Suivez-nous

Culture

Indivisible, des rêves et des pensées qui s’épanchent

Hanen Hattab

Publié

le

Crédit photo Gaetan Brunelle

Indivisible est une création multidisciplinaire de Nadia Chaney. Elle a été présentée à l’occasion du festival Accès Asie du 10 au 13 mai au Montréal Arts Interculturels.

L’œuvre conjugue la danse, la musique, la lecture d’une prose improvisée et une animation numérique. L’artiste a travaillé avec une composition sonore et des dessins spontanés réalisés auparavant et adaptés à la mise en scène d’Indivisible.

À la recherche de matériaux authentiques, Nadia a conduit le mode d’expression automatique sur scène. Avant de commencer, elle a demandé au public de lui envoyer des petits textes décrivant les pensées qui leurs passent par la tête au moment de la représentation. On pouvait lui faire parvenir le message sur un bout de papier ou par téléphone.

Crédit photo Gaetan Brunelle

Assise un peu en retrait de la scène, l’artiste regardait les danseurs Ynier Cordova Jimenez et Sarahi Proyenza Silveira s’enlacer devant l’écran projetant des illustrations animées fantastiques.

Le duo performait des tableaux créés par le chorégraphe Julio Hong. Leurs corps en tandem épousaient avec naturel et sensualité des mouvements lyriques. Ils formaient un ensemble hybride et mystérieux comme les créatures mythologiques dessinées par Nadia et animées par le réalisateur Eric Bent. Sur l’écran ou sur scène, les figures s’enchaînent en résistant à la narration. On pouvait dès lors tout imaginer à partir d’une ville moderne habitée par des monstres et des hommes incorporant des pans du cosmos.

C’est un hymne au rêve et à l’amour qui se traduit par le débordement de l’imaginaire et l’expression de la jouissance.  

Crédit photo Gaetan Brunelle

Sur le rythme d’une composition inspirée de sons méditatifs les danseurs se séparent et s’éloignent. Mais on ne pouvait que s’attendre au recollement de leurs corps quand ils sont saisis par des micro-spasmes.

La superposition de scénarios, faisant jouer des figures naïves et enchantées, et la chorégraphie soulignait l’espoir avoué de l’œuvre : ne jamais se laisser entraîner par la rupture. La transformation serait selon Nadia le contre-motif de la division.  

Pour rêver ensemble et raccommoder les brèches, l’artiste a rassemblé les confessions intimes et les images intérieures des spectateurs. Par leur syntaxe morcelée, les textes, qu’elle lisait, échappaient à la signifiance, et se dédiaient à la l’indivisible comme chiasme symbolique.

Crédit photo:
Crédit photo Gaetan Brunelle

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Éducation – Pédagogie numérique, l’école 42 à Paris inspire le Québec

Redaction Avant Premiere

Publié

le

Dans le but de soutenir le développement des compétences numériques des jeunes et des adultes, Québec numérique a reçu l’appui du gouvernement québécois en vue de tenir une étude d’opportunité sur la création d’un lieu d’autoapprentissage inspiré du 42 à Paris.

Depuis quelques années, Québec numérique cherche à réunir les conditions pour la mise en place d’un lieu de formation alternatif dans le monde du numérique. Ce laboratoire d’expérimentation pédagogique devrait répondre à la fois aux besoins de main-d’œuvre dans le secteur numérique, tout en levant certaines barrières en accueillant des jeunes qui souhaitent d’autres formes d’apprentissage que le parcours scolaire traditionnel.

L’école 42, le savoir de la pédagogie numérique!

S’inspirant du 42 fondée par Xavier Niel à Paris et d’autres initiatives similaires dans le monde, l’organisation souhaite lancer un modèle novateur qui sera adapté à la réalité québécoise. La philosophie de 42 est d’offrir un lieu d’autoapprentissage gratuit, ouvert à tous, où chaque étudiant, à la fois formateur et apprenant, est responsable de sa propre réussite et de celle de ses collègues.

Québec numérique est un partenaire indispensable et un facilitateur hors pair pour nous aider à atteindre nos objectifs d’intégration du numérique à l’école

– Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

En plus de la création d’un lieu d’autoapprentissage, Québec numérique devra travailler à la mise en place de la Semaine numérique à l’école, inspirée par l’événement Web à Québec Junior (WAQ Junior), lancé par Québec numérique en 2017 et qui vise à initier les jeunes de 10 à 14 ans aux différentes notions du Web et des technologies dans une ambiance différente du cadre scolaire.

Un montant de 225 000 $ a été à l’organisme Québec numérique par le gouvernement québécois pour la tenue de la Semaine numérique à l’école (150 000 $) et l’étude d’opportunité sur la création d’un lieu d’autoapprentissage inspiré du 42 à Paris (75 000 $).

Ces projets s’inscrivent directement dans la mise en œuvre du Plan d’action numérique en éducation et en enseignement supérieur (PAN). « La créativité a sa place en éducation et le fait de soutenir des projets comme ceux-ci favorisent les pratiques pédagogiques innovantes, en plus d’accroître l’usage pédagogique de la programmation numérique », a ajouté M. Proulx.

Ces deux nouveaux projets permettront d’agir plus directement dans l’univers de la formation par la réalisation d’activités en lien avec les métiers du numérique, tant dans le milieu scolaire que chez les adultes

– Martine Rioux, directrice générale de Québec numérique.

« Chez Québec numérique, l’ensemble de nos actions vise à faire progresser l’usage du numérique et à développer des façons de faire innovantes. (..) Cela confirme notre rôle de facilitateur et d’accompagnateur dans le développement des compétences numériques de notre communauté », a-t-elle appuyé.

Pour rappel, les deux projets de Québec numérique s’inscrivent directement dans plusieurs mesures du PAN, lancé le 30 mai 2018 :

  • Accroître l’usage pédagogique de la programmation informatique;
  • Maximiser le rôle du personnel affecté à l’intégration du numérique dans les établissements d’enseignement supérieur;
  • Valoriser les pratiques pédagogiques innovantes et le potentiel du numérique dans le contexte éducatif;
  • Amener les apprenants à saisir les possibilités, les enjeux et les impacts de l’usage du numérique, incluant ceux liés à la protection de la vie privée;
  • Soutenir les établissements dans le développement de l’offre de formation continue et de perfectionnement des personnes en matière de compétences numériques;
  • Encourager des projets d’innovation liés aux technologies numériques;
  • Accroître la communication et la collaboration entre les intervenants scolaires, les élèves et les parents en exploitant le potentiel du numérique.

Crédit photo:
Lire la suite

Culture

« Nordicité / Meeting point » est de retour à Montréal

Redaction Avant Premiere

Publié

le

Crédit photo Théâtre Incliné et Nordland Visual Theatre

Après deux tournées en Norvège, le spectacle Nordicité du Théâtre Incliné revient à Montréal en s’enveloppant d’une expérience qui dépasse la salle de représentation.

L’évènement Nordicité / Meeting point est un point de rencontre où le public est invité à vivre une immersion dans les cultures du Nord, à goûter une part d’immensité, à faire ses propres pas sur le cercle polaire.

C’est un moment éphémère. Unique. 3 jours seulement. Avant et après la représentation du spectacle, des artistes de Montréal et du Nunavik envahissent les espaces de la maison de la culture Maisonneuve pour offrir d’autres visions de la culture nordique.

L’alliage de toutes ces impressions du Nord, allant de l’intime à la fiction, complète le tableau et enrichit l’expérience théâtrale.

Œuvres interactives, vidéo, exposition, courts métrages et chant de gorge électro-acoustique sont au menu.

Dates des représentations

  • Mardi 13 novembre 2018, 20 h 00 (représentation en français)
  • Mercredi 14 novembre 2018, 20 h 00 (représentation en anglais)
  • Jeudi 15 novembre 2018, 13 h 30 (représentation en anglais)
  • Jeudi 15 novembre 2018, 20 h 00 (représentation en anglais)

Le cycle nordique

Le cycle Nordicité, des pas sur le cercle est un vaste projet créatif sur cinq ans (2015-2019) réalisé en collaboration avec divers artistes des pays nordiques. Il regroupe des expéditions artistiques, la création de deux spectacles et de courts métrages, et l’écriture de nouvelles par un auteur de chaque pays qui touche le cercle polaire arctique. Pour mettre en lumière plusieurs facettes de la nordicité, chaque production porte en elle une impression du Nord, un angle de vue particulier, allant de l’intime à la fiction. Indépendantes les unes des autres, c’est pourtant ensemble que ces créations donnent tout son sens au cycle et que le tableau du Nord se complète. Tout le cycle est présenté sur une plateforme numérique évolutive où les spectateurs deviennent compagnons de l’aventure : theatreincline.ca/nordicite

Le spectacle nordicité

Autofiction qui interroge l’acte de création en relation avec le nord, Nordicité est un théâtre visuel où se rencontrent objets, vidéo, jeu et danse. Librement inspiré du journal de bord de José Babin lors d’expéditions artistiques en territoires nordiques, c’est une invitation au voyage entre mythes et réalités et une réflexion sur notre capacité à comprendre les voix du Nord. Créé au nord du cercle polaire norvégien, Nordicité est une coproduction du Théâtre Incliné (Québec) et du Nordland Visual Theatre (Norvège).

Les œuvres du cycle nordique du Théâtre Incliné sont inspirées des expéditions et des témoignages recueillis par José Babin, ainsi que des nouvelles des auteurs circumpolaires : Groenland : Pipaluk Lykke Løgstrup | Suède : Rasmus Lindberg | Islande : Kári Tulinius | Norvège : Tale Næss Lysestøl | Finlande : Maria Peura | Canada : Lucy Tulugarjuk | Russie : Alexander Seryakov | Alaska : Sean Asiqluq Topkok.

Crédit photo:
Crédit photo Théâtre Incliné et Nordland Visual Theatre
Lire la suite

Culture

Le dernier havre : Le cinéma d’hier questionné par le cinéma féminin

Redaction Avant Premiere

Publié

le

Crédit photo Éléphant sur grand écran

Une rencontre de deux projets cinématographiques se déroulera la semaine prochaine, à la cinémathèque québécoise autour du film Le dernier havre.

Le jeudi 16 août à 19h, on n’assistera pas seulement au film Le dernier havre de Denyse Benoît, mais aussi au court métrage Denyse Benoît : comédienne, réalisé par Luce Guilbeault en 1975.

C’est donc notamment de la cinéaste qu’il s’agit, d’autant plus qu’elle sera présente pour un débat avec le public après les projections.

Le dernier havre est présenté par Éléphant sur grand écran. C’est un long métrage (81 minutes et 13 secondes) en langue française.

La redécouverte du film interroge la place des cinéastes femmes à l’époque de la parution du film, c’est-à-dire en 1986.

Il est présenté aussi dans le cadre du cycle de projection Femmes, femmes de la Cinémathèque québécoise. ” Ce cycle propose un parcours montrant la diversité, la richesse et la qualité du cinéma féminin à travers les époques et les continents.”

L’œuvre est une adaptation du roman d’Yves Thériault qui porte le même titre. Le scénario du film a été écrit par la cinéaste.

Synopsis du film :

« Un retraité, qui fut pêcheur toute sa vie, s’ennuie à mourir chez son fils et sa belle-fille. Ayant découvert, au cours de ses longues promenades, une barque abandonnée, il entreprend en cachette de la remettre à flot pour un dernier voyage. »

Crédit photo:
Crédit photo Éléphant sur grand écran
Lire la suite

en-avant

X
X