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Économie

Face à Uber, Québec verse 250 millions $ aux titulaires de permis de taxi

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Alors que l’industrie du taxi subit de profondes transformations causées par des avancées technologiques et par l’évolution constante de la mobilité durable, notamment avec l’entrée de Uber au Québec, les détenteurs de permis de taxi sont de plus en plus frustrés. Mais le gouvernement québécois vient de redonner le sourire aux chauffeurs de taxi avec une indemnisation à hauteur de 250 millions de dollars.

En mars 2018, par l’entremise de son Plan économique, le gouvernement prévoyait le versement de compensations pour la perte de valeur des permis de propriétaire de taxi, liée à la transformation de l’industrie. Le gouvernement réaffirmait alors son soutien à l’industrie du taxi et invitait ses représentants à poursuivre les discussions au sein du groupe de travail présentement à l’œuvre afin de trouver des solutions qui permettront de moderniser ce secteur, qui traverse actuellement une période importante de changement.

1 – Toute personne ou société qui est titulaire d’un permis de propriétaire de taxi régulier ou spécialisé renouvelable en date du 27 mars 2018 aura droit à une allocation forfaitaire de 1 000 $ par permis de propriétaire de taxi dont elle était titulaire à cette date.

Vendredi, le ministre des Finances, Carlos J. Leitão, et le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, André Fortin ont confirmé le versement de compensations totalisant 250 millions de dollars aux propriétaires de taxis pour la perte de valeur de leurs permis afin de les aider à poursuivre la transition vers la modernisation de l’industrie.

2 – Pour les titulaires de permis dans les agglomérations de taxi des régions de Montréal, de Québec et de Gatineau, où les pertes de valeurs des permis de propriétaires de taxi constatées ont été plus importantes, un soutien additionnel variant entre 2 800 $ et 45 700 $ sera octroyé pour chaque permis de taxi délivré.

« L’industrie du taxi vit de profondes transformations. Cette situation a des répercussions sur les chauffeurs, les propriétaires et leurs familles, et nous en sommes pleinement conscients. À la suite des discussions du groupe de travail, nous confirmons aujourd’hui (vendredi, 17 août 2018, ndlr) les modalités concernant le versement de l’aide financière annoncée lors du dernier budget pour soutenir l’industrie du transport par taxi. Nous proposons aujourd’hui des solutions durables qui permettront à l’industrie de relever les défis auxquels elle est confrontée et les défis liés aux nouvelles réalités du marché du transport des personnes », a déclaré Carlos J. Leitão.

3 – Dans le cas où un même permis aurait fait l’objet d’une ou de plusieurs transactions entre le 1er avril 2014 et le 27 mars 2018, le montant d’aide additionnelle sera partagé entre les propriétaires successifs du permis au prorata de la durée de détention du permis.

En plus des 250 M$ (1000 $ à 46 700 $ par permis de taxi), le gouvernement annonce :

  • les modalités d’un nouveau Programme de soutien à la modernisation de l’industrie du taxi, ainsi que les bonifications apportées au Programme d’aide aux véhicules collectifs accessibles;
  • la fusion des agglomérations de taxi de Québec, de L’AncienneLorette, de SaintAugustindeDesmaures et de la réserve indienne de Wendake, d’une part, et des agglomérations de taxi des villes de SaintJérôme et de Prévost, d’autre part.

Québec accompagne la transformation de l’industrie du taxi

« Aujourd’hui, nous donnons suite à notre engagement de soutenir financièrement les propriétaires qui ont investi dans leur entreprise. À l’ère de la Politique de mobilité durable, nous avons la ferme volonté d’accompagner l’industrie du taxi dans sa transformation et de soutenir sa modernisation », a indiqué André Fortin, ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports.

Par ailleurs, le gouvernement souhaite procéder en deux étapes pour accélérer le versement aux titulaires admissibles. Dans un premier temps, le versement d’une aide financière totalisant 190 millions de dollars sera effectué au cours des prochaines semaines pour près de 6 200 titulaires d’un seul permis de propriétaire de taxi. Par la suite, des travaux additionnels devront être terminés avant de pouvoir procéder au versement des 60 millions de dollars restants aux quelque 870 titulaires de plusieurs permis, selon les mêmes modalités.

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2030 : Les défis économiques du tourisme canadien

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Le potentiel du tourisme canadien dans la croissance économique a été exploré dans une étude dont le résumé a été publié ce lundi,10 décembre, sur Destination Canada. La prochaine stratégie politique fédérale du secteur prendra en considération cette étude.

Le résumé du rapport s’intitule Exploiter le potentiel de l’économie touristique canadienne. Il propose des données qui seront utilisées par le Comité conseil sur l’emploi et l’économie du tourisme dans le cadre d’une nouvelle stratégie canadienne du secteur.

Mélanie Joly, la ministre du Tourisme, a souligné, à partir du rapport, les éventuelles retombées socio-économiques du tourisme sur la classe moyenne. En effet, le secteur pourrait générer 180 000 emplois. « L’économie touristique est l’une des plus importantes occasions de croissance pour le Canada », a-t-elle affirmé.

En se basant sur une approche comparative, l’étude a montré que « le potentiel du tourisme canadien est loin d’être pleinement exploité. »

Les valeurs à exploiter et les défis du secteur

Selon le rapport le nombre de touristes étrangers pourrait atteindre 47 millions en 2030. Cette augmentation serait en mesure de rapporter plus 25 milliards de dollars. Et ce sachant qu’en 2017, cette catégorie a généré des revenus de plus de 21 milliards de dollars au pays.

L’étude a relevé les obstacles principaux auxquels face le tourisme canadien. Pour atteindre ses objectifs économiques, le secteur doit ainsi confronter les défis suivants : La concentration de la demande, la difficulté d’accès au pays, la pénurie de main-d’œuvre, l’insuffisance des investissements et une gouvernance non intégrée.

Le rapport a notamment mis en exergue les avantages qui peuvent attirer les touristes étrangers. Le Canada doit par exemple tabler sur le fait qu’il est un pays sûr et accueillant et qu’il regorge d’une fouled’attractions naturelles, etc. De fait l’étude recommande en outre la création de nouvelles expériences liées à la nature, l’augmentation des logements touristique et le développement du transport terrestre et aérien.

Lire aussi : Tourisme au Québec : une année exemplaire

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Économie

Québec : Hausse de l’emploi et du taux de chômage en novembre 2018

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En novembre, l’emploi a progressé au Québec (+ 25 800; + 0,6 %) par rapport à octobre. Le taux de chômage s’est accru de 0,2 point de pourcentage et se fixe à 5,4 %.

C’est ce qui ressort de l’analyse des données sur l’emploi et la population active diffusée par l’Institut de la statistique du Québec, à partir des résultats de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada.

L’emploi à temps plein est en hausse de 32 000, tandis que celui à temps partiel fléchit de 6 200. Le secteur privé connaît un gain de 21 800 emplois, et le secteur public, de 8 500 emplois. Les travailleurs indépendants enregistrent une diminution de 4 500 emplois. Le taux d’activité augmente à 64,5 % (+ 0,4 point), et le taux d’emploi, à 61,0 % (+ 0,3 point) en novembre.

À lire aussi : 100 000 postes vacants au 2e trimestre 2018 au Québec

Au Canada, l’emploi augmente de 94 100 (+ 0,5 %). Les plus fortes variations à la hausse s’observent au Québec (+ 25 800), en Ontario (+ 20 200), en Alberta (+ 23 700) et en Colombie-Britannique (+15 900). Le taux de chômage canadien se replie de 0,2 point de pourcentage pour se fixer à 5,6 % en novembre.

L’emploi en forte progression au Canada

Au cours des onze premiers mois de 2018, comparativement à la même période de l’année précédente, l’emploi au Québec s’est accru de 42 600 (+ 1,0 %). Au cours de cette période, l’emploi à temps plein a augmenté de 65 500, alors que celui à temps partiel a reculé de 22 800. Selon l’ISQ, Depuis le début de l’année 2018, le taux de chômage au Québec se fixe en moyenne à 5,4 %.

Évolution de l’emploi et de la tendance-cycle, Québec, novembre 2017 à novembre 2018.

Pour rappel, l’Institut de la statistique du Québec publie mensuellement les Résultats de l’Enquête sur la population active pour le Québec à partir des données diffusées par Statistique Canada. Les estimations mensuelles tirées de l’Enquête sur la population active sont fondées sur un échantillon et ainsi sujettes à une certaine variabilité plus importante que les tendances observées sur de plus longues périodes, plus particulièrement lorsqu’elles sont ventilées selon des sous-catégories comme le sexe, l’âge, les régions, les industries, etc.

Source : ISQ

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Économie

Canada : nouveau programme d’insertion professionnelle des nouvelles arrivantes

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Ce mercredi, 5 décembre, le ministère de l’immigration a annoncé le lancement d’un nouveau programme d’emploi destiné aux nouvelles arrivantes.

D’après les statistiques de 2016, le taux de chômage des nouvelles arrivantes (9,7 %) est supérieur à leurs homologues masculins (8,5 %). Selon Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration, les femmes « se heurtent souvent à de multiples obstacles à l’emploi. » Le nouveau projet pilote du ministère de l’immigration vise à réduire les inégalités dans la recherche et l’évolution professionnelle de la femme.

Il s’agit d’un programme pilote qui dure trois ans. Il a pour but d’optimiser l’accès à l’emploi et l’avancement professionnel des nouvelles arrivantes. Et ce en intervenant dans les quatre champs d’action suivants :

  • La discrimination fondée sur le sexe ou sur la race
  • La précarité d’emploi
  • Les faibles revenus
  • L’absence de services de garde d’enfants abordables et insuffisance de soutiens sociaux.

Maryam Monsef, ministre de la Condition féminine, a souligné l’importance socio-économique de l’avancement professionnel des arrivantes racialisées. Cela contribuera à « pallier les graves pénuries de main-d’œuvre qui sévissent partout au Canada », a-t-elle rappelé.

Appels aux prestataires de services aux nouvelles arrivantes

Le projet sera doté d’une enveloppe qui s’élève environ à 7 M$. Afin de déployer le programme, le ministère a fait un appel, aujourd’hui, aux prestataires de services qui ne bénéficient pas de ses subventions. Ces derniers sont invités à proposer des programmes et des services innovants qui aident les femmes dans leurs processus de recherche d’emploi. Les outils peuvent notamment servir à renforcer les organisations dirigées par ces femmes.

Le ministère propose aussi de modifier les ententes en cours avec certains fournisseurs afin qu’ils bénéficient de financement pouvant atteindre 5 M$. La somme leur permettra d’élargir leurs offres dans le cadre de ce programme.

Lire aussi : Canada : Pénurie de main-d’œuvre, quels sont les postes demandés ?

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