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Culture

Immersion émotionnelle dans OS La montagne blanche

Hanen Hattab

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Crédit photo OS La montagne blanche

Tout a commencé avec les assiettes décorées à la main de sa mère, quelque chose comme la madeleine de Proust. Puis, l’interprète s’est mis à raconter, dans une salle où le public était à ses côtés, debout sous des petites lumières feutrées. Pendant une heure et quinze minutes, Steve Gagnon a su capter les regards et les amener à le suivre dans les coins et les petits plateaux sur lesquels il dés-enfouissait ses inquiétudes et sa nostalgie.

Sa tessiture vocale embrassait avec un naturel étonnant et perturbant toutes les émotions que l’histoire imposait : la tristesse, le sentiment d’abandon, l’amour maternel d’un adulte orphelin et le cogito existentiel. L’acteur nuançait l’intensité de sa voix profonde et vibrante, par un jeu alternant sonorité naturelle et amplifiée.

Lorsque le fond sonore joué en direct par Nicolas Basque et chanté par Adèle Trottier Rivard submerge par moment ses paroles, son visage exprime le refoulement des affects. Comme s’il était le déclencheur de ce tsunami d’expressivité. L’absence momentanée de sa voix nous entraînait dans une expérience synesthésique du temps, du passé qui tente de refaire surface.

Chantonnant un monologue tragique

Le jeune archéologue que l’acteur incarne est tourmenté par les adieux impossibles d’une mère décédée, son deuil et les promesses d’amour. D’un monologue vagabond surgissait une poésie urbaine qui regorge de rimes québécoises irrégulières. Leur oralité musicale avait tantôt un air de slam tantôt un air de rap chantonné et ponctué de métaphores comiques.

Le texte est écrit avec les mots et les coups de gueule de tous les jours ; les jours ordinaires et les jours qui marquent une vie.

Quand le passé survient, des hétérotopies insoupçonnables émergent avec lui, ces micro-espaces et lieux ordinaires, chez lui et à Montréal, qui ont connu les singularités des êtres qu’il a chéris. La quotidienneté, ses moments les plus banals, les plus insignifiants semblent être ce coffre qui a tout conservé à l’abri de l’oubli.

L’immersion émotionnelle est garantie.

La pièce joue à La Petite Licorne jusqu’au 1 décembre.

Crédit photo:
Crédit photo OS La montagne blanche

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Culture

Vivez un été à Londres… au Musée de la civilisation à Québec!

Redaction Avant Premiere

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Genevieve Borne/Twitter

Dans le cadre de la présentation de l’exposition Ici Londres, le Musée prend des airs anglais. Jusqu’au 3 septembre prochain, les visiteurs pourront profiter d’une programmation estivale aux accents britanniques, et ce, 7 jours sur 7!

LES CABINES VIRTUELLES : UNE EXPÉRIENCE ALLIANT PASSÉ ET PRÉSENT

L’histoire de trois personnages marquants de la plus vaste opération aéronavale de l’histoire, soit le débarquement de Normandie, est mise de l’avant cet été! Découvrez l’histoire du président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt, celle du premier ministre de la Grande-Bretagne, Winston Churchill, et celle de l’officier de marine Stanislas Déry, grâce à trois cabines virtuelles situées au Musée de la civilisation (Churchill), au Fairmont Le Château Frontenac (Roosevelt) et au Musée naval de Québec (Déry). Initié par ce dernier musée, ce concept nouveau en ville permet d’entrer en contact et d’interagir en temps réel, à distance, avec une personne ayant elle aussi ouvert la porte de l’une ou l’autre des cabines.  

Expérience offerte en français et en anglais, jusqu’au 4 novembre 2018
Accès : Gratuit avec l’entrée au Musée

SPECTACLE British Ovation

Toutes les fins de semaine, la cour intérieure du Musée se transforme en pub anglais! Les visiteurs sont conviés à redécouvrir des classiques du rock anglais. Au programme : David Bowie, Pink Floyd, Adele, The Police, Elton John, The Beatles, Coldplay et bien d’autres!

Avec Gabriel Cyr (guitare), Francis Grégoire (clavier), Nico Plouffe (batterie), Carl Mayotte (basse), Annabelle Doucet et Gabriel Antoine Vallée (chant).

Les samedis et dimanches jusqu’au 2 septembre, 13 h 30 et 14 h 30
Dans la cour intérieure (Auditorium Roland-Arpin en cas de pluie) – Accès gratuit
*Relâche les 4-5 août

ICI LONDRES EN VISITE GUIDÉE

Dans l’exposition Ici Londres, qui nous plonge au cœur des courants créatifs de la ville, le rôle du guide-animateur est celui d’un guide touristique. Une formule « tour de ville » en compagnie d’un guide-animateur est offerte aux visiteurs pour découvrir différentes facettes inédites de la ville de Londres. En quinze arrêts clins d’œil, Ici Londres, Tour de ville permet aux visiteurs d’en apprendre davantage sur les volets politiques, sociaux et historiques ayant marqué Londres depuis 1950.

Durée : 30 minutes / Capacité : 15 personnes

Quant à Ici Londres, Tournée musicale, elle propose un circuit en mélodies, permettant de découvrir les grands noms de la musique britannique, voyageant entre divers styles musicaux tels le rock, le glam rock, et le punk.

Durée : 15 minutes / Capacité : 5 personnes

Visitez le site internet activites.mcq.org pour connaître l’horaire des visites.  

DU « GLAMPING » À SAVEUR BRITISH

Alors qu’Harry Potter, Paddington, Ted Baker et David Bowie s’emparent de la Boutique du Musée, l’été s’y fait également sentir! Un arrêt à la Boutique pour préparer son « glamping »1 s’impose… surtout si on souhaite lui donner une petite touche sophistiquée!

LE CAFÉ 47, POUR SE RÉGALER DES SAVEURS TYPIQUEMENT ANGLAISES

Pour vivre une expérience immersive complète, arrêtez-vous au Café 47! Un menu d’inspiration britannique attend le visiteur : fish and chips de morue, saucisses façon londonienne et mousseline de cheddar, filet de truite et burger, bières d’inspiration anglaise, thé haut de gamme et succulents accompagnements. À déguster au bistro du Café 47, dans la cour intérieure ou sur la terrasse des toits du Musée!

DÉCOUVRIR LONDRES À QUÉBEC

Afin de découvrir les influences britanniques dans la Vieille Capitale, le Musée offre aux visiteurs la possibilité d’emprunter un parcours pédestre concocté par l’historien David Mendel. Conçue dans le cadre de l’exposition Ici Londres, cette promenade propose un libre parcours dans la vieille ville afin de découvrir, tel un Sherlock Holmes à la recherche d’indices, 10 points d’intérêts divers révélant le visage londonien ou britannique de Québec. Ce jeu d’observation ne fait qu’effleurer le sujet, mais ouvre des pistes vers de plus amples découvertes. Bonne promenade!

LE MLAB CREAFORM TOUT EN CHANSONS 
Faites la découverte de rythmes britanniques à l’aide du numérique : programmation et performances avec des instruments connectés vous attendent au MLABbey Road Studio.

Durée : 30 minutes / 8 ans et plus 
Accès gratuit

1 Glamping : mot issu de la contraction de glamour (glamorous) et camping. Il s’agit d’un type d’hébergement touristique se rapprochant du camping et entrant dans la catégorie du tourisme alternatif. 

SOURCE : Musée de la civilisation

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Genevieve Borne/Twitter
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Culture

Cinéphiles nostalgiques : Trois sorties cinéma restauré du Québec

Redaction Avant Premiere

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À l’occasion du festival international de films fantasia, qui a lieu du 12 juillet au 2 août 2018, le projet Éléphant : mémoire du cinéma québécois, remet au goût du jour trois films du répertoire québécois qu’il a récemment restaurés.

Windigo (1994) du réalisateur Robert Morin, sera projeté à la Cinémathèque québécoise, le mardi 24 juillet, à 19 h.

Synopsis : « Un groupe d’Amérindiens s’empare d’un territoire du Grand-Nord québécois et décrète l’indépendance. Un journaliste décide de remonter la rivière Windigo pour les rencontrer. »

La pomme, la queue et les pépins (1974) de Claude Fournier sera présenté aussi à la Cinémathèque québécoise, le samedi 28 juillet, à 19 h, en présence de son réalisateur et de la co-scénariste et productrice, aussi co-directeurs d’Éléphant, Claude Fournier et Marie-José Raymond.

Synopsis : « Durant son voyage de noces, un homme pourtant très Don Juan, devient soudainement impuissant et cherche à retrouver sa virilité. Sa femme, ses amis, tout le monde y mettra du sien, ce qui donnera lieu à des scènes tordantes. C’est finalement un grand savant qui mettra, si l’on peut dire, le doigt sur le bobo. »

Pourquoi l’étrange Monsieur Zolock a-t-il confié au naïf détective Dieudonné une enquête aussi importante sur l’univers de la bande dessinée? (1983) d’Yves Simoneau sera projeté en première mondiale au Cinéma Impérial, le lundi 30 juillet à 19 h.

Synopsis : « C’est que, malgré ses dehors singuliers, Zolock partage avec quelques monstres de l’histoire universelle la même soif de conquérir le monde. Et son arme « nucléaire », c’est la bande dessinée. Tout démarre au moment où Dieudonné, de retour de son enquête chez les plus grands auteurs de BD, fait son rapport à Monsieur Zolock. Une docufiction très originale du réalisateur Yves Simoneau. »

Bon visionnement !

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Culture

Les Week-ends du monde, une édition pas comme les autres

Redaction Avant Premiere

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Crédit photo Week-ends du monde

Les Week-ends du monde se sont tenus les 7, 8, 14 et 15 juillet 2018. En plus des nouveautés qui ont diversifié encore plus le menu de l’événement, le Parc Jean Drapeau a été le lieu de rassemblement d’une foule à la recherche de frissons sportifs.

Cette 14e édition des Week-ends du monde a été particulièrement marquée par la Coupe du Monde de football qui a participé à enrichir la programmation. Plus de 10 000 fans de foot se sont déplacés pour regarder la finale sur un écran géant.

Après la victoire de l’équipe de France, le public a eu droit aux belles couleurs du Brésil. Les danseuses de samba et les athlètes de la capoeira ont ajouté leur touche de fougue et de joie de vivre pendant une après-midi dominicale agréable et ensoleillée.

Parce que le parc a toujours été un lieu de rencontre des cultures du monde, cette année deux pays se sont ajoutés à sa carte colorée. On a eu droit à un nouveau voyage en Chine avec le Festival culturel du dragon de Jade et une virée créole dans l’île Maurice en fête.

La réussite s’est chiffrée cet été à 14% d’augmentation d’affluence par rapport à l’année précédente.

On a compté 119 830 visiteurs qui comme dans les éditions passées ont profité des spectacles de musiques et de danses et de saveurs culinaires des quatre coins du monde à la Place des Saveurs TV5

Crédit photo:
Crédit photo Week-ends du monde
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