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Immigration Canada, avantages et ‘’revers’’ de la nouvelle Loi

Baba-Idriss FOFANA

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Annoncées en juin, certaines modifications à la Loi sur la citoyenneté canadienne, découlant du projet de loi C-6, entrent en vigueur ce 11 octobre 2017. Les avantages liés à cette nouvelle mesure font des heureux, mais l’un des points lève le voile sur un problème d’intégration.

« Chaque jour passé au Canada avant de devenir résident permanent (à titre de résident temporaire ou de personne protégée), au cours des cinq années précédant la demande de citoyenneté compte pour une demi-journée, jusqu’à concurrence d’un an (365 jours). (..) Vous devez être effectivement présent au Canada pendant 3 des 5 ans précédant la présentation de votre demande de citoyenneté. Il n’y a plus de nombre minimum de jours par année », a annoncé Citoyenneté Immigration Canada.

Décision saluée par M.S, cet étudiant étranger, originaire d’Afrique de l’Ouest, est à sa 5è année au Québec. Contacté par Avant-Première, il explique avoir entamé sa demande de résidence permanente en 2016, dans l’optique d’avoir la citoyenneté : « Après 5 ans au Québec, j’ai commencé à me sentir Québécois. Avec cette modification de la loi, il me faudra seulement deux années de présence pour le devenir pleinement ».

Tout comme lui, AM est le pseudonyme d’une Tunisienne qui préfère garder sa vraie identité. Poursuivant dans la même veine que M.S, elle pense que la modification de la Loi lui permettra d’écourter son temps d’attente pour déposer sa demande de citoyenneté. « Car, je pourrais voir un an sur la période que j’ai passée en tant qu’étudiante internationale comptée, ce qui me rend admissible à déposer ma demande cette année 2017 », se réjouit-elle au téléphone.

Lire aussi : Nouvelle loi : 3 ans pour être citoyen canadien avec assouplissements…

Derrière cette joie, il faut aussi voir le ‘’revers’’ de la suppression de l’exigence selon laquelle un demandeur de la citoyenneté n’est plus tenu de résider au Canada pour conserver sa nationalité canadienne. Cette possibilité offre désormais la « chance » à certains de pouvoir travailler en dehors du Canada. « Je compte m’installer à l’extérieur du Canada après l’obtention de la citoyenneté parce que j’aspire à réaliser des projets que je ne suis pas capable de réaliser ici. Le lien avec le Canada restera intact certainement », envisage déjà AM.

Une thèse que soutient Natasha Gomez, qui remet en cause le problème d’intégration sociale et professionnelle. Pour elle, « les gens émigrent pour avoir un environnement plus propice à leur épanouissement social et économique ». « S’ils décident de quitter, alors le Canada ne leur a pas offert cet épanouissement : Ils verront de fait dans le passeport canadien une nouvelle opportunité à saisir. N’oublions pas non plus que l’immigration coûte cher et elle est un potentiel économique autant pour les immigrants que pour le pays d’accueil», prévient Mme Gomez, déjà résidente permanente.

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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La forêt québécoise, un outil « efficace » de lutte aux changements climatiques

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Le Regroupement des communautés forestières de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) tient aujourd’hui, jeudi 21 février, son 2e Forum des communautés forestières sous le thème « La forêt à l’heure des changements climatiques ».

Les représentants des municipalités et du monde forestier dresseront un portrait de la situation actuelle et se pencheront sur l’utilisation du Fonds vert pour augmenter la capacité forestière du Québec pour ainsi lutter contre les changements climatiques. « Tous les rapports scientifiques prévoient que les impacts environnementaux dus aux changements climatiques seront majeurs. On le voit dans le Québec maritime où les tempêtes ont gagné en vigueur et sont de plus en plus nombreuses », souligne Yvon Soucy, président du Regroupement des communautés forestières.

Les Québécois sont « chanceux »…

Selon Yvon Soucy, les Québécois ont la chance d’avoir au Québec une ressource stratégique qui permet de séquestrer le carbone tout en favorisant le développement économique de leurs régions. « Gouvernements, municipalités et partenaires économiques, nous devons miser sur notre forêt pour faire face aux défis que nous devons relever », soutien M. Soucy, également 1er vice-président de la FQM et préfet de la MRC de Kamouraska.

Le Forum des communautés forestières sera aussi l’occasion du lancement de deux guides publiés en collaboration avec le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), le Centre d’expertise sur la construction commerciale en bois (Cecobois) et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).

Pour participer véritablement à la lutte aux changements climatiques, préconise le président du Regroupement des communautés forestières, les municipalités et les partenaires économiques doivent se doter de guides et d’outils qui vont leur permettre de travailler efficacement. « Que ce soit l’utilisation du bois dans la construction de bâtiments ou l’utilisation de la biomasse résiduelle pour la production d’énergie, diverses approches innovantes sont à la disposition des communautés forestières pour valoriser les produits forestiers et soutenir ce secteur économique vital pour nos régions », précise Yvon Soucy.

L’engagement de Québec à travers une « déclaration verte »

Ce forum se terminera avec la signature par les participants de la Déclaration verte. Les signataires entendent demander au gouvernement de reconnaître la forêt comme étant un atout stratégique dans la lutte aux changements climatiques et, conséquemment, de mettre en place une stratégie efficace pour augmenter la possibilité forestière du Québec, afin de maximiser la captation de carbone.

À lire aussi : Le réchauffement climatique à l’origine des incendies en Colombie-Britannique

Sur une superficie totale de 1 667 712 km², ses forêts couvrent 761 100 km², soit près de la moitié du territoire. Ses habitants sont collectivement propriétaires d’environ 92 % du territoire du Québec, dont plus de la moitié est couvert de forêts à valeur commerciale.

Chiffres clés du Québec forestier – 2017

« Il est primordial que le gouvernement utilise la forêt comme un élément majeur de sa stratégie de lutte contre les changements climatiques. Il doit utiliser les ressources financières et réglementaires dont il dispose pour relever ce défi. D’ailleurs, nous nous sommes dotés collectivement d’un outil majeur pour le relever : le Fonds vert. Utilisons-le le plus efficacement possible », conclut le président du Regroupement.

À lire aussi : 10 mesures pour lutter contre les changements climatiques au Canada

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Le sommet mondial sur «la protection des mineurs dans l’Église »

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Après la série de révélations de crimes pédophiles, perpétrés par des religieux à l’échelle internationale en 2018, un sommet contre la pédophilie a débuté ce jeudi, 21 février, à Rome.

Ce rassemblement au Vatican vise à trouver des mesures concrètes et urgentes afin de lutter contre ce fléau. Selon les sources de l’AFP, le sommet proposera des réformes du système afin d’assurer la sécurité des mineurs.

Le sommet mondial sur «la protection des mineurs dans l’Église » sera clôturé dimanche matin « par une messe pontificale suivie d’un discours du pape François. »

Lire aussi : Pédophilie : Plus 1000 enfants agressés par au moins 300 prêtres aux États-Unis

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Réouverture d’une grande affaire de contrefaçons d’œuvres de Rodin

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L’affaire a commencé en 2001 lorsque le musée Rodin a déposé plainte concernant la circulation de copies illégales réalisées à partir des œuvres du sculpteur français.

Les reproductions des sculptures « Le penseur », « Le baiser », « La main de Dieu » et d’autres œuvres, ont été exposées et vendues à l’étranger comme étant des originaux.

Selon l’AFP, quatre hommes et la société italienne « Gruppo mondiale » ont comparu devant la cour d’appel de Paris, ce mercredi, 20 février. Le nombre des reproductions est impressionnant. On estime que 1.700 pièces ont été tirées à partir de 52 oeuvres de l’artiste.

Lire aussi : Échec de la vente aux enchères des tableaux d’Hitler

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