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Internet et radicalisation des jeunes, la riposte de Québec

Baba-Idriss FOFANA

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Endoctrinement et embrigadement : tels sont les maîtres-mots de la radicalisation : un fléau qui prend de l’ampleur dans le monde par le canal de moyens technologiques comme Internet. Pour venir à bout de cette gangrène, Québec a décidé de prendre le taureau par les cornes avec l’Appel de Québec, qui vient d’être approuvé par l’UNESCO.

Alors que la Conférence Québec-UNESCO sur le thème « Internet et la radicalisation des jeunes : prévenir, agir et vivre ensemble », avait rassemblé, du 30 octobre au 1er novembre 2016, plus de 500 participants de quelques 70 pays, cela n’avait pourtant pas empêché, deux mois après, la tuerie au sein de la grande mosquée de Québec à Sainte-Foy, le 29 janvier 2017.

Par contre, cette rencontre de portée internationale a accouché ce qu’il convient d’appeler désormais, l’Appel de Québec. Ce document phare de la Conférence Québec-UNESCO sur la radicalisation menant à la violence, qui a été approuvé le 11 novembre 2017 par la Conférence générale, organe suprême de l’UNESCO.

Contrer la radicalisation : l’approche préventive…

« C’est avec une grande fierté et le sentiment du devoir accompli que j’accueille la décision de la Conférence générale de l’UNESCO de faire sien l’Appel de Québec. Je me réjouis que ses 195 États membres s’inscrivent ainsi en tant qu’acteurs engagés dans la lutte contre la radicalisation menant à la violence », s’est félicitée, il y a quelques jours, Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF).

Si à travers l’Appel de Québec, la société civile, les chercheurs, les gouvernements et les organisations privées sont invités à se regrouper autour d’un même but, et surtout appelés à l’action, il n’en demeure pas moins vrai que ces initiatives doivent être guidées. Et pour en savoir davantage, le magazine Avant-Première a contacté le Cabinet de la ministre St-Pierre.

             Le gouvernement québécois invite tous les citoyens du monde, à prendre connaissance de l’Appel de Québec.

Dans un courriel, la Direction des communications et des affaires publiques Stratégie et diplomatie publique a laissé entendre que « le plan d’action du gouvernement du Québec dans la lutte contre la radicalisation est coordonné par le ministère de l’immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) ». Un plan qui repose, selon le MRIF, sur « une approche préventive plutôt que répressive ».

Utiliser Internet, le canal des terroristes

Toutefois, le ministère des Relations internationales et de la Francophonie a indiqué avoir, pour sa part, la pleine responsabilité et une responsabilité partielle pour deux des 61 mesures du plan d’action. Il s’agira pour le MRIF de « cerner les pratiques exemplaires mises en œuvre à l’international et établir des liens avec les intervenantes et les intervenants concernés ». Et enfin – en collaboration avec le ministère de la Sécurité publique (MSP) – de « conclure des ententes et établir des liens au Canada et à l’étranger visant à renforcer la collaboration en matière de lutte contre la radicalisation et toute question d’intérêt se rapportant à la sécurité publique ».

Rappelons qu’en 2016, dans une entrevue accordée à Radio-Canada, Christine St-Pierre avait reconnu que « Internet est vraiment le canal par lequel passent les jeunes qui se radicalisent, dans la grande majorité des cas ». Dans le même ton, la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault avait renchéri pour souligner que l’idée consistait à utiliser « les mêmes outils que les djihadistes ». Une stratégie qui miserait sur les « contre-messages » à transmettre aux jeunes, qui ont accès facilement à quantité de sites web conçus par des groupes extrémistes cherchant à les attirer dans leurs filets.

 

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Les vélos électriques d’UBER roulent à Montréal

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Uber a lancé ce mercredi, 26 juin, son service de vélos électriques en libre-service JUMP à Montréal.

La métropole fait place aux vélos à assistance de pédalage de JUMP utilisés dans plus d’une vingtaine de villes aux États-Unis et en Europe.

« Nous sommes très heureux de lancer les services de vélos électriques de JUMP à Montréal en grande première canadienne », a déclaré Jean-Christophe de Le Rue, directeur des Affaires publiques pour Uber au Québec.

Les vélos seront disponibles en libre-service, en tout temps, dans près de 9 arrondissements de la ville dès aujourd’hui.

Une nouvelle façon d’utiliser le vélo en libre-service

Voici comment utiliser le nouveau vélo :

La première chose à faire, télécharger l’application d’UBER. L’option des vélos JUMP se trouve en haut de l’écran. Elle présente une carte qui permet d’identifier le vélo le plus proche et de le réserver pendant une durée de temps limité à 15 minutes avant de le déverrouiller et commencer son trajet.

Il n’y a aucun frais pour déverrouiller les vélos et les utilisateurs seront chargés 30 cents par minute. Arrivé à destination, pas besoin de chercher une station UBER, il suffit de l’attacher à un support à vélo adapté et de le verrouiller moyennant des câbles antivol rattachés directement au vélo.

« Les utilisateurs qui ne respectent pas les règles appropriées de stationnement des vélos feront face à des avertissements, surcharges de 25$ et même la suspension du compte », indique l’entreprise.

Les vélos JUMP sont équipés d’un moteur de 350 watts qui délivre une assistance de pédalage électrique pouvant aller jusqu’à 32 km/h.

Vous pouvez gagner un casque gratuit

À l’occasion du lancement, des ambassadeurs JUMP vont distribuer aujourd’hui des centaines de casques gratuits partout dans la métropole.

Lire aussi : Navettes gratuites pour visiter le Parc des Îles-de-Boucherville

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Montréal : Un nouveau projet de lutte contre l’isolement social des aînés

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) a lancé le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés.

Le Plateau-Mont-Royal et Saint-Louis-du-Parc, dont la population est constituée à 70 % de personnes socialement défavorisées, comptent le plus haut taux de personnes âgées vivant seules à Montréal.

Ces faubourgs bénéficieront du programme déployé par le CIUSSS afin d’instaurer une structure de gériatrie sociale. Le projet s’ajoute à d’autres initiatives mises en œuvre récemment, dont le projet pilote de la Fondation AGES, annoncé le 3 juin dernier.

« La gériatrie sociale permet de rejoindre les aînés directement dans leur communauté, et c’est ce qui fait toute la différence lorsqu’il est question de briser leur isolement social et de favoriser leur vieillissement actif », a expliqué Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Sortir les aînés de leur isolement quotidien

Le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés vise à veiller à l’intégration sociale des aînés vulnérables et isolés dans leurs milieux de vie.

Pour ce faire, un réseau de partenaires sera créé en vue d’entrer en contact avec ces personnes, « d’intervenir pour améliorer leur qualité de vie, de les accompagner vers les services appropriés ainsi que de favoriser leur autonomie et leur participation sociale », indique le communiqué du Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Ce mardi, 25 juin, Québec a doté le CIUSSS, d’une aide financière de 400 000 $, qui contribuera à déployer le projet.

Lire aussi : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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