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Immigration : le maire de Québec demande 5000 immigrants chaque année au prochain premier ministre

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La ville de Québec continue de souffrir du fait d’une pénurie accrue de la main-d’œuvre. Afin de pouvoir répondre à ce « dangereux manque » de travailleurs, le maire de la capitale nationale, Régis Labeaume, a interpellé récemment les principaux chefs de partis politiques en campagne pour les élections du 1er octobre prochain sur la question de l’immigration.

Le secteur de l’immigration est en première position sur la récente liste annuelle de priorités publiée par Régis Labeaume. Il cite le besoin urgent de combler environ 17,000 postes à pourvoir dans la région. « Ce considérable manque de main-d’œuvre est le problème le plus dangereux et peut compromettre notre futur économique », dit M. Labeaume. « Il n’y a plus de temps pour faire des observations, des études ou encore pour les bonnes intentions », a appuyé le maire de la ville de Québec.

Immigration, enjeu électoral au Québec

Considérant l’élection d’un nouveau premier ministre le 1er octobre, M. Labeaume a lancé un appel aux partis politiques du Québec à prendre position sur la question de l’immigration. Et pour Régis Labeaume, le prochain gouvernement devra également améliorer le système d’immigration de la province du Québec afin de réduire les délais de traitement des demandes tout en rendant le processus d’immigration plus facile, notamment la reconnaissance de l’historique professionnel et des diplômes étrangers.

François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) veut diminuer les seuils actuels d’immigration, et il promet de consacrer plus d’énergie à l’intégration et à la francisation des nouveaux arrivants.

Mettant l’accent sur l’immigration francophone, M. Labeaume note que la plupart des gens vivant dans la région de la capitale du Québec ont le français comme langue maternelle. « Nous avons les postes ; s’ils parlent français, ça sera un franc succès », a-t-il assuré. À en croire le maire de Québec, ville francophone, « il y a deux possibilités de réussir l’immigration : obtenir un emploi et parler la langue locale ».

Pendant ce temps, François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), a annoncé son intention de réduire le seuil d’immigration actuel de 20%, passant de 50 000 à 40 000 immigrants par année au Québec. De plus, si la CAQ était au pouvoir le 1er octobre, le parti entend mettre la barre très haute quant à la sélection des « immigrants économiques ». Ces derniers devraient répondre à trois exigences en matière de connaissance du français à travers un test, des connaissances des valeurs québécoises en vertu de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et démontrer qu’ils sont en emploi ou en situation de recherche sur le territoire québécois.

Dans un projet de règlement sur la loi de l’Immigration entré en vigueur le 02 août 2018, le gouvernement Couillard a annoncé la réduction des délais de traitement de 31 000 dossiers d’immigration, de 32 à moins de 12 mois.

Or, Philippe Couillard, premier ministre sortant et candidat à sa propre succession pour le compte du Parti libéral du Québec (PLQ) croit savoir que l’immigration est une chance pour le Québec. Contrairement à Legault, Couillard veut augmenter le seuil d’immigration 52 500 personnes en 2019. Surtout que la Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023, dévoilée en mai dernier, laisse croire qu’il y aura plus de 1,3 millions de postes à pouvoir d’ici 10 ans au Québec.

Le prochain premier ministre aura le pouvoir de décider!

Entre-temps, le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée estime que la solution n’est pas de faire venir 50 000 ou 55 000 immigrants chaque année au Québec. Car, a-t-il déploré, « on a beau en faire venir 50 000 ou 55 000, si le tiers ou la moitié quitte après quelques années, c’est un échec complet pour la société d’accueil et pour ces candidats à l’immigration ».

Le Parti québécois se propose d’améliorer la régionalisation de l’immigration et faire en sorte que 25% des nouveaux Québécois puissent s’installent en région si le PQ gagne l’élection du 1er octobre prochain.

Les propositions du PQ « pour vraiment passer de l’échec aux succès » de l’Immigration, sont « un contraste énorme entre un bilan de 15 ans de gouvernement libéral qui a échoué, dit Lisée, à répondre aux besoins de main d’œuvre en région, échoué à retenir les nouveaux Québécois ».

Déjà, il faut souligner que les libéraux ont introduits, le 2 août, plusieurs changements dans le système d’immigration du Québec, qui comprend un nouveau système de déclaration d’intérêt pour le Programme régulier des travailleurs qualifiés du Québec. « Avec l’adoption du nouveau Règlement du MIDI, le gouvernement met en place un système d’immigration d’avant-garde, efficace et performant; un système plus en phase avec les besoins actuels de la société québécoise et du marché du travail », avait déclaré David Heurtel, ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI).

Seul le vainqueur des élections du 1er octobre 2018 aura le dernier mot sur la question de l’immigration qui fait tant jaser ces derniers temps au Québec.

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L’état d’urgence décrété aux États-Unis pour construire le « mur de la division »

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En conférence de presse vendredi 15 février, le président américain, Donald Trump est finalement passé de la parole à l’acte en annonçant une « urgence nationale » pour recouvrer la somme de 5,7 milliards $ US afin de construire le mur qu’il a promis lors de la campagne présidentielle de 2016 à la frontière USA-Mexique.

Après le shutdown, paralysie partielle des activités gouvernementales, qui a duré 35 jours, le plus long de l’histoire des États-Unis, Donald Trump n’avait pas dit son dernier mot. À couteaux tirés avec les démocrates depuis son élection le 20 janvier 2017, le N°1 des républicains mène une bataille sans merci pour la construction d’un mur à la frontière mexicaine. Cette barrière devrait pouvoir empêcher, selon le président milliardaire, les migrants illégaux, les trafiquants de drogues et autres criminels d’entrée dans son pays.

« L’état d’urgence est une mesure prise par un gouvernement en cas de péril imminent dans un pays. Certaines libertés fondamentales peuvent être restreintes, comme la liberté de circulation ou la liberté de la presse. »

Wikipedia

Alors que M. Trump avance que le « fatidique mur » devrait coûter 5,7 milliards de dollars américains, le promoteur laisse entendre qu’il nécessiterait en réalité 23 milliards de dollars. L’opposition démocrate, détenant la majorité au Congrès, n’entendait pas fait de cadeau au locataire de la Maison-Blanche, estimant que le « mur Trump » va coûter cher aux contribuables américains. Pour elle, il n’y a pas de menace à la sécurité des États-Unis à la frontière avec le Mexique comme tente de démontrer le président mais plutôt une crise humanitaire.

Face à l’intransigeance, Trump utilise sa pièce maîtresse!

Face à l’intransigeance des démocrates, Donald Trump s’est rabattu sur sa plus belle carte qu’il n’avait pas encore joué : l’invocation de l’état d’urgence, une procédure exceptionnelle qui lui permet de contourner le Congrès pour arriver à ses fins. « Le président signera la loi sur le financement du gouvernement fédéral et, comme il l’a déjà dit, agira aussi par décrets – avec en particulier l’urgence nationale – afin de mettre fin à la crise de sécurité nationale et humanitaire à la frontière », avait annoncé jeudi Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche.

À lire aussi : Trump ironise sur le froid

Déjà, Reuters rapporte que la présidente du Congrès, Nancy Pelosi, et le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, ont fait savoir, avant même que M. Trump n’ait terminé sa conférence de presse, qu’il s’agit là d’un « coup violent » porté à la Constitution, qui accorde au Congrès le pouvoir de décider de l’utilisation des fonds publics, et qu’ils entendent s’adresser aux tribunaux.

Pour le moins que l’on puisse dire, la construction de ce mur [si elle devrait se concrétiser] à la frontière mexicaine va accentuer la division déjà palpable aux États-unis, surtout entre républicains et démocrates.

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Crise en Haïti : entre rapatriement et mise en garde aux Canadiens et Américains!

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La crise en Haïti a atteint son paroxysme depuis le déclenchement le 7 février d’un nouvel épisode de violence, qui a déjà enregistré au moins 7 morts. Des milliers de personnes protestent contre l’inflation galopante dans laquelle baigne le pays. Ils exigent le départ du président Jovenel Moïse, au pouvoir depuis le 7 février 2017.

Alors que la situation se dégrade de jour en jour, en plus des morts, le Canada a décidé de procéder au rapatriement de certains de ses ressortissants en Haïti afin de préserver leur vie au moment où les affrontements font rage entre population civile et policiers. L’ambassade des États-Unis dans la capitale à Port-au-Prince aurait mis en garde son personnel quant à la possible présence d’hommes armés près de leur logement.

En coordination, Ottawa, Québec et Montréal ont déjà pris les dispositions pour l’évacuation de plusieurs fonctionnaires et touristes dans le pays. Le ministère des Affaires étrangères a également mis en garde tous les Canadiens qui souhaiteraient se rendre dans la « Perle des Antilles » pendant cette période de trouble.

Au moins 7 morts depuis le 7 février

Photo : Rezo Nòdwès

Jeudi, l’ambassade du Canada était fermée pour une quatrième journée consécutive. « Évitez tout voyage non essentiel en Haïti en raison des troubles civils qui sévissent à travers le pays », peut-on lire dans la dernière mise-à-jour effectuée le 14 février par Affaires mondiales Canada sur son site web. « Nous fournissons des services consulaires aux Canadiens sur place, et nous sommes prêts à fournir de l’aide à ceux qui pourraient en avoir besoin », indique un communiqué.

À lire aussi : Haïti : Les émeutes ont fait au moins quatre morts

Mardi, le porte-parole de la police nationale d’Haïti (PNH) a laissé entendre que les 78 détenus de la prison d’Aquin, une petite ville sur la côte sud, se sont évadés. Ce même jour, l’AFP a rapporté qu’au moins sept personnes ont trouvé la mort depuis le 7 février dernier : « La police n’a fourni un bilan des pertes de vies humaines qu’après la première journée de mobilisation nationale de l’opposition, le 7 février : deux personnes avaient alors trouvé la mort en marge des manifestations. Depuis, quatre autres décès par balle ont été recensés par les journalistes de l’AFP ».

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Maternelle 4 ans : « le ministre fait fausse route », croit la Centrale des syndicats du Québec

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La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente plus de 200 000 membres, dont près de 130 000 dans le secteur public, déplore que le ministre de l’Éducation persiste à vouloir implanter la maternelle 4 ans « mur à mur » au Québec malgré les nombreuses voix divergentes.

Le projet de loi no 5 modifiant la Loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions à l’égard des services de l’éducation préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans a été déposé jeudi matin à l’Assemblée nationale du Québec. Pour la vice-présidente de la CSQ, Line Camerlain, le gouvernement caquiste, en s’entêtant à vouloir rendre la maternelle universelle, ne s’attaque pas aux vraies priorités en éducation. « Nous invitons une fois de plus le ministre Jean-François Roberge à tenir compte de tous les enjeux et de la position des acteurs du milieu », a-t-elle souhaité.

Prioriser les besoins plus pressants en éducation…

Line Camerlain rappelle que la maternelle 4 ans est pertinente comme mesure éducative et préventive pour les enfants issus de milieux défavorisés qui ne fréquentent aucun service éducatif, mais le déploiement universel n’est pas nécessaire. En effet, le modèle actuel, composé du réseau éducatif à la petite enfance, complété par la maternelle 4 ans en milieu défavorisé, a déjà fait ses preuves. « C’est pourquoi la CSQ continue de soutenir le déploiement des maternelles 4 ans quand il se fait en milieu défavorisé pour rejoindre les enfants qui ne fréquentent aucun service éducatif à la petite enfance », ajoute la vice-présidente de la Centrale.

À lire aussi : Maternelle 4 ans au Québec ? la majorité des parents préfèrent plutôt le CPE

La CSQ reproche au ministre de ne pas prioriser des besoins plus pressants en éducation. D’après la centrale syndicale, « les sommes dont dispose le gouvernement seraient mieux utilisées pour les services aux enfants, par exemple en favorisant une meilleure transition entre la petite enfance et l’école, notamment avec la présence d’intervenants pivots responsables de coordonner les actions de chacun lors de la transition, en abolissant la modulation des tarifs pour les services éducatifs à la petite enfance et en ajoutant des ressources spécialisées en petite enfance et à l’école pour non seulement repérer les difficultés des enfants, mais aussi pour les prendre en charge rapidement », souligne-t-on dans une déclaration.

Le ministre de l’Éducation “rate sa cible” avec ce projet de loi!

Avec le projet de loi no 5, Mme Camerlain croit savoir que le gouvernement rate la cible. Car, selon elle, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge présente ce projet de loi dans un contexte où notre système public d’éducation a de très grands besoins. « Si, comme nous, il a comme priorité les enfants, il doit plutôt consolider ce qui fait notre renommée : une offre de services éducatifs à la petite enfance qui ont fait leurs preuves, complétée par la maternelle 4 ans en milieu défavorisé », souligne la vice-présidente de la CSQ, qui rappel qu’on estime à 500 millions de dollars le manque à gagner seulement pour revenir au niveau d’investissement de 2010 en éducation.

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