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Immigration : la justice ordonne à Québec de traiter les 18 000 dossiers en annulation

Baba-Idriss FOFANA

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Surprise ou sans surprise? En tout cas, la nouvelle fera plus d’un heureux à propos des 18 000 dossiers d’immigration d’environ 50 à 60 000 personnes annulés récemment par le ministère québécois de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI).

La Cour supérieure du Québec a accordé, lundi 25 février, une injonction de 10 jours pour forcer le ministère de l’Immigration du Québec à continuer de traiter les 18 000 dossiers d’immigration en attente. Cette injonction fait suite au recours juridique déposé par l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI).

Le 20 février dernier, l’AQAADI avait décidé d’attaquer la décision du gouvernement annonçant l’annulation de 18 139 dossiers d’immigration qu’elle juge « illégale », sachant que le projet de loi n’est pas encore devenu une loi. Le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, avait vite fait de qualifier ce recours juridique de « saugrenu ».

La victoire des avocats en droit de l’immigration ?

Bien avant son élection en qualité de premier ministre le 1er octobre 2018, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, avait promis une réforme de l’Immigration au Québec en annonçant d’abord la réduction du seuil d’immigration de 52 000 à 40 000 à partir de 2019.

En février dernier, le ministre de l’Immigration, Simon Jolin Barrette, a introduit le projet de loi N°9 dénommé PL9 afin de réformer l’Immigration au Québec. Ce qui devrait entraîner l’annulation de plus de 18 000 dossiers d’immigration issus du Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ) en attente, dont certains remontent à 2005.

« Le PL9 vise à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes ; à offrir les bases légales nécessaires pour améliorer la francisation, l’intégration et l’adéquation entre les besoins de main-d’œuvre du Québec et le profil des candidats sélectionnés. » – MIDI

Cette volonté du gouvernement Legault de « jeter à la poubelle des rêves » de milliers de personnes hors du Québec et présentes au Québec a soulevé un tollé de critiques un peu partout dans la province. À tel point que l’opposition québécoise a dit à l’unanimité que le projet de loi 9 est « inhumain » et « inacceptable » d’autant plus qu’il entacherait l’image du Québec à l’international.

1 000 personnes sélectionnées sur 91 000 dans Arrima…

Alors que le gouvernement s’apprêtait à rembourser les candidats des 18 000 dossiers d’immigration à hauteur de 19 millions de dollars, l’AQAADI a exhorté le MIDI a investi ce même montant pour « étudier rapidement » les dossiers en question. Au lieu reculer, le ministère de l’Immigration s’était plutôt engagé à contacter les candidats évincés pour les informer des programmes disponibles, notamment pour le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et Arrima.

À lire aussi : AQAADI : lueur d’espoir pour les 18 000 dossiers d’immigration annulés ?

Or, il se trouve que le portail Arrima qui a été lancé officiellement en septembre 2018 est presqu’à saturation. D’après les révélations du MIDI, plus de 91 000 personnes ont fait une déclaration d’intérêts à immigrer au Québec par le biais d’Arrima. En six mois, aucun candidat n’a reçu un retour de la part ministère de l’Immigration. Finalement, aux dernières nouvelles, le MIDI se serait engagé à sélectionner à peine 400 dossiers [environ 1 000 personnes selon le ministère] sur les 91 000 dans le nouveau système Arrima pour l’année 2019.

Pour le moins que l’on puisse dire, en accédant à la demande introductive d’instance en injonction provisoire, interlocutoire et permanente intentée par l’AQAADI, la Cour supérieure du Québec ne démontre-t-elle pas l’échec du gouvernement Legault sur sa [nouvelle] vision de l’Immigration au Québec ?

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Immigration Canada : l’Alberta pourrait attirer 40 000 nouveaux arrivants d’ici 2024

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Les communautés rurales autour de l’Alberta pourraient bénéficier d’environ 40 000 nouveaux arrivants au cours des quatre prochaines années si l’on en croit aux politiques proposées par le Parti conservateur uni (PCU) de la province.

Le prochain premier ministre de l’Alberta sera connu au soir du 16 avril prochain. La chef du Nouveau Parti démocratique de l’Alberta (NPD), Rachel Notley, a annoncé le déclenchement des élections cette semaine. Alors qu’elle tentera de briguer un second mandat à la tête de la province, certains sondages donnent pour favori le Parti conservateur unifié (PCU) et son chef, Jason Kenney.

M. Kenney, qui a occupé le poste de ministre de l’Immigration du Canada de 2008 à 2013 a déclaré récemment que l’Alberta devait « utiliser le pouvoir » de l’immigration pour revitaliser les petites communautés rurales de la province. Le PCU chercherait à le faire par le biais d’une stratégie composantes clés : le programme de rénovation rurale et le volet entrepreneurial rural.

« Attirer de manière proactive les immigrants talentueux »

Ensemble, dit le chef du PCU, les deux voies pourraient acheminer chaque année jusqu’à 10 000 nouveaux résidents permanents vers les communautés rurales de la province, ou 40 000 au cours du premier mandat du PCU s’il parvient à battre le NPD, le parti au pouvoir en Alberta. « L’objectif sera de mettre fin aux arriérés importants, d’accélérer les délais de traitement, d’attirer de manière proactive les nouveaux arrivants talentueux à l’étranger, d’accueillir les entrepreneurs créateurs d’emplois et d’encourager l’installation dans les régions rurales de l’Alberta, qui ont le plus besoin de la population », avait déclaré Jason Kenney.

À lire : Immigration Québec : 3700 «dossiers recyclés», 14 300 «dossiers poubelles»

Le Programme de renouvellement rural (PRR) fonctionnerait dans le cadre du Programme d’immigration de candidats de l’Alberta et donnerait la priorité aux candidats à l’immigration économique souhaitant s’établir dans les petites communautés rurales de l’Alberta.

Prioriser les candidats qui vont s’établir dans les communautés rurales

Au dire du candidat conservateur, le PRR pourrait apporter environ 32 000 nouvelles résidences permanentes sur quatre ans, ce qui comprend les demandeurs principaux, leurs conjoints et leurs enfants à charge. « Les communautés participantes seraient en mesure de recruter, filtrer et nommer leurs propres candidats », a-t-il déclaré, notant qu’elles pourraient déjà vivre dans la communauté avec un permis de travail temporaire ou être des candidats vivant à l’étranger.

Déduisant un lien entre le programme de rénovation rurale et le système fédéral d’entrée express du Canada, M. Kenney affirme que les candidats ayant été nominés dans le cadre du programme bénéficieraient de « points supplémentaires » dans Entrée express. Les candidats à l’entrée Express qui reçoivent une candidature provinciale reçoivent 600 points supplémentaires pour leur score de classement, ce qui garantit effectivement une invitation du gouvernement du Canada à demander la résidence permanente.

Faut-il croire que les Conservateurs, avec à leur tête Jason Kenney, tentent de séduire par tous les moyens pour se faire élire ? Seule l’issue des élections du 16 avril pourra en dira plus.

À lire aussi : Canada 2036 : L’immigration pour freiner la baisse de la population active

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Immigration : bonne nouvelle pour les étudiants étrangers au Canada

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Le gouvernement canadien a décidé de prolonger la période des demandes pour un permis de travail post-diplôme, éliminant du coup l’exigence du permis d’études. Les étrangers diplômés des écoles canadiennes éligibles ont maintenant 180 jours pour présenter une demande de permis de travail post-diplôme.

Les étudiants étrangers qui souhaitent rester au Canada en vertu d’un permis de travail post-diplôme ont maintenant six mois pour présenter une demande dès qu’ils reçoivent l’avis officiel d’obtention du diplôme. Ils n’ont plus besoin d’être en possession d’un permis d’études valide pour travailler. Les changements et modifications apportés à ce programme ont été annoncés par le gouvernement du Canada le jeudi 14 février 2019.

La prolongation double le temps que les récents diplômés ont pour présenter une demande de permis de travail post-diplôme (PTPD) une fois qu’ils ont reçu leurs notes finales de 90 à 180 jours.

L’autre changement concerne la suppression de l’exigence de possession d’un permis d’études valide par les diplômés étrangers au moment de présenter la demande de PTDP. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) indique qu’un permis d’études doit avoir été valide « à un moment » durant les 180 jours que les diplômés ont maintenant pour soumettre leur demande de PPTDP.

À lire aussi : Québec solidaire défend les étudiants internationaux francophones

Les permis d’études sont généralement émis pour la durée du programme d’études de l’étudiant. En éliminant l’exigence du permis d’études valide, les étudiants ont maintenant le temps adéquat pour obtenir les documents requis afin de présenter une demande sans avoir la contrainte supplémentaire d’un permis arrivé à terme. « C’est une immense nouvelle pour les diplômés étrangers qui présentent leur demande de permis de travail post-diplôme », a commenté David Cohen, avocat principal du cabinet d’avocats en immigration Campbell Cohen.

C’est quoi le Permis de Travail Post-Diplôme ?

Un permis de travail post-diplôme est un permis de travail ouvert qui permet aux diplômés étrangers des établissements d’enseignements désignés canadiens de rester et travailler au Canada pour une période de trois ans après avoir terminé leurs études. Afin d’être éligible, le programme d’études doit être d’une durée d’au moins huit mois ainsi que satisfaire à certains critères.

À lire aussi : Les aides familiaux, une voie d’accès à la résidence permanente au Canada

L’un des avantages du PPTPD résulte du fait que les diplômés étrangers n’ont pas besoin d’une offre d’emploi canadienne au moment de présenter la demande. Avec un permis de travail ouvert, les diplômés internationaux ayant un PTPD peuvent occuper toute profession n’importe où au Canada, et peuvent changer d’employeur à tout moment.

Source : CIC News

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Immigration : les aides familiaux, une voie d’accès à la résidence permanente au Canada

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Immigration.ca

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a annoncé, lundi, le lancement du programme de résidence permanente pour les aides familiaux. Les candidats admissibles peuvent faire une demande du 04 mars au 4 juin 2019. La période de traitement du dossier est de 12 mois.

Si vous avez une expérience de travail au Canada à titre de gardien ou gardienne d’enfants en milieu familial ou d’aide de maintien à domicile, vous pourriez être en mesure de demander la résidence permanente.

La voie d’accès provisoire pour les aides familiaux est une voie d’accès à la résidence permanente destinée aux aides familiaux résidants admissibles. Vous pourriez faire une demande pendant la période de trois mois, soit du 4 mars au 4 juin 2019.

Admissibilité

Les candidats devront prévoir des frais de traitement d’au moins 1 040 dollars, pour un délai de traitement de 12 mois.

Pour être admissible, vous devez répondre aux exigences en ce qui concerne :

Vous devez également avoir l’intention de demeurer à l’extérieur du Québec.

Votre statut au Canada

Au moment de présenter votre demande, vous devez soit :

Vous n’êtes pas admissible à la Voie d’accès provisoire pour les aides familiaux si :

  • votre demande de faire prolonger votre permis de travail a été refusée;
  • votre demande de faire rétablir votre statut de travailleur a été refusée;
  • votre plus récent permis de travail a été délivré dans le cadre du Programme des aides familiaux résidants;
  • vous présentez une demande de prolongation de votre permis de travail ou de rétablissement de votre statut de travailleur et votre plus récent permis de travail a été délivré dans le cadre du Programme des aides familiaux résidants.

Expérience de travail

Vous devez avoir de l’expérience de travail au Canada en tant que :

Vous devez avoir obtenu cette expérience de travail dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires. Vous devez aussi :

  • avoir acquis au moins 12 mois d’expérience de travail à temps plein depuis le 30 novembre 2014 :
    • le travail à temps plein signifie au moins 30 heures de travail payé par semaine,
    • il peut y avoir des périodes où vous n’avez pas travaillé (par exemple, des périodes de chômage, de congé de maladie ou de congé parental);
    • toute expérience de travail acquise alors que vous étiez étudiant ou étudiante à temps plein ne compte pas;
  • avoir occupé un emploi qui correspond à la description de travail de la Classification nationale des professions et dont la plupart des fonctions principales faisaient partie de vos tâches;
    • vous devrez joindre à votre demande des documents attestant votre expérience de travail.

Gardien ou gardienne d’enfants en milieu familial

  • Votre travail doit correspondre à la description du groupe 4411 de la Classification nationale des professions (CNP) du Canada.
  • Vous devez avoir gardé des enfants de moins de 18 ans, à votre domicile ou au domicile de votre employeur.
    • Pour être admissible, il n’est pas nécessaire d’avoir habité au domicile de votre employeur.
  • Une expérience à titre de parent de famille d’accueil ne vous rend pas admissible.

Aide de maintien à domicile

Niveau de compétences linguistiques

Vous devez passer un test de langue pour démontrer que vous possédez les compétences linguistiques minimales requises.

Pour évaluer votre niveau de compétences en français ou en anglais, IRCC utilise :

La compétence linguistique minimale est le niveau 5 des NCLC pour le français et des CLB pour l’anglais dans les quatre compétences suivantes :

  • expression écrite;
  • compréhension de l’écrit;
  • compréhension de l’oral;
  • expression orale.

Études

Vous devez avoir un diplôme d’études secondaires canadien ou un diplôme, un certificat ou un titre de compétences étranger équivalant à un diplôme d’études secondaires canadien.

Pour plus d’informations >>> sur LE PROCESSUS

Source : IRCC

À lire aussi : PPGP 2019 – Immigration Canada a reçu 20 000 demandes de parrainage, en 10 minutes

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