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Économie

Hamster : une nouvelle marque Novexco pour “ronger” Amazon ?

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Le credo de Hamster, c’est de « placer le client au cœur de son offre ». Photo gracieuseté

La « plus grande » entreprise à propriété canadienne dans le secteur des services et fournitures de bureau, Novexco, s’est choisie une nouvelle identité. Novexco unit BuroPLUS, Club express et toutes ses bannières se partagent désormais une seule identité : Hamster. La nouvelle enseigne parviendra-t-elle à hisser la compagnie québécoise comme chef de file dans le secteur de la bureautique au Canada ?

« Cette annonce s’intègre dans un plan stratégique visant à accélérer sa croissance dans un marché largement dominé par les géants américains », peut-on lire dans le communiqué de presse parvenu à Avant-Première. « Nous avons été bien servis par nos anciennes bannières ces 20 dernières années », souligne Denis Mathieu, président et chef de direction de Novexco.

Le grand défi des distributeurs canadiens ?

« Mais le marché, nos clients et notre entreprise ont changé. Nous voulons refléter ce changement et valoriser notre personnalité, notre créativité et notre ingéniosité. Et, c’est en réunissant nos différentes bannières et en leur donnant un nom unique que nous pouvons révéler toute notre puissance de frappe », a ajouté le responsable.

Le modèle d’affaires « créatif et unique » de Novexco s’appuie sur un réseau combiné de cinq entrepôts dans les grands centres métropolitains et plus d’une centaine de magasins en région. Une stratégie qui permet à l’entreprise de pallier les coûts élevés du transport et d’optimiser la logistique du dernier kilomètre. Chose qui représenterait le plus grand défi de tous les distributeurs canadiens.

Denis Mathieu, président et chef de direction de Novexco. Photo gracieuseté

« À l’heure où des entreprises telles qu’Amazon et autres géants du commerce électronique rivalisent de moyens pour offrir des conditions qui séduisent le consommateur, nous avons les outils, les solutions et la logistique pour concurrencer ces compagnies. Nos collaborateurs sont constamment en mode solution et ont été formés en gardant en tête la qualité du service à la clientèle, une relation de personne à personne. Notre vaste et solide réseau nous permet de nous adapter et de surpasser les attentes des consommateurs, et cela, à l’échelle du pays », affirme Denis Mathieu.

Fondée en 1996, Novexco est un distributeur de fournitures de bureau, de technologies et de mobiliers. Alors que le secteur de la bureautique est en mutation, la compagnie québécoise veut faire preuve d’agilité et d’ingéniosité pour se positionner comme chef de file.

Hamster face à Amazon pour le changement ?

« S’il est vrai que le papier, par exemple, est un produit en forte régression, nous avons aujourd’hui des produits qui n’existaient pas il y a 10 ans. Les gens aiment travailler debout et voilà que nous distribuons des meubles et des mécanismes d’élévation de table de travail afin de pouvoir combiner la productivité et la santé au travail. L’industrie est en mutation et c’est à nous d’incarner, de transmettre et de propager ce vent de changement », fait valoir M. Mathieu.

Hamster

Hamster, magasin intérieur. Photo gracieuseté

Si offrir des produits de qualité à prix compétitif, grâce à une logistique à toute épreuve, reste un argument de taille pour concurrencer les géants du commerce électronique. Pour sa part, Novexco se dit « capable aujourd’hui » d’assurer la livraison le jour ouvrable suivant, et cela, dans la majorité des régions au Canada. Or, dans le cas du géant américain, des clients se plaignent le plus souvent du service de livraison des marchandises achetées sur Amazon. Selon les informations révélées dans l’émission La Facture sur ICI Radio-Canada Télé, en novembre dernier, les colis sont souvent laissés à la vue des passants, dans des lieux où ils risquent de se faire voler.

Le credo de Hamster, c’est de « placer le client au cœur de son offre » en maintenant des relations de qualité et de proximité avec ces derniers. Cette politique vise aussi, selon Novexco, à poursuivre la croissance de la compagnie d’un océan à l’autre.

Rappelons qu’en 2016, le site Shooopping.ca s’était annoncé comme un « Amazon » québécois. Avec plus de 1500 commerces de partout au Québec et plus de 100 000 produits de tous genres, le plus gros centre commercial virtuel de la province avait pour objectif de renverser les habitudes de consommation qui favorisent les commerces étrangers.

Crédit photo:
Le credo de Hamster, c’est de « placer le client au cœur de son offre ». Photo gracieuseté

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Québec-France : 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier 2018 à Lyon

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Du lundi 12 novembre au mercredi 14 novembre, pour la 31ème année consécutive, les acteurs académiques, scientifiques, culturels, économiques et institutionnels du Québec et de la France se rassemblent pour renforcer l’écosystème franco-québécois lors des conférences, événements et rencontres de réseautage des Entretiens Jacques Cartier (EJC), organisés par le Centre Jacques Cartier en Auvergne-Rhône-Alpes à Lyon.

Plus de 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier! Cette année, les participants échangent autour de huit grands thèmes : la santé/sciences de la vie, l’énergie et le développement durable, la mobilité/territoires et villes intelligentes, les enjeux sociaux et économiques, la finances et les affaires juridiques, le numérique et la technologies, l’entrepreneuriat, la culture, l’art et la performance.

Tenu chaque année alternativement en Auvergne-Rhône-Alpes et à Montréal, l’événement est devenu un rassemblement incontournable et référent, comme en témoigne la présence d’institutions publiques et académiques telles que l’Université Concordia ou la Métropole de Lyon, ainsi que d’entreprises de renom telles que Pure Vodka ou Michelin.

Un carrefour d’échanges féconds pour les territoires en mutation

Au total, ce sont 440 conférenciers, dont 39 % sont québécois et 61 % français, dont 38 % sont des femmes et 62 % des hommes, qui animeront les 35 événements au programme. À ce jour, plus de 14 000 conférenciers et plus de 70 000 acteurs ont été rassemblés autour de 600 évènements et conférences dans le cadre des éditions des EJC.

En plus des entreprises privées effectuant le déplacement jusqu’à Lyon pour participer aux échanges, ce sont près de quinze partenaires officiels québécois qui organisent cette année des missions pour contribuer à la perpétuation d’un réseau dynamique et coopératif.

Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), qui participe aux Entretiens Jacques Cartier depuis plus de 15 ans, croit savoir que « l’internationalisation et l’exploration de nouveaux marchés constituent une étape incontournable pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur croissance ». « La Chambre et ses experts Acclr en commerce international sont ainsi heureux d’accompagner une délégation de 27 entreprises dans le cadre de la mission en Auvergne-Rhône-Alpes et de les appuyer dans le renforcement de leurs liens commerciaux avec l’Europe », fait valoir M. Leblanc.

Selon le patron de la CCMM, « les Entretiens Jacques Cartier représentent l’occasion d’établir une relation durable avec de futurs partenaires et de tirer profit de la récente entrée en vigueur provisoire de l’Accord économique et commercial global ».

Le baromètre des EJC : regards croisés sur l’entrepreneuriat!

Pour la deuxième année consécutive, un baromètre a été proposé à 50 participants triés sur le volet et représentant des institutions et organismes québécois et français. Les répondants ont ainsi pu partager et comparer leurs visions de l’entrepreneuriat. À l’unanimité, français et québécois, s’accordent à dire que « posséder un bon réseau est une condition essentielle à la réussite d’un entrepreneur. La créativité et l’innovation, à 66 % chez les répondants québécois et à 50 % chez les répondants français, marquent la deuxième caractéristique essentielle au succès d’une entreprise.

Selon Frédéric Bove, directeur général du Centre Jacques Cartier, le baromètre de l’entrepreneuriat Lyon-Montréal est « un outil utile et disponible pour toutes les organisations intéressées (universités, chambres de commerces…) proposant des axes de réflexion et des tendances qui nourrissent les activités des Entretiens Jacques Cartier, et notamment notre forum des Entrepreneurs France-Québec ».

Au cœur de nombreux débats, à la question « laquelle de ces affirmations vous semble la plus juste concernant la place des femmes dans l’entrepreneuriat? », 44 % des répondants français et 29 % des répondants québécois affirment que « les femmes n’ont pas encore la place qu’elles méritent dans le champ entrepreneurial ». Cette divergence de point de vue demeure depuis 2017, démontrant que les répondants français considèrent que la femme ne possède pas la place méritée dans le monde de l’entrepreneuriat.

En tout état de cause, pour les organisateurs, le baromètre des Entretiens Jacques Cartier vise à faire connaître les besoins des entrepreneurs pour adapter les initiatives d’accompagnement à l’entrepreneuriat, comprendre les attentes des entrepreneurs Français, Québécois et Canadiens et favoriser les échanges d’affaires entre les deux territoires.

Source : Centre Jacques Cartier

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Le Canada appuie l’entrepreneuriat comme perspective professionnelle

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À partir de ce lundi, 12 novembre, on célèbre partout dans le monde la semaine de l’entrepreneuriat. Pour encourager les nouvelles générations à entreprendre plusieurs événements et outils sont lancés en outre la semaine des entrepreneurs à l’école.

À l’occasion de cet événement mondial, le premier ministre Justin Trudeau a noté l’importance de l’entrepreneuriat dans la création d’emplois et la stimulation de la créativité. Il a notamment rappelé les enjeux du gouvernement pour augmenter et soutenir la communauté entrepreneuriale.

« Les célébrations de cette année soulignent l’importance d’appuyer les entrepreneures et les jeunes diplômés qui souhaitent lancer et bâtir de nouvelles entreprises. Nous devons également créer une communauté d’entrepreneurs plus inclusive et plus axée sur la collaboration », a-t-il dit.

Au Québec, OSEntreprendre va à la rencontre des jeunes

Forte de deux ans d’expériences La semaine des entrepreneurs à l’école revient avec pour objectif de doubler son public cible. À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 23 novembre, des jeunes du primaire à l’université rencontreront un entrepreneur de leur communauté. Alors qu’en 2017, l’événement a touché plus de 10 000 élèves de partout dans la province, cette année, l’initiative vise 20 000 jeunes.

« J’ai eu l’opportunité de redonner aux plus jeunes en tant que conférencière dans le cadre de la Semaine des entrepreneurs à l’école 2017. J’ai visité mon ancienne école secondaire l’Aubier et je suis heureuse d’avoir pu inspirer des jeunes à entreprendre et à oser relever des défis! » Leattytia Badibanga, fondatrice Les Pattes jaunes, Chaudière-Appalaches.

Entrepreneuriat et éducation

Des centaines de conférences seront données durant la semaine afin d’initier les élèves et les étudiants à l’entrepreneuriat. OSEntreprendre, créateur de l’événement, considère cette action en outre d’un point de vue pédagogique. Pour Manon Théberge, présidente-directrice générale de la semaine, il s’agit d’une approche « qui génère des retombées significatives sur le développement des jeunes et leur réussite éducative. »

À savoir : L’année 2018 a été marquée par le lancement de la première Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat du Canada.

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Économie

Les Québécois, ces consommateurs bien avisés

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À l’approche du Black Friday, certains sont peut-être réticents à l’idée d’en profiter pour faire de bonnes affaires. Il faut bien dire que les images apocalyptiques des grands soldes répulsent les gens qui craignent la foule et les comportements inadéquats. En revanche au Québec, il paraît qu’on est moins susceptible de faire face à ce genre de scénarios. Selon une étude publiée ce mercredi, 7 novembre, les Québécois sont loin d’être des consommateurs compulsifs et stressés. Soupir…

Moins de consommateurs compulsifs au Québec

Les sondages faits dans le cadre de l’étude du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) montrent que 34% des Québécois font des achats impulsifs contre 43% Canadiens. D’autres chiffres dénotent un Québec qui se démarque par des habitudes plus modérées en termes de consommation.

En fait, alors que les Québécois envisagent de débourser 458 $ dans les achats des fêtes, dans le reste du Canada, on prévoit 675 $. De plus, la fréquentation des grandes journées de soldes est moins importante dans la province qu’ailleurs. Ainsi par exemple, 25% des Québécois prévoient de faire des achats durant le Boxing Day par rapport à 35% des Canadiens.

« Nous constatons que les habitudes d’achat des Québécois diffèrent de celles observées à la grandeur du pays. Les statistiques recueillies reflètent bien les tendances de l’industrie. » Marc Fortin, président du CCCD Québec.

Magasinage plus relax

En plus de ces taux significatifs, les Québécois ne réagissent pas comme le reste du pays face à la gestion des achats des fêtes. D’une part, ils sont moins nombreux (45% des Québécois) à se sentir stressés par rapport aux Canadiens (57 %). D’autre part, pas de précipitation en vue ! Et ce sachant que 20% des Québécois ont déjà commencé le magazine des fêtes contre 28% des Canadiens.

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