Suivez-nous

Économie

FEMMES 4.0 : vers une présence accrue des femmes dans les emplois manufacturiers au Québec

Avatar

Publié

le

Le nouveau visage du secteur manufacturier est de plus en plus axé sur les technologies de pointe selon Lyne Dubois, vice-présidente Développement des affaires du CRIQ.

Le secteur manufacturier québécois se mobilise pour accroître la représentation des femmes dans les emplois manufacturiers. Le collectif FEMMES 4.0 a lancé aujourd’hui, vendredi 10 mai, un plan d’action dont l’objectif est de hausser de 26% à 35% la proportion de femmes travaillant dans le secteur manufacturier d’ici cinq ans.

Le secteur manufacturier est en pleine révolution industrielle. Les manufacturiers québécois doivent prendre le virage 4.0 s’ils veulent assurer leur croissance et leur compétitivité. C’est dans ce contexte que le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), Investissement Québec (IQ) et Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) ont initié le collectif FEMMES 4.0, qui rassemble des dizaines d’entreprises et d’organisations de l’écosystème manufacturier.

Le nouveau visage du secteur manufacturier est de plus en plus axé sur les technologies de pointe.

Comment attirer et retenir les femmes dans un environnement traditionnellement masculin ?

Le cas du Québec n’est pas unique : toutes les grandes nations industrialisées font face au même défi d’attirer et de retenir les femmes dans un environnement traditionnellement masculin. En 2018, le secteur manufacturier comptait 126 000 femmes, soit 26% de la main-d’œuvre manufacturière alors qu’elles représentaient 48 % de la population active.

« Le talent n’a pas de genre »

Selon Lyne Dubois, vice-présidente Développement des affaires du CRIQ, il est temps de montrer le nouveau visage du secteur manufacturier, qui est de plus en plus axé sur les technologies de pointe, sensible à la réalité environnementale et ouvert sur le monde. À la faveur du virage vers l’Industrie 4.0, dit-elle, il y a des opportunités extrêmement intéressantes à saisir pour les femmes comme pour les hommes. « Le talent n’a pas de genre. Nous avons besoin des meilleures et des meilleurs », fait valoir Mme Dubois.

Le plan d’action s’articule autour de trois grands mandats porteurs :

  • RALLIER les partenaires et présenter le nouveau visage du secteur manufacturier;
  • ATTIRER plus de filles vers les programmes de sciences, technologies, génie et mathématiques (STGM) et plus de femmes vers les emplois à haute valeur ajoutée du manufacturier;
  • DÉVELOPPER les compétences des femmes qui œuvrent déjà dans l’industrie ainsi qu’une culture de diversité favorable aux deux sexes.

La mise en œuvre du plan d’action quinquennal débute maintenant. Des visites d’entreprises avec des étudiantes sont planifiées, une trousse d’outils sur l’inclusion et la diversité des genres sera mise à la disposition des entreprises et des formations spécifiques à l’industrie 4.0 seront offertes aux femmes. À terme, une vaste stratégie de communication sera mise en place pour mettre de l’avant des modèles féminins. Des activités de réseautage et de reconnaissance ainsi que des outils pour aider les institutions scolaires seront proposés.

Source : Centre de recherche industrielle du Québec

À lire aussi :

Montréal, vers l’industrie 4.0

Women in Manufacturing : des outils pour aider à recruter plus de femmes

Lire la suite
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie numérique

Charte canadienne du numérique : 10 principes pour rétablir la confiance avec les internautes

Avatar

Publié

le

Dans la foulée de l’adhésion du Canada à “l’Appel de Christchurch” pour lutter contre les contenus terroristes et extrémistes violents, le gouvernement a dévoilé mardi 21 mai la nouvelle « Charte canadienne du numérique » pour « la confiance dans un monde numérique », détaillée en dix principes.

Comme annoncé par le premier ministre Justin Trudeau la semaine dernière lors de son passage à VivaTech, rendez-vous mondial des startups et des leaders pour célébrer l’innovation en France, [où il a souligné l’importance de protéger les renseignements personnels et de lutter contre les discours haineux et la désinformation en ligne], le Canada a pris des « mesures concrètes » pour rétablir la confiance à l’égard de l’espace numérique.

Les bases d’une politique numérique « transparente et responsable »?

La nouvelle Charte canadienne du numérique vient jeter les bases d’une nouvelle « politique numérique transparente et responsable » qui mettra l’accent sur la lutte contre le contenu en ligne à caractère terroriste et lié à l’extrémisme violent. « Nous vivons dans un monde numérique qui évolue constamment et qui amène avec lui de nouvelles opportunités. Notre nouvelle Charte numérique aidera à préciser les engagements de notre gouvernement en matière de technologies numériques. Elle aura comme objectifs de rétablir la confiance et de tenir les fournisseurs de services en ligne responsables », avait déclaré le premier des Canadiens à Paris.

Les dix principes de la Charte

1. Accès universel :

Tous les Canadiens auront des chances égales de participer au monde numérique et disposeront des outils nécessaires pour ce faire, c’est-à-dire l’accès, la connectivité, la littératie et les compétences.

2. Sûreté et sécurité :

Les Canadiens pourront compter sur l’intégrité, l’authenticité et la sûreté des services, et devraient se sentir en sécurité en ligne.

3. Contrôle et consentement :

Les Canadiens pourront contrôler quelles données sont prélevées, qui les utilise et à quelles fins, et sauront que leur vie privée est protégée.

4. Transparence, portabilité et interopérabilité :

Les Canadiens pourront facilement gérer l’accès à leurs données personnelles et être en mesure de les transmettre sans se faire imposer un fardeau indu.

5. Gouvernement numérique ouvert et moderne :

Les Canadiens pourront avoir accès à des services numériques modernes de la part du gouvernement du Canada, qui sont sécuritaires et faciles à utiliser.

6. Règles du jeu équitables :

Le gouvernement du Canada garantira une concurrence équitable sur le marché en ligne pour favoriser la croissance des entreprises canadiennes et affirmer le leadership du Canada en matière d’innovation dans le domaine du numérique et des données, tout en protégeant les consommateurs canadiens des abus de marchés.

7. Données numériques pour le bien commun :

Le gouvernement du Canada veillera à ce que les données des Canadiens soient utilisées de façon éthique et à bon escient, pour créer une valeur ajoutée, promouvoir l’ouverture et améliorer la vie des gens, aussi bien au pays qu’ailleurs dans le monde.

8. Démocratie solide :

Le gouvernement du Canada défendra la liberté d’expression et assurera une protection contre les menaces en ligne et la désinformation visant à miner l’intégrité des élections et des institutions démocratiques.

9. Exempt de haine et d’extrémisme violent :

Les Canadiens peuvent s’attendre à ce que les plateformes numériques ne servent pas à diffuser des discours haineux ou du contenu criminel, ou à promouvoir l’extrémisme violent.

10. Application rigoureuse et réelle responsabilité :

Il y aura des sanctions claires et sévères pour toute violation des lois et règlements à l’appui de ces principes.

À lire : Appel de Christchurch : nouvelle guerre contre les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne

Lire la suite

Économie

Québec investit 1,75 M$ pour connecter une mine à internet

Avatar

Publié

le

Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles a annoncé ce mercredi, 22 mai, l’octroi par l’entremise de la Société du Plan Nord, d’un financement de 1,75 M$ à la société aurifère Newmont Goldcorp.

Cette somme permettra de connecter la mine Éléonore de Newmont Goldcorp au réseau de fibre optique régional existant.

Au terme des travaux le territoire d’Eeyou Istchee sera désormais doté de la première mine connectée.

« Le branchement de la mine à la fibre optique en fera un modèle de développement minier technologique et responsable, consolidant davantage le rôle de leader du Québec dans le domaine minier », a souligné Sophie Bergeron, directrice générale de la Mine Éléonore.

Des enjeux économiques et sociaux

« Le secteur minier entre actuellement dans une nouvelle ère, celle de la mine 4.0. Le financement accordé aujourd’hui permettra de contribuer à la compétitivité de la mine Éléonore dans l’avenir », a déclaré Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

En plus de participer à l’amélioration des opérations de l’entreprise, la connexion à internet augmentera la qualité de vie des travailleurs sur place et favorisera leur rétention, indique le ministère.

La connexion par fibre optique s’étendra sur une distance de 124 kilomètres. Le projet d’installation, dont le coût total est évalué à 3,5 millions de dollars, sera réalisé par l’organisme sans but lucratif Réseau de communications Eeyou (RCE). La mine sera connectée à internet dès 2020.

« Les projets inclusifs et novateurs comme Éléonore, qui donnent la priorité aux technologies et aux partenariats cris du RCE, contribuent à établir une norme positive à Eeyou Istchee », a affirmé Christina Gilpin, Chef, Nation crie de Wemindji.

Lire aussi : Hydroélectricité : Legault vend les solutions énergétiques du Québec aux États-Unis

Lire la suite

Monde du travail

Sismic : lancement d’un réseau de 19 nouveaux incubateurs d’entreprises collectives pour jeunes adultes au Québec

Avatar

Publié

le

Le Chantier de l’économie sociale a procédé mardi au lancement de Sismic, un réseau de 19 nouveaux incubateurs d’entreprises collectives destinés aux étudiants de niveau postsecondaire de la province du Québec.

Les incubateurs d’entreprises existants sont très peu spécialisés en collectif et les cursus scolaires, tant au cégep qu’à l’université, ainsi que les services de soutien à l’entrepreneuriat, ne permettent pas d’acquérir les connaissances adéquates pour faire le choix du collectif si celui est approprié au projet d’affaires, laisse entendre le Chantier de l’économie sociale. « Sismic est donc conçu comme étant une réponse à ce manque », dit l’organisme.

À lire : Un premier incubateur d’entreprises aéronautiques ouvre ses portes à Montréal

Développé et déployé par le Chantier de l’économie sociale et les Pôles d’économie sociale actifs dans toutes les régions du Québec, Sismic propose aux porteurs d’une idée de projet à potentiel entrepreneurial ou d’un projet d’entreprise des ateliers formateurs visant à structurer un projet collectif. Ce réseau vise à acquérir des connaissances propres au développement d’une entreprise collective, en plus de rendre disponibles des mentors expérimentés et des outils complets pour les soutenir dans la coconstruction d’une équipe entrepreneuriale et dans le démarrage d’un projet.

Soutenir des jeunes tentés par des formes d’entrepreneuriat collectif!

Soutenu financièrement par le Secrétariat à la jeunesse (SAJ), Sismic est le premier parcours d’idéation et d’incubation d’entreprises collectives offert partout au Québec. « Face aux besoins et aspirations propres aux différentes communautés et régions du Québec et la contribution que peuvent y apporter des jeunes tentés par des formes d’entrepreneuriat collectif, nous nous réjouissions de cette initiative qui soutien et facilite leur parcours », explique Béatrice Alain, directrice générale du Chantier de l’économie sociale.

D’après Mme Alain, « outiller nos jeunes, c’est aussi leur permettre de créer des entreprises qui, au même titre que les 11 200 entreprises d’économie sociales existantes au Québec, contribuent à la vitalité économique et sociale de leurs communautés ».

À lire : Montréal part à la conquête de Vivatech Paris

En plus de créer des projets qui auront de très importantes retombées sur l’économie sociale, Sismic permettra à la jeunesse québécoise de se sentir plus sollicitée, croit savoir Samuel Poulin, adjoint parlementaire du premier ministre pour le volet jeunesse. « Au cours des prochains mois et des prochaines années, nous demeurerons à l’écoute pour nous assurer que le Chantier de l’économie sociale et les jeunes pourront travailler ensemble à la réalisation de ces projets », a-t-il souligné.

Interpeller le nombre croissant de jeunes adultes souhaitant avoir un impact dans leur milieu par une culture entrepreneuriale qui leur ressemble, conjuguer l’engagement citoyen et le développement de projets économiques, favoriser la relève d’entreprise en collectif, dynamiser les territoires urbains et ruraux, maintenir ou attirer des jeunes en région et développer les secteurs en émergence tels que la transformation agroalimentaire et le numérique sont tous des objectifs poursuivis par le parcours d’incubation proposé par Sismic.

À lire aussi : Le Canada appuie l’entrepreneuriat comme perspective professionnelle

Lire la suite
Publicité

Nous suivre sur Facebook

en-avant