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Technologie de l'information

Internet et travail : être connecté en tout temps, avantage ou mal du 21e siècle?

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Avec l’internet, le monde du travail a bien changé au cours des dernières années, tout comme les besoins des travailleurs et des organisations. L’évolution des technologies et des outils de communication a transformé l’organisation traditionnelle du travail ouvrant ainsi la voie à de nouvelles possibilités, mais effaçant du même coup la frontière entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Devrions-nous limiter ou encourager la connexion en dehors des heures de travail?

Selon un sondage CROP-CRHA, 36 % des travailleurs mentionnent que leur employeur leur demande de rester connectés ou joignables en dehors des heures normales de travail. 50 % (12 % fortement, 19 % assez et 19 % un peu), disent ressentir une pression officieuse pour rester connectés. Cette pression est davantage ressentie chez les jeunes travailleurs alors que 62 % l’affirment. Pour l’ensemble des travailleurs, cette pression proviendrait en grande partie d’eux-mêmes. « Si on se met cette pression sur les épaules, c’est qu’on estime que répondre rapidement et être joignable en tout temps est socialement valorisé », note Manon Poirier, CRHA, DG de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

L’importance de bénéficier de moments de repos

L’hyperconnectivité est un enjeu sociétal réel. Bien que les conséquences de ce phénomène sur la santé soient encore floues, il n’en demeure pas moins que les spécialistes entretiennent de sérieuses inquiétudes : troubles musculosquelettiques, troubles du sommeil, stress, anxiété, détresse psychologique, isolement, moins de temps consacré aux relations interpersonnelles, etc. « Afin de préserver la santé des travailleurs, et par conséquent leur productivité à long terme, il est nécessaire qu’ils bénéficient de moments où ils sont complètement déconnectés du travail. Cette distanciation est essentielle pour refaire le plein d’énergie et maintenir un équilibre sain entre les différentes sphères de leur vie », souligne Mme Poirier.

Pas que des désagréments à la connexion à distance

Malgré les maux que peuvent engendrer les excès, il faut reconnaître que la possibilité de se connecter à tout moment et de n’importe où procure des avantages appréciables pour les employeurs comme pour les travailleurs. Elle permet aux organisations de s’adapter au contexte de mondialisation et de compétitivité grandissantes et améliore leur pouvoir d’attraction et de rétention à une période où le manque de main-d’œuvre se fait sérieusement ressentir. Quant aux travailleurs, elle leur permet une gestion plus agile et flexible de leur horaire, ce qui facilite la conciliation entre leur vie personnelle et leur vie professionnelle. 31 % des travailleurs affirment que leur employeur leur fournit ou leur rembourse l’utilisation d’outils numériques (cellulaire, ordinateur portable, etc.).

Pour optimiser la productivité tout en assurant un climat de travail sain

Au dire de la DG de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, « que les milieux de travail optent pour une limitation de la connexion à l’extérieur des heures de travail ou à l’opposé pour une flexibilité absolue, il vaut mieux établir clairement les attentes et instaurer un cadre afin d’éviter les excès ». Selon Mme Poirier, cet exercice devrait être réalisé conjointement par l’employeur et ses travailleurs. « L’Ordre estime qu’il est important de respecter les besoins de chacun et d’être en mesure de s’adapter à l’évolution du monde du travail tout en conservant un climat de travail à la fois sain et productif », conclut-elle.

Source : Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

Pour plus d’information sur cet enjeu, consultez le dossier spécial sur le droit à la déconnexion.

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Confidentialité : Facebook doit payer de 5 milliards dollars pour avoir « trompé » ses utilisateurs

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Le gouvernement américain a imposé une amende de cinq milliards de dollars au géant des réseaux sociaux, Facebook, pour avoir « trompé » ses utilisateurs sur leur capacité à contrôler la confidentialité de leurs informations personnelles, selon un communiqué publié mercredi 24 juillet 2019.

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, doit avoir le sommeil troublé en ce moment. L’amende de 5 milliards de dollars imposée à sa compagnie est la plus lourde jamais infligée à une entreprise pour violation de la vie privée des consommateurs et presque 20 fois supérieure à la plus lourde amende jamais infligée au monde en matière de confidentialité ou de sécurité des données. C’est l’une des plus lourdes sanctions imposées par le gouvernement américain pour toute violation, selon la FTC, une agence fédérale américaine ayant une double mission unique : protéger les consommateurs et promouvoir la concurrence.

Un comité indépendant sur la protection de la vie privée exigé

Selon la FTC, l’ordonnance de règlement annoncée aujourd’hui impose également de nouvelles restrictions sans précédent aux opérations commerciales de Facebook et crée de multiples canaux de conformité. L’ordre exige que Facebook restructure son approche de la protection de la vie privée depuis le conseil d’administration et instaure de nouveaux mécanismes solides pour garantir que les dirigeants de Facebook sont responsables des décisions qu’ils prennent en matière de confidentialité et que ces décisions sont soumises à une surveillance sérieuse.

« Plus de 185 millions de personnes aux États-Unis et au Canada utilisent Facebook quotidiennement. Facebook monétise les informations des utilisateurs par le biais de publicités ciblées, qui ont généré la majeure partie des 55,8 milliards de dollars de revenus de la société en 2018. »

– FTC, Agence fédérale américaine de protection des consommateurs

La FTC indique que malgré les promesses répétées à ses milliards d’utilisateurs dans le monde entier de contrôler le partage de leurs informations personnelles, Facebook a compromis les choix des consommateurs. Alors que pour encourager les utilisateurs à partager des informations sur sa plateforme, Facebook promettait aux utilisateurs qu’ils pouvaient contrôler la confidentialité de leurs informations via les paramètres de confidentialité de Facebook.

Modifier toute la culture de la confidentialité sur Facebook

« L’ampleur de l’amende de 5 milliards de dollars et de l’allégement généreux du comportement sont sans précédent dans l’histoire de la FTC. Le redressement vise non seulement à punir les violations futures, mais, plus important encore, à modifier toute la culture de la vie privée de Facebook afin de réduire le risque de poursuite des violations. Le Conseil prend au sérieux la protection de la vie privée des consommateurs et fera respecter les ordonnances de la FTC dans toute la mesure permise par la loi », a-t-il déclaré Joe Simons, président de la FTC.

Rappelons que c’est à la suite d’une enquête d’un an menée par la FTC, que le ministère de la Justice a déposé une plainte au nom de la Commission, alléguant que Facebook a utilisé à plusieurs reprises des divulgations et des paramètres trompeurs pour saper les préférences des utilisateurs en matière de vie privée, en violation de la décision de 2012 de la FTC. 

Ces tactiques auraient permis à l’entreprise de partager les informations personnelles des utilisateurs avec des applications tierces téléchargées par leurs « amis » sur Facebook. Alors que, selon la FTC affirme que de nombreux utilisateurs ignoraient que Facebook partageait ces informations et ne prenaient donc pas les mesures nécessaires.

Source : FTC

À lire : Les législateurs américains demandent à Facebook d’arrêter le projet Libra

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Huawei Canada : implantation d’accès Internet haute vitesse sans fil dans 70 collectivités éloignées

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L’entreprise de télécommunications Huawei Canada a annoncé qu’elle unira ses efforts à ceux de la société ICE Wireless and Iristel afin de brancher plus de 70 collectivités rurales éloignées d’ici 2025, notamment 20 collectivités en Arctique et 50 autres dans le nord-est du Québec. 

Des plans visent également d’autres collectivités situées à Terre-Neuve-et-Labrador. « Nous croyons fermement que tous les Canadiens devraient pouvoir se brancher au réseau mobile de 4e génération, peu importe où ils vivent au pays – même s’ils sont dans une région où il pourrait ne pas être économiquement viable d’offrir un accès Internet haute vitesse », a affirmé Eric Li, président de Huawei Canada.

Bien que la majorité des Canadiens ont un accès Internet haute vitesse, cela n’est pas toujours le cas de ceux vivant dans des régions à faible densité de population. Tant le gouvernement du Canada que l’Organisme des Nations unies (ONU) ont souligné l’importance de travailler à l’offre d’un accès Internet haute vitesse universel d’ici 2030 – ce qui améliorera l’inclusion sociale et économique. 

Offrir Internet haute vitesse dans les régions éloignées d’ici 2030 avec Huawei Canada ?

« Huawei Canada est actif au Canada depuis plus de dix ans et emploie plus de 1 100 employés au pays. La plupart d’entre nous en sont à anticiper la technologie sans fil de 5e génération, mais il faut garder en tête que de nombreuses régions éloignées n’ont toujours pas d’accès fiable au réseau mobile de 3e ou 4e génération. Ce projet aidera le Canada à respecter l’engagement qu’il a pris auprès de l’ONU quant à la prestation d’un service Internet haute vitesse à tous les Canadiens d’ici 2030 », a expliqué Alykhan Velshi, vice-président des affaires commerciales de Huawei Canada.

Huawei Canada a fait produire trois courts-métrages dressant le portrait de plusieurs résidents du nord dans leur collectivité respective – qui dépendent toutes d’un accès Internet pour faire prospérer et connaître leurs petites entreprises.

Pour sa part, Jean-François Dumoulin, vice-président des affaires réglementaires et gouvernementales auprès de la société Ice Wireless and Iristel, indique qu’il faut miser sur de l’équipement à haute fiabilité et à la fine pointe de la technologie dans le but de réduire au minimum la nécessité d’une intervention physique et d’éviter les pannes qui plongeraient de nouveau les collectivités dans la grande solitude. « C’est justement pour cela que nous avons décidé de collaborer avec Huawei Canada », a-t-il précisé.

À lire : Le sort de la directrice financière de Huawei scellé par la justice canadienne

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Toronto Pearson, premier aéroport au Canada à offrir une technologie aux voyageurs atteints d’une perte de la vue

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Toronto Pearson a annoncé qu’il offre désormais le service Aira, une technologie d’assistance de premier plan qui vise à aider les voyageurs atteints d’une perte de vision à se déplacer dans l’aéroport de façon autonome. 

Au moyen de l’application Aira pour téléphone mobile iPhone ou Android, les passagers peuvent communiquer avec un agent humain spécialement formé et obtenir de l’aide lors de leurs déplacements dans l’aéroport. Toronto Pearson est le premier aéroport au Canada à offrir Aira à ses passagers. « À Toronto Pearson, notre vision consiste à être le meilleur aéroport au monde, ce qui commence par le fait de veiller à ce que nos passagers – tous nos passagers – puissent se déplacer dans l’aéroport de façon autonome », a déclaré Kurush Minocher, directeur associé, Développement des passagers.

« Nous sommes fiers d’offrir à Toronto Pearson le service d’Aira, qui est facile à utiliser. Les passagers atteints d’une perte de vision ont désormais davantage de choix pour se déplacer dans l’aéroport, de leur lieu d’arrivée à la porte d’embarquement. »

– Kurush Minocher, directeur associé, Développement des passagers

Aira fonctionne au moyen d’un téléphone intelligent ou de lunettes intelligentes facultatives dotées d’un dispositif vidéo, mettant les passagers atteints d’une perte de vision en lien avec des agents Aira qui œuvrent à distance. Grâce aux lunettes intelligentes ou à l’appareil photo du téléphone, les professionnels qualifiés d’Aira offrent un accès sur demande et personnalisé à de l’information visuelle qui aide les passagers à se déplacer dans l’aéroport. Le service Aira est accessible dans les aérogares 1 et 3, ainsi que dans le stationnement de Toronto Pearson.

Aira, une application pour téléphones mobiles, fournit des services d’aide aux passagers atteints de cécité ou d’une basse vision.

« La mission d’Aira consiste à rendre l’information accessible instantanément, n’importe quand et n’importe où, a souligné Suman Kanuganti, président et fondateur d’Aira. Nous sommes heureux d’accueillir Toronto Pearson à titre de premier partenaire d’accès au moyen d’Aira dans un aéroport au Canada ».

Aira est un service offert par abonnement, mais les passagers atteints d’une perte de vision pourront se servir de la technologie Aira gratuitement à Toronto Pearson; il suffit de disposer d’un téléphone intelligent et de l’application Aira, qui peut être téléchargée gratuitement à partir de Google Play ou de l’App Store d’Apple (des frais d’utilisation de données peuvent s’appliquer).

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