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Politique

Haroun Bouazzi, de AMAL-Québec à l’Assemblée nationale ?

Baba-Idriss FOFANA

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Haroun Bouazzi
Haroun Bouazzi fait le saut en politique / Crédit: Capture vidéo CBC/Radio-Canada

Coprésident de l’Association des Musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec (AMAL), Haroun Bouazzi envisage désormais faire de la politique à visage découvert. Il a annoncé, mercredi 21 février, sa candidature dans la course à l’investiture du parti Québec solidaire (QS) pour la circonscription de Crémazie (Maurice-Richard), dans la région de Montréal.

« Après 18 ans d’actions bénévoles dans la société civile, qui m’ont conduit à travailler avec le gouvernement et les partis d’opposition, je choisis aujourd’hui de défendre la vision de société qui m’anime. (…) Aujourd’hui, je me lance dans la course à l’investiture de Québec Solidaire dans la circonscription de Crémazie/Maurice-Richard (..) », peut-on lire succinctement dans la lettre publiée mercredi par Haroun Bouazzi sur Internet, avec pour titre « Aujourd’hui, je me lance ».

« Aujourd’hui, je me lance » ! ; précise Haroun Bouazzi 

Québécois d’origine tunisienne, cet Ingénieur diplômé de l’École Polytechnique de Montréal [après un baccalauréat et une maîtrise], qui a travaillé dans divers secteurs d’activités avant d’intégrer une institution financière spécialisée dans l’aide et l’accompagnement des petites et moyennes entreprises, veut passer à une autre étape de sa vie à 39 ans. « Le temps est venu pour moi de proposer plutôt que de seulement protéger et défendre. J’entends le faire  en mettant de l’avant un projet cohérent et progressiste qui va faire la différence dans la vie des Québécois(es) en matière de santé, d’éducation, d’égalité et de lutte contre les changements climatiques », fait valoir M. Bouazzi, qui dit avoir développé une “compréhension fine” du fonctionnement du milieu économique et financier au sein de l’importante compagnie financière où il a fait ses preuves.

Haroun Bouazzi

Crédit: Facebook Haroun Bouazzi/Marc Pajou

Alors qu’il n’est certainement pas le seul candidat à la candidature de QS, des signes portent à croire que le coprésident de Amal-Québec est en roue libre pour être plébiscité à la prochaine assemblée d’investiture de sa chapelle politique; rien qu’à entendre les propos du porte-parole masculin du parti, Gabriel Nadeau-Dubois, qui souligne le « bagage économique » de Haroun Bouazzi. Ce bagage qu’il a en matière de “nouvelles technologies, de stratégie, de gestion de ressources et de budgets, de gouvernance et de processus d’appels d’offre” semble attirer Québec solidaire pour changer la « perception » des gens. « Il y a toujours cette perception que QS manque d’arguments en économie. Sa présence, avec ses compétences, va nous permettre de contrer cette perception », a confié le député de Gouin, au Journal Métro.

« Justice sociale, convergence des luttes »

Or, en matière d’économie, M. Bouazzi qui doit son « engagement » à deux principes essentiels, « justice sociale et convergence des luttes », estime que le modèle économique actuel au Québec ne fait que « renforcer les inégalités » et « détruire notre environnement ». « Ces dernières années, mes convictions m’ont amené à défendre l’égalité, la démocratie, l’éducation, ou encore l’écologie, à chaque fois qu’elles me semblaient menacées ». Des raisons de plus pour lui d’annoncer son désir de « partir dans les prochains mois à la rencontre des citoyens(nes) de  Crémazie/Maurice-Richard pour les écouter et échanger avec eux sur les enjeux qui nous touchent ». Car, dira-t-il, « il est temps pour nous, progressistes du Québec, de convaincre qu’une alternative est possible et de gagner ».

Haroun Bouazzi

Crédit: Facebook Haroun Bouazzi/Maxime Couillard

En attendant le 28 avril pour l’éventuel choix de l’économiste Haroun Bouazzi comme candidat QS, c’est la ministre Marie Montpetit qui tient les destinées de Maurice-Richard (Crémazie) sous la bannière du Parti Libéral du Québec (PLQ) jusqu’au 1er octobre 2018. Même si pour l’instant, il est encore trop tôt de parler de la probable présence du « cheval gagnant » de Québec solidaire, au Salon bleu. Toutefois, M. Bouazzi qui parle français, anglais, italien et arabe [les langues les plus parlées par les habitants de Crémazie, selon lui] aspire à représenter tous les Québécois à l’Assemblée nationale afin de « faire avancer le Québec » au sein des Institutions démocratiques: « Ma détermination est entière et je sais que la victoire est à notre portée ».

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

Politique municipale

Ponts et tunnels à Montréal : plus de 80 % des 581 structures sont en bon état…

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Le responsable de l’eau, des infrastructures du réseau routier et de la Commission des services électriques au comité exécutif, Sylvain Ouellet a dévoilé les résultats du bilan 2018 de l’état des 581 structures (ponts et tunnels) de la Ville de Montréal, alors que plus de 80 % des structures sont en bon état.

La Ville de Montréal gère un parc de 304 ponts et passerelles, 5 tunnels, 254 murs de soutènement et écrans antibruit ainsi que 18 ponceaux.  Mentionnons que 202 de ces structures sont de responsabilité partagée, en collaboration avec d’autres organismes publics et privés. « L’état des structures sous la responsabilité de la Ville de Montréal est une priorité pour notre administration et l’augmentation des budgets qui y sont consacrés en témoigne », a indiqué Sylvain Ouellet.

18 % des ponts et tunnels nécessitent des réparations…

Chaque année, toutes les structures de la Ville de Montréal font l’objet d’une inspection annuelle ou générale. En 2018, l’inspection a révélé que pas moins de 81 % des structures sont en très bon état, 18 % nécessitent des réparations et seulement 1 % nécessitent des travaux majeurs. Une seule structure nécessite un remplacement, soit le pont d’étagement de la voie de desserte de l’A520 en direction Est et de la 55e Avenue. Cette structure à juridiction partagée avec le ministère des Transports (MTQ) et la Ville de Dorval devrait être reconstruite en 2020.

Par ailleurs, la Ville de Montréal note qu’en 2018, aucune structure ne s’est détériorée plus qu’une détérioration normale.

D’après le responsable de l’eau, des infrastructures du réseau routier de la Ville, en 2018, ce sont 22,4 M$ qui ont été investis pour le maintien de leurs actifs, ce qui représenterait 10 M $ de plus qu’en 2017. Alors que cette année, c’est 35 M$ qui seront consacrés à l’entretien des structures. « Dans le contexte où l’entretien des infrastructures a souffert d’un sous-financement public, nous nous devons de continuer sur cette lancée pour assurer la sécurité et la mobilité de tous les Montréalaises et Montréalais », a rassuré M. Ouellet.

Les données du bilan 2018 ont été libérées et peuvent être consultées ici.

À lire : Réseau routier : 1 milliard dollars seront investis à Montréal d’ici 2021

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Économie numérique

Charte canadienne du numérique : 10 principes pour rétablir la confiance avec les internautes

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Dans la foulée de l’adhésion du Canada à “l’Appel de Christchurch” pour lutter contre les contenus terroristes et extrémistes violents, le gouvernement a dévoilé mardi 21 mai la nouvelle « Charte canadienne du numérique » pour « la confiance dans un monde numérique », détaillée en dix principes.

Comme annoncé par le premier ministre Justin Trudeau la semaine dernière lors de son passage à VivaTech, rendez-vous mondial des startups et des leaders pour célébrer l’innovation en France, [où il a souligné l’importance de protéger les renseignements personnels et de lutter contre les discours haineux et la désinformation en ligne], le Canada a pris des « mesures concrètes » pour rétablir la confiance à l’égard de l’espace numérique.

Les bases d’une politique numérique « transparente et responsable »?

La nouvelle Charte canadienne du numérique vient jeter les bases d’une nouvelle « politique numérique transparente et responsable » qui mettra l’accent sur la lutte contre le contenu en ligne à caractère terroriste et lié à l’extrémisme violent. « Nous vivons dans un monde numérique qui évolue constamment et qui amène avec lui de nouvelles opportunités. Notre nouvelle Charte numérique aidera à préciser les engagements de notre gouvernement en matière de technologies numériques. Elle aura comme objectifs de rétablir la confiance et de tenir les fournisseurs de services en ligne responsables », avait déclaré le premier des Canadiens à Paris.

Les dix principes de la Charte

1. Accès universel :

Tous les Canadiens auront des chances égales de participer au monde numérique et disposeront des outils nécessaires pour ce faire, c’est-à-dire l’accès, la connectivité, la littératie et les compétences.

2. Sûreté et sécurité :

Les Canadiens pourront compter sur l’intégrité, l’authenticité et la sûreté des services, et devraient se sentir en sécurité en ligne.

3. Contrôle et consentement :

Les Canadiens pourront contrôler quelles données sont prélevées, qui les utilise et à quelles fins, et sauront que leur vie privée est protégée.

4. Transparence, portabilité et interopérabilité :

Les Canadiens pourront facilement gérer l’accès à leurs données personnelles et être en mesure de les transmettre sans se faire imposer un fardeau indu.

5. Gouvernement numérique ouvert et moderne :

Les Canadiens pourront avoir accès à des services numériques modernes de la part du gouvernement du Canada, qui sont sécuritaires et faciles à utiliser.

6. Règles du jeu équitables :

Le gouvernement du Canada garantira une concurrence équitable sur le marché en ligne pour favoriser la croissance des entreprises canadiennes et affirmer le leadership du Canada en matière d’innovation dans le domaine du numérique et des données, tout en protégeant les consommateurs canadiens des abus de marchés.

7. Données numériques pour le bien commun :

Le gouvernement du Canada veillera à ce que les données des Canadiens soient utilisées de façon éthique et à bon escient, pour créer une valeur ajoutée, promouvoir l’ouverture et améliorer la vie des gens, aussi bien au pays qu’ailleurs dans le monde.

8. Démocratie solide :

Le gouvernement du Canada défendra la liberté d’expression et assurera une protection contre les menaces en ligne et la désinformation visant à miner l’intégrité des élections et des institutions démocratiques.

9. Exempt de haine et d’extrémisme violent :

Les Canadiens peuvent s’attendre à ce que les plateformes numériques ne servent pas à diffuser des discours haineux ou du contenu criminel, ou à promouvoir l’extrémisme violent.

10. Application rigoureuse et réelle responsabilité :

Il y aura des sanctions claires et sévères pour toute violation des lois et règlements à l’appui de ces principes.

À lire : Appel de Christchurch : nouvelle guerre contre les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne

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Actualités

Hydroélectricité : Legault vend les solutions énergétiques du Québec aux États-Unis

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Depuis le 19 mai, le premier ministre du Québec, François Legault, effectue une mission économique aux États-Unis, afin de rencontrer de potentiels investisseurs et des joueurs clés pour l’exportation d’hydroélectricité québécoise à New York.

Lundi, M. Legault a rencontré le numéro deux de la ville de New York, Dean Fuleihan, afin de jeter les bases d’une éventuelle collaboration entre le Québec et la ville et ainsi soutenir les autorités new-yorkaises dans leur processus de décarbonisation. Le maire actuel de la ville, Bill de Blasio a annoncé récemment une série de mesures environnementales dans le cadre de son « Green New Deal ».

François Legault a rappelé que l’énergie québécoise transmise aux New-Yorkais est une énergie propre, fiable et abordable, et que le Québec avait la capacité pour soutenir encore davantage les efforts de décarbonisation de la ville.

Au cours de la journée, le premier ministre a aussi rencontré la lieutenante-gouverneure de l’État de New York, Kathy Hochul, le président de la New York State Energy Research and Development Authority, Richard Kauffman, et le directeur exécutif de la Port Authority of New York and New Jersey (PANYNJ). Les échanges ont porté sur les avantages économiques et environnementaux de l’électricité québécoise.

La promotion des technologies vertes du Québec aux États-Unis!

M. Legault a aussi mis en valeur les technologies vertes du Québec. Il a fait la promotion des solutions québécoises en transport intelligent et en intelligence artificielle et positionné le Québec comme un partenaire de choix pour les agences gouvernementales de New York dans leur recherche de solutions novatrices pouvant contribuer au processus de réduction des GES. « Le Québec a tout le potentiel pour devenir la principale batterie d’énergie propre en Amérique du Nord et ça me rend fier de voir qu’une ville comme New York le reconnaît », s’est réjoui le N°1 Québécois.

Devant la PANYNJ, plusieurs entreprises québécoises accompagnaient le premier ministre pour mettre de l’avant leurs produits et solutions innovantes.

Lors d’un discours économique organisé par la Foreign Policy Association (FPA), le premier ministre Legault a profité de sa tribune pour annoncer qu’une entreprise québécoise a obtenu un contrat pour fournir à la Ville de New York des bornes de recharge pour véhicules électriques. « Le tout premier réseau de bornes de recharge pour véhicules électriques directement installées sur les trottoirs de la ville de New York », s’est félicité le premier ministre.

Québec fournira des bornes de recharge électrique à New York!

Selon ce que rapporte Radio-Canada, il s’agit de la compagnie AddÉnergie de Québec qui hérite du contrat par l’intermédiaire de sa filiale FLO, qui est déjà le fournisseur du Circuit électrique québécois et du Réseau branché au Nouveau-Brunswick. « On a une capacité qui est en surplus et, si c’est nécessaire, et j’espère que ce sera nécessaire, on peut augmenter la capacité, a ajouté M. Legault. On peut construire des barrages additionnels. C’est peu coûteux et c’est vert, évidemment! », a-t-il fait valoir.

Faut-il le souligner, le projet d’alimenter une partie des États-Unis en hydroélectricité nécessiterait la construction d’une nouvelle ligne électrique à haute tension.

Du côté de Washington D.C., le premier ministre québécois compte multiplier les rencontres pour faire la promotion des intérêts commerciaux du Québec. À la suite de la levée des tarifs sur l’acier et l’aluminium canadiens par l’administration Trump, le premier ministre compte multiplier les rencontres politiques de haut niveau dans la capitale fédérale américaine. Il entend faire la promotion du libre-échange et des intérêts commerciaux du Québec dans un contexte où les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis demeurent importantes.

À lire : Québec Mines + Énergie : 2 000 acteurs veulent provoquer le changement!

Rappelons que le volume d’exportations du Québec aux États-Unis atteint 64 milliards de dollars et constitue 70 % de toutes les exportations internationales de la province canadienne.

Faits saillants :

  • Les échanges entre le Québec et New York ont atteint 10,7 milliards de dollars en 2018.
  • L’État de New York est le premier destinataire des exportations québécoises
  • et le deuxième plus important partenaire commercial du Québec aux États-Unis.
  • Plus de 130 entreprises basées à New York opèrent au Québec.
  • Le Québec exporte donc déjà son hydroélectricité vers l’État de New York. En
  • 2018, 24 % des exportations nettes d’Hydro-Québec (HQ) étaient à destination de cet État, ce qui signifie qu’environ 5,3 % de la consommation totale en électricité de l’État de New York provient du Québec, preuve que l’hydroélectricité québécoise est une énergie renouvelable, propre et fiable.
  • Les échanges commerciaux entre le Québec et les États-Unis totalisent 100,8 milliards de dollars.
  • Les exportations du Québec à destination des États-Unis totalisent 64,3 milliards de dollars.
  • Les exportations québécoises aux États-Unis représentent 70 % des exportations internationales du Québec en 2018.

À lire aussi : Le taux de CO2 a atteint son niveau le plus élevé de l’histoire humaine

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