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Francophonie : Québec finance TV5 Monde pour la promotion de la culture québécoise

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TV5 Monde

En tant qu’opérateur direct de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), TV5 Monde met à disposition un portail multimédia gratuit et interactif pour apprendre et enseigner le français. Cette langue, qui fait partie du patrimoine culturel du Québec, connaît un recul aussi bien dans la province que dans tout le pays selon Statistique Canada.

Souhaitant maintenir « l’importante vitrine internationale qu’offre TV5 Monde au Québec », le gouvernement québécois a annoncé, mercredi 8 août, le versement d’une contribution maximale de 6 074 340 $ à Télé-Québec afin de participer au financement de TV5 Monde pour son exercice financier 2018. Ce, en vue de favoriser la diffusion de ses productions télévisuelles dans 354 millions de foyers partout dans le monde francophone.

TV5 Monde est disponible dans 354 millions de foyers à travers 200 pays, et regardée chaque semaine par 60 millions de téléspectateurs en 2017 (audience cumulée hebdomadaire).

« La renommée de TV5 et l’étendue de son réseau de diffusion en font une des plus grandes réussites de la Francophonie. À travers le monde, les francophones et francophiles peuvent ainsi jouir de la qualité et de la richesse des artisans québécois du monde télévisuel et ainsi faire rayonner le Québec sur cinq continents », fait valoir Christine St-Pierre, ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie.

TV5 Monde : un outil francophone incontournable !

En contribuant à la première chaîne internationale de langue française, le Québec dit soutenir ce remarquable outil de la Francophonie qui œuvre à la promotion de la langue de Molière et participe à la diversité des expressions culturelles; une orientation établie dans la Politique internationale du Québec ainsi que dans la Politique culturelle Partout, la culture.

« TV5 est un outil unique de rayonnement de la culture et de la langue française »

– Marie Montpetit, ministre de la Culture et des Communications.

« Notre gouvernement est heureux de réitérer son soutien à cette chaîne multilatérale qui compte sur une programmation de qualité, bâtie sur la richesse audiovisuelle des nombreux partenaires, et qui nous démontre chaque jour l’importance de la diversité culturelle », ajoute Mme Montpetit, également ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française au Québec.

Rappelons que le gouvernement du Québec participe depuis plus de 30 ans au succès de TV5 Monde en partenariat avec les gouvernements de la France, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Suisse et du Canada. La contribution annuelle de la province canadienne à TV5 Monde se répartit à parts égales entre le ministère des Relations internationales et de la Francophonie et le ministère de la Culture et des Communications.

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Culture

Québec : record de la fréquentation des spectacles vivants

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Musiciens, humoristes, danseurs, etc., ont attiré un nombre record de publics québécois en 2017. Si certaines catégories de spectacles ont enregistré une stabilisation de la fréquentation, d’autres ont fait des bonds importants.

Les chiffres ont été révélés, ce mardi, 16 octobre, par l’Observatoire de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec. Ils font état de la fréquentation des spectacles des arts vivants dans la province et portent sur les représentations payantes.

Selon l’Enquête, les arts de la scène connaissent un regain d’intérêt après une chute qui s’est stabilisée entre 2013 et 2015. En 2017, 7,7 M de spectateurs ont rempli les salles, témoignant de la vitalité du secteur. En effet, la fréquentation des spectacles connait une augmentation depuis deux ans. L’année passée, le taux a atteint 9 % par rapport à 2016.

Si « la fréquentation des spectacles de chanson reste stable à 2,3 M d’entrées, » les autres arts ont attiré plus de monde.

Montréal en tête de liste

Montréal a observé la plus grande hausse du nombre d’entrées, soit plus 335 000. Les salles de la province ont accueilli 7,7 M de spectateurs. Les billetteries ont encaissé une recette qui s’élève à 303 M$.

Les spectacles divertissants ont la cote

Les spectacles de variété ont connu la plus grande hausse, soit plus 28%. Les augmentations sont enregistrées dans les catégories de l’humour (+ 17 %), le cirque et la magie (+ 42 %) et la comédie musicale (+ 50 %).

Or cette croissance a été significative au niveau du marché des spectacles provenant de l’extérieur du Canada (+ 17 %). Car les spectacles québécois ont attiré 5,4 M de spectateur, ce qui représente une hausse de 5%. Toutefois, l’étude souligne que « 19 spectacles québécois se trouvent dans le palmarès des 25 spectacles les plus vus. »

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Culture

Claire Denis se confie sur son dernier film High life

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La cinéaste française Claire Denis se confie sur son nouveau film High Life qu’elle a présenté au festival international du film de Toronto. Sa première réalisation en langue anglaise met en scène Robert Pattinson, Mia Goth et Juliette Binoche et raconte l’histoire de criminels envoyés dans l’espace.

Quitterie Hervouet – Pourquoi avoir décidé d’aller dans cette direction au niveau artistique?

Claire Denis – Je ne l’ai pas vraiment envisagé comme un film de science fiction au sens propre d’abord parce que Je n’en avais pas les moyens. J’ai voulu faire un film de prison qui est dans un espace si loin de la terre que les personnages du film ne pourront pas revenir car le temps de leur vie est trop courte, une prison où on ne pourra jamais sortir.

QH – Cette idée vous est venue comment?

CD – C’est l’idée des cobayes. C’est l’idée qu’à la fin des fins dans une économie où la peine de mort existe encore et qu’on peut vendre un rein pour nourrir sa famille, c’est mieux d’envoyer des humains que des chiens dans l’espace. Avec des humains on peut faire des choses plus intéressantes comme dans les camps de concentration on pourrait dire. J’ai été dans le camp de Dachau et il y avait le pavillon médical. Ce sont des choses qu’on n’oublie jamais. Je me suis dit qu’au fond, on n’est pas si loin du fait que certains pays puissent vendre des criminels pour leurs organes ou des tests.

C’est parti également d’une autre idée, le rapport père – fille. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je fais un film sur ce sujet.

QH – Vous auriez pu faire cette histoire en français, pourquoi avoir décidé de  choisir l’anglais ?

CD – A mon avis, ce qui se passe dans l’espace c’est soit avec des russes, soit avec des américains. De plus en France, il n’y a pas la peine de mort. J’ai donc choisi un pays l’Amérique où il y a la peine de mort. Pour moi, il fallait également que ce soit une langue utilisée dans l’espace. Et il n’y en a que deux aujourd’hui, l’anglais et le russe. Même l’astronaute Thomas Pesquet qu’on a rencontré à Cologne lors du tournage parle anglais et russe.

QH – Pourquoi avoir choisi de travailler avec Robert Pattinson?

CD – Je ne l’ai pas choisi. J’avais pensé à quelqu’un d’autre qui était plus âgé que lui. En fait Robert, c’est choisi. Nous nous sommes rencontrés et au début Je le trouvais jeune et tout d’un coup j’ai compris que c’était lui. Et je dois dire que j’ai fait ce film avec peu d’argent. Les acteurs ont fait des sacrifices. Mais j’aime que l’équipe soit soudée. L’amour que je porte à mes techniciens et à mes acteurs est vraiment important.

QH – Vous avez beaucoup tourné en studio. Vous pourriez m’en parler.

CD – J’ai toujours tourné dans des décors naturels. C’était assez différent de tourner en studio. Il fallait le concevoir, le dessiner ce que j’avais fait dans le scénario. Je savais qu’il y avait le jardin, le « upper level », que ça aurait la forme d’une prison. Le designer Olafur Eliasson, designer a réalisé un travail fantastique et ça correspondait tout à fait à ce que j’avais imaginé.

QH – Vos films sont très différents. Comment arrivez-vous à vous réinventer à chaque fois?  

CD – Vous le trouvez? J’ai l’impression de faire toujours le même film c’est à dire, les relations enfants – parents avec des classes sociales différentes. Des films où il y a peut-être de la violence mais aussi où il y a beaucoup de tendresse.

QH – Feriez-vous un autre film en anglais?

CD – Oui. J’ai d’ailleurs un autre projet en anglais. Tourner en langue étrangère n’est pas une barrière pour moi. Si le film se passe en France alors autant tourner en France. Si le film se passe en Espagne, autant parler espagnol.

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Culture

Le Cid de Gabriel Plante, une réflexion transcendante sur la répétition

Hanen Hattab

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Le Cid de Gabriel Plante n’est ni une relecture, ni une interprétation du Cid de Corneille. Certes les fragments de textes et les matériaux scéniques fonctionnent comme indices du chef d’œuvre classique. Mais leurs expressivités singulières clament un rapt dramaturgique des plus délicats et audacieux.

Dès qu’ils ont apparu à l’intérieur du cube blanc, les interprètes ont fait comprendre au public qu’ils ne sont ni des personnages, ni des personnes, ni des caractères. Amélie Dallaire, Élisabeth Smith, Gaétan Nadeau et Jocelyn Pelletier sont des dispositifs, vivants, habiles. Des représentations de subjectivités qui incarnent avec une légèreté tranchante des voix et des paroles au rythme essoufflant.

Le matériau sonore joue des rôles scénographique et dramaturgique très pertinents. Car, coup de maître, ce qui fait office de dialogue est court-circuité par l’atmosphère sonore et les voix en ritournelle. Tout est redit, reproduit, les mots, les vers, les vocalises tragiques et comiques, jusqu’à épuisement de leurs effets sur le récepteur. Le passage d’une partie à une autre arrive comme une délivrance surprenante.

©Hugo B Lefort

Occurrences sonores du Cid

Pour le dire simplement, l’orchestration des échos, bégaiements, gémissements, hurlements, mugissements de colère, de douleur et de désir créait une inquiétante étrangeté. La composition des actes montre avec intelligence que la répétition provoque l’impression de suspension du temps et l’attente que quelque chose se passe. Pour le dire avec Deleuze, nous ne soutirons pas par nous même une différence dans la répétition. C’est le jeu, presque le même, surgissant qui nous sauve des sempiternelles résonances venant du Cid du XVIIe S.

Occurrences visuelles d’ailleurs

Les citations visuelles sont elles aussi répétitives sans pour autant former comme les sons des motifs mécaniques. Nous sommes dans l’art de la représentation classique revisité avec des compositions pyramidales et un hommage minimaliste à la construction de la perspective frontale. Là aussi, tout participe à figurer l’itératif, la disposition des micros lumineux dessine subtilement la profondeur du champ visuel. Aussi, les clichés sous formes triangulaires sont repris notamment dans des citations génériques. En effet, outre les costumes d’époque, des tableaux se dessinaient furtivement dans l’horizon de la scène rappelant le paysage et la nature morte classiques.

Pour conclure, il a fallu faire bon usage de la vanité. Comme s’il fallait laisser parler les valeurs transmises par la pièce de Corneille à travers une représentation canonique quasi-muette.

Les constructions sonore et visuelle de l’œuvre de Plante sont ingénieuses. Elles multiplient et dispersent les actes et les vers du Cid pour interroger du même coup l’acte même d’interpréter, de créer la variation dans la répétition.

Le Cid joue à La Chapelle, les 11, 12, 13, 15, 16, 18 et 19 octobre.

Billetterie

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