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Forum sur l’intelligence artificielle, Montréal entame le débat sur l’éthique

Hanen Hattab

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Les plus grands acteurs de l’industrie, les technologies, les sciences et l’enseignement ont été réunis lundi, 15 janvier 2018, par la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain (CCMM), afin d’inciter la communauté entrepreneuriale montréalaise à prendre le virage de l’intelligence artificielle, la nouvelle révolution industrielle et humaine.

Le Forum stratégique de la chambre de commerce baptisé « L’intelligence Artificielle : un Pilier de développement économique pour la métropole » s’est déroulé au New City Gas. En ouvrant le bal de cette grande rencontre, Michel Leblanc, président et chef de la direction de la chambre, a exprimé sa joie et sa surprise de voir plus de 850 personnes présentes. Les sujets abordés par des panélistes experts en Intelligence Artificielle (IA) visent à démystifier cet incontournable tournant technologique et mettre en exergue les opportunités qu’offrent la métropole.

Montréal, un environnement socio-économique et universitaire très favorable à l’IA

« La chambre essaye de mettre en place les meilleures conditions pour que l’environnement d’affaires de Montréal soit fleurissant, et ça fait un an et demi qu’on se dit à quel moment il va falloir qu’on organise le forum. Il y a eu beaucoup d’événements organisés pour les initiés de l’IA, ceux qui la côtoient, ceux qui y travaillent, ceux qui la voient à tous les jours. Donc, il faut élargir la discussion à l’ensemble de la communauté d’affaires.», a déclaré M. Leblanc.

Dominique Anglade, Ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, responsable de la Stratégie numérique souligne que  « l’économie au Québec se porte bien » et ce, « lorsqu’on regarde les résultats tant au niveau du taux de chômage qu’au niveau de la création de l’emploi ». Toutefois, Mme Anglade attire l’attention sur les risques de la complaisance exhortant la communauté entrepreneuriale à l’ambition illimitée. Elle a rappelé notamment les grandes initiatives entreprises par le gouvernement depuis 2017, dont la stratégie numérique et la grappe de l’IA, afin de développer le potentiel des technologies de demain.

Pour sa part, Valérie Plante, la mairesse de Montréal, a dressé le portrait d’une ville « attrayante où on peut habiter quelque soit notre revenu.» En effet, « c’est la seule ville au Canada et en Amérique du Nord où on a encore cette capacité d’attirer les gens avec différents statuts socio-économiques.» De plus, la métropole « est parvenue à se tailler une place de choix dans le domaine de l’IA », en comptant « une très grande concentration de chercheurs au monde.» « Pas moins de 150 chercheurs dont une centaine associée à l’Université de Montréal et une cinquantaine à McGill qui travaillent dans ce domaine de pointe et qui contribuent à faire de Montréal une des plaques tournantes de l’IA. », a t-elle précisé.

« Tous ces chercheurs nous ouvrent les portes d’un domaine qui attire de nombreux investissements tant privés que Public. Google a d’ailleurs annoncé une subvention de 4.5 millions pour financer les travaux de huit chercheurs d’ici en IA. L’entreprise a convaincu aussi Hugo Larochelle, une sommité en matière d’IA, de s’installer à Montréal pour bâtir un centre de recherche de haut calibre sur l’Apprentissage Profond », s’est-elle réjouit de citer cet exemple témoignant de l’expansion de l’IA dans la métropole.

La discussion a continué pendant plus de trois heures avec une vingtaine de leaders du domaine dont Yoshua Bengio, directeur scientifique à l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal et professeur à l’Université de Montréal ; Hubert Bolduc, président-directeur général de Montréal International ; Valérie Bécaert, directrice des Groupes de recherche Element AI, etc. À en croire, les panélistes du forum, les avancées académiques, les avantages financiers, juridiques et organisationnels qui appuient l’IA sont d’ors et déjà en marche dans la métropole.

Alors que beaucoup d’intervenants ont vanté la présence et l’épanouissement des géants du numérique à Montréal et leurs rôles dans la création d’emplois, M. Bengio s’est adressé particulièrement aux élus présents pour sensibiliser sur l’importance des entreprises montréalaises dans l’évolution de l’IA.

« Les grandes entreprises étrangères nous aident à construire cet écosystème. C’est un élément important. Mais, la valeur ajoutée qui va compter pour Montréal, pour le Québec et le Canada, c’est celle qui va être créée par les compagnies d’ici, les grandes entreprises, les start up, les PME qui vont créer de nouveaux produits, de nouveaux services qui vont envahir le monde. Moi, ce que j’espère, c’est que le prochain Google va naître ici, et ça, c’est un autre genre de perspective que l’idée classique qu’on avait qui dit on a tant d’emplois et ça va ramener des revenus.», a expliqué M. Bengio.

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L’éthique, Montréal entame le débat

L’impact de la dynamique technologique et entrepreneuriale sur le marché de l’emploi n’est pas sans évoquer notamment des problématiques éthiques et sociales.

« Il n’existe pas dans le monde de développement économique sans développement social, il n’existe pas de développement technologique sans développement social. Lorsqu’on va parler de tout le développement de l’intelligence artificielle, d’un point de vue technologique, il faut absolument garder en tête l’importance des questions éthiques. » a dit Mme. Anglade.

Cette question précise a été commentée brièvement par Alexandre Le Bouthillier, cofondateur et chef des opérations d’Imagia, en exposant le pas de géant de l’IA dans les domaines de la santé et de l’industrie pharmaceutique. René Villemure, éthicien et président d’Ethikos, s’est par ailleurs attardé sur les tenants et les aboutissants de ce qui engendre les inquiétudes des sceptiques et des technophobes en commençant par déterminer le rôle de ce champ d’application sociale.

« Par une réflexion éthique, on vise à stabiliser l’humain. L’éthique, c’est de l’ordre des idées plus que des processus. L’éthique est affaire de culture, pourtant on en parle en terme de structure. L’éthique est affaire de sens, le sens qu’on donne à une conduite, la direction.», a introduit M. Villemure. Selon ce dernier, comme catalyseur de raisonnement, l’éthique impose que l’on se pose les bonnes questions, en prenant en considération les mots avec lesquelles on aborde le sujet.

« Quel est l’égarement qu’on essaye d’éviter avec l’IA ? On doit s’assurer de mettre en place au moins deux choses : des pratiques qui favorisent la confiance entre les individus, et deuxièmement, les pratiques qui assurent la présence de l’humain dans un monde en changement. », a t-il interrogé.

Et la question sur laquelle M. Villemure est revenue à plusieurs reprises est : à qui incombe la réflexion sur l’éthique et les mesures qui doivent être prises en conséquences ?

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Journalisme : Radio-Canada adapte un nouveau modèle numérique

Baba-Idriss FOFANA

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Dans le cadre des “Matinées numériques Montréal” organisées par l’organisme Espaces temps [entreprise d’économie sociale à but non lucratif], Gigi Huynh, Stratège d’engagement et d’impact à Rad, s’est prononcée sur les « nouveaux modèles innovant du journalisme numérique » : une rencontre animée par Élodie Gagnon en présence de passionnés de journalisme et du numérique au Pavillon Judith Jasmin de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) à l’occasion de cette septième édition.

Rad. C’est le laboratoire de journalisme de Radio-Canada Information. Cela fait environ une année que la Société d’État expérimente un nouveau modèle de journalisme numérique. En attendant sa vulgarisation totale, son but est de « développer de nouveaux formats pour traiter d’actualité et d’enjeux de société pour les 18-34 ans, mais aussi pour tous les citoyens numériques » selon Gigi Huynh, Stratège d’engagement et d’impact à Rad. « c’est comme un mix de stratégie marketing » dit-elle.

Reformer l’info pour les milléniaux

Imprime écran du site Internet de RAD.

À la base, Mme Huynh [Québécoise d’origine asiatique], plutôt plongée dans le monde des jeux vidéos et du digital, n’a jamais fait de journalisme. Son travail ne consiste donc pas à faire du journalisme au sens du terme dans le laboratoire journalistique mais de repenser la manière de rendre l’information aux milléniaux. « Au sein de l’équipe constituée de trois personnes, c’est le chef éditorial qui s’occupe du contenu. Le journaliste a son droit de veto sur la façon de faire le journalisme. En tant que stratège, je m’occupe de tout ce qui est visuel et de l’engagement », explique-t-elle.

Pour la septième édition de Matinées numériques Montréal, Gigi Huynh, Stratège d’engagement et d’impact à Rad, le…

Posted by Matinées numériques Montréal on Monday, February 19, 2018

Mais l’objectif que Radio-Canada veut atteindre, au dire de la Stratège, c’est de produire des articles journalistiques qui non seulement répondent aux normes journalistiques mais qui doivent impacter ou toucher les milléniaux quel que soit le sujet. Car après constat, avance Gigi Huynh, ce qui identifie les 18-35 ans, c’est le numérique : « Notre format est beaucoup visuel, organique et diffèrent du format numérique classique. C’est comme des minis documentaires qui peuvent aller de 3 à 15 minutes selon la portée du sujet ».

En gros, “Rad se distingue par une créativité dans le montage, par la qualité des images et l’animation graphique de ses vidéos, tout en mettant l’accent sur l’interaction avec les internautes sur les réseaux sociaux”, souligne pour sa part  la cheffe éditoriale Johanne Lapierre, dans la présentation du projet sur le site Internet de ici Radio-Canada, section médias numériques.

« Pas de barrière générationnelle »

Loin d’être du “journalisme de marketing”, Mme Huynh révèle que « chaque mois, les journalistes font des ‘’pitchs’’ de 5 mn pour présenter succinctement des sujets sur lesquels ils aimeraient travailler ». « À la suite de cela, poursuit-elle, il y a des délibérations qui se font pour déterminer les sujets et les équipes. Les dossiers peuvent aller jusqu’à deux semaines. Mais un dossier n’est jamais fermé, on peut toujours l’ouvrir tant qu’il y a de l’évolution sur le sujet ». Toutefois, précise la Stratège d’engagement et d’impact, « il ne s’agit pas de créer une barrière générationnelle. Sur un sujet qui sort du laboratoire, d’autres journalistes de la Radio ou de la télé peuvent se mettre à contribution et travailler ensemble ».

Imprime écran du site Internet de RAD.

À la question de savoir si cette nouvelle forme de journalisme numérique d’engagement et d’impact pourrait remplacer le format classique numérique [sachant la place qu’occupe le numérique et les milléniaux sur Internet], Gigi Huynh soutient que les médias ne doivent pas avoir peur de créer et d’innover pour s’adapter aux nouvelles réalités. Car tenez-vous bien ! le sujet le plus populaire depuis le lancement de “Rad” a été le dossier réalisé sur « Les jeunes touchés par l’aide médicale à mourir ou pas ? ».

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Québec arrive à son Rendez-Vous Cinéma avec des chiffres positifs

Hanen Hattab

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Rendez-Vous Québec Cinéma commence demain mercredi 21 février. Il est réjouissant à cette occasion de savoir que l’industrie du cinéma s’est bien portée en 2017. Un des films sélectionnés dans la rubrique Rendez-vous chez vous! par cette 36e édition du festival, a raflé la première position des fictions les plus vues dans la province.

Une enquête sur les projections cinématographiques au Québec a été réalisée par l’Observatoire de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec. Avec les chiffres révélés aujourd’hui 20 février, l’industrie commence l’année 2018 sur une note positive.

Le secteur a connu une forte hausse de fréquentation des films québécois. Parmi les films les plus vus, la première position revient au film De père en flic 2 d’Émile Gaudreault, au troisième rang, Bon Cop Bad Cop 2, d’Alain Desrochers. « C’est la première fois que deux des trois premières places au palmarès sont occupées par des films québécois depuis 2003.», mentionne le Bulletin optique culture. Les huit autres places du classement des films, toutes origines confondues, diffusés sont raflées par des films américains, sachant que ces derniers ont observé une baisse de -7% par rapport à 2016.

La moitié des fictions québécoises vues par le public sont des comédies, parmi lesquelles le bulletin cite Votez bougon de Jean-François Pouliot et Les rois mongols de Luc Picard, classées, respectivement, dans le cinquième et huitième rang du Palmarès des films québécois diffusés dans les salles de cinéma en 2017. Dans cette catégorie De père en flic 2 et Bon Cop Bad Cop 2 ont récolté « à eux seuls 50% de l’assistance aux productions québécoises en 2017. »

Cette augmentation de la consommation des productions cinématographiques de la province va de pair avec celle de la fréquentation des salles obscures. Celle-ci a enregistré une hausse de 4% par rapport à 2016 en atteignant 19,5 M d’entrées.

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Montréal – Cap Haitien : Entrepren’Elle retourne aux sources pour innover

Baba-Idriss FOFANA

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Crédit Photo: Baba I. F /Avant-Première MTL

Passé le temps du « goudougoudou » [tremblement de terre en créole] et les interminables crises politiques, la Québécoise d’origine haïtienne, Luckny Guerrier, a lancé la Mission Exploratoire Économique Entrepren’Elle (M3E) afin de sortir la jeune femme haïtienne du secteur informel. Une initiative qui passe selon la Cheffe de mission par un « retour aux sources » de la diaspora pour non seulement s’impliquer, mais aussi se ressourcer pour mieux rebondir.

Avant le « Retour aux sources », du 4 au 11 mars 2018 au Cap-Haitien [deuxième grande ville d’Haïti], Luckny Guerrier nous a reçu au « Casserole Kréole » pour nous en dire un peu plus sur ses “motivations entrepren’Elle”. « Cela fait déjà trois ans que nous existons. Les deux premières éditions ont eu lieu à Port-au-Prince. Suite à une invitation de Mme Dieudonne Luma [1ère femme sénatrice d’Haïti], cette année, j’ai décidé de sortir de la capitale pour aller dans les régions et mieux connaître les réalités des jeunes femmes dans le reste du pays », précise la Cheffe de Mission Entrepren’Elle qui entend « créer une alliance entre les femmes du Québec et d’Haïti ».

La diaspora et ses racines : rectifier le tir

C’est justement dans ce cadre qu’une conférence se tient, jeudi 22 février, sous le thème « Entrepreneuriat, Innovation et Créativité au féminin : Retour aux sources », au Centre des Arts de la Maison d’Haïti, à Montréal. Et pour Mme Guerrier, le retour aux sources, n’est rien d’autre qu’une « reconnexion avec ses racines ». Car pour elle, “pour mieux créer et mieux innover, il faudra connaître d’où l’on vient pour savoir où l’on va”. « Je crois que les jeunes de la diaspora ont besoin d’une connexion avec leur origine pour mieux avancer au Québec ou au Canada. J’ai décidé d’utiliser la voie de l’entrepreneuriat féminin pour pouvoir atteindre cet objectif », dit-elle avant de souligner les raisons qui ont motivé le choix de la première vice-présidente du Québec, Dominique Anglade, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique en qualité d’invitée d’honneur.

Des modèles de femmes à jour…

Luckny Guerrier, Cheffe de la M3E, prône une alliance entre les femmes du Québec et d’Haiti. Photo : Baba I. Fofana

À en croire Luckny Guerrier, les jeunes femmes de la diaspora haïtienne doivent commencer à avoir des modèles à jour. « Et je peux vous dire sans risque de me tromper que Mme Anglade est un modèle à jour pour ces jeunes femmes. Non seulement son profil et son parcours inspirent les femmes au Québec et en Haïti, mais aussi c’est une Haïtienne qui pense au développement de son pays d’origine. En plus, elle est ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la stratégie numérique. Chose qui cadre avec le thème de cette troisième Mission Exploratoire Économique (M3E) », soutient celle qui pense que les populations haïtiennes doivent se réveiller et se prendre en main.

« Qu’on arrête de s’impliquer aux côtés des hommes politiques et se consacrer à nos propres affaires. L’entrepreneuriat est une solution qui pourra aider à relever les femmes et le pays. Une fois que le secteur économique ira mieux, tout ira de mieux en mieux pour chaque Haïtien », conscientise Mme Guerrier tout en reconnaissant que l’entrepreneuriat au féminin ne date pas d’aujourd’hui en Haïti. « Sauf que, poursuit-elle, la majorité de ces femmes évoluent dans l’informel. Je pense que cela est une réalité dans la plupart des pays du Sud. C’est ce que nous voulons changer ».

Entre intentions et actions

Sachant qu’il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions, la Cheffe de M3E compte passer à l’action, lors de la conférence du 7 mars prochain, dans la ville du Cap en abordant spécialement la question de l’accès au financement. « Nous allons voir comment les femmes peuvent avoir un accès facile au financement de leur projet. Cette problématique est une réalité en Haïti tant bien du côté des femmes que des hommes. Nous allons également aborder la question des outils en matière de création d’entreprise avec le plan d’affaire et initiés des ateliers sur le business model. Mais aussi, on aura un défi de créer collectivement un incubateur cette journée-là », rassure Luckny Guerrier, ex-déléguée de la diaspora du Gouvernement jeunesse d’Haïti.

Mme Guerrier veut reconnecter Haiti et “ses origines africaines”. Crédit : Baba I. Fofana

Celle qui est née au Canada, qui y a étudié et travaillé dit être tombée en amour pour Haïti après avoir participé à la Semaine de la diaspora en Haïti et au premier Forum jeune avec Élan Haïti en 2014. Avec sa compagnie M3E, la jeune « Guerrier » a “élu domicile dans l’avion” pour pouvoir étendre sa toile dans le monde entier, mais aussi de pouvoir connecter Haïti à ses racines : « Je n’ai jamais créé d’événements à Montréal, parce que mon bureau est dans l’avion. Je suis plus dans les projets à l’international. J’ai décidé de commencer par Haïti. Mais mon objectif, c’est de travailler à travers le monde, surtout aller vers mes racines ». Et aller vers ses racines, c’est aussi « le retour à la source » en Afrique : avec l’ambition de conduire une toute première Mission Entrepren’Elle sur le continent en 2020.

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