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Google Shopping sanctionné par la commission européenne

Hanen Hattab

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Les Européens qui utilisent Google Shopping vont devoir probablement s’habituer à s’en défaire. Ce comparateur de prix a été sanctionné par l’Union Européenne et devra se retirer de la toile bientôt, s’il ne respecte pas les règles qui lui ont été imposées.

Après deux ans de recherches, le verdict est tombé. La Commission Européenne accuse Google Shopping d’abus de position dominante. Google devra payer, aujourd’hui, 27 juin, une amende de 2,42 milliards d’euros. Avec cette somme, le moteur de recherche aura payé l’amende la plus chère détrônant Intel qui a dû débourser en 2009, 1,06 milliards d’euros. Google Shopping a notamment 90 jours pour cesser ses agissements, jugés par l’UE comme étant illégaux, sous peine d’une astreinte pouvant atteindre 5% du CA quotidien d’Alphabel, sa maison-mère.

Pratiques déloyales vis-à-vis de ses concurrents

Selon l’UE, Google utilise sa position avantageuse de moteur de recherche pour favoriser ses propres produits. Du coup, les autres comparateurs de prix sont doublement affectés lorsqu’ils n’apparaissent à la page que quatre des résultats de recherche de Google. En effet, le « service de comparaison de prix de Google n’est pas soumis aux algorithmes de recherche générique de Google, donc à ses rétrogradations ». Ainsi, Google Shopping s’affiche à la première page du moteur de recherche, sans être pour autant classé en fonction de son efficacité comme ses concurrents.

Un bras de fer s’annonce entre le géant américain et l’UE

La plainte a été déposée par la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager, le 15 avril 2015.

« Google a lancé des produits qui ont réellement modifié nos vies, pour autant, sa stratégie n’est pas juste au bénéfice des consommateurs. Google a abusé de sa position dominante en promouvant son propre service de comparateurs de prix, c’est illégal au regard des règles européenne anti-trust » a estimé M. Vestager, mardi.

M. Vestager a notamment souligné que les autres services qu’offre Google, comme Maps et YouTube, bénéficient du même traitement de faveur de la part du moteur de recherche. Elle a rajouté que si Google Shopping faisait office de jurisprudence, ce cas devrait signaler au géant américain les pratiques qu’il doit adopter, dans l’espace européen bien évidemment.

Concernant son comparateur de prix, Google doit tenir la commission au courant des actions qu’elle va entreprendre afin de régler sa situation.

« Google doit appliquer, aux services de comparaison des prix concurrents, les mêmes procédés et les mêmes méthodes de placement et d’affichage sur ses pages de résultats de recherche qu’à son propre service de comparaison de prix. », a précisé la commission.

Par ailleurs, Google n’est pas prêt à se soumettre de sitôt aux décisions de l’UE.

« Nous sommes en désaccord, nous allons examiner la décision de la commission dans le détail et étudier l’éventualité d’un appel en justice », a répondu Google dans un communiqué officiel.

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Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Actualités

Un calculateur gratuit pour estimer l’impact environnemental de vos déplacements

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Pour aller de Montréal à Toronto, on a la possibilité de prendre le train, l’avion ou de faire du covoiturage. L’automobile serait le meilleur choix pour les personnes qui ont un petit budget. Par contre il ne l’est pas pour ceux qui donnent de l’importance à l’impact environnemental du moyen de transport utilisé notamment dans leurs activités professionnelles.

L’agence de design Oblik Studio a créé un outil gratuit et en ligne qui permet à quiconque de calculer les incidences environnementales de son déplacement. Appelé « emission-free travel calculator », le calculateur suggère également des transports durables pour atteindre sa destination. La plateforme Mission Emission a en fait pour mission de sensibiliser le public au problème mondial de la pollution.

Depuis la signature de l’accord de Paris en 2015, les chefs d’État et d’autres dirigeants mondiaux se sont engagés à lutter contre le changement climatique par le biais de nouvelles politiques. Cependant, les individus doivent de leur côté participer à la lutte. Tel est l’argument de l’agence de design. Selon Oblik Studio, la plateforme Mission Emission peut aider les citoyens à opter pour des choix écoresponsables dans la planification de leurs voyages.

Comment fonctionne le calculateur ?

En plus de fournir des informations sur les émissions de CO2 d’un déplacement, le calculateur indique l’empreinte carbone et les dommages qu’il peut causer au voyageur et à l’environnement. Les utilisateurs peuvent connaître le temps nécessaire à un arbre pour absorber les émissions de CO2 engendré parleur voyage.

Le calculateur demande à l’utilisateur de rentrer des informations sur le type d’automobile qu’il utilise et son énergie. Les résultats affichent la quantité d’énergie consommée et le temps du trajet parcouru. La plateforme indique en outre l’empreinte carbone du  transport en commun qui peut éventuellement remplacer l’automobile.

Lire aussi : Environnement et Économie : Legault incapable de répondre de ses promesses ?

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Actualités

Canada : le Bureau de la Concurrence alerte sur les jouets intelligents

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On est en plein période d’achats des cadeaux, surtout pour les enfants, parfois sans faire attention à certains détails. À l’heure de l’Internet des Objets, même les plus petits n’échappent pas à la collecte des données personnelles.

En fait, certaines plateformes utilisent les jouets comme un pont pour faire du marketing caché. C’est pour cette raison que le Bureau de la Concurrence a lancé ce mardi, 11 décembre, un appel aux consommateurs afin de faire attention avant d’acheter et lors de l’usage des jouets connectés.

Qu’est ce que le marketing caché et comment passe t-il par les jouets pour atteindre ses consommateurs potentiels ?

Il existe des jouets qui peuvent être connectés à des applications pour fonctionner ou pour proposer d’autres options de jeux. Or ce type de jouet peut être muni de dispositif d’écoute pour capter les conversations à proximité. L’objet se transforme ainsi en espion insoupçonné et ludique. En effet, à partir de mots clés détectés dans la conversation la tablette ou le cellulaire intelligent affichent des publicités ciblées. Il s’agit dans ce cas du marketing caché. Dans la même veine, certains jouets sont programmés pour émettre des messages publicitaires confinés dans l’interaction avec l’enfant.

Le Bureau de la Concurrence alerte notamment sur les jouets qui sont mal conçus et qui comportent des failles de sécurités. En s’y connectant, on s’expose ainsi aux attaques des cyber-pirates.

Or les jouets intelligents ne sont pas tous à craindre.

À retenir avant d’acheter des jouets intelligents

Pour éviter de faire des mauvais choix voici les conseils du Bureau de la Concurrence :

  • Se renseigner au préalable sur les risques ou les problèmes connus du jouet
  • Lire attentivement toutes les modalités d’utilisation du jouet
  • S’informer sur le fabricant et n’achetez que de marques connues et bien réputées
  • Apprendre la méthode de fonctionnement du jouet
  • S’informer sur les renseignements qui seront recueillis et la façon dont ils seront utilisés, conservés et partagés
  • Utiliser des réseaux Internet sécurisés et dignes de confiance
  • Modifier le nom d’utilisateur et le mot de passe assignés par défaut par le fabricant. Utilisez un mot de passe fort
  • S’assurer de faire les mises à jour de sécurité du jouet
  • Surveiller les activités des enfants lorsqu’ils s’amusent avec le jouet
  • Éteindre le jouet et le déconnecter pour un surcroît de sécurité entre les séances de jeu
  • Apprendre à supprimer les renseignements personnels des enfants si le jouet est perdu ou jet

Lire aussi : Des organismes de protection des consommateurs européens portent plainte contre Google

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Technologie

Canada en programmation : une semaine pour apprendre le codage aux élèves

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La Semaine Canada en programmation est une semaine complète consacrée à l’apprentissage de la programmation qui a lieu du 3 au 10 décembre 2018. L’organisme Canada en programmation conçoit et met en œuvre des programmes d’apprentissage de la technologie et établit des partenariats d’enseignement pour les populations canadiennes.

En apprenant la programmation, les élèves découvrent le plaisir de créer avec la technologie et d’aller au-delà de la simple consommation de celle-ci. Durant cette semaine, Canada en programmation propose aux enseignantes et aux enseignants un grand nombre d’activités amusantes conçues pour les aider à initier leurs élèves à la programmation et à la pensée informatique.

Cette année, les leçons abordent les thèmes suivants :

  • L’assistance vocale, avec un exercice de réflexion sur la conception;
  • Une leçon de programmation hors ligne sur le basketball;
  • L’innovation au Canada, avec le développement Web;
  • L’avenir avec des voitures autonomes;
  • La création d’un monde de réalité virtuelle inspiré d’une œuvre d’art autochtone.

« J’ai vraiment aimé les leçons! Plus la sélection est grande, mieux c’est. Je vous remercie pour ce bel événement. Mes élèves l’ont adoré! Aujourd’hui, ils m’ont demandé d’organiser une autre heure de code. Nous avons programmé une heure par jour pendant une semaine, et ce fut une excellente expérience. » – Ka Scott, Conseil scolaire du district de Thames Valley (Ontario)

L’organisme croit que les compétences numériques sont des outils d’épanouissement. « Notre société évolue, et nous souhaitons préparer le Canada à ce changement. Nous sommes là pour nous assurer que toutes les Canadiennes et tous les Canadiens, particulièrement les femmes, les jeunes filles, les personnes handicapées, les jeunes autochtones et les nouveaux arrivants, ont accès aux connaissances essentielles afin de s’épanouir dans une société numérique », confie Canada en programmation sur son site web.

Quand Trudeau était prof…

Sur son compte Twitter, le premier ministre Justin Trudeau avoue que lorsque qu’il était prof, « les écoles enseignaient rarement le codage ». « Mais, poursuit-il, plus d’enfants apprennent maintenant à coder, un grand atout pour l’avenir de notre économie ». M. Trudeau a felicité tous les enseignants qui participent à la semaine #CanadaEnProgrammation de @learningcode.

À lire aussi : la Barbie de l’ère numérique initie au codage

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