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Environnement et Économie : Legault incapable de répondre de ses promesses ?

Baba-Idriss FOFANA

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L’opposition officielle, le Parti libéral du Québec (PLQ), estime qu’il est temps pour le gouvernement de François Legault de livrer ses promesses et de les chiffrer, ou de dire aux Québécois sur quels engagements il compte reculer. Environnement et Économie : deux thématiques sur lesquelles les ex-tenants du pouvoir y vont de leurs attentes sans ménagement.

En vue de la mise à jour économique du gouvernement québécois prévue le 3 décembre prochain, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de Finances, Carlos J. Leitão, a fait part des attentes des libéraux. « La Coalition avenir Québec [CAQ] a beaucoup promis aux Québécois au cours de la dernière campagne. Que ce soit la réforme de la taxe scolaire, la révision des tarifs de garderie, l’allocation familiale ou les maternelles 4 ans, il est temps pour le gouvernement de François Legault de livrer ses promesses et de les chiffrer, ou de dire aux Québécois sur quels engagements il compte reculer », a déclaré, lundi 26 novembre, l’opposition officielle.

Manque de main-d’œuvre et défi de l’emploi : « silence radio »!

Selon l’ancien ministre des Finances sous Philippe Couillard, le 3 décembre sera un premier test pour le nouveau premier ministre, François Legault, qui a « gonflé les attentes » en faisant plusieurs promesses non chiffrées ou chiffrées bien en deçà d’évaluations raisonnables. « Maintenant, souhaite Carlos Leitão, il doit livrer la marchandise et utiliser les surplus budgétaires que nous avons laissés à bon escient ». Car, a-t-il souligné, « rarement un gouvernement aura eu la chance d’arriver en poste avec une telle marge de manœuvre ».

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L’opposition officielle déplore le silence radio des caquistes à propos du manque de main-d’œuvre et du défi de l’emploi. Elle croit savoir que la mise à jour économique doit s’y attaquer et mettre en place des mesures pour stimuler l’économie. Au nombre de celles-ci, les libéraux proposent de bonifier l’enveloppe octroyée au Plan québécois des infrastructures (PQI) ; de transférer un point sur la Taxe de Vente du Québec (TVQ) au milieu municipal; et d’instaurer l’incitatif à l’investissement accéléré. Autrement dit, prévient l’opposition, ce sont les nuages qui planeront au-dessus de l’économie québécoise, malgré le surplus de 3 milliards de dollars dont le gouvernement Legault a hérité.

Le « manque de sensibilité » pour la cause environnementale…

Tout comme au niveau de l’environnement, l’ex-parti au pouvoir soutient que depuis l’élection du 1er octobre 2018 qui a porté la CAQ au pouvoir, le gouvernement a déjà manifesté son manque de sensibilité pour cette cause. « Les Québécoises et les Québécois sont prêts à contribuer à l’effort environnemental. Le gouvernement doit en faire tout autant et soutenir les efforts de la population », fait valoir Marie Montpetit, porte-parole du PLQ en matière d’Environnement, de Lutte contre les changements climatiques.

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Au dire de l’ex-ministre de la Culture et des Communications, le gouvernement Legault a l’occasion de démontrer que pour lui, tout comme pour la population québécoise, l’environnement est une priorité. « Car au-delà des paroles et des bonnes intentions, poursuit Mme Montpetit, il y a les gestes concrets qui peuvent être posés ».

Tout en demandant à François Legault de prouver que ses intentions sont réelles en matière d’environnement et d’insister sur l’importance de lutter contre les changements climatiques, l’opposition officielle pense que son gouvernement devrait prendre des mesures concrètes. Entre autres, l’augmentation du financement accordé aux centres de tri pour répondre à l’actuelle crise du recyclage au Québec, la bonification du financement aux municipalités pour l’implantation des centres de compostage et de biométhanisation et enfin la bonification du programme RénoVert qui encourage les citoyens à réaliser des travaux de rénovation résidentielle écoresponsable.

 

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Réouverture d’une grande affaire de contrefaçons d’œuvres de Rodin

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L’affaire a commencé en 2001 lorsque le musée Rodin a déposé plainte concernant la circulation de copies illégales réalisées à partir des œuvres du sculpteur français.

Les reproductions des sculptures « Le penseur », « Le baiser », « La main de Dieu » et d’autres œuvres, ont été exposées et vendues à l’étranger comme étant des originaux.

Selon l’AFP, quatre hommes et la société italienne « Gruppo mondiale » ont comparu devant la cour d’appel de Paris, ce mercredi, 20 février. Le nombre des reproductions est impressionnant. On estime que 1.700 pièces ont été tirées à partir de 52 oeuvres de l’artiste.

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AQAADI : lueur d’espoir pour les 18 000 dossiers d’immigration annulés par Québec ?

Baba-Idriss FOFANA

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Suite à la décision du gouvernement du Québec d’annuler « 18 000 dossiers d’immigration » pour cause d’une réforme de l’Immigration à travers le nouveau projet de loi PL9, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI) a décidé, mercredi, d’attaquer en justice cette décision qu’elle juge « illégale ». Elle souhaite que Québec revienne à de meilleur sentiment en traitant avec « urgence » ce dossier.

L’affaire des 18 139 dossiers fait grand bruit non seulement au Québec mais ailleurs dans le monde. Estimés à entre 50 000 et 60 000 personnes, ces candidats à l’immigration ont vu leur « rêve brisé » depuis quelques jours. Cette décision qualifiée « d’inhumaine et d’inacceptable » a été rejetée à l’unanimité par l’opposition québécoise depuis l’introduction du projet de loi PL9 le 7 février dernier par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI).

Le projet de loi PL9 de la discorde…

Le 14 février dernier, dans une lettre ouverte adressée au ministre québécois de l’Immigration, 94 avocats en droit de l’immigration issus de de l’AQAADI, s’étaient opposés à la volonté du gouvernement Legault de jeter 18 000 dossiers d’immigration à la poubelle, tout en l’invitant à changer d’avis. « Dans le meilleur intérêt de tous, nous vous demandons officiellement de traiter ces dossiers, de rassurer la population, et ce, tout en travaillant ensemble à parfaire le nouveau système sans préjudicier nos candidats actuels. Qu’on en prenne plus ou qu’on en prenne moins, avant toute chose, l’important c’est d’en prendre soin », avaient suggéré les avocats signataires.

« Le PL9 vise à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes ; à offrir les bases légales nécessaires pour améliorer la francisation, l’intégration et l’adéquation entre les besoins de main-d’œuvre du Québec et le profil des candidats sélectionnés. »

Le ministre Québécois de l’Immigration, Simon Jolin Barrette, avait émis une « fin de non-recevoir » à cette requête des avocats, voulant plutôt contacter les candidats pour leur fait part des programmes disponibles notamment le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et la déclaration d’intérêt à travers le portail Arrima. Or, d’après les révélations de M. Barrette, plus de 91 000 personnes ont fait une demande d’immigration par le biais d’Arrima sans avoir reçu un retour de la part du MIDI en six mois. Et ce, pendant que le Québec fait face à une pénurie de main-d’oeuvre sans « précédent ».

18 000 dossiers d’immigration «encombrants»

Au départ, le gouvernement s’était engagé à payer 19 millions de dollars pour se débarrasser des 18 000 dossiers d’immigration devenus « encombrants » pour mettre en branle la réforme promise par la Coalition avenir Québec (CAQ). Mais les avocats en droit de l’Immigration, tout comme les partis d’opposition, ont soutenu qu’il est « plus judicieux d’investir » ce même montant pour « étudier rapidement » les dossiers en question.

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Pour forcer le gouvernement a traité les 18 000 dossiers, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration a décidé de le poursuivre devant la justice. Est-ce que ce recours est déjà un « soulagement » pour les personnes concernées? Sans connaître l’issue de cette bataille judiciaire qui va se déclencher, tout porte à croire que Québec est tiraillé de tous les côtés sur sa nouvelle vision de l’immigration.

Rappelons qu’au lendemain du dépôt du projet de loi PL9 sur l’immigration par le gouvernement dirigé par François Legault, le gouvernement fédéral dirigé par Justin Trudeau a dit « non » à Québec qui réclamait plus de pouvoir en matière de sélection des immigrants.

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STM : les salariés des services d’entretien sommés de cesser tout ralentissement de travail

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À la suite de l’audience publique tenue les 14 et 15 février derniers, le Tribunal administratif du travail (TAT) déclare que le ralentissement de travail et d’activités exercé par les employés des services d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) est illégal.

Le Syndicat du transport de Montréal (qui représente les personnes salariées des services d’entretien), ainsi que ses membres, ses représentants ou ses mandataires ont été sommés de prendre « immédiatement » les mesures requises pour que cesse tout ralentissement de travail et d’activités concerté. De plus, TAT ordonne que les membres du Syndicat fournissent le travail habituel requis par l’employeur en exécutant toutes et chacune de leurs tâches usuelles, sans moyen de pression.     

Le Tribunal retient que les données présentées par l’employeur démontrent une diminution du nombre d’autobus disponibles, et ce, malgré le nombre d’heures travaillées supérieur à celui des autres années.

Par exemple, le 4 février dernier, sur 1800 autobus de la STM, 1 270 étaient disponibles alors que 1 424 sont requis en cette période de l’année. Le 8 février également, le directeur général de la STM, Luc Tremblay, avait reconnu à l’émission Gravel le matin, que près du tiers de tous les autobus de la STM sont en réparation.

Le Tribunal précise dans sa décision que le procureur syndical a fait un travail considérable pour mettre en relief les différents éléments susceptibles d’affecter le nombre d’autobus en circulation. Cette preuve pourrait expliquer une certaine variation, mais pas de l’ampleur de celle qui est constatée.

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Enfin, le Tribunal autorise le dépôt de sa décision au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal et il rappelle aux parties que ce dépôt confère à l’ordonnance le même effet que s’il s’agissait d’un jugement de la Cour. Le défaut de s’y conformer peut-être sanctionné par une procédure d’outrage au Tribunal.

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