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Culture

De Miró aux sciences naturelles : Québec reçoit des expositions exceptionnelles en 2019

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Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) et le Musée de la civilisation du Québec (MCQ), en partenariat avec la Ville de Québec, annoncent des expositions exceptionnelles, en 2019, dans la capitale nationale : Miró à Majorque. Un esprit libre. Et Un musée grandeur nature. Cette dernière regroupe deux expositions axées sur les sciences naturelles.

Présentés en 2019, ces événements internationaux sont financés par l’Entente de développement culturel entre la Ville de Québec et le gouvernement du Québec. « En favorisant la prestation d’événements culturels grandioses, nous contribuons à créer une ville attrayante, entraînant ainsi des retombées économiques et touristiques substantielles. Nous l’avons d’ailleurs constaté avec les expositions Alberto Giacometti et Hergé à Québec l’an dernier », a souligné Régis Labeaume, maire de Québec.

La subvention totale de 1 million de dollars, divisée en parts égales entre les deux musées, provient de la Mesure d’aide financière à l’intention des musées d’État pour des expositions internationales majeures, précédemment annoncée lors du renouvellement l’Entente de développement culturel 2018-2020.

De Miró au Musée national des beaux-arts du Québec

L’exposition sur Joan Miró, artiste reconnu mondialement, se tiendra en primeur sur le continent nord-américain du 30 mai au 8 septembre 2019. En partenariat avec la Miró Mallorca Fundació (Espagne), elle comprendra un ensemble exceptionnel de plus de 150 peintures, sculptures et œuvres sur papier, dont plusieurs toiles de grand format et travaux inédits. Il s’agit de la première exposition de Miró au Québec depuis plus de 30 ans.

« Un tel événement de calibre international vient renforcer le statut de destination culturelle de la ville de Québec, au bénéfice de ses citoyens comme de ses touristes »

– Christiane Germain, présidente du MNBAQ.

La sélection d’œuvres rend compte de la période où l’artiste s’est établi à Majorque, où il a été particulièrement prolifique pendant 25 ans, créant plus du tiers de l’ensemble de son œuvre.

Le parcours sera construit autour de quatre grands thèmes représentatifs du travail de Miró et se déploiera dans les quatre salles temporaires du pavillon Pierre Lassonde. L’événement sera accompagné d’une riche programmation d’activités culturelles et éducatives.

Deux expositions d’envergure au Musée de la civilisation

L’événement Un musée grandeur nature se tiendra du 24 avril 2019 au 5 mai 2020. Il regroupera de façon simultanée deux expositions d’envergure internationale : Venenum, un monde empoisonné, du musée des Confluences à Lyon, et Trésors du monde naturel, du Musée d’histoire naturelle de Londres.

« Ce geste d’appui d’une importance majeure nous encourage à développer davantage le potentiel attractif extraordinaire que possèdent nos expositions »

– Michel Dallaire, PCA du MCQ.

La première exposition dévoilera les mystères rattachés aux poisons et leurs utilisations par l’Homme. Les visiteurs pourront même observer en toute sécurité des poisons toujours présents dans la nature, dont des spécimens vivants de serpents, batraciens, arachnides et poissons. En 2017, Venenum, un monde empoisonné a été l’exposition hors beaux-arts la plus visitée d’Europe.

La deuxième présentera quelque 200 pièces d’une richesse scientifique remarquable, dont une page manuscrite de la main de Charles Darwin, le squelette d’un tigre à dents de sabre et un panache du plus grand cervidé disparu il y 8 000 ans. Uniques et inusités, les objets raconteront, à leur façon, l’histoire de l’humanité.

Source : MNBAQ

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Montréal : le MAC vend Leonard Cohen à l’international

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📸 @susanmossphoto

C’est officiel : la tournée de la grande exposition Leonard Cohen : Une brèche en toute chose / A Crack in Everything, organisée par le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC), démarrera aux États-Unis, soit au Jewish Museum, à New York, du 12 avril au 8 septembre 2019.

La tournée se poursuivra ensuite en octobre 2019 à Copenhague, au Kunstforeningen GL STRAND et Nikolaj Kunsthal; et en septembre 2020 à San Francisco, au Contemporary Jewish Museum. D’autres destinations et dates pourraient s’ajouter prochainement. « Je trouve extrêmement émouvant de faire voyager cette exposition, qui fut l’un des plus gros succès du MAC et aussi l’une des plus belles expositions que j’ai eu le plaisir d’organiser de ma vie », a commenté John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC.

Par cette tournée, le MAC s’associe à des musées reconnus, actifs dans de grandes capitales culturelles autour du monde, et poursuit son travail sur la scène artistique internationale. Le Musée réalise par ailleurs ses objectifs de participer au rayonnement d’artistes québécois, canadiens et internationaux, de même qu’au rayonnement de Montréal, ville d’appartenance de Leonard Cohen.

Une exposition développée avec l’accord de Leonard Cohen

Au dire du DG du MAC, le grand intérêt qu’elle suscite sur la scène internationale confirme l’impact colossal de l’œuvre de Leonard Cohen, dont l’héritage reste vivant et actuel malgré son décès. « Je suis extrêmement heureux que les admirateurs de Cohen à travers le monde puissent avoir à leur tour l’occasion de découvrir cette exposition qui a touché un si large public à Montréal, de toutes origines et de tous âges », a-t-il ajouté.

Leonard Cohen, Trouville 1988. Photo: Claude Gassian

Développée dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, Leonard Cohen : Une brèche en toute chose / A Crack in Everything, inaugurée le 9 novembre 2017 au MAC, un an après le décès de Leonard Cohen, a été visitée par un record de 315 000 visiteurs, faisant de l’exposition l’une des plus visitées de l’histoire du Musée.

Véritable exposition multidisciplinaire où se mélangent arts visuels, réalité virtuelle, installations, performance et musique, Leonard Cohen : Une brèche en toute chose / A Crack in Everything propose au public des œuvres inédites expressément commandées et conçues par un corpus remarquable d’artistes québécois, canadiens et internationaux qui se sont inspirés de l’univers et des grands thèmes de la vie et de l’œuvre de Leonard Cohen.

Source : Musée d’art contemporain de Montréal

À lire aussi : MAC 2018 : brillance au tapis rouge du Musée d’art contemporain de Montréal

 

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Culture

Nordicité, de l’intraductibilité du sentiment exotique

Hanen Hattab

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Et si vous décidez de faire de votre curiosité de l’Autre un travail artistique. Quelle sera votre approche pour transmettre votre compréhension de l’objet de fascination ou de désir ?

La metteure en scène José Babin s’est non seulement adonnée à cette ambition et en plus elle a embarqué avec elle d’autres compagnons de route créatifs. Attirée par le nord, elle a décidé de partir à sa quête et de partager cette expérience avec le public à travers la création Nordicité.

Nordicité/Meeting Point est une œuvre théâtrale multi-médiatique co-produite par le théâtre Incliné et le Nordland Visual Theatre. La découverte du grand nord a débuté en 2015 et s’achève en 2019. Durant cette période, plusieurs créations ont été réalisées dans le cadre du projet « Nordicité, des pas sur le cercle ». Des court-métrages et des représentations théâtrales ont ainsi réuni huit pays nordiques, soit, le Groenland, la Suède, l’Islande, la Norvège, la Finlande, le Canada, la Russie et l’Alaska.

Nordicité, le fruit d’une expédition artistique et de rencontres humaines, cite des personnages et des répliques du court-métrage Fish Hole. Le film fait partie du projet et questionne à son tour l’appropriation du territoire. Les témoignages, les œuvres et le circuit de l’expédition figurent sur la plateforme http://theatreincline.ca/nordicite/

Crédit photo Geneviève Therrien

Nordicité joue les 13, 14 et 15 novembre à la Maison de la culture Maisonneuve. La représentation plonge le public notamment dans le processus créatif de l’artiste nomade. Celui-ci enchevêtre son récit autobiographique, le travail d’archivage et d’interprétation des rencontres inopinées et des entrevues.

Nordicité, le nord comme fantasme et objet de réflexion

Voici comment Babin introduit son aventure :

« Perdre le nord… Je cherchais le Nord. Je rêvais d’un vaste projet circumpolaire. Alors j’ai marché autour du cercle polaire, j’ai exploré cette terre, capturé des échantillons d’humanité dans l’espoir qu’ils m’aideraient à transmettre l’esprit du Nord sur scène. »

Nordicité se présente comme un carnet de voyage vivant fictionné à partir des bribes d’histoires racontées par Babin et les danseurs, et la manipulation visuelle des documents récoltés. Ainsi, la structure fragmentée de l’œuvre met l’accent sur la part de l’oubli et de l’imaginaire dans la construction de ce type de récit.

Le jeu serein et euphorique de Babin traduit avec délicatesse une étape cruciale de l’exotisme que vit le personnage. La représentation nous place dans l’après-coup du contact avec son objet de curiosité, quand vient le moment de partager ses passions.

L’intelligence de Nordicité réside dans l’aveu tragicomique qu’elle illustre à la fin. L’œuvre nous révèle à la fois l’intraductibilité du sentiment exotique et l’importance du partage. Et ce autant dans l’expérience même que dans le thème qu’elle explore à savoir le territoire comme identité et comme symbole de pouvoir.

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Culture

HUB Montréal – Le marché des industries créatives se tient dans la métropole

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La seconde édition de HUB Montréal – « Le marché des industries créatives », se tient dans la métropole du 12 au 14 novembre. L’Organisme à but non lucratif (OBNL) Antenne créative, bénéficie à cet effet d’un soutien du gouvernement pour encourager la promotion et l’expertise du talent québécois.

« Montréal occupe une place enviable au palmarès des villes créatives désignées par l’UNESCO. Au gouvernement, nous avons la conviction que nous devons encourager les initiatives qui, comme Hub Montréal, misent sur la promotion de l’expertise et du talent québécois et mettent en valeur les industries créatives d’ici qui sont créatrices d’emplois et de richesse », a fait valoir Chantal Rouleau, ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal.

Hub Montréal est une activité de réseautage qui favorise les maillages d’affaires en créativité numérique dans les domaines de la culture et du divertissement. Destinée aux professionnels, la programmation comprend des ateliers, des conférences, des panels et des activités d’échanges. De nombreux délégués internationaux y sont rassemblés autour de vitrines de technologies de l’industrie créative locale.

Potentiel créatif et savoir-faire des entreprises québécoises

Pour Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications, « HUB Montréal vise à mettre en valeur le potentiel créatif et le savoir-faire des entreprises québécoises dans un contexte favorisant les collaborations et les liens d’affaires ». « Notre gouvernement est fier de soutenir la réalisation de cet événement très attendu et qui contribue activement au dynamisme de l’industrie créative de chez nous », souligne-t-elle.

Le Secrétariat à la région métropolitaine du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation octroie à HUB Montréal un montant de 60 000 $ provenant du Fonds d’initiative et de rayonnement de la métropole. De son côté, le ministère de la Culture et des Communications accorde 19 500 $ provenant du programme Appel de projets pour l’invitation à des diffuseurs et programmateurs hors Québec 2018-2019. La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), une société d’État relevant de la ministre de la Culture et des Communications, soutient également l’événement.

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