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Fraude financière, l’Autorité des marchés en mode prévention

Baba-Idriss FOFANA

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Vol d’identité, vente pyramidale, Fausses loteries, hameçonnage, cyber-escroquerie, la fraude financière prend de plus en plus du poids au fur et à mesure que des techniques sont mis en place pour déstabiliser les fraudeurs. Et pourtant, ces derniers ont de la suite dans leurs ‘’idées malsaines’’.

Conscients de ces pratiques illégales, l’Autorité des marchés financiers (AMF) n’entend pas dormir sur ses lauriers. L’organisme mandaté par le gouvernement du Québec pour encadrer les marchés financiers québécois et prêter assistance aux consommateurs de produits et services financiers compte profiter de ce mois de Mars [le mois de la prévention de la fraude] pour déployer deux campagnes misant sur l’information et la protection.

« La prévention de la fraude revêt une importance centrale pour notre organisation », a souligné Louis Morisset, président-directeur général de l’Autorité, dans un communiqué de presse. « De fait, a-t-il ajouté, nous consacrons, chaque année, de multiples efforts à la sensibilisation du grand public aux risques associés à la fraude financière et aux gestes à poser pour s’en prémunir ».

« Mes finances en tête »

« Mes finances en tête ». C’est la campagne d’information qui s’étend du 4 mars au 6 mai 2018. L’Autorité annonce qu’elle fera le tour dans les grands quotidiens de la place et de plusieurs stations de radio au Québec. À l’en croire, les thématiques hebdomadaires du mois de mars seront toutes consacrées à la fraude financière. Il pourrait s’agir de : signaux d’une possible fraude, ventes pyramidales d’investissements, fraude visant les personnes aînées et options binaires.

De plus, tout au long du mois de mars, l’Autorité publiera des contenus axés sur la prévention de la fraude sur son site Internet et ses médias sociaux. « (..) À la radio, dans les journaux et sur les différentes plates-formes de médias qui sont visés avec des capsules vidéos et des textes sur différents sujets afin de sensibiliser sur différents aspects de la fraude financière : Comment repérer des fraudeurs potentiels, comment éviter de confier son argent à des individus qui pourrait malheureusement ne pas être inscrit auprès de l’Autorité des marchés financiers », a confié le chargé des médias à l’Autorité des marchés financiers, Sylvain Théberge, dans une entrevue à Avant-Première MTL.

Parlant de sensibilisation auprès du grand public et des professionnels du secteur financier, il explique que cela passe par des « conseils très simples » à savoir: avant de confier son argent auprès d’un individu ou de certaine compagnie, il faut s’informer si cette personne ou l’entreprise est inscrite auprès de l’Autorité des marchés financiers, et aussi faire attention à tout ce qui pourrait être trop beau pour être vrai. « Donc, toutes les tentatives qui pourraient être des produits avec des rendements faramineux, devraient automatiquement attirer l’attention de la personne à lever un drapeau rouge. (..) On a des gens qui nous appellent de plus en plus pour prendre de l’information ».

Des Cyber-surveillants à la traque

Alors qu’on n’a pas de chiffres en ce qui concerne la fraude financière, l’AMF précise qu’elle s’attaque à la fraude qui touche des individus qui ne sont pas inscrits auprès d’elle et qui vont à l’encontre de la réglementation. « Les Policiers ont également des mécanismes de détection de la fraude. Bref, c’est difficile d’avoir un portrait très précis sur la fraude. Une chose est sûre, c’est que c’est encore présent. Internet, ces dernières années, est devenue une nouvelle porte d’entrée de la criminalité financière », fait valoir M. Théberge.

Et pour ce qui est de la cybercriminalité, il reconnaît que ce domaine est plus du ressort des organisations policières puisque l’AMF est un organisme de réglementation. Par compte, précise Sylvain Théberge, une équipe de cybersurveillance constituée d’une dizaine de personnes tente au quotidien de détecter, à partir du web, des tentatives d’hameçonnage, de fraude derrière les pages jaunes des sites Internet : « Cette équipe qui est en place depuis environ quatre à cinq fait un travail remarquable et détecte beaucoup de chose qui ont mené à des poursuites pénales, à des amendes et à des condamnations ».

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Criminalité au Canada : 2 millions d’infractions au Code criminel déclarées par la police en 2018

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Les crimes déclarés par la police au Canada, tels que mesurés par le taux de criminalité et l’Indice de gravité de la criminalité (IGC), ont augmenté pour une quatrième année consécutive en 2018, en hausse de 2 %. Malgré cette augmentation, l’IGC de 2018 était inférieur de 17 % à celui enregistré 10 ans auparavant, selon un nouveau rapport de Statistique Canada.

La variation de l’IGC en 2018 découle de l’augmentation des taux de nombreuses infractions déclarées par la police. Énumérées dans l’ordre d’importance de leur incidence relative sur l’IGC, ces infractions comprennent la fraude (+13 %), les agressions sexuelles de niveau 1 (+15 %) — soit celles qui n’impliquent pas d’arme ou ne causent pas de lésions corporelles évidentes à la victime —, le vol à l’étalage de 5 000 $ ou moins (+14 %) et le vol de plus de 5 000 $ (+15 %).

Ces hausses ont été contrebalancées en partie par la diminution d’autres infractions, y compris la baisse des taux d’introductions par effraction (-1 %) et des vols qualifiés (-3 %).

Une analyse détaillée est présentée dans le nouvel article de Juristat publié aujourd’hui sous le titre « Statistiques sur les crimes déclarés par la police au Canada, 2018 » de même que dans l’infographie « Crimes déclarés par la police au Canada en 2018 ».

Plus de 2 millions d’infractions au Code criminel (sauf les délits de la route) ont été déclarées par la police en 2018, soit près de 69 800 affaires de plus qu’en 2017. Le taux de crimes déclarés par la police — qui sert à mesurer le volume de crimes signalés à la police — a augmenté de 2 % en 2018, lequel s’est établi à 5 488 affaires pour 100 000 habitants. Il s’agit d’une baisse de 17 % par rapport au taux enregistré en 2008.

Cinq provinces et deux territoires enregistrent un Indice de gravité de la criminalité plus élevé

En 2018, l’Indice de gravité de la criminalité (IGC) était plus élevé dans cinq provinces et deux territoires comparativement à un an auparavant. Ainsi, l’Île-du-Prince-Édouard (+17 %), l’Ontario (+6 %), le Manitoba (+6 %), le Nunavut (+6 %), les Territoires du Nord-Ouest (+5 %), le Nouveau-Brunswick (+4 %) et Terre-Neuve-et-Labrador (+4 %) ont enregistré une hausse de leur IGC. Des baisses de l’IGC ont été observées au Yukon (-7 %), en Saskatchewan (-3 %), au Québec (-2 %) et en Nouvelle-Écosse (-2 %), tandis qu’en Colombie-Britannique et en Alberta, il est demeuré stable.

La criminalité augmente dans les deux tiers des régions métropolitaines de recensement

En 2018, l’IGC avait augmenté dans les deux tiers des plus grandes villes du Canada (régions métropolitaines de recensement [RMR]). Les hausses les plus marquées ont été observées à Windsor (+21 %), à Moncton (+15 %) et à St. Catharines–Niagara (+15 %). L’introduction par effraction a contribué de façon importante à la hausse notée à Windsor et à St. Catharines–Niagara, tandis que la fraude a contribué de façon importante à l’augmentation observée à Moncton et à Windsor. Les baisses les plus prononcées de l’IGC ont été enregistrées à Belleville (-20 %), à Saguenay (-12 %) et à Peterborough (-10 %).

Source : Statistique Canada

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Huawei Canada : implantation d’accès Internet haute vitesse sans fil dans 70 collectivités éloignées

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L’entreprise de télécommunications Huawei Canada a annoncé qu’elle unira ses efforts à ceux de la société ICE Wireless and Iristel afin de brancher plus de 70 collectivités rurales éloignées d’ici 2025, notamment 20 collectivités en Arctique et 50 autres dans le nord-est du Québec. 

Des plans visent également d’autres collectivités situées à Terre-Neuve-et-Labrador. « Nous croyons fermement que tous les Canadiens devraient pouvoir se brancher au réseau mobile de 4e génération, peu importe où ils vivent au pays – même s’ils sont dans une région où il pourrait ne pas être économiquement viable d’offrir un accès Internet haute vitesse », a affirmé Eric Li, président de Huawei Canada.

Bien que la majorité des Canadiens ont un accès Internet haute vitesse, cela n’est pas toujours le cas de ceux vivant dans des régions à faible densité de population. Tant le gouvernement du Canada que l’Organisme des Nations unies (ONU) ont souligné l’importance de travailler à l’offre d’un accès Internet haute vitesse universel d’ici 2030 – ce qui améliorera l’inclusion sociale et économique. 

Offrir Internet haute vitesse dans les régions éloignées d’ici 2030 avec Huawei Canada ?

« Huawei Canada est actif au Canada depuis plus de dix ans et emploie plus de 1 100 employés au pays. La plupart d’entre nous en sont à anticiper la technologie sans fil de 5e génération, mais il faut garder en tête que de nombreuses régions éloignées n’ont toujours pas d’accès fiable au réseau mobile de 3e ou 4e génération. Ce projet aidera le Canada à respecter l’engagement qu’il a pris auprès de l’ONU quant à la prestation d’un service Internet haute vitesse à tous les Canadiens d’ici 2030 », a expliqué Alykhan Velshi, vice-président des affaires commerciales de Huawei Canada.

Huawei Canada a fait produire trois courts-métrages dressant le portrait de plusieurs résidents du nord dans leur collectivité respective – qui dépendent toutes d’un accès Internet pour faire prospérer et connaître leurs petites entreprises.

Pour sa part, Jean-François Dumoulin, vice-président des affaires réglementaires et gouvernementales auprès de la société Ice Wireless and Iristel, indique qu’il faut miser sur de l’équipement à haute fiabilité et à la fine pointe de la technologie dans le but de réduire au minimum la nécessité d’une intervention physique et d’éviter les pannes qui plongeraient de nouveau les collectivités dans la grande solitude. « C’est justement pour cela que nous avons décidé de collaborer avec Huawei Canada », a-t-il précisé.

À lire : Le sort de la directrice financière de Huawei scellé par la justice canadienne

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Les préposés au péage de l’autoroute 30 en grève à partir d’aujourd’hui

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Après l’échec des pourparlers, les employés, représentés par le Syndicat des préposés au péage de l’autoroute 30-CSN, ont décidé de tenir ce vendredi, 19 juillet, dès 9 h, une première journée de grève.

« Nous sommes très déçus de voir que l’employeur a décidé de ne pas négocier hier, alors qu’il avait la possibilité de dénouer la situation et d’éviter le conflit», a souligné d’entrée de jeu le président du syndicat CSN, Alain Courtemanche.

Les discussions avec la partie patronale ont porté sur l’offre salariale et les conditions de travail insupportables des grévistes.

«Il manque de climatisation l’été, de chauffage l’hiver. Les bancs sont troués et souvent, il n’y a même pas de dossier. Il n’est pas rare que deux pouces d’eau se retrouvent dans les cabines et que les fenêtres peinent à s’ouvrir. Souvent, les employés ne parviennent même pas à voir le montant qui doit être payé », a dépeint Annette Herbeuval, la présidente du Conseil central de la Montérégie-CSN.

Des salaires inéquitables

Les travailleurs s’indignent notamment de leurs salaires inéquitables par rapport aux salariés d’entreprises similaires et à leurs collègues du service à la clientèle. Ces derniers bénéficient d’un horaire fixe et d’un salaire d’entrée plus élevé que les préposés au péage et travaillent dans de meilleures conditions.

À ce propos, le syndicat cite aussi l’exemple des préposés au péage du pont de la Confédération qui gagnent plus de 18 $ l’heure en commençant, alors que le salaire des grévistes débute à 14,25 $ l’heure et plafonne à 15,25 $.

Mme Herbeuval a affirmé que le vote de grève montre à quel point les membres sont déterminés à se faire respecter, et qu’ils vont avoir la CSN derrière eux pour les soutenir.

Lire aussi : L’Institut Pinel, un cas exemplaire de la pénurie dans la santé et les services sociaux

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