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Politique provinciale

Immigration Québec : 3700 «dossiers recyclés», 14 300 «dossiers poubelles»

Baba-Idriss FOFANA

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Après le revers du gouvernement du Québec devant la justice dans l’affaire des « 18 000 dossiers d’immigration », le premier ministre François Legault s’est dit prêt, jeudi, à « formuler des excuses » aux candidats sans vouloir « compatir à la douleur » de tout le monde.

C’est un véritable bras de bras qui ne dit pas son nom. Alors que la Cour supérieure du Québec a ordonné au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) de poursuite le traitement des 18 000 dossiers qu’il entend annuler, en attendant l’adoption du projet de loi PL9, le gouvernement dit vouloir « prioriser » les candidats déjà présents sur le sol québécois.

« La faute au précédent gouvernement libéral »

Il s’agit d’environ 5500 personnes qui ont déjà un permis de travail temporaire au Québec, donc l’équivalent de 3700 dossiers sur 18 000 au total. « On s’engage à traiter en priorité les 3700 qui sont au Québec, qui sont déjà en réponse aux besoins du marché du travail », a déclaré le chef du gouvernement caquiste, qui impute la faute au précédent gouvernement libéral qu’il a renversé le 1er octobre 2018.

À lire aussi : Arrima : Québec doit « favoriser les personnes moins scolarisées »

Ces « 5 500 chanceux », le premier ministre Legault les invite à s’inscrire sur le nouveau portail d’immigration Arrima, qui a déjà reçu plus de 91 000 demandes en six mois. « Qu’ils s’inscrivent dans Arrima pour qu’on les traite en priorité. On peut faire ça seulement lorsque le projet de loi sera adopté », a souligné le premier ministre Legault.

Sans doute, pour ne pas traiter tous les dossiers, le gouvernement veut « rapidement » faire adopter son projet de loi visant à réformer l’immigration au Québec au plus tard en juin prochain, d’autant plus que la justice à demandé de poursuivre le traitement de tous les dossiers d’ici à ce que le projet de loi 9 devienne loi. Or, d’après Québec, il faudra au moins une année pour pouvoir prendre en compte les 18 000 demandes d’immigration.

L’administration est une continuité…

Cela sous-entend que lorsque les 3700 dossiers seront pris en compte, ce sera quasi-impossible pour le MIDI de pouvoir traiter les 14 300 autres dossiers de candidatures. Ces laissés pour compte devaient dire adieu à leur document qui seront jetés à la poubelle, même si le gouvernement s’engage à rembourser ce beau monde.

À lire aussi : La justice ordonne à Québec de traiter les 18 000 dossiers en annulation

Mais Dominique Anglade, députée libérale de Saint-Henri-Sainte-Anne, estime que le gouvernement Legault n’a pas le droit de « briser des rêves ». Celle qui est également porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie et d’immigration exige que le premier ministre s’engage « dès maintenant » à respecter la décision rendue par la justice et de « reprendre immédiatement » le traitement de tous les dossiers.

« Les armes se préparent. Je vous le dis monsieur le ministre »

Au dire de Mme Anglade, le premier ministre et son ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, « doivent cesser de s’acharner et traiter les dossiers ». Car, selon elle, le gouvernement se doit de respecter la loi. « L’improvisation de M. Legault et de M. Jolin-Barrette a causé beaucoup d’angoisse et d’inquiétude pour des milliers de personnes au cours des dernières semaines », a-t-elle critiqué.

À lire aussi : Portail Arrima : Québec a reçu près de 100 000 demandes d’immigration

L’avocat spécialisé en droit de l’immigration, Stéphane Handfield, s’était présenté en commission parlementaire jeudi, au dernier jour de la consultation sur le projet de loi 9, pour mettre en garde le gouvernement, qui se dirige tout droit vers un mur, selon lui, s’il adopte son projet de loi 9 sur la réforme de l’immigration. « C’est là qu’on s’en va. Les armes se préparent. Je vous le dis monsieur le ministre. On se prépare », aurait-il lancé au ministre Jolin-Barrette, selon la Presse canadienne.

Pendant ce temps, la société d’État, Radio-Canada, a rapporté ce vendredi qu’un millier d’Iraniens s’activent sur Twitter pour dénoncer la réforme de l’immigration au Québec et ceux avec des mots-clics #Quebec_immigration_injustice, #PRTQ_extérieur_intérieur_mêmes_droits et, depuis vendredi, #Un_humain_pas_un_robot.

À lire aussi : Québec «hanté et tourmenté» par les 18 000 dossiers d’immigration annulés!

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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DEO, ce Québécois d’origine gabonaise devient président du PQ

Baba-Idriss FOFANA

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À 45 ans, Dieudonné Ella Oyono (DEO) a été choisi pour diriger la présidence du Parti québécois (PQ). De président du conseil exécutif du PQ dans Pointe-aux-Trembles, DEO succèdera officiellement à Gabrielle Lemieux, présidente sortante du conseil exécutif national dudit parti, lors du prochain congrès extraordinaire du parti le 10 novembre 2019.

Il est sans doute une étoile montante au sein du Parti québécois. Lui, c’est Dieudonné Ella Oyono. L’auteur de Comment tomber en amour avec son nouveau pays? est passé haut les mains le 10 octobre dernier lors de l’élection du président du PQ. « Cette victoire est une marque de confiance totale des membres du Parti qui croient en mon leadership, mon pragmatisme et ma capacité à rassembler », a-t-il commenté.

Confiance, Leadership, Pragmatisme…

Seul candidat en lice, DEO avait placé sa campagne sous le sceau du « rassemblement » des indépendantistes pour la « reconquête » du pouvoir d’État en 2022. Et cette candidature a séduit plus d’un au parti bleu. « Je suis très heureux d’arriver à la tête d’un grand parti qui offre une alternative crédible au statu quo du fédéralisme c’est-à-dire l’indépendance. Un projet de société emballant et rassembleur pour relever les défis de notre temps dont la crise climatique », a confié M. Oyono à Avant-Première MTL au soir de sa victoire.

« Les défis sont nombreux : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022. »

– Dieudonné Ella Oyono, président élu du Parti québécois

Celui qui prend la tête du PQ est loin d’être un parvenu sur la scène. Arrivé au Québec en 2001 pour poursuivre un doctorat en économie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), DEO a franchi plusieurs autres étapes de sa vie québécoise en 18 ans.

Que peut DEO à la tête de la présidence du PQ ?

Avant d’être désigné président du comité de la diversité du Parti québécois en 2018, et candidat du PQ dans Saint-Henri-Saint-Anne, il a exercé pendant 10 ans en tant qu’économiste au gouvernement du Québec. Alors qu’il est actuellement commissaire au développement économique à la Ville de Montréal en plus d’être chargé de cours en économie à l’Université du Québec à Montréal, M. Oyono vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc.

En attendant son officialisation à la tête de la présidence du PQ le 10 novembre prochain, Dieudonné Ella Oyono annonce déjà les couleurs de sa mandature : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022.

DEO parviendra-t-il à relever ce défi en trois ans, sachant que le PQ bat de l’aile depuis les dernières élections provinciales du 1er octobre 2018 ? Seul le temps nous le dira!

À lire : Dieudonné Ella Oyono : Moi président du Parti québécois ?

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Les Prix du Québec : voici les récipiendaires des prix culturels et scientifiques 2019

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Le ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable de la région de Lanaudière, Pierre Fitzgibbon, et la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, ont dévoilé les récipiendaires des Prix du Québec 2019.

« Les Prix du Québec mettent en lumière les découvertes, les réalisations et l’esprit d’innovation de nos plus grands chercheurs. Je suis très impressionné par le parcours de ces gens d’exception, qui contribuent à façonner le Québec d’aujourd’hui grâce à leur rigueur, à leur engagement et à leur savoir-faire », a déclaré M. Fitzgibbon.

Ces prix représentent la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec en science et en culture. Ils soulignent la carrière remarquable de personnes qui contribuent à l’essor de leur domaine d’activité, repoussent les limites de la connaissance et participent au rayonnement du Québec à l’échelle internationale.

Les récipiendaires des Prix du Québec font briller le Québec!

« Les récipiendaires des Prix du Québec culturels sont des exemples d’engagement, de discipline et de créativité qui suscitent admiration et fierté, et qui inspirent les nouvelles générations de Québécois. Ils contribuent, par leur talent, à faire briller le Québec ici et hors de nos frontières et ils méritent qu’on leur accorde cette distinction », a fait valoir Mme Roy.

Les récipiendaires des prix culturels 2019 sont :

  • Pauline Vaillancourt, prix Albert-Tessier – Audiovisuel et arts de la scène;
  • Hélène Dorion, prix Athanase-David – Littérature;
  • Angèle Dubeau, prix Denise-Pelletier – Arts d’interprétation
  • Jean-Claude Poitras, prix Ernest-Cormier – Aménagement du territoire, architecture et design;
  • Hélène Cajolet-Laganière, prix Georges-Émile-Lapalme – Langue française;
  • Jocelyn Bérubé, prix Gérard-Morisset – Patrimoine;
  • Raymond Saint-Pierre, prix Guy-Mauffette – Radio, télévision, presse écrite et médias numériques;
  • Luc Courchesne, prix Paul-Émile-Borduas – Arts visuels, métiers d’art et arts numériques.

Les récipiendaires des prix scientifiques 2019 sont :

  • Réjean Hébert, prix Armand-Frappier – Création ou développement d’institutions de recherche ou administration et promotion de la recherche;
  • Claudia Mitchell, prix Léon-Gérin – Sciences humaines et sociales;
  • Karim Zaghib, prix Lionel-Boulet – Recherche et développement en milieu industriel;
  • Francine Descarries, prix Marie-Andrée-Bertrand – Innovation sociale;
  • Sylvain Moineau, prix Marie-Victorin – Sciences naturelles et génie;
  • Stanley Nattel, prix Wilder-Penfield – Recherche biomédicale;
  • Maxime Descoteaux, prix Relève scientifique.

La cérémonie de remise des prix aura lieu le 6 novembre à 16 h à l’hôtel du Parlement. Les récipiendaires recevront une médaille créée par la joaillière Catherine Villeneuve, une bourse de 30 000 $ et un parchemin calligraphié. Le lauréat du prix Relève scientifique obtiendra quant à lui une bourse de 5 000 $ et un certificat de reconnaissance, tandis que les deux finalistes, Julie Hlavacek-Larrondo et Laurent Turcot, recevront chacun une somme de 2 000 $.

À lire : Coopération climatique : Québec remporte un prestigieux prix des Nations Unies

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Québec : la transformation des Commissions scolaires entraînent de nombreux risques, selon la CSN

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Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec

Redonner plus de pouvoir aux écoles et au ministère de l’Éducation pour en enlever sur le plan régional (Commissions scolaires) créera des déséquilibres importants, estime la CSN. Certaines écoles pourraient mieux tirer leur épingle du jeu que d’autres, ce qui accentuerait les iniquités dans le réseau scolaire.

« Qui va s’assurer que les écoles de tous les villages et de tous les quartiers ne souffrent pas d’un manque d’équité ?, demande Jacques Létourneau, président de la CSN. Il y a un risque réel  d’accentuer les disparités entre les écoles par des mesures qui ne tiendraient pas compte des particularités régionales. On pourrait pénaliser certaines écoles, en particulier dans les zones les plus défavorisées. »

Les enfants en difficulté d’apprentissage…

« Les enfants en difficulté d’apprentissage ont besoin de plus de services, pas d’un brassage de structures », ajoute Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

Si le ministère souhaite éviter les trop grandes disparités en imposant des normes à partir de Québec, il faudra trouver un moyen pour que les écoles rendent des comptes sans générer un trop lourd fardeau administratif. 

« Est-ce que le ministère a tenu compte du fait que sa réforme pourrait avoir un impact sur les services administratifs et a prévu les ressources nécessaires pour ces nouveaux défis ? », s’interroge Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la FEESP-CSN. Cette dernière estime aussi essentiel que la voix du personnel de soutien soit entendue pour éviter des perturbations inutiles, notamment dans les services aux élèves.

Centralisation des Commissions scolaires

Par ailleurs, la CSN souligne que le ministère de l’Éducation a déjà repris une partie du contrôle sur les décisions de construction ou d’agrandissement d’écoles, un budget de 2,3 G$ pour l’année en cours. « Comment s’assurer d’une réelle décentralisation si les décisions importantes se prennent à Québec », s’inquiète Jacques Létourneau.

Enjeux pour le personnel de soutien

« Il est encore temps d’éviter les effets négatifs qui pourraient accompagner la réforme des commissions scolaires en étant à l’écoute de tous les acteurs du réseau, y compris le personnel de soutien. Nous sommes disponibles pour donner le point de vue des employé-es qui font que les écoles fonctionnent jour après jour et nous souhaitons participer à la commission parlementaire portant sur le projet de loi », conclut Jacques Létourneau.

Source : CSN

À lire : Projet de loi 12 : Québec interdit aux commissions scolaires d’exiger certaines contributions des parents

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