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Économie

Expo Entrepreneurs : une « vision assez forte » qui mobilise les gens dans la bonne direction au Québec

Baba-Idriss FOFANA

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Nima Jalalvandi, fondateur et PDG d'Expo Entrepreneurs, lors de la clôture de l'Édition 2019. #EEQC19

Consolidation, qualité et quantité étaient les maîtres mots de la deuxième édition d’Expo Entrepreneurs, l’un des plus grands rassemblements de l’écosystème entrepreneurial au Québec, tenue les 23 et 24 janvier 2019 à la Place Bonaventure de Montréal. Près de 8 000 participants ont pris part à l’événement dont plus de 2 000 entrepreneurs venus des 17 régions administratives du Québec et même de l’international.

Devenu un rendez-vous incontournable pour l’entrepreneuriat au Québec, Expo Entrepreneurs est « un concept assez original qui sort des sentiers battus » des salons traditionnels. Avec plus de 150 organismes présents et plus de 165 conférences et ateliers tenus, cette année, #EE19 a également enregistré la venue d’une délégation du G20, des accompagnateurs internationaux, des représentants du gouvernement du Canada, du Québec, des enfants, des papas et mamans, « c’est du jamais vu dans d’autres événements du genre ici ».

« Ce qui est vraiment incroyable, c’est que les gens qui viennent à Expo Entrepreneurs sortent avec des solutions concrètes. Tu peux rentrer chômeur et sortir président d’entreprise. »

– Nima Jalalvandi, fondateur d’Expo Entrepreneurs

Quand une place de 200 000 pieds carrés (pi2) se transforme en espace de coworking, « très design, très chic », où le participant peut s’assoir dans n’importe quel lounge avec un ordinateur portable, prendre un café, marcher à 30 secondes, aller parler avec le sous-ministre du ministère de l’Économie et de l’Innovation ou avec un représentant de la Ville de Montréal ou de PME Montréal etc., « c’est bien plus qu’un événement » qui accroche le premier venu dans le monde de l’entrepreneuriat. « Tu peux venir à Expo Entrepreneurs, tu peux t’incorporer, sortir avec tes numéros NEQ (numéro d’entreprise du Québec) ; tu peux même rentrer chômeur, trouver une banque qui va te financer et sortir président d’entreprise », confie Nima Jalalvandi, PDG d’Expo Entrepreneurs, dans une entrevue à Avant Première MTL jeudi.

À Expo Entrepreneurs, créativité et innovation se conjuguent!

Après un premier « coup réussi » en 2018, les organisateurs ont jugé important de garder cette année l’esprit d’originalité et de créativité qui les avait guidés lors de la première édition. Ils ont donc décidé de consolider leur savoir-faire et savoir-être, « retourner aux réflexions initiales pour voir ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné ». Cela a donné une nouvelle touche à Expo Entrepreneurs en 2019. « On est vraiment allé chercher de la qualité cette année en termes de partenaires et de conférenciers. La nouveauté, c’est que plus d’entrepreneurs sont venus des régions du Québec, plus de PME et des entreprises qui ont les reins assez solides se sont joints à Expo Entrepreneurs », révèle Nima, lui-même entrepreneur.

« Au fil des années, on va avoir du monde qui vient de l’international. C’est pour ouvrir les portes à nos entrepreneurs locaux, les bons réseaux, les bons contacts pour commencer à démarcher les marchés internationaux. Car, à la fin de la journée, notre vraie clientèle reste les 17 régions administratives du Québec. »

– Nima Jalalvandi, PDG d’Expo Entrepreneurs

Mais comment parvenir à réunir un beau monde dans un petit laps de temps? Derrière Expo Entrepreneurs, se cache des entrepreneurs, une équipe, des bénévoles et une « belle vision » humaine d’après son fondateur. Pour lui, l’entrepreneuriat, c’est d’abord un travail d’équipe, qui demande de la collaboration. Que ce soit d’autres entrepreneurs, que ce soit l’équipe permanent d’Expo Entrepreneurs, la centaine de bénévoles, ça demande de la collaboration, dit-il. « On a une belle vision chez Expo Entrepreneurs, on sait où on veut aller. Quand on a une vision assez forte, c’est encore plus facile de mobiliser les gens dans la bonne direction », fait valoir Nima Jalalvandi.

« Si l’humain existe, c’est pour entreprendre »

À l’en croire, un bon entrepreneur, c’est quelqu’un qui sait communiquer sa vision pour mobiliser des équipes, gérer des ressources afin de pouvoir réaliser sa vision. « C’est ça notre force chez Expo Entrepreneurs », laisse entendre le PDG d’Expo Entrepreneurs. Tout en promettant de faire mieux en 2020, Nima tient à souligner que l’entrepreneuriat au Québec est non seulement « bien vu, mais c’est désirable ».  « C’est un sujet où tout le monde y croit, et c’est difficile d’être contre l’entrepreneuriat », croit savoir le patron d’Expo Entrepreneurs.

« Dans les années à venir, la capacité de la communauté entrepreneuriale à créer des ponts, sera un atout essentiel de la croissance économique du Québec, mais aussi un outil pour répondre aux enjeux sociétaux. »

– Nima Jalalvandi, entrepreneur québécois

Si Nima croit aussi fort en l’entrepreneuriat au Québec, c’est parce qu’il a conscience que « ça ne mange pas politique ». En plus, se réjouit-il, « l’environnement est très propice et sécuritaire » pour les affaires. Pour lui, si l’humain existe, c’est pour entreprendre durant son existence. « Qu’on soit président d’université, premier ministre ou président d’une République, peu-importe, on est entrepreneur quelque part », souligne-t-il. « Créer et diriger un gouvernement, c’est un projet entrepreneurial. (..) Tu communiques ta vision, tu mobilises les gens autour de cette vision, tu gères des ressources, des budgets pour arriver à tes fins », poursuit le fondateur d’Expo Entrepreneurs.

L’entrepreneuriat « ne mange pas » politique, « les citoyens québécois sont de bonne foi »

Alors que la première édition d’Expo Entrepreneurs a bénéficié du soutien du gouvernement libéral en 2018, le changement de régime politique observé le 1er octobre dernier au Québec n’a eu aucun effet sur l’organisation de la deuxième édition en 2019 d’après l’organisateur, qui a également reçu un appui financier du nouveau gouvernement caquiste. Selon M. Jalalvandi, cela s’explique par le fait que « peu-importe le gouvernement en place, on a une population de citoyens qui sont de bonne foi. C’est vrai que les gens n’ont pas les mêmes approches, il peut avoir des chicanes, mais à la fin de la journée les Québécois sont de bonne foi » pour faire avancer le Québec.

Voir les images >>> Facebook Expo Entrepreneurs

Au terme d’Expo Entrepreneurs 2019, dans son discours de clôture, Nima Jalalvandi a annoncé avoir reçu au moins 400 000 $ de la part de la Ville de Québec et du gouvernement du Québec pour l’organisation d’Expo Entrepreneurs Pro cette année dans la capitale nationale. « La capacité de la communauté entrepreneuriale à [pouvoir] créer des ponts, sera un atout essentiel de la croissance économique du Québec, mais aussi un outil pour répondre aux enjeux sociaux dans les années à venir », conclut-il.

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Tourisme

Où et comment les Québécois passent leurs vacances de Pâques?

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Selon un sondage dévoilé par Caroline Proulx, la ministre du tourisme, ce mercredi 17 avril, 35% des Québécois ont planifié un voyage pendant les vacances de Pâques.

Environ la moitié des Québécois qui ont prévu de voyager pendant les vacances de Pâques visiteront une région du Québec. La province est ainsi leur premier choix, devançant les destinations des États-Unis et de l’Ontario.

Pour leurs escapades, les Québécois ont planifié de passer au moins une nuit hors de leur lieu de résidence. Plus de la moitié de ces voyageurs séjournera dans un hotel, alors que près du tiers, logeront chez des membres de leur famille ou des amis.

Ils passeront en moyenne 2,7 nuits et dépenseront environ 440 $ par personne. Cette année, 21 % des voyageurs québécois prévoient de dépenser plus que l’année passée.

Les vacances seront dédiées aux activités récréatives et de divertissement (19 %), les activités culturelles et événementielles (19 %) ainsi que les activités sportives et de plein air (16 %).

Où passent-ils leurs vacances ?

Quand ils passent leurs vacances dans la province, les Québécois sont nombreux (36%) à choisir la capitale nationale. Les autres régions qui les attirent sont : Charlevoix (12 %), Montréal (9 %), les Laurentides (7 %), la Montérégie (7 %) et la Gaspésie (7 %).

À l’échelle du pays, le Québec représente une destination de choix pour 11 % des Néo-Brunswickois, de 8 % des Ontariens.

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Économie

Canada, les immigrants ont envoyé plus de 5 milliards de dollars à l’étranger

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En 2017, les résidents canadiens ont transféré en moyenne 2 855 $ à leurs familles ou à leurs amis vivant hors du Canada, selon une étude de Statistique Canada.

Les statistiques sur les transferts de fonds internationaux ont été publiées ce mercredi 17 avril.

Elles ont porté sur les résidents canadiens, y compris les Canadiens naturalisés, les immigrants reçus et les résidents temporaires, nés dans des pays admissibles à l’Aide publique au développement (APD).

L’étude a montré, entre autres, que les sommes envoyées dans les pays en voie de développement servent à payer des dépenses courantes et des frais médicaux.

Il est important de préciser d’abord qu’en 2017 les fonds transférés aux pays admissibles à l’APD étaient de 5,2 milliards de dollars.

De cette somme, 1,4 milliard de dollars ont été transmis à un pays d’Asie du Sud-Est et d’Océanie et 1,2 milliard de dollars, à un pays d’Asie du Sud.

Importance des transferts d’argent dans le développement durable à l’échelle mondiale

Voici à quoi ont servi les sommes envoyées depuis le Canada aux pays en voie de développement :

  • 59 % des personnes ont envoyé de l’argent à l’étranger pour payer des dépenses courantes comme l’alimentation, le logement, ou les facture d’électricité et de chauffage.
  • 43 % des répondants, ont transféré des sommes qui ont été utilisés pour payer des frais médicaux.
  • 35 % des personnes ont envoyé de l’argent comme cadeau.

En 2017, dans le cadre de la Journée internationale des transferts d’argents familiaux, le Fonds international de développement agricole a reconnu dans son rapport « Les transferts d’argent, l’investissement et les objectifs de développement durable » que :

Les transferts d’argent constituent un soutien vital pour des centaines de millions de personnes à travers le monde et s’emploie à renforcer leurs effets de développement sur les familles et les collectivités. 

Baisser les frais de transaction

Les chiffres ont révélé que pour transférer l’argent, les résidents canadiens ont été nombreux (56%) à avoir recours aux entreprises de transfert d’argent.

À ce propos, l’étude a mis l’accent sur le fait que ces types de services d’envoie coûtent chers, particulièrement quand il s’agit de petites sommes.

En effet, en moyenne, ces frais de transaction représentaient 6 % du montant envoyé en 2017. Statistique Canada a indiqué en outre que « réduire les frais d’envoi de fonds est devenu un objectif stratégique à l’échelle internationale. »

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Économie

Québec soutient trois nouveaux projets dans l’industrie aérospatiale

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Pierre Fitzgibbon, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, a dévoilé aujourd’hui l’amorce de trois nouveaux projets dans le secteur de l’industrie aérospatiale.

Les projets sont initiés par les entreprises AP&C Revêtements & poudres avancées, TMC Global et l’Institut de recherche technologique Saint Exupéry.

Ils ont été annoncés dans le cadre de la 5ème édition de la Semaine internationale de l’aérospatiale, un des plus grands regroupements de l’industrie en Amérique du Nord, qui se déroule jusqu’au 18 avril prochain au Palais des congrès de Montréal.

« Ces organisations ont fait le choix gagnant de miser sur l’environnement d’affaires favorable du Québec et notamment sur son expertise reconnue en intelligence artificielle pour assurer leur croissance », a souligné M. Fitzgibbon.

Enjeux économiques des projets

AP&C Revêtements & poudres avancées, une société de GE Additive, a bénéficié d’une contribution financière de 9,5 millions de dollars, attribué par le programme ESSOR du gouvernement du Québec.

Son projet promet de créer 75 emplois de qualité dans la région des Laurentides.

L’implantation d’une antenne de l’IRT Saint Exupéry (situé à Toulouse, en France) au et du siège social de l’entreprise néerlandaiseTMC Global dans la métropole favoriseront selon M. Fitzgibbon « le dynamisme de l’industrie québécoise de l’aérospatiale, en plus de démontrer, une fois de plus, que le Québec est un lieu propice à la réalisation d’investissements majeurs. »

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