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Indépendantisme et antiracisme, Gabriel Nadeau provoque une polémique

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Crédit Photo: Page Facebook officielle GND

L’amphithéâtre B-2305 du Pavillon Jean-Brillant de l’Université de Montréal était plein à craquer, vendredi 16 février, pour entendre le député et Co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, sur le thème « L’indépendantisme est-il compatible avec l’antiracisme ? ». Une rencontre conjointement organisée par le Mouvement des étudiants souverainistes de l’Université de Montréal (MÉSUM), et l’Association des jeunes péquistes de l’Université de Montréal (AJPUM) et ce dans le cadre de la Semaine de la souveraineté.

Dans son propos liminaire, Gabriel Nadeau-Dubois (GND) a reconnu le thème comme étant provocateur. Vu les commentaires et les discussions sur les réseaux sociaux depuis l’annonce de cette conférence, le porte-parole masculin du parti Québec solidaire pense avoir atteint l’objectif recherché qui était d’attirer l’attention sur l’importance du sujet.

« J’ai choisi ce thème provocateur pour attirer l’attention sur un débat qui est important. Le débat sur la relation entre la question d’indépendance nationale du Québec et la question de la lutte contre le racisme. C’est un enjeu qui est d’actualité. On a beaucoup parlé dans les dernières semaines et j’ai posé la question de manière volontairement simpliste. L’objectif aujourd’hui, c’est d’avoir des réponses tout sauf simplistes mais de les nuancer. Ce que je veux faire aujourd’hui, c’est de faire la critique de deux idées qu’on entend dans l’espace public », a-t-il précisé d’entrée de jeu.

D’abord, il s’agit selon le conférencier des idées selon laquelle ‘’l’indépendance serait nécessairement et absolument incompatible avec les luttes antiracistes, ces luttes contre les discriminations’’. Une position qui serait de plus en plus entretenue dans certaines franges du mouvement indépendantiste, qui verrait l’émergence de lutte contre le racisme comme une menace au projet d’indépendance national. « Bien sûr, je suis indépendantiste. Donc à la question de savoir si l’indépendantisme est-il compatible avec l’antiracisme ? Moi, je le crois et Québec solidaire croit que l’indépendance doit être un projet inclusif pour tout le monde au Québec quel que soit leurs origines », soutien Nadeau-Dubois.

Un blocage collectif

Pour lui, ‘’l’idée selon laquelle l’indépendance serait nécessairement un projet de blanc francophone catholique’’ « bloque collectivement » les Québécois. Alors que, souligne-t-il, le projet d’indépendance devrait être vu comme un projet d’inclusion sociale et d’émancipation pour tout le monde. Tout en s’interrogeant sur le désintérêt de ‘’sa génération’’ sur la question indépendantiste aujourd’hui.

« Elle a déjà été plus populaire par le passé auprès des jeunes qui, à une certaine époque étaient les forces vives du mouvement indépendantiste. Et on nous dit également que ce projet n’est pas à ce sommet de popularité au sein des communautés culturelles auprès des Néo-Québécois et Néo-Québécoise ».

Au dire du Co-porte-parole de Québec solidaire, une des perceptions qui affaiblit le projet d’indépendance du Québec et qui lui fait mal, c’est la perception selon laquelle ce projet d’indépendance national du Québec serait essentiellement un projet qui concerne les gens qu’on appelle les Québécois de souche, c’est-à-dire les Québécois francophones blancs de descendance canadienne française.

« C’est une perception qui est réelle. On peut être en désaccord, mais il ne faut pas se cacher les yeux ! cette perception-là, elle existe. Et elle existe pour certaines raisons. Il faut discuter de ces raisons-là si on veut pouvoir la combattre, cette perception-là », croit savoir Gabriel Nadeau, ajoutant qu’il est possible d’avoir ce débat sans tomber dans la caricature et sans tomber dans le simpliste.

Le conférencier a vertement critiqué ceux qui dénaturent le combat indépendantiste à travers des discours venimeux ou en posant des actes à l’image du groupe extrémiste La Meute. « Il faut reconnaître que quand on parle d’indépendance aujourd’hui, l’imaginaire des gens est marqué assez négativement à cause de certains événements et dérapages qui ont eu lieu au sein du mouvement indépendantiste dans les dernières années. Et cela a suscité une méfiance (..) ».

« Depuis une dizaine d’années au Québec, on assiste à cela. Ça a commencé autour des fameux accommodements raisonnables en 2007-2008, la montée d’un discours qu’on appelle souvent ‘’nationalisme-conservateur’’ qui est de plus en plus influent au Québec. (..) Un discours qui se caractérise essentiellement par une méfiance à l’égard de l’immigration et de la diversité culturelle en générale. Ce discours-là voit les immigrants et les immigrantes comme une menace à ce qu’ils vont appeler l’identité historique québécoise et voit que la diversité culturelle à un effet nécessairement dissolvant sur l’identité et le vivre ensemble au Québec », a déploré GND.

La diversité culturelle, « jamais » une menace !

Dans la même veine, il est revenu sur un ‘’vieux discours’’ de Pierre Karl Péladeau qui, selon Nadeau-Dubois, aurait laissé entendre, lors d’une campagne électorale, qu’« une des raisons pour lesquelles il faut aller à l’indépendance le plus rapidement possible, c’est qu’à chaque année, l’immigration fait perdre un certain nombre de comté au Parti québécois ».

Une perception « froide » et « candide » de croire qu’avec de plus en plus d’immigrants, on a moins de chance de prendre notre indépendance selon GND. « C’est une perception assez candide avec l’idée de dire que la diversité culturelle [qui est de plus en plus grandissante au Québec] est une menace au projet d’indépendance du Québec », a-t-il jugé.

A ce stade de son propos, le député solidaire a reconnu que cette ‘’vision erronée’’ du projet d’indépendance explique bien les raisons de la « méfiance » des familles Néo-Québécoise sur la question nationaliste et identitaire. Un contexte qui serait dû, selon Nadeau-Dubois, à la montée d’un certain « populisme de droite férocement nationaliste de manière ethnique qui est une réalité au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe » et qui est « une menace des droits et de liberté de vraie personne, en chair et en os ». « Je ne vais pas citer des noms, mais on connait ces intellectuels qui ont nourri cette méfiance-là. Donc, les gens ne sont pas fous de penser que l’indépendance peut-être une menace pour eux quand des gens qui sont pour l’indépendance tiennent ce genre de discours », a-t-il dénoncé.

Dissocier la Nation du Conservatisme

Pour relever les défis, Gabriel Nadeau soutien qu’il doit y avoir une « conception de la nation » qui est différente de la « conception du conservatisme » : « C’est-à-dire de la définition selon laquelle la nation serait essentiellement quelque chose dont on hérite du passé. À Québec solidaire, on conçoit la Nation à la fois comme un héritage et un projet. C’est comme quelque chose dont on hérite mais aussi à laquelle on adhère. Et les personnes qui se joignent à la société québécoise contribuent à définir cette nation, ce qui est cette identité québécoise. Ce n’est pas une menace de l’extérieur. Durant les commémorations de l’attentat de Québec, j’entendais plusieurs acteurs politiques dire : ‘’les Québécois sont accueillants envers les Musulmans’’. C’est comme si ces personnes ne sont pas des Québécois et que les Québécois doivent les accueillir ».

GND qui se dit « indépendantiste et antiraciste » pense qu’il n’y a pas lieu de créer un conflit entre ces deux enjeux. Car, appuie-t-il, dans l’histoire du Québec, il y a eu en effet plein de moments, plein de gens, plein de groupes qui ont rendu ces luttes compatibles : « On n’a pas besoin de faire de la théorie politique dans l’histoire du Québec. Il y a eu ces tentatives de réunir les enjeux plutôt que de les diviser ».

Pour lui, les gens doivent prendre conscience qu’un projet comme l’indépendance nationale est un projet révolutionnaire : « On parle de changer de régime politique et le cadre institutionnel qui ordonnent toutes nos vies et toutes nos décisions politiques ».

Mais, le jeune politicien prévient que, « le changement révolutionnaire est forcément synonyme de bouleversement politique, d’instabilité politique ». Non sans rappeler que « les gens dont les conditions de vie sont précaires ont une réticence toujours plus grande à ce projet d’indépendance ». 

Face à cette réalité, Gabriel Nadeau-Dubois a touché du doigt le véritable problème que rencontre les immigrations sur le marché de l’emploi et la question de leur intégration dans la société québécoise. Chose qui, d’après lui, devrait être au centre des préoccupations des politiciens du Québec.

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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4 Commentaires

4 Comments

  1. Laurent Desbois

    20 Fév 2018 à 12:22

    Le PQ a organisé un méga colloque dans la circonscription de Marie-Victorin en 2015. Il avait eu la gentillesse d’inviter GND, à titre de conférencier. Si ma vieille mémoire est toujours fidèle, tout ce qu’il a su faire, c’est cracher son venin sur le PQ !!!! Rien de neuf ! 😉😆

    Selon GND, un obstacle majeur à l’indépendance serait dû au néo-libéralisme du Parti Québécois, qui dévalorise l’état et qui est contre la solidarité sociale, en faisant la promotion de l’égoïsme généralisé. Voir entre 21 et 32min.

    Quatre obstacles à l’indépendance, selon GND:
    1. Plusieurs indépendantistes ne sont pas dans le PQ.
    2. Conservatisme identitaire : franco-catholique.
    3. Néolibéralisme du PQ
    4. Colonialisme des Québécois envers les autochtones.

    Comment penser l’indépendance au XXIe siècle
    Conférence par Gabriel Nadeau-Dubois

    1er Colloque PQ Marie-Victorin – Conférence de Gabriel Nadeau-Dubois

  2. Pingback: Indépendantisme et antiracisme – Leroux

  3. Georges Léonard

    20 Fév 2018 à 7:02

    Un minable carriériste qui attire les médias par la provocation et le PQ « bashing » !

  4. Pingback: Québec solidaire, un autobus de campagne peu solidaire… - Avant Premiere Mtl

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Nation

Le Canada concocte un plan pour chasser 10 000 « faux immigrants » par an

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Selon des informations révélées récemment par Radio-Canada, le gouvernement canadien prépare activement un nouveau plan de renvoi massif d’immigrants illégaux dans leur pays d’origine par le biais de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

De l’ordre de 6 000 en 2018, l’expulsion d’immigrants illégaux par le Canada devrait atteindre 10 000 dans les prochaines années. Une liste de 18 000 personnes seraient en attente de renvoi. Mais parmi ces derniers, il y aurait environ 5 300 cas pour lesquels il ne semblerait pas y avoir d’obstacle au renvoi.

L’ASFC met en œuvre la procédure de renvois accélérés

L’ASFC qui est chargé de ces opérations d’expulsion aurait pour première cible les demandeurs d’asile entrés illégalement au pays et ayant été débouté par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR), ainsi que les personnes considérées comme étant un problème de sécurité nationale, en liaison avec le crime organisé, les crimes contre l’humanité et autres actes criminels. Non sans oublier les personnes arrivées au Canada avec un visa de court séjour et qui refuseraient de partir après expiration de leur sésame.

Si l’ASFC soutient que « le Canada demeure un pays ouvert et accueillant », puisque le pays continue à « traiter équitablement, avec compassion les demandes d’asile », l’Agence estime toutefois que les personnes entrées illégalement et dont les demandes de statuts de réfugiés ont été refusées n’ont pas le droit d’y vivre.

À lire aussi : Canada : L’immigration fait passer la population à plus de 37 millions

Au nombre des 68 000 demandeurs d’asile qui seraient entrés au Canada depuis le début de 2017, dont un grand nombre d’Haïtiens fuyant les États-Unis, seulement « moins de 1 % avait été expulsé du pays » alors qu’il devrait en avoir un peu plus selon l’ASFC. C’est sans doute pour prêter main forte à l’ASFC, que le gouvernement canadien aurait versé un supplément de 7,5 millions de dollars dans son dernier budget afin d’accélérer les « renvois des demandeurs déboutés, ayant épuisé tous les recours légaux d’appel et pour lesquels on a rempli toutes les exigences au plan administratif ».

Environ 500 Haïtiens expulsés du Canada en 2018

En plus de mettre à exécution son plan des renvois accélérés des immigrants illégaux au Canada, le gouvernement fédéral travaillerait à l’instauration des cibles nationale et régionales en la matière. Rappelons que dépuis le début de l’année, environ 500 Haïtiens qui ont été renvoyés du Canada.

À lire aussi : Immigration : le Canada veut accueillir 330 000 immigrants économiques en 2019

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Actualités

Urgence climatique : la pression monte de plus en plus sur le gouvernement Legault

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À la veille de la COP 24 et dans la foulée de la signature du PACTE. pour la transition écologique, qui a enregistré plus de 100 000 signatures en un temps record, une grande marche a lieu samedi 10 novembre dans les rues de Montréal, pour « exiger du gouvernement Legault des mesures immédiates et nécessaires » visant à répondre à l’urgence climatique au Québec.

« 30 000 participant.e.s et intéressé.e.s sur Facebook, partout à travers le Québec! Combien sillonneront les rues demain? », a posté vendredi sur les réseaux sociaux La Planète s’invite au Parlement, un groupe de citoyens bénévoles [indépendant, non partisan] derrière la marche prévue samedi, qui partira de la place des Festivals (métro Place-des-Arts) pour arriver au parc du Mont-Royal (Gazebo Mordecai-Richler). « Nous devons envoyer un message fort au nouveau gouvernement : nous exigeons qu’il prenne immédiatement les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence climatique », dit le collectif La Planète s’invite au Parlement.

« Un nouveau rapport du GIEC, un groupe composé des plus grands scientifiques spécialistes du climat, nous informe que le monde entier doit éliminer les GES d’ici 2050 sous peine de voir s’accélérer les phénomènes environnementaux extrêmes. Que font nos gouvernements? » – La Planète s’invite au Parlement

Dénonçant les canicules qui ont causé la mort de 90 personnes cet été, les tempêtes, les inondations, les incendies et les sécheresses qui se sont multipliés dans la province, le collectif met en garde : « le dérèglement climatique et le déclin de la biodiversité sont bel et bien commencés ». La Planète s’invite au Parlement profite de l’occasion de cette marche pour faire trois importantes doléances à tous les paliers du gouvernement :

La Planète s’invite au Parlement réclame… trois choses

  • 1 – Reconnaître que l’urgence climatique et la protection de la biodiversité sont les plus grands défis de notre époque et sensibiliser l’ensemble de la population à ce sujet.
  • 2 – Développer un plan climatique qui respecte les cibles exigées par le GIEC, c’est-à-dire réduire les émissions de GES d’au moins 45% d’ici 2030 (par rapport au niveau de 2010) et les éliminer complètement d’ici 2050. Présenter à la population un rapport annuel détaillé sur l’atteinte de ces cibles.
  • 3 – Interdire tout nouveau projet d’exploration ou d’exploitation des hydrocarbures, et mettre un terme à toutes les subventions directes ou indirectes aux combustibles fossiles.

Il faut souligner que ce rassemblement intervient alors que le premier ministre du Québec François a décliné sa participation à la COP 24, ce grand rendez-vous planétaire sur le climat, qui aura lieu à Katowice en Pologne du 3 au 14 décembre 2018. Un refus critiqué par les écologistes, et l’opposition québécoise qui s’est d’ailleurs invité à la marche du samedi.

À lire aussi : Le climat : le dernier des soucis de François Legault ?

Pour Québec solidaire, quand le premier ministre Legault « affirme que la COP 24 est un sommet trop technique », cela « démontre la non-maîtrise de l’enjeu des changements climatiques par le nouveau gouvernement ». « Il est pourtant essentiel que le Québec comprenne et s’implique activement dans ces discussions dites techniques, puisqu’il sera ensuite de notre responsabilité de les appliquer chez nous dans nos décisions collectives », a fait valoir la députée de Mercier, Ruba Ghazal, qui représentera Québec solidaire à l’événement à titre de responsable de la transition économique et écologique.

L’opposition embouche la trompette… climatique

Selon l’élue solidaire, il est essentiel que le Québec soit bien représenté à des événements internationaux de cette envergure. « Québec solidaire prend très au sérieux les enjeux de réchauffement climatique, et ce, malgré la décevante absence de leadership du premier ministre François Legault à cet égard », a expliqué Mme Ghazal.

Embouchant la même trompette, le Parti libéral du Québec, qui a décidé de prendre le « virage vert » après sa défaite du 1er octobre dernier, ne manque pas d’occasion pour porter des coups au nouveau parti au pouvoir.

Si le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand, annonce sa participation à la grande marche avec plusieurs de ses collègues aux côtés des « jeunes », il avait plutôt reconnu que « les libéraux ont trop tardé à parler d’environnement lors de la dernière campagne électorale ». Toutefois, M. Arcand a été déçu d’apprendre que M. Legault n’ira pas à la COP 24 alors qu’il [M. Arcand] avait souhaité que le premier ministre prenne la tête d’une délégation québécoise à ce « rendez-vous planétaire incontournable » pour la Belle Province.  

Le PACTE va-t-il changer la donne au Québec ?

Le chef caquiste n’entend pas prendre part à la COP 24, mais François Legault s’est quand même empressé à recevoir le metteur en scène Dominic Champagne, l’un des emblématiques porte-parole du « PACTE POUR LA TRANSITION ». Cette initiative lancée par le Secrétaire général des Nations unies il y a deux ans, que M. Champagne a repris pour le Québec, en lançant un grand mouvement le mercredi dernier. « L’urgence de la situation exige une mobilisation sans précédent et de vigoureuses actions collectives pour protéger le monde dans lequel nous vivons, l’eau, l’air, les sols qui nous nourrissent, nous et nos enfants », peut-on lire dans la pétition LePacte.ca, qui a dépassé la barre de 125 000 signatures [au moment de mettre sous presse] ce vendredi 9 novembre.

A cette allure où monte la pression climatique, François Legault risque de hisser l’environnement au sommet des priorités du gouvernement à qui le premier ministre québécois avait clairement assigné le 18 octobre dernier, jour de sa prestation de serment, trois priorités : Économie, Éducation et Santé.

 

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Nation

Québec annonce des plaques d’immatriculation pour les vétérans

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Dès 2019, une nouvelle plaque d’immatriculation commémorative pour les [60 000] anciens combattants sera en circulation au Québec. L’annonce a été faite, vendredi, par le ministre des Transports, François Bonnardel, ainsi que le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire.

Un mandat a été confié la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) pour qu’elle développe, en collaboration avec la Légion royale canadienne, un visuel distinctif qui permettra de souligner la contribution exceptionnelle des vétérans, a annoncé le ministre des Transports, François Bonnardel, qui précise que cette plaque se voudra non seulement une marque de reconnaissance, mais aussi un hommage à leur engagement et au sacrifice humain.

« À l’approche de la 100e édition du jour du Souvenir, le gouvernement tient à souligner l’apport considérable des anciens combattants, qui ont accepté de servir et de défendre leur pays et les valeurs démocratiques » – François Bonnardel, ministre des Transports

Pour sa part, Éric Caire, également député de la circonscription de La Peltrie, où se situe la base de Valcartier des Forces armées canadiennes, se réjouit de la concrétisation de cet engagement, qui survient trois semaines seulement après la formation du nouveau gouvernement caquiste.

« Plusieurs vétérans nous ont formulé la demande d’être identifiés plus précisément avec leur plaque d’immatriculation. Notre gouvernement les a écoutés. Nous sommes donc fiers d’annoncer l’arrivée prochaine d’une nouvelle plaque qui répondra aux attentes qu’ils avaient exprimées » – Éric Caire, ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale

Rappelons que dans la majorité des provinces et territoires du Canada, il existe de telles plaques d’immatriculation commémoratives pour les anciens combattants avec des visuels diversifiés, comme le présente l’annexe de ce communiqué. La SAAQ s’inspirera notamment de ce qui se fait ailleurs au pays pour présenter au ministre des Transports le projet de plaque au plus tard le 31 mars 2019.

Source : Cabinet du ministre des Transports

À lire aussi : SAAQ – Y’a problème au niveau des plaques d’immatriculation personnalisées

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