Suivez-nous

Culture

Fait main – Hand Made, au Musée des beaux-arts du Québec jusqu’en septembre

Redaction Avant Premiere

Publié

le

Exposition Fait main / Hand Made. Photo MNBAQ

Du 14 juin au 3 septembre prochain, le Musée national des beaux-arts du Québec présente Fait main / Hand Made. Une exposition à grand déploiement dans les salles temporaires du pavillon Pierre Lassonde, qui aborde les savoir-faire et les pratiques artisanales dans l’art contemporain avec des clins d’œil vers l’art populaire, l’art brut, le pop surréalisme et l’art technologique.  

À travers un parcours éclaté, l’exposition Fait main / Hand Made jette un regard unique sur tout un pan de la production contemporaine au Canada.

C’est donc la maîtrise de la matière qui est à l’avant-scène de cette exposition inédite, qui regroupe une centaine d’œuvres de haut calibre réalisées par près de 40 artistes canadiens. De Vancouver à Halifax, en passant par Montréal, ces créateurs aux horizons multiples proposent un large éventail de pratiques, allant de la sculpture sur bois jusqu’à la courtepointe, en passant par la céramique et la broderie. Parmi les œuvres rassemblées : une chaise sculptée dans le papier journal, des objets couverts de tricots, des vidéos textiles et de l’impression 3D.

Cinq thèmes, cinq visions pertinentes

Dans l’espace Savoir-faire / Faire savoir, les artistes réunis proposent des esthétiques singulières. Ils s’expriment à travers, entre autres, la taille directe, la poterie et l’ébénisterie, ne cherchant pas tant à obéir aux convenances qu’à exprimer des valeurs politiques, spirituelles et identitaires.

Dans la zone consacrée à Motifs de trame, le textile vient transcender la sphère privée pour être projeté dans la sphère publique. La courtepointe ou le tricot permettant de tisser autre chose que des fibres, on sentira un passage graduel du poétique vers le politique.

À travers le thème Labeurs / Loisirs, le passe-temps, en réaction au rythme accéléré de notre époque, permet non seulement de ralentir, mais aussi de créer un objet d’artisanat pour s’exprimer, pour communiquer. Casse-tête ou encore modèle à coller, dans cette zone certains artistes atteignent des sommets impressionnants de méticulosité.

Cynthia Girard, Money, 2015. Acrylique sur toile, 267 x 183 m. Collection du MNBAQ, achat (2017.253) © Cynthia Girard Crédit photo : MNBAQ, Idra Labrie // // Paryse Martin, Récits lacrymogènes, 2013. Fonte et acier nickelé, coupole d’acier, papier mâché, plâtre, gesso transparent et dessin à l’encre de Chine noire, 130 cm de hauteur, 80 cm de diamètre. Collection privée © Paryse Martin Photo : Renée Méthot // Chris Millar, REAP (détail), 2012-2013. Techniques mixtes, 190,5 x 114,3 x 116,84 cm. Collection privée. © Chris Millar. Photo : Heather Saitz // Clint Neufeld, Three Deuce’s, 2010. Céramique et mobilier, 71 x 70 x 114 cm. Collection de l’artiste avec l’aimable autorisation de la galerie Art Mûr, Montréal © Clint Neufeld Photo : Michael Patten (Groupe CNW/Musée national des beaux-arts du Québec).

Mouvement pictural né en Californie dans les années 1970 à l’encontre des beaux-arts, le lowbrow permet une percée plus irrévérencieuse. Tous les artistes de cette section ne se réclament pas explicitement du lowbrow, mais leurs pratiques sont plus directes et indisciplinées, se moquant des catégories des arts dits majeurs et touchant un raffinement peut-être un brin plus excentrique.

La technologie de pointe transforme la matière. Jacquards, tricots, tissage, crochet et courtepointes sont aussi livrés aux technologies, transportés par elles. Le dernier thème de l’exposition, Prolongements technologiques, regroupe des œuvres appuyées par la technologie, des œuvres inventives et des bricolages sophistiqués.

Des artistes des quatre coins du Canada

L’exposition réunit une centaine d’œuvres de près de quarante artistes du Canada. Les voici : Anne Ashton, Jonathan Bergeron, Carl Bouchard, Nathalie Bujold, Mark Clintberg, Marie Côté, Patrick Coutu, Myriam Dion, Jean-Robert Drouillard, Sébastien Duchange, Jean-Pierre Gauthier, Cynthia Girard-Renard, Carla Hemlock, Barb Hunt, Richard Kerr, Guillaume Lachapelle, Cal Lane, Guy Laramée, Maclean, Sarah Maloney, Paryse Martin, Luanne Martineau, Jean-Marc Mathieu-Lajoie, Gilles Mihalcean, Chris Millar, Mitch Mitchell, Geneviève Moisan, Didier Morelli, François Morelli, Nadia Myre, Clint Neufeld, Michael Patten, Dominique Pétrin, Olivier Roberge, Jérôme Ruby, Stephen Schofield, Brendan Lee Satish Tang, Barbara Todd et Anna Torma.

Source: MNBAQ

Crédit photo:
Exposition Fait main / Hand Made. Photo MNBAQ
Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualités

Portrait – L’industrie du cinéma en croissance au Québec

Redaction Avant Premiere

Publié

le

Avant-Première MTL/Welcome MTL Film

Ces résultats sont tirés de la vingt-cinquième édition de la publication Statistiques sur l’industrie du film et de la production télévisuelle indépendante, réalisée par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec. La publication présente les résultats d’exploitation des films et contient de nombreuses autres statistiques. De plus, elle porte une attention particulière aux productions québécoises.

En 2017, l’assistance dans les cinémas du Québec s’établit à 19,5 M, en hausse de 5 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance s’explique en partie par la bonne performance du cinéma québécois. C’est ce que révèlent les statistiques publiées, mardi 19 juin, par l’Observatoire de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec.

Le cinéma dans les régions

Des hausses de fréquentation sont observées en 2017 dans l’ensemble des régions. Elles se situent entre 2 %, dans les régions de Montréal et de la Capitale-Nationale, et 19 %, dans Lanaudière. Néanmoins, depuis cinq ans, la région de Montréal connaît une baisse de 12 % de son assistance dans le contexte d’une décroissance de 8 % pour l’ensemble du Québec.

Part de marché des films au Québec

Avec des entrées en salle de 2,6 M en 2017 (1,2 M en 2016), les films québécois obtiennent des parts de marché supérieures à 15 % dans toutes les régions du Québec, sauf à Laval (10 %) et à Montréal (6 %). Cependant, le nombre de nouveaux films québécois offerts en salle est plus élevé dans la métropole (56) et la Capitale-Nationale (50) que dans les autres régions, où la moyenne est de 26.

Fléchissement des entrées aux projections en 3D

Pour l’ensemble du Québec, l’assistance aux films projetés en 3D recule de 16 % en 2017. La part de l’assistance à ce type de projection diminue à 17 % alors qu’elle était de 22 % en 2016.

Films d’aventures en hausse

Avec seulement 5 % des nouveautés, le genre « aventures » remporte 26 % des entrées en salle au Québec en 2017. Ce résultat est attribuable notamment au succès de Star Wars et des films de superhéros. Suivent les genres « animation » et « comédie » qui recueillent chacun 17 % de l’assistance. Les films d’aventures prennent ainsi la place des comédies comme genre le plus populaire depuis trois ans.

La distribution

Parmi les 520 nouveautés projetées en salle au Québec en 2017, 21 % ont été distribuées par les grands studios américains, communément appelés majors. Ces films recueillent 66 % des projections et 69 % de l’assistance.

Source : Institut de la statistique du Québec

Crédit photo:
Avant-Première MTL/Welcome MTL Film
Lire la suite

Actualités

Du nouveau pour les immigrants francophones à Toronto

Redaction Avant Premiere

Publié

le

Le ministre Ahmed Hussen l’aéroport international Pearson/Photo Twitter

Dans la perspective de favoriser l’immigration francophone hors du Québec, le gouvernement canadien travail à la mise en place de plusieurs mesures. Un appel d’offre vient d’être lancé, dans cette perspective, pour le recrutement d’organisme pouvant offrir des services en français à l’aéroport Pearson de Toronto où plus de 2000 nouveaux arrivants atterrissent chaque année.

Lundi, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté Canadienne (IRCC), Ahmed Hussen, et le secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien, Arif Virani, a annoncé des améliorations aux services destinés aux immigrants francophones qui arrivent à l’aéroport international Pearson à Toronto. Cela devrait se concrétiser par une « amélioration la qualité des services d’établissement » pour ces nouveaux arrivants et à les « aider à tisser des liens avec les communautés francophones hors Québec le plus rapidement possible » au cours de leur processus d’établissement et d’intégration.

Pour respecter son engagement, IRCC a lancé un processus de demande de prix afin de sélectionner un organisme francophone qui fournira des services en français aux nouveaux arrivants à l’aéroport Pearson. Ce processus devrait être terminé d’ici l’automne 2018. « Le gouvernement favorise un cheminement d’intégration consolidé en français, pour que les nouveaux arrivants d’expression française obtiennent tous les renseignements voulus sur les communautés francophones hors Québec et des services de qualité des organismes d’aide à l’établissement francophones. Avoir un excellent fournisseur de services francophone à l’aéroport international Pearson nous aidera à atteindre notre objectif », a indiqué Ahmed Hussen, lors d’une conférence lundi 18 juin à l’aéroport Pearson.

Même si l’aéroport international Pearson est le principal point d’accueil des nouveaux arrivants au Canada, IRCC dit étudié la possibilité d’offrir des services semblables dans d’autres aéroports internationaux canadiens où atterrissent de nouveaux arrivants francophones.

En mars 2018, le premier ministre Justin Trudeau et la ministre du Patrimoine canadien Mélanie Joly ont annoncé le Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023, qui prévoit une augmentation des investissements de 40,8 millions de dollars sur 5 ans afin de favoriser un cheminement d’intégration consolidé en français et la coordination des politiques et des programmes d’immigration francophone. C’est dans cette perspective que s’inscrit le projet d’amélioration des services d’établissement pour les francophones à l’aéroport Pearson.

« Le nouveau Plan d’action pour les langues officielles est à ce jour le plus important investissement du gouvernement du Canada en appui aux langues officielles. Pour assurer la vitalité et la pérennité des communautés francophones en situation minoritaire, nous proposons des solutions porteuses qui auront des impacts autant dans le domaine de l’éducation que dans celui des arts et de la culture. Le parcours d’intégration francophone est un élément clé de notre plan pour la croissance et l’épanouissement des communautés francophones », fait valoir Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien et ministre responsable des langues officielles.

Faits en bref

  • En 2017, plus de 90 300 résidents permanents sont arrivés à l’aéroport Pearson, dont environ 2 100 étaient de nouveaux arrivants d’expression française.
  • IRCC finance la prestation de services d’accueil à l’aéroport Pearson depuis plus de 20 ans.
  • Les services d’accueil à l’aéroport Pearson comprennent :
    • la diffusion d’information aux nouveaux arrivants pour les aider à s’établir et à s’intégrer;
    • la distribution de vêtements d’hiver aux réfugiés pris en charge par le gouvernement;
    • l’aiguillage des nouveaux arrivants vers leurs vols de correspondance en direction de leur destination finale;
    • le transport vers un hébergement temporaire, principalement dans la région du Grand Toronto.
  • Le Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023 ajoutera 499,2 millions de dollars sur 5 ans aux investissements permanents de 2,2 milliards de dollars afin de contribuer à la force et au dynamisme des collectivités partout au Canada.

Source : IRCC

Crédit photo:
Le ministre Ahmed Hussen l’aéroport international Pearson/Photo Twitter
Lire la suite

Culture

Quand Zied Gharsa carbure à l’amour du public montréalais

Hanen Hattab

Publié

le

Crédit photo M. Belmellat

Tune Easy Events, la boîte d’organisation d’événements culturels créée par le journaliste et présentateur radio-télé, Ahmad Aissioui, a convié ses spectateurs à la fête de l’aid el fitr en faisant un clin d’œil généreux aux coutumes mondaines tunisiennes.

Les effluves des machmoums (un montage de fleurs de jasmin) embaumaient l’air et le thé aux pignons coulait à flot au théâtre Rialto à Montréal. La scénographie et l’art de recevoir à la tunisienne situent la représentation musicale de Zied Gharsa, qui a eu lieu le 15 juin 2018, dans un cadre rituel pittoresque et chaleureux.

Premier plan, de gauche à droite : Imen Ben Ismail, Noureddine Salhi et Ahmad Aissioui. Crédit photo M. Belmellat

Performer le malouf dans un style débridé

C’est parti avec prestance. Il ne fallait pas s’y méfier. Les oreilles éduquées au malouf ont peut être soupçonné une trame sonore introductive inhabituelle. Quand Zied s’écarte, c’est une ruse, une zone de liberté.

Au commencement, par une composition instrumentale hybride et atmosphérique, l’artiste a tenu en haleine ses fans. Ils murmuraient les vers avec impatience. Il faut dire que la note et le verbe s’enchevêtrent dans le malouf tunisien comme le groupe du Laocoon. Pour un public complice, difficile de dénouer leur musicalité.

Ce n’était donc pas un prélude de convenance. Le musicien chevronné a abandonné dans cette soirée avec inventivité et brio la rigueur apollinaire et les codes symphoniques du genre pour s’adonner à un jeu spontané, exquis.

Ses lectures fines et complices approchent le répertoire avec une esthétique du fragmentaire joyeuse et prudente. Le maître se permet des mélanges débridés, mais le purisme langagier a été respecté. De toute façon, dans le malouf, c’est une ligne difficile à franchir. Le reste, tout est à son honneur.

Crédit photo M. Belmellat

Les interprétations vocales et instrumentales alternaient justesse et emphase subjective. Certains passages abrupts ont théâtralisé le jeu, la surprise est de mise quand on s’écarte des manières.

Le mélange des thèmes abordés a arpégé un arc-en-ciel de sentiments. Les intermèdes au clavier, limpides et minimalistes, soulignaient la qualité intertextuelle et encyclopédique du menu proposé.

C’était l’occasion aussi de deviner un trait du caractère d’un artiste en apparence introverti. Quand Zied opte pour le versant festif du malouf, il carbure à l’amour du public.

Pour en savoir plus sur Zied Gharsa : https://avant-premiere.ca/zied-gharsa-le-maitre-inconteste-du-malouf-a-montreal/

Crédit photo:
Crédit photo M. Belmellat
Lire la suite

en-avant

X
X