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Festival Zéro Déchet de Montréal: Un bon début

Hanen Hattab

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Crédit photo Festival Zéro Déchet

À force d’être remise sur la table des décideurs et récupérée par les multinationales, la question environnementale semble engloutie dans un verbiage stérile. On ne le répétera jamais assez ; un siècle et quelques décennies de progrès industriel et de mutations sociales ont suffi pour éloigner l’Homme de la nature et surtout pour le transformer en pollueur et acheteur compulsif. Une machinerie complexe l’a défait du sens d’écoute de ses véritables besoins pour le remplacer par la soumission aux caprices et aux futilités les plus démesurés. Combien de temps faut-il pour apprendre à désobéir aux pulsions du consumérisme ? Devrait-on plutôt se demander combien de temps faut-il pour prendre conscience de l’impact de nos gestes ordinaires sur la planète et sur notre santé ?

Avec tous les changements climatiques et leurs conséquences dévastatrices dans plusieurs coins du monde, on ne peut que supposer l’existence d’une conscience écologique sociale depuis déjà quelques temps. Mais, convertir cette pensée en action partagée par tous est une autre paire de manches. Les modes de vie écoresponsables des altermondialistes ou des bobos ne suffiront pas à changer le cours des choses. Le philosophe René Girard a pourtant donné la recette de ce qui peut engendrer une sorte de contagion comportementale : « L’homme désire toujours selon le désir de l’Autre ». Autrement dit, quand je vois quelqu’un dans mon entourage s’intéresser à quelque chose, cette dernière devient l’objet de mon désir. Créer des occasions pour rassembler les gens dans un cadre qui traite du sujet est susceptible de contribuer à répandre des habitudes de consommations saines, dans le meilleur des mondes à les ériger comme un impératif éthique. Une belle initiative qui a eu lieu le 14 et 15 octobre, au vieux Montréal, devrait participer au fil de ses prochaines éditions à toucher beaucoup de Montréalais sur la question.

Le premier festival Zéro déchet de Montréal, organisé en collaboration avec l’Association Québécoise Zéro Déchet, s’est donné pour mission de sensibiliser sur le gaspillage et informer sur les enjeux de la consommation responsable. Des producteurs locaux et un espace d’échange citoyen sur le sujet ont accueilli les festivaliers dans les locaux du Marché Bonsecours. Des artisans et des associations ont présenté aux visiteurs des produits et des activités aussi variés qu’originaux et insolites. L’entreprise Muses Urnes Design a suscité la curiosité du public avec sa sépulture écologique : ROOTS est une urne funéraire fabriquée à base de marc, de café post-consommation et d’autres matériaux écologiques. Bref, du papier toilette et couches pour enfants réutilisables aux produits cosmétiques, les visiteurs ont pu constater qu’il est possible de réduire ses déchets et ne rien sacrifier en bien-être et confort. Des conférences et des ateliers ont présenté des notions très importantes pour cerner la problématique du gaspillage. Les visiteurs ont été ainsi informés sur l’économie circulaire, la consommation locale, la durabilité et d’autres solutions pour penser l’avenir à la lumière de plusieurs paramètres urgents comme la pénurie des ressources, la gestion des déchets, etc.

Ces événements de fin de semaine peuvent certes contribuer à sensibiliser les non-avertis. La grande affluence au festival témoigne de la volonté d’un grand nombre de Montréalais de comprendre, découvrir et s’inspirer pour mieux agir. C’est pour cette raison que les organisateurs sont invités à avoir une stratégie de géomarketing pour couvrir plus d’arrondissements et de quartiers lors des prochaines éditions.

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Les vélos électriques d’UBER roulent à Montréal

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Uber a lancé ce mercredi, 26 juin, son service de vélos électriques en libre-service JUMP à Montréal.

La métropole fait place aux vélos à assistance de pédalage de JUMP utilisés dans plus d’une vingtaine de villes aux États-Unis et en Europe.

« Nous sommes très heureux de lancer les services de vélos électriques de JUMP à Montréal en grande première canadienne », a déclaré Jean-Christophe de Le Rue, directeur des Affaires publiques pour Uber au Québec.

Les vélos seront disponibles en libre-service, en tout temps, dans près de 9 arrondissements de la ville dès aujourd’hui.

Une nouvelle façon d’utiliser le vélo en libre-service

Voici comment utiliser le nouveau vélo :

La première chose à faire, télécharger l’application d’UBER. L’option des vélos JUMP se trouve en haut de l’écran. Elle présente une carte qui permet d’identifier le vélo le plus proche et de le réserver pendant une durée de temps limité à 15 minutes avant de le déverrouiller et commencer son trajet.

Il n’y a aucun frais pour déverrouiller les vélos et les utilisateurs seront chargés 30 cents par minute. Arrivé à destination, pas besoin de chercher une station UBER, il suffit de l’attacher à un support à vélo adapté et de le verrouiller moyennant des câbles antivol rattachés directement au vélo.

« Les utilisateurs qui ne respectent pas les règles appropriées de stationnement des vélos feront face à des avertissements, surcharges de 25$ et même la suspension du compte », indique l’entreprise.

Les vélos JUMP sont équipés d’un moteur de 350 watts qui délivre une assistance de pédalage électrique pouvant aller jusqu’à 32 km/h.

Vous pouvez gagner un casque gratuit

À l’occasion du lancement, des ambassadeurs JUMP vont distribuer aujourd’hui des centaines de casques gratuits partout dans la métropole.

Lire aussi : Navettes gratuites pour visiter le Parc des Îles-de-Boucherville

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Montréal : Un nouveau projet de lutte contre l’isolement social des aînés

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) a lancé le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés.

Le Plateau-Mont-Royal et Saint-Louis-du-Parc, dont la population est constituée à 70 % de personnes socialement défavorisées, comptent le plus haut taux de personnes âgées vivant seules à Montréal.

Ces faubourgs bénéficieront du programme déployé par le CIUSSS afin d’instaurer une structure de gériatrie sociale. Le projet s’ajoute à d’autres initiatives mises en œuvre récemment, dont le projet pilote de la Fondation AGES, annoncé le 3 juin dernier.

« La gériatrie sociale permet de rejoindre les aînés directement dans leur communauté, et c’est ce qui fait toute la différence lorsqu’il est question de briser leur isolement social et de favoriser leur vieillissement actif », a expliqué Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Sortir les aînés de leur isolement quotidien

Le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés vise à veiller à l’intégration sociale des aînés vulnérables et isolés dans leurs milieux de vie.

Pour ce faire, un réseau de partenaires sera créé en vue d’entrer en contact avec ces personnes, « d’intervenir pour améliorer leur qualité de vie, de les accompagner vers les services appropriés ainsi que de favoriser leur autonomie et leur participation sociale », indique le communiqué du Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Ce mardi, 25 juin, Québec a doté le CIUSSS, d’une aide financière de 400 000 $, qui contribuera à déployer le projet.

Lire aussi : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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