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Friandises au cannabis : l’interdiction de vente au Québec, une victoire pour le marché noir ?

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Selon le Conseil du cannabis canadien, le projet de règlement annoncé mercredi 24 juillet par le gouvernement du Québec concernant les produits comestibles (friandises), le cannabis à usage topique et la concentration de THC est “une victoire pour le marché noir”. 

« Le projet de règlement du Québec sur les produits comestibles et extraits de cannabis annoncé hier est une grande déception, car il nuira gravement aux efforts déployés par l’industrie légale du cannabis pour éradiquer le marché noir et, par conséquent, à la protection des mineurs », a expliqué Megan McCrae, présidente du Conseil du cannabis canadien.

En effet, le règlement proposé vise à interdire la vente de friandises, jujubes, desserts et chocolats au cannabis, de même que de tout autre produit jugé attrayant pour les mineurs. En outre, les extraits de cannabis ne pourront contenir aucun additif en modifiant l’odeur, le goût ou la couleur. Par ailleurs, la concentration de THC sera limitée à 30 % pour les produits non comestibles, ce qui empêchera de facto la commercialisation de certains produits de vapotage au Québec. Enfin, le cannabis à usage topique sera également proscrit.

Le Conseil du cannabis canadien en “total accord” avec l’esprit de la décision, mais…

Si le Conseil du cannabis canadien dit être en “total accord” avec l’esprit de ce projet de règlement, il juge toutefois qu’il limitera la capacité de production de l’industrie légale, de même que sa capacité de répondre à la demande diversifiée du marché québécois de manière contrôlée et responsable, au profit du marché noir. 

« Le crime organisé continuera donc de s’enrichir en produisant et en distribuant de la marijuana, au mépris de la sécurité des jeunes. De plus, un sondage d’opinion réalisé pour le Conseil du cannabis canadien révèle que 64 % des Québécois approuvent la légalisation du cannabis ainsi que l’accès sécuritaire et réglementé à ses dérivés. »

– communiqué Conseil du cannabis canadien

Estimant que le gouvernement fédéral a déjà mis en place des règles et une réglementation strictes pour garder les produits comestibles du cannabis hors de la portée des jeunes, le Conseil du cannabis canadien demande au gouvernement du Québec de collaborer avec l’industrie légale pour mettre les jeunes à l’abri du cannabis, et pour empêcher le crime organisé de se remplir les poches. 

Comment empêcher le crime organisé de distribuer les “friandises” au Québec?

Au dire du Conseil, l’industrie du cannabis emploie, directement ou indirectement, des milliers de Québécois, et les consommateurs de cannabis – des gens de tous parcours et horizons – ont droit à une approche plus mûre que celle actuellement proposée par le Québec pour la prochaine étape de la légalisation. « Nous sommes convaincus qu’une meilleure solution existe et nous sommes prêts à participer à son élaboration », avance-t-on.

Le Conseil du cannabis canadien, qui défend les intérêts des producteurs autorisés de cannabis du pays, milite en faveur d’une réglementation fédérale avant-gardiste et encourage une production, un accès et un usage récréatif et médical sécuritaires et responsables. En vertu de la Loi sur le cannabis de Santé Canada, le Conseil du cannabis canadien est l’organisation nationale des producteurs autorisés de cannabis du Canada.

À lire : Nouvelles catégories de cannabis : des mesures additionnelles pour mieux protéger la population québécoise

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Canada, habitudes de consommation du pot chez les femmes et les hommes

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Une étude publiée ce jeudi, 15 août, par Statistique Canada met en exergue les différences d’habitudes de consommation du pot par les hommes et les femmes au Canada.

Près de cinq millions de Canadiens ont déclaré avoir consommé du cannabis au deuxième trimestre de 2019. Le nombre des consommateurs est ainsi resté inchangé par rapport à l’année passée, c’est-à-dire avant la légalisation du cannabis, entrée en vigueur le 17 octobre 2018.

L’étude a dévoilé notamment que dans cette proportion les hommes (21 %) ont consommé plus fréquemment que les femmes (12 %) durant cette période.

De plus la gente masculine est plus susceptible de consommer du cannabis tous les jours comparé aux femmes.

Fréquence et méthodes

Alors que fumer demeure le mode de consommation du cannabis le plus populaire (les hommes (68 %) et les femmes (62 %)), des disparités ont été révélées par Statistique Canada. Les voici :

  • Les hommes sont plus susceptibles d’acheter du cannabis, tandis que les femmes sont plus susceptibles d’en obtenir gratuitement par l’intermédiaire de membres de la famille et d’amis
  • 22 % des femmes versus 11 % des hommes ont déclaré que le soutien aux ventes est un facteur important, alors qu’une proportion plus élevée d’hommes accordent une plus grande importance à l’anonymat et à la discrétion (19 % des hommes par rapport à 12 % des femmes) et à la disponibilité de la souche de cannabis préférée (20 % des hommes par rapport à 11 % des femmes)
  • La consommation de cannabis séché (fleurs ou feuilles) et de haschisch est plus répandue chez les hommes que chez les femmes
  • Le quart des hommes (25 %) et 16 % des femmes pensent qu’ils consommeront du cannabis au cours des trois prochains mois, soit une proportion plus élevée que les 21 % d’hommes et les 12 % de femmes qui en consommaient actuellement

Lire aussi : Friandises au cannabis : l’interdiction de vente au Québec, une victoire pour le marché noir ?

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Nouvelles catégories de cannabis : des mesures additionnelles pour mieux protéger la population québécoise

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Afin de minimiser les risques et les méfaits pour la santé et la sécurité publiques que comportent les nouvelles catégories de cannabis, ainsi que ceux liés à certaines caractéristiques et éléments de composition de cette substance, le gouvernement du Québec a proposé, mercredi 24 juillet, dans un projet de règlement, plusieurs mesures d’encadrement plus strictes.

Trois nouvelles catégories de cannabis seront donc introduites sous peu : le « cannabis comestible », les « extraits de cannabis » et le « cannabis à usage topique ». Les mesures prévues par le gouvernement fédéral pour encadrer ces nouvelles catégories de produits seraient, à divers égards, insuffisantes pour permettre au Québec d’atteindre ses objectifs en matière de santé et de sécurité publiques. 

Le Québec dit prendre les moyens nécessaires afin d’en faire davantage pour réduire la banalisation du cannabis, son attrait pour les jeunes, les risques d’intoxication involontaire et les risques de santé associés aux produits à concentration élevée en tétrahydrocannabinol (THC).

Le gouvernement québécois compte mettre en place des mesures additionnelles afin de mieux protéger la population des dangers des produits comestibles à base de cannabis.

« Pour réduire les risques d’intoxication involontaire chez les enfants, nous proposons d’interdire la vente de produits attrayants pour ceux-ci comme le chocolat ou les jujubes. Cela nous permettra également de réduire l’initiation et la consommation de produits de cannabis en général. C’est un cadre responsable qui limitera l’attractivité de cette substance chez les jeunes », a annoncé Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

Ainsi, au Québec, il est proposé de :

  • Permettre la vente de produits de cannabis comestibles (sous forme solide et liquide) en indiquant des grandes catégories de produits qui ne pourront pas être vendues et des caractéristiques qui devront être respectées, comme suit :
    • Interdire la vente des friandises, des confiseries, des desserts, incluant le chocolat, et de tout autre produit attrayant pour les mineurs;
    • Établir que la portion unitaire distinguable d’un produit de cannabis comestible sous forme solide ne peut contenir une quantité de THC supérieure à 5 mg et que l’emballage d’un produit de cannabis comestible sous forme solide ne peut contenir une quantité de THC supérieure à 10 mg;
    • Établir qu’un produit de cannabis comestible sous forme liquide ne peut contenir une quantité de THC supérieure à 5 mg par emballage.
  • Permettre la vente d’extraits de cannabis, mais ne pas autoriser l’ajout d’additifs ni d’aucune autre substance destinés à modifier l’odeur, la saveur ou la couleur de l’extrait de cannabis.
  • Limiter à 30 % la concentration en THC des produits de cannabis, à l’exception des produits de cannabis comestibles.
  • Ajouter une disposition qui encadre l’augmentation du potentiel d’effets psychologiques intoxicants des produits de cannabis par l’ajout de composants, y compris un cannabinoïde.

Le ministère tient à indiquer que le cannabis à usage topique ne sera pas autorisé à la vente au Québec pour le moment.

À lire : Produits à base de cannabis : le Canada envisage une réglementation stricte

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Drogue au volant : les policiers dotés de nouvelles technologies pour épingler les conducteurs avec facultés affaiblies

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Le gouvernement du Canada donne aux services policiers accès à de nouvelles technologies, à des ressources supplémentaires et aux formations nécessaires pour détecter et poursuivre les conducteurs avec facultés affaiblies par la drogue. 

« Si vous consommez du cannabis sous quelconque forme, ne conduisez pas, mais trouvez un autre moyen de transport », prévient le ministère canadien de la Sécurité publique. 

Le ministre de la Justice et procureur général du Canada, David Lametti, et le secrétaire parlementaire du premier ministre (Jeunesse) et du ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, Peter Schiefke, ont annoncé l’octroi de 11,5 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir les services policiers de première ligne dans leur lutte contre la conduite avec facultés affaiblies par la drogue au Québec. 

Facultés affaiblies par la drogue, le Code criminel modifié pour resserrer les lois

L’annonce a été faite au nom du ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, l’honorable Bill Blair. « Je suis fier d’annoncer le soutien financier essentiel que la province de Québec recevra afin d’aider à former des agents des services policiers à mieux détecter la conduite avec facultés affaiblies par la drogue. Notre gouvernement a modifié le Code criminel pour resserrer les lois liées la détection et aux poursuites dans les cas de conduite avec facultés affaiblies par la drogue », a déclaré David Lametti, ministre de la Justice et procureur général du Canada. 

Rappelons qu’il y a plus de 14 400 agents formés sur les tests normalisés de sobriété administrés sur place (TNS) au Canada(novembre 2018) et 1 129 experts en reconnaissance de drogue (ERD) certifiés (1er juillet 2019).

Pour cette entente, le Québec a pour objectif la formation de plus de 18 000 agents sur les anciens projets de loi C-45, C-46 et le projet de loi no 157; la formation d’appoint au cours des quatre prochaines années pour détecter la conduite avec facultés affaiblies; la formation de plus de 7 100 agents au cours des trois prochaines années sur l’utilisation des appareils de dépistage de drogue par voie orale; et la formation de 204 ERD supplémentaires au cours des cinq prochaines années.

À lire : La Société québécoise du cannabis a vendu 10 tonnes de pot en 6 mois d’activités

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