création inc a obtenu le contrat du projet Mémoires des Montréalais.es, d’une valeur de 1,16 M$.

L’entreprise GSM Project création inc se charge désormais de la conception muséale et le suivi de la réalisation du nouveau Centre d’histoire de Montréal (CHM) rebaptisé Mémoires des Montréalais.es (MEM).

Selon Magda Popeanu, vice-présidente et responsable de la culture et de la diversité montréalaise au sein du comité exécutif, le projet de transformation s’inscrit dans les perspectives de la Ville de donner accès au savoir et à la connaissance ainsi que de la reconnaissance de la culture comme quatrième pilier du développement durable.

Un nouvel espace pour la mémoire des Montréalais

Le rôle du MEM est de poursuivre la mission du Centre d’histoire de Montréal avec un espace culturel citoyen offrant une expérience muséale inclusive dédiée à la mémoire des Montréalais.

« Il misera sur le rôle de l’histoire dans le façonnement de l’identité montréalaise et du sentiment d’appartenance envers la métropole », indique le communiqué de la Ville.

Les travaux du projet débuteront cet automne. L’ouverture publique des nouveaux locaux, situés au carré Saint-Laurent, au point zéro de la ville, à l’angle de la Main (le boulevard Saint-Laurent) et de la rue Sainte-Catherine, est prévue pour 2021. Par ailleurs, l’espace hébergera dès septembre les bureaux administratifs du musée.

À savoir : Les nouveaux espaces, trois fois plus vastes que les anciens, seront consacrés à diverses expositions et à des aires d’accès publics proposant une programmation interactive et dynamique qui invite le visiteur à profiter des services et à renouveler par le fait même son engagement citoyen.

Infos sur le musée

Lire aussi : Ce qui vous attend au MAC cet automne

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Culture

Myriam D’Arcy, nouvelle directrice des Rendez-vous Québec Cinéma

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Québec Cinéma a annoncé ce mercredi, 14 août, que Myriam D’Arcy s’est joint à son équipe à titre de directrice des Rendez-vous.

La nouvelle directrice des Rendez-vous Québec Cinéma œuvre à la mise en valeur du talent d’ici et à la promotion du patrimoine québécois depuis une dizaine d’années. Elle cumule également plus de 15 ans d’expérience en événementiel. Voici un aperçu de sa carrière.

Détentrice d’un baccalauréat en science politique à l’Université du Québec à Montréal, Mme D’Arcy poursuit actuellement un diplôme d’études spécialisées en développement des organisations à l’Université Laval.

Entre 2010 et 2019, elle a œuvré au sein du Mouvement national des Québécoises et Québécois, d’abord en tant que responsable de l’animation politique, puis de responsable de la Fondation histoire et commémorations.

À ces titres, elle a mené plusieurs projets d’envergure, notamment la coproduction du collectif de courts métrages historiques Je me souviens, ainsi que la mise sur pied du programme Les Rendez-vous culturels, destiné à favoriser l’intégration des nouveaux arrivants grâce à des activités culturelles, tel que des projections de films québécois.

Parallèlement, elle a aussi collaboré pendant près de 10 ans à la Fondation Lionel-Groulx comme chargée de projet à la promotion de l’histoire.

« Depuis son entrée en poste le 5 août dernier, Myriam travaille à rassembler une équipe renouvelée et dédiée au rayonnement des talents, à l’accès aux films et au développement des publics », a indiqué Ségolène Roederer, directrice générale de Québec Cinéma.

Lire aussi : Imaginationreality : La nouvelle création de Katie Ward

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Culture

Ce qui vous attend au MAC cet automne

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Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) a dévoilé ce mardi, 13 août, la programmation de l’automne 2019.

« C’est un automne particulièrement multidisciplinaire qui attend les visiteurs avec une programmation qui met de l’avant les avenues les plus actuelles, pertinentes et variées de l’art contemporain », a déclaré John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC.

Au MAC, le menu des expositions et des activités automnales met en exergue la collaboration avec MOMENTA | Biennale de l’image et le retour de la peinture.

La saison débute ainsi dès aujourd’hui, 13 août, avec une installation immersive du festival MUTEK : ISM Hexadome qui se poursuit jusqu’au 2 septembre. Il s’agit d’une œuvre combinant les arts et la technologie de pointe. L’installation présente neuf projections sur six écrans géants de duos d’artistes variés, autant de la relève que des grands noms de la musique et de l’image, tels que Thom Yorke et Ben Frost.

Il s’en suivra l’exposition Jeux d’enfants de Francis Alÿs produite en collaboration avec MOMENTA. Elle aura lieu du 4 septembre 2019 au 5 janvier 2020.

Francis Alÿs, Children’s Game 10 / Papalote, 2011, Vidéo, couleur, son, 4 min 13 s

Une grande multiplicité de pratiques

Le musée souligne notamment la présence des artistes québécois et canadiens, avec les expositions de Luis Jacob et Serge Tousignant, Gisele Amantea, et Alain Paiement.

« Seulement au MAC peut-on côtoyer dans une même visite une aussi grande multiplicité de pratiques et passer par exemple d’une installation vidéographique d’envergure, au travail délicieusement stylisé d’une peintre contemporaine, à une expérience audiovisuelle hors du commun, à l’art de la performance », a souligné M. Zeppetelli.

La programmation culturelle, est quant à elle, marquée par le programme Inclusion en action et le 13e Colloque international Max et Iris Stern (4, 5 et 6 octobre). Les ateliers pour les familles et adultes, les visites interactives, les rencontres avec artistes et commissaires, ainsi que le programme SéminArts se poursuivent tout l’automne.

Pour plus d’informations sur la programmation ICI

Lire aussi : Le Fort-Chambly accueille le Symposium Artistes sur le champ

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