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Politique

Interview avec M. Khémaies Jhinaoui, Ministre Tunisien des Affaires Étrangères

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Crédit photo Mohamed Nabouli

Le Ministre Tunisien des Affaires Etrangères, M. Khémaies Jhinaoui a accordé, le dimanche 17 juin 2018, au Journal Électronique  « Avant-Première MTL » , une interview lors de son passage à  Montréal.

Les propos ont été recueillis par Mme Hanen Hattab.

Hanen Hattab (HH) : M. le Ministre, vos rencontres avec les membres du Gouvernements Fédéral Canadien auront lieu les 18 et 19 juin 2018, quels sont les sujets qui seront abordés pendant les séances de travail programmées ?

M. Khémaies Jhinaoui (KJ) : On va parler de plusieurs sujets d’intérêts communs entre la Tunisie et le Canada dont notamment les voies et moyens de renforcer encore davantage la coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et l’incitation du monde des affaires canadien à investir en Tunisie. On discutera, entres autres, de l’égalité du genre et de l’expérience tunisienne en la matière. Il y a plusieurs domaines  dans lesquels le Canada a réussi et je tiens personnellement à en faire profiter la Tunisie.  

HH : Vous avez aujourd’hui adressé un message à la communauté tunisienne résidant au Canada afin de l’encourager à la création de partenariats économiques avec le Canada. Quels sont les dispositifs que le Gouvernement Tunisien offre pour les faciliter ?

KJ : Le Canada est un pays prospère, qui se développe, qui offre plusieurs possibilités et la communauté tunisienne qui y réside connaît mieux que quiconque ses opportunités économiques. Il faut bien les saisir et en faire bénéficier la Tunisie. Donc je pense qu’il y a énormément de possibilités de partenariats, chacun dans son milieu, chacun dans son secteur. Il appartient à ces jeunes qui sont ambitieux, qui ont bien réussi dans leurs études et qui veulent avoir une vie professionnelle florissante de trouver des idées et d’identifier les bons partenaires canadiens. Du côté tunisien, il y a une panoplie de mécanismes et programmes gouvernementaux dont ceux déployés par les banques tunisiennes et l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur «FIPA-Tunisia».

HH : En novembre 2016, à l’occasion de la « Conférence Tunisia 2020 », coprésidée par la Tunisie, le Canada, la France, le Qatar, la Banque Européenne d’Investissement et la Banque Mondiale, le Canada avait promis des investissements économiques qui s’élèvent à 24 millions d’euros. Pouvez-vous nous parler des étapes accomplies aujourd’hui et nous dire si les perspectives de « Tunisia 2020 » font parties des sujets qui seront évoquées au cours de votre visite ?

KJ : Le Canada a été très actif dans la promotion de cet événement. Mme. Marie-Claude Bibeau, la Ministre Canadienne du Développement International et de la Francophonie était présente à la « Conférence Tunisia 2020 », je l’ai rencontrée aussi à New York en septembre 2017 et je vais la revoir demain pour voir comment nous pouvons ensemble en assurer le suivi. Il y a eu plusieurs annonces, certaines d’entres elles ont été réalisées et il y en a d’autres qui sont en cours d’exécution et qu’on va suivre avec les autres membres du Gouvernement Canadien.

HH : Est-il est envisageable, M. le Ministre,  d’avoir prochainement un attaché culturel à Montréal ?

Au niveau d’Ottawa, on a un diplomate qui s’occupe des affaires culturelles. En ce qui concerne le Consulat de Tunisie à Montréal, l’affectation d’un diplomate qui s’occupera exclusivement des affaires culturelles est à l’étude.

 

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Politique provinciale

Compensation des salaires des députés, Québec solidaire dit niet à la CAQ, PQ et PLQ

Baba-Idriss FOFANA

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Québec solidaire (QS) ne compte pas appuyer le projet de loi de la Coalition avenir Québec, du Parti libéral et du Parti québécois, qui vise la compensation des pertes salariales subies par les député-es depuis l’imposition de l’allocation de dépenses par Ottawa, « tant et aussi longtemps qu’ils n’accepteront pas de créer un comité indépendant et exécutoire pour revoir l’ensemble de la rémunération », a prévenu le parti.

En point de presse mercredi, la formation de gauche a indiqué qu’il n’est pas normal que les député-es de l’Assemblée nationale continuent de se voter eux même des améliorations salariales. « Je pense que bien des gens seront d’accord avec nous (..) Même s’il s’agit de compensations, lorsque les députés votent leur propre salaire, ils sont en conflit d’intérêts », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois (GND).

À lire : Aux dirigeants d’entreprises, Québec solidaire dit « Plus jamais ça »

Le leader parlementaire de Québec solidaire, GND, réclame plutôt la mise sur pied d’un comité de rémunération indépendant pour trancher sur la compensation des pertes salariales subies par les députés québécois. « Nous déposerons un seul amendement à ce projet de loi: celui d’inscrire dans la Loi l’obligation de mettre sur pied un comité de rémunération indépendant doté de pouvoirs exécutoires », a laissé entendre le député de Gouin.

QS exige un comité indépendant pour parler de compensation!

Comme pour se venger, les solidaires rappellent qu’à deux reprises, les autres partis ont refusé la proposition de QS de mener une réforme de l’ensemble des conditions de travail des député-es à travers un comité indépendant et exécutoire comme le proposait Claire L’Heureux-Dubé en 2013. « La CAQ, le PLQ et le PQ ont même refusé l’ultime compromis proposé, celui de compenser temporairement les pertes salariales des député-es jusqu’à ce que le comité indépendant rende ses conclusions », a-t-on appris.

« À Québec solidaire, nous n’avons pas peur de la transparence, et les conditions de travail des élus ne devraient pas être cachées aux citoyens et citoyennes. »

Gabriel Nadeau-Dubois, leader parlementaire de Québec solidaire

Pour Gabriel Nadeau, il y a de quoi à faire le ménage dans les conditions salariales des députés au Québec, parce qu’il y a là-dedans des « avantages douteux » comme leur régime de retraite, auquel les parlementaires ne cotisent qu’à hauteur de 21 %, et leurs assurances collectives, pour lesquelles il juge leurs « cotisations ridicules ».

À lire aussi : 83 % des entreprises de 200 employés offrent un régime de retraite à leurs employés au Québec

D’après lui, le Québec est aussi la seule province à encore offrir un système d’allocations non imposables aux élu-es. « Je ne comprends pas pourquoi les autres partis s’entêtent à refuser d’ouvrir les livres. Ont-ils peur d’ouvrir une boîte de Pandore? », a interrogé le jeune élu de Gouin, avant de rassurer qu’à Québec solidaire, « nous n’avons pas peur de la transparence ».

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Actualités

PL 21 sur la laïcité : l’Archevêque de Montréal met en garde Québec contre un recul des libertés…

Baba-Idriss FOFANA

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Alors que les discussions se poursuivent sur le projet de loi (PL 21) visant à affirmer la laïcité de l’État et à préciser les exigences qui en découlent, « nous ne pouvons que craindre un recul des libertés individuelles », a critiqué jeudi, dans une déclaration, Monseigneur Christian Lépine, l’Archevêque de Montréal.

Cette sortie de l’Archevêque de Montréal intervient à l’occasion de la dernière journée des consultations particulières sur le projet de loi (PL 21), qui vise à interdire le port de signes religieux à certaines catégories d’employés de l’État, dont les enseignants, et à assurer que les services publics soient donnés et reçus à visage découvert. « Comment ne pas voir dans l’interdiction du port des signes religieux une entrave à la liberté de conscience et de religion, voire même une atteinte à la dignité humaine de personnes tenues de se cacher ou de taire leur identité au nom d’une présumée neutralité ? », s’est offusqué Monseigneur Christian Lépine.

« Un État qui se dit neutre de manière si subjective ne peut réellement se réclamer du respect de la dignité de ses citoyens, car la société n’est pas homogène »

– Monseigneur Christian Lépine, l’Archevêque de Montréal

Le projet de loi (PL 21) prévoit en effet modifier la Charte des droits et libertés de la personne en les conditionnant tout comme les droits fondamentaux, au strict respect de la laïcité de l’État. « S’il est compréhensible que l’État puisse affirmer sa neutralité au regard de ses prérogatives, celle-ci est faite pour signifier une ouverture et une bienveillance devant le fait religieux et la diversité de croyances », a martelé l’homme de Dieu.

La religion n’a-t-elle plus sa place dans l’espace public?

L’Évêque montréalais croit savoir qu’« un État qui se dit neutre de manière si subjective ne peut réellement se réclamer du respect de la dignité de ses citoyens, car la société n’est pas homogène ». « Ainsi, comme le soulignait très justement l’Assemblée des évêques catholiques du Québec dans sa déclaration du 6 mars 2019, quel est le bien-fondé d’étendre cette interdiction du port de signes religieux aux enseignantes et aux enseignants sinon de les priver d’un droit fondamental? », a-t-il questionné.

Pour Monseigneur Lépine, si les enseignantes et enseignants ne peuvent pas porter à leur discrétion des signes religieux, le message qui est donné aux enfants et aux jeunes est que la religion n’a pas sa place dans l’espace public, réduisant ainsi les croyants et les croyantes dans leurs droits les plus fondamentaux.

« En tant qu’État de droit, ne pourrait-on pas plutôt envisager une conception de la laïcité à travers laquelle l’État préserverait, protègerait et promouvrait ces libertés dans l’espace public ? »

– Monseigneur Christian Lépine, l’Archevêque de Montréal

Le guide religieux soutient que le port de signes ou de vêtements comme manifestation d’appartenance à une communauté religieuse est un droit fondamental dans l’exercice de « la liberté de pensée, de conscience et de religion », comme le stipule l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par les États signataires en 1948. « Nous attendons du gouvernement québécois qu’il respecte cet engagement et garantisse ce droit fondamental et inaltérable », a martelé le responsable de l’Archidiocèse de l’Église catholique à Montréal.

À lire : Projet de loi sur la laïcité : un « recul historique » pour les droits fondamentaux ?

Il souhaite que le gouvernement Legault puisse permettre l’établissement d’un dialogue dans le respect mutuel et de découvrir les valeurs et les croyances de toutes les communautés qui constituent et enrichissent « notre société pluraliste et égalitaire », des principes à travers lesquels beaucoup d’autres sociétés jalousent le Québec, selon Monseigneur Christian Lépine.

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Actualités

Québec annonce des mesures plus sévères à l’endroit des propriétaires de chiens

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Un projet de règlement d’application de la Loi visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens a été déposé, mercredi 15 mai, par la vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique.

À l’instar de plusieurs législations canadiennes et internationales en la matière, le projet de règlement impose des mesures d’encadrement pour tous les chiens et accorde de la latitude aux municipalités, lorsque cela est justifié, d’effectuer une inspection, une perquisition ou une saisie.

Le feu vert du Québec aux municipalités face aux chiens

Une municipalité pourra également ordonner à un propriétaire de se départir du chien et lui interdire d’en posséder. « C’est notre responsabilité, en tant que société, de nous assurer que l’on peut circuler dans les parcs ou les rues en toute quiétude », a souligné Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique.

« Le gouvernement précédent n’avait pas déposé de règlement pour que la loi puisse être appliquée. Nous agissons pour la sécurité des Québécois. » – Geneviève Guilbault

Par ailleurs, les mesures prévoient également l’euthanasie du chien. Par ailleurs, plusieurs dispositions pénales visent les propriétaires. Enfin, le projet de règlement donne une souplesse aux municipalités afin qu’elles puissent, si elles le désirent, édicter des mesures plus sévères.

La prévention, l’éducation et la responsabilisation…

Bien qu’aucun règlement, aussi contraignant soit-il, ne pourra éliminer les risques et les incidents liés aux chiens, « nous devons nous doter d’outils pour réduire ces risques », soutient Mme Guilbault, estimant que la prévention, l’éducation et la responsabilisation constituent les éléments-clés sur lesquels nous devons travailler pour que le nombre de blessures diminue.

Pour rappel, la Loi visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens, sanctionnée le 13 juin 2018, prévoyait un règlement d’application établissant des normes relatives à l’encadrement et à la possession des chiens et les pouvoirs qu’une municipalité locale peut exercer à l’égard d’un chien ou de son propriétaire ou gardien ainsi que les modalités de l’exercice de ces pouvoirs.

À lire : Des dizaines de milliers de chiens sont tués dans les laboratoires au États-Unis

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