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Le Canada concocte un plan pour chasser 10 000 « faux immigrants » par an

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Selon des informations révélées récemment par Radio-Canada, le gouvernement canadien prépare activement un nouveau plan de renvoi massif d’immigrants illégaux dans leur pays d’origine par le biais de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

De l’ordre de 6 000 en 2018, l’expulsion d’immigrants illégaux par le Canada devrait atteindre 10 000 dans les prochaines années. Une liste de 18 000 personnes seraient en attente de renvoi. Mais parmi ces derniers, il y aurait environ 5 300 cas pour lesquels il ne semblerait pas y avoir d’obstacle au renvoi.

L’ASFC met en œuvre la procédure de renvois accélérés

L’ASFC qui est chargé de ces opérations d’expulsion aurait pour première cible les demandeurs d’asile entrés illégalement au pays et ayant été débouté par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR), ainsi que les personnes considérées comme étant un problème de sécurité nationale, en liaison avec le crime organisé, les crimes contre l’humanité et autres actes criminels. Non sans oublier les personnes arrivées au Canada avec un visa de court séjour et qui refuseraient de partir après expiration de leur sésame.

Si l’ASFC soutient que « le Canada demeure un pays ouvert et accueillant », puisque le pays continue à « traiter équitablement, avec compassion les demandes d’asile », l’Agence estime toutefois que les personnes entrées illégalement et dont les demandes de statuts de réfugiés ont été refusées n’ont pas le droit d’y vivre.

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Au nombre des 68 000 demandeurs d’asile qui seraient entrés au Canada depuis le début de 2017, dont un grand nombre d’Haïtiens fuyant les États-Unis, seulement « moins de 1 % avait été expulsé du pays » alors qu’il devrait en avoir un peu plus selon l’ASFC. C’est sans doute pour prêter main forte à l’ASFC, que le gouvernement canadien aurait versé un supplément de 7,5 millions de dollars dans son dernier budget afin d’accélérer les « renvois des demandeurs déboutés, ayant épuisé tous les recours légaux d’appel et pour lesquels on a rempli toutes les exigences au plan administratif ».

Environ 500 Haïtiens expulsés du Canada en 2018

En plus de mettre à exécution son plan des renvois accélérés des immigrants illégaux au Canada, le gouvernement fédéral travaillerait à l’instauration des cibles nationale et régionales en la matière. Rappelons que dépuis le début de l’année, environ 500 Haïtiens qui ont été renvoyés du Canada.

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Au Canada, les crimes haineux ont le vent en poupe en Ontario et au Québec

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Le nombre de crimes haineux déclarés par la police au Canada s’est nettement accru en 2017 avec plus de 47 % par rapport à 2016. Selon les données publiées, jeudi par Statistique Canada, cette forte hausse est surtout attribuable à l’augmentation du nombre de crimes contre les biens motivés par la haine, tels que les graffitis et le vandalisme, notamment en Ontario et au Québec.

Alors que la plupart des types de crimes haineux ont augmenté au pays, Statistique Canada souligne que les affaires ciblant les Musulmans, les Juifs et les Noirs sont à l’origine de la majeure partie de la croissance enregistrée à l’échelle nationale.

Pour l’année 2017, la police aurait déclaré 2 073 crimes haineux, soit 664 de plus qu’en 2016. « Les crimes haineux déclarés par la police désignent les affaires criminelles dont une enquête policière permet de déterminer qu’elles ont été motivées par la haine envers un groupe identifiable », explique StatCan. Toutefois, l’agence indique que « les données des services de police sur les crimes motivés par la haine comprennent seulement les affaires qui sont portées à leur attention et dépendent aussi de leur niveau d’expertise pour ce qui est de reconnaître les crimes motivés par la haine ».

Les crimes haineux, des affaires criminelles… sans violence!

Selon Statistique Canada, la tendance observée à l’échelle nationale est principalement attribuable à la hausse du nombre de crimes haineux déclarés en Ontario et au Québec. Mais l’augmentation globale la plus marquée du nombre de crimes haineux déclarés par la police a été observée en Ontario, la province la plus populeuse du Canada. Dans cette province, le nombre d’affaires est passé de 612 en 2016 à 1 023 en 2017 (+67 %). « Cette croissance est en grande partie liée à l’augmentation du nombre de crimes motivés par la haine à l’égard des musulmans (+207 %), des Noirs (+84 %) et des juifs (+41 %) », révèle l’agence fédérale.

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« L’affaire peut être perpétrée contre une personne ou un bien et cibler la race, la couleur, l’origine nationale ou ethnique, la religion, l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre, la langue, le sexe, l’âge, l’incapacité mentale ou physique, ou d’autres facteurs » – Statistique Canada

Au Québec, le nombre de crimes haineux déclarés a également augmenté, passant de 327 à 489 (+50 %). Cette hausse serait attribuable aux crimes contre les musulmans, dont le nombre a presque triplé, passant de 41 en 2016 à 117 en 2017. « En février, le mois suivant la fusillade au Centre culturel islamique de Québec, le nombre déclaré de crimes haineux contre les musulmans a atteint un sommet, représentant 26 % des affaires ciblant les musulmans déclarées pour l’année au Québec », rappelle StatCan.

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Dans l’ensemble, Statistique Canada note que 38 % des crimes haineux survenus en 2017 étaient violents, mais en baisse à 44 % en 2016. Si le nombre de crimes haineux ciblant les Noirs et les Arabes ou les Asiatiques de l’Ouest sont en hausse, ceux visant une religion ont augmenté de plus de 80 %. Cependant, l’agence fédérale rapporte que les augmentations enregistrées en 2017 découlent du plus grand nombre de crimes haineux sans violence.

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Logements abordables : Du soutien à 1 million de familles canadiennes…

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À l’occasion de la Journée nationale du logement, célébrée chaque 22 novembre, le gouvernement Trudeau a dressé un bilan [élogieux] de sa stratégie visant à offrir « un chez-soi sûr et abordable » aux Canadiens. Depuis 2016, près d’un million de familles canadiennes [982 099 personnes] auraient bénéficié de soutien en matière de logements abordables.

« Nous nous employons à faire en sorte que tous les Canadiens aient accès à un chez-soi sûr et abordable où ils se sentent chez eux. Nous sommes déterminés à rendre le logement plus abordable et, grâce aux investissements du gouvernement du Canada, près d’un million de familles partout au Canada ont un logement abordable », a déclaré Jean-Yves Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social.

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Soulignant les investissements du gouvernement fédéral dans le logement depuis 2016, M. Duclos indique que « la toute première Stratégie nationale sur le logement du Canada, un programme de 40 milliards de dollars, s’appuiera sur ce succès dans les années à venir ».

La Stratégie nationale sur le logement du Canada

À l’en croire, grâce à ces investissements, 14 703 nouveaux logements ont été construits ou sont en voie de l’être, 156 526 logements ont été réparés ou sont en voie de l’être, et 776 233 familles ou individus ont bénéficié d’un logement plus abordable. « Ces investissements ont déjà fourni des logements plus stables à 25 769 Canadiens qui étaient sans abris ou présentaient des risques importants de le devenir », fait valoir la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

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Pour sa part, Adam Vaughan, secrétaire parlementaire du ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, rappelle que « dès le tout premier jour du mandat du gouvernement Trudeau, le logement a été une priorité. « Et cela porte ses fruits – avec des résultats et des impacts réels dans l’ensemble du pays », a-t-il ajouté.

L’approche du logement axée sur les droits de la personne

Depuis 2016, le gouvernement du Canada dit avoir investi plus de 5,7 milliards de dollars dans le logement au Canada. Ces fonds, a-t-on appris, ont aidé près d’un million de familles, aînés, femmes et enfants fuyant une situation de violence familiale, peuples autochtones, personnes handicapées, personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de toxicomanie, anciens combattants et jeunes adultes.

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La Stratégie nationale sur le logement permettra de protéger l’abordabilité de 385 000 logements existants, de réparer 300 000 logements abordables, de construire 100 000 autres logements et d’offrir un soutien direct aux personnes en difficulté. À travers cette politique, les autorités canadiennes entendent réduire l’itinérance chronique de 50 % et favoriser une approche du logement axée sur les droits de la personne au Canada.

Province/territoire Investissements Logements/personnes
Colombie-Britannique 664 705 370 $ 96 146
Alberta 477 115 339 $ 48 287
Saskatchewan 366 058 095 $ 35 379
Manitoba 320 541 712 $ 40 532
Ontario 2 088 364 201 $ 310 387
Québec 996 576 775 $ 362 569
Nouveau-Brunswick 136 991 313 $ 20 062
Nouvelle-Écosse 203 385 785 $ 29 778
Île-du-Prince-Édouard 27 020 047 $ 7 433
Terre-Neuve-et-Labrador 157 932 951 $ 24 441
Territoires du Nord-Ouest 73 853 257 $ 3 212
Yukon 35 752 075 $ 1 549
Nunavut 164 509 432 $ 2 324
Canada 18 852 123 $
Total 5 731 658 475 $ 982 099

 

Rien qu’en Ontario, le gouvernement canadien a investi 2 milliards de dollars pour soutenir plus de 300 000 familles depuis 2016.

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Québec annonce des plaques d’immatriculation pour les vétérans

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Dès 2019, une nouvelle plaque d’immatriculation commémorative pour les [60 000] anciens combattants sera en circulation au Québec. L’annonce a été faite, vendredi, par le ministre des Transports, François Bonnardel, ainsi que le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire.

Un mandat a été confié la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) pour qu’elle développe, en collaboration avec la Légion royale canadienne, un visuel distinctif qui permettra de souligner la contribution exceptionnelle des vétérans, a annoncé le ministre des Transports, François Bonnardel, qui précise que cette plaque se voudra non seulement une marque de reconnaissance, mais aussi un hommage à leur engagement et au sacrifice humain.

« À l’approche de la 100e édition du jour du Souvenir, le gouvernement tient à souligner l’apport considérable des anciens combattants, qui ont accepté de servir et de défendre leur pays et les valeurs démocratiques » – François Bonnardel, ministre des Transports

Pour sa part, Éric Caire, également député de la circonscription de La Peltrie, où se situe la base de Valcartier des Forces armées canadiennes, se réjouit de la concrétisation de cet engagement, qui survient trois semaines seulement après la formation du nouveau gouvernement caquiste.

« Plusieurs vétérans nous ont formulé la demande d’être identifiés plus précisément avec leur plaque d’immatriculation. Notre gouvernement les a écoutés. Nous sommes donc fiers d’annoncer l’arrivée prochaine d’une nouvelle plaque qui répondra aux attentes qu’ils avaient exprimées » – Éric Caire, ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale

Rappelons que dans la majorité des provinces et territoires du Canada, il existe de telles plaques d’immatriculation commémoratives pour les anciens combattants avec des visuels diversifiés, comme le présente l’annexe de ce communiqué. La SAAQ s’inspirera notamment de ce qui se fait ailleurs au pays pour présenter au ministre des Transports le projet de plaque au plus tard le 31 mars 2019.

Source : Cabinet du ministre des Transports

À lire aussi : SAAQ – Y’a problème au niveau des plaques d’immatriculation personnalisées

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