Suivez-nous

Actualités

Interview avec Robin Campillo, Nahuel Perez Biskariat et Arnaud Valois pour le film 120 Battements par minute !

Avatar

Publié

le

120 BPM
Credit photo: Celine Nieszawer

L’équipe de 120 Battements par minute était à Toronto à l’occasion du TIFF. Gagnant du grand Prix au festival de Cannes et représentant de la France dans la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, le film raconte le combat et les actions, dans les années 90, des militants d’ACT UP Paris, une association de lutte contre le SIDA.

Rencontre avec le réalisateur, Robin Campillo, et les deux acteurs principaux, Nahuel Perez Biskariat et Arnaud Valois.
Sortie sur les écrans canadiens le 13 octobre.

Quitterie Hervouet – Pourquoi avoir fait le film maintenant ?

Robin Campillo – j’ai fait le film quand j’ai pu, en fait. Pour moi, cela a toujours été quelque chose que je désirais faire, un film sur le SIDA, sachant que ce n’est pas un sujet de cinéma en soi. L’épidémie commence quand je suis réalisateur, je rentre à l’IDHEC (actuelle Fémis). Très vite, il y a une espèce de hiatus, enfin quelque chose de très fort qui se produit entre le fait que je veux commencer à faire du cinéma et le fait que cette épidémie commence, et par la peur quelle crée chez le jeune homosexuel que je suis à l’époque. Ça produit quelque chose qui m’empêche de me projeter dans le cinéma, voir même dans ma vie en général, parce que je suis persuadé que je vais mourir de cette maladie et que donc, je suis incapable de me projeter dans un avenir. Et, il se trouve que je me suis posé cette question « du traitement de la maladie », parce que le cinéma que j’adorais, la nouvelle vague ne traitait pas de ce sujet. Je me suis rendue compte qu’elle était inopérante. A une exception près, il y a un film qui parle de la maladie dans la nouvelle vague, c’est le film d’Agnès Varda qui s’appelle Cléo de 5 à 7 : l’histoire d’une femme qui attend de 5 à 7 de savoir si elle a un cancer et si elle doit commencer des rayons. Un film qui est assez proche de ce que je ressentais à l’époque. Et c’est assez étonnant car j’y ai pensé juste dernièrement. En 92, 10 ans après le début de l’épidémie, je rentre à ACT UP, et c’est un moment libérateur pour moi car le fait qu’on se retrouve et qu’on lutte ensemble, cela me permet de me réinventer. Après, je reviens au cinéma grâce à Laurent Cantet (NDRL – réalisateur d’Entre les murs, palm d’or à Cannes). Mais, pendant tout ce temps, je n’arrive pas à voir ce que je peux faire, et sauf qu’au bout d’un moment, je m’aperçois que ACT UP, c’était devenu comme des lunettes que j’avais sur le nez et qui me permettaient de voir la réalité d’une certaine manière. Cela m’avait tellement formé intellectuellement, émotionnellement, sentimentalement, même que je ne me rendais plus compte que j’avais le sujet de mon film devant les yeux, mais que je n’avais pas encore réussi à en faire un objet. J’ai mis du temps à m’apercevoir de cette évidence. C’est assez récemment que je me suis rendu compte que je devais parler de ce moment libérateur, collectif, de la solitude de la maladie, de tout ce truc là qui me pesait trop. Je trouvais que c’était plus important de parler de ça.

QH – C’est un film de fiction. Pourquoi ne pas avoir voulu raconter votre histoire ?

RC – En fait, j’ai tout vécu dans le film, à peu près. Tout est réel mais tout est redistribué. Les personnages ne sont pas cohérents, parce qu’en fait, au lieu de trouver un sens à ce qui c’était produit, j’ai essayé de dégager une perspective. Déjà, mettre les choses un peu dans l’ordre pour voir ce que ça produit. Le film est un peu expérimental, dans le sens où la fiction permet d’interroger l’ordre des choses. Cela remet les choses dans une espèce d’ordre hypothétique qui permet de comprendre ou pas certains événements. Je considère qu’en réalité, le réel reste comme une métaphore de lui-même. En fait, pour moi, il n’y a pas tellement de différence. Je considère que tout est fiction. Les souvenirs sont de la fiction, les souvenirs sont une ré-interprétation du réel, ce qui fait que l’on n’est plus du tout dans le réel. C’est toujours de la fiction, parce que ce qui crée de la fiction, pour moi, c’est la manière dont j’ordonne les choses. Et j’essaie de leur donner encore une fois, un sens dans le sens sensation, leur trouver un ordre, une direction. Effectivement, quand on ré-interprète les choses, c’est qu’on leur donne une vie nouvelle et c’est beaucoup plus intéressant que de coller à la réalité de l’époque.

120-BPM

120 Battements par minute/ Credit: Les-Films-de-Pierre

QH – C’est un film qui a un sujet assez difficile. Avez-vous eu l’impression de revivre ce que vous avez vécu en tournant ce film et en l’écrivant également?

RC – Ça a été plus dur à écrire qu’autre chose. Le cinéma a cette vertu de faire peser, sur les autres, les choses qu’on portait en soi. Donc, en fait, il faut extérioriser et laisser les autres envahir le film. En réalité, concernant la question de l’émotion, c’est impossible d’être en face des comédiens et de porter soi-même cette émotion, parce que l’on n’est pas censé, en tant que réalisateur, porter cette émotion. Je suis censé l’observer. Si j’ai attendu aussi longtemps, c’est d’une certaine manière, le fait d’avoir la possibilité de ne pas être complètement envahi par l’émotion et plutôt être envahi par les autres et que les autres soient porteurs de cette émotion. Et en plus, moi, je me souviens de la jubilation du groupe. C’était assez joyeux, malgré cette période assez dur. Après sur le tournage, il y a eu des moments moins durs par rapport à ça. En réalité sur le tournage, on est tellement sur des choses techniques, c’est très pragmatique un tournage. C’est ça que j’aime au fond, on observe les émotions des autres et les sensations que procure les autres. On est protégé par le fait que ça passe par d’autres. Je suis extérieur et je me dis heureusement que je ne suis plus dans leur situation. Comme dans l’Exorciste, il y a quelque chose de cet ordre-là, de la passation de la malédiction.

QH – Ce sont des personnages de fiction, mais ils auraient pu quand même exister. Qu’est-ce que ça vous fait en tant qu’acteur d’interpréter des personnages aussi sensibles, aussi vivants?

Nahuel Perez Biskariat – Moi, je n’ai jamais le poids de l’histoire quand je joue, sinon je ne peux pas jouer. Pour rebondir sur le fait que c’était des personnages de l’époque qui avaient existé, je ne pense pas à ça, en fait. Ce que l’on a créé c’était très contemporain. C’était vraiment dans le présent. Je ne vois pas du tout la question de l’époque. Donner une voix au malade, c’était très fort parce que tous ce que les personnages font dans le film part d’un endroit très intime, du coup, on avait une force qu’il fallait plutôt mesurer parce que c’était vraiment comme un volcan. Moi, je sentais qu’on avait tellement de quantité, de matière pour travailler que c’était toujours grâce à Robin, qui savait mesurer les choses, pour qu’on respire quelque chose sans exploser. Chez moi, tout le tournage a été rempli d’une énergie qui était très enrichissante, et dans laquelle on pouvait puiser.

Arnaud Valois – Moi, c’est un peu différent car le personnage arrive dans l’association et il n’est pas malade. Vraiment moi, j’ai construit le personnage avec Robin tout au long du tournage au fur et à mesure, il se remplit, il écoute, il grandit. Comme on a tourné en ordre chronologique, ce fut assez facile pour moi.

RC – Et justement sur la question de l’incarnation, vous voyez que ce sont deux garçons qui ont une personnalité différente. Et en fait, sur la question de reproduire des gens de l’époque, ce que je dis souvent, c’est que je n’ai pas voulu faire un film d’époque. Je n’ai pas voulu filmer des fantômes, mais j’ai voulu redonner un présent à des gens. J’en ai fini avec l’idée précise de ce que je veux des personnages. Pour moi, les personnages, c’est le tournage qui me les révèle. Je n’ai pas d’opinion sur les personnages parce qu’au fond, les personnages sont plus que ce que j’imaginais. Heureusement que le cinéma c’est ça, c’est qu’on apprend à construire en faisant le film et parfois même, on retourne parce qu’on s’aperçoit qu’on était à côté de la plaque. Dès qu’on fait du casting, on cherche les gens, moi j’essaie de regarder les gens. Et le personnage se trouve à mi-chemin entre ce que j’avais imaginé et ce que sont les acteurs. Les acteurs de composition absolue, ça n’existe pas, je crois vraiment que c’est une rêverie cette chose-là. En fait, j’essaye que l’on se retrouve à la frontière entre le scénario, mon idée, et ce que eux sont ; ce qui permet à eux et à moi de respirer. Cela me fait respirer car ce n’est pas exactement ce que j’imaginais et notamment le personnage de Nathan, annoncé comme quelqu’un de très posé. Moi, j’imaginais un type plus maladroit, mais il se trouve que le fait qu’il soit posé est une forme de maladresse, une manière de se protéger de ce qu’il est en train de vivre. Ce qui fait qu’au fur à mesure du tournage, il y a une scène où il essaye de fouiller dans son sac, et est en train de compter le nombre de poches dans le train qui l’a emmené. Et moi, je pensais que ça devait être beaucoup plus maladroit que ça et en fait non, c’est mieux parce qu’on sent beaucoup plus la panique chez quelqu’un qui est plutôt dans le contrôle que dans quelqu’un qui serait plus paniqué. Ça serait trop simple. Quand ce personnage qui est très ordonné craque à la fin parce qu’il a fait comme il fallait, comme un bon petit soldat, quand il explose ça a un prix. Il y a un contraste très très fort sur le personnage. C’est donc comme ça qu’on construit. Mais ça, je l’ai compris en milieu de tournage. Vous voyez, on invente. Ce qui fait que pour tout le monde, c’est un « work in progress ». Tout le monde est un peu inquiet mais tout le monde est un peu rassuré parce que l’autre est dans la même merde.

AV – Tous dans le même bateau.

RC – C’est un peu ça

120-BPM

Credit: Céline Nieszawer

QH – Y a t-il une scène qui vous a marqué en la tournant ou en l’écrivant ? Peut-être la scène ou l’un des personnages meurt ?

RC – Moi en l’écrivant, il y a plein de trucs qui m’ont ému. Il y avait des trucs très très durs. Il y a la grande scène de l’hôpital quand Thibault (NDRL – Antoine Reinartz) se dispute avec lui ; et et la scène où ils ont du sexe ensemble. Ça s’est révélé assez miraculeux sur le tournage parce que moi, je ne peux pas aider les acteurs, comme quand quelqu’un meurt, on ne peut pas l’accompagner jusqu’au bout. Il y a un moment, mes acteurs, ils font ce qu’ils peuvent et moi je les filme, le moment après avoir joui où il y a un moment de soulagement, où il se met un peu à rire, mais il a des larmes et lui aussi etc… il y a un truc qui se produisait sur la question, c’est un soulagement très très éphémère et que ça… évidemment, j’ai un peu dirigé, mais ça se produit sur le moment. C’est un truc, c’est assez miraculeux et après, on est content de voir les rushs et que ça a été enregistrés. Je ne sais plus quel réalisateur disait « un film, c’est un documentaire sur des comédiens » et moi, je crois beaucoup à ce truc là.

NPB – par rapport à cette scène, on peut dire que c’était un soulagement pour nous.

AV – Exactement. On s’en faisait tout un monde, mais finalement, ça s’est fait en deux heures.

NPB – Oui, c’est ultra nécessaire.

RC – Il faut imaginer que ce genre de scène, si vous la faites dix fois, ça ne marchera pas plus. Soit, ça vient dans les deux premières prises, soit, c’est pas la peine parce que les autres scènes, on peut les reprendre vraiment, mais ce genre de scène où il y a vraiment une incarnation très forte, une émotion à fleur de peau etc.., quand il craque, quand il découvre le corps, vous ne pouvez pas faire les choses 10 fois, ce n’est pas possible. Donc, là pour le coup, ce n’est pas très grave qu’il y ai une urgence à tourner assez vite etc.. parce que cela met les gens dans un état de survie très très fort.

Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualités

Groupe Capitales Médias : Unifor demande une aide d’urgence

Avatar

Publié

le

Le risque de faillite qui assaille le Groupe Capitales Médias (GCM) peut affecter une centaine de salariés qui travaillent dans les différents journaux régionaux (La Voix de l’Est, Le Nouvelliste, La Tribune, Le Soleil, Le Droit et Le Quotidien).

Alors que le premier ministre François Legault a promis ce mercredi, 14 août, de faire un chèque au GCM, la situation financière du groupe mérite selon Unifor des mesures plus rapides. Rappelons aussi que le groupe est en discussion avec Cogeco et Québecor pour vendre en partie ou en totalité ses journaux régionaux.

« L’heure est grave en ce qui concerne l’avenir des six quotidiens régionaux de GCM », a rappelé M. Gagné. « Il faut que le premier ministre Legault passe de la parole aux actes et annonce immédiatement une aide d’urgence afin de rassurer les travailleurs et les travailleuses de ces quotidiens ainsi que leurs familles ». M. Gagné appelle notamment à ce que cette annonce soit faite avant l’ouverture de la Commission parlementaire sur l’avenir des médias, prévue le 26 août à Québec.

« Cette aide d’urgence », ajoute pour sa part Alain Goupil, journaliste à La Tribune et président de la section locale 1910 « doit servir à garantir aux travailleuses et aux travailleurs de l’information qu’ils pourront continuer d’exercer leur emploi jusqu’à ce que des mesures à plus long terme soient trouvées ».

Lire aussi : Vol de renseignements personnels : après Desjardins, Québec annonce l’encadrement des agences de crédit

Lire la suite

Actualités

Vol de renseignements personnels : après Desjardins, Québec annonce l’encadrement des agences de crédit

Avatar

Publié

le

Le ministre des Finances, Eric Girard, a annoncé mercredi 14 août son intention de déposer un projet de loi dans la foulée du vol de renseignements personnels chez Desjardins.

Avec ce projet de loi, le ministre souhaite introduire un encadrement des agences de crédit et offrir le gel ou le verrou du crédit, à l’instar de ce qui se fait présentement ailleurs dans le monde. Les modifications législatives proposées viseront ainsi à améliorer la protection des données financières des citoyens. « Nous avons l’intention de mettre en place des mesures visant à accroître la protection des informations financières de tous les Québécois et Québécoises », a annoncé Eric Girard.

De plus, le ministre a annoncé qu’il a convenu avec le Mouvement Desjardins de resserrer sa gouvernance et sa gestion de risques dans le cadre du bilan amorcé en collaboration avec l’Autorité des marchés financiers. « L’incident chez Desjardins est regrettable, et je comprends que les Québécois soient inquiets. Nous sommes conscients qu’ils attendent du gouvernement des améliorations », a-t-il déploré.

Equifax face aux Vols de renseignements personnels...

Le ministre a tenu à rassurer les membres de Desjardins concernés et la population en général. En effet, la situation est gérée de façon adéquate par l’institution financière, sous l’œil attentif de l’Autorité des marchés financiers. Il a rappelé que les actifs financiers des membres sont garantis en cas de fraude. Il constate aussi l’inscription en grand nombre des membres de Desjardins aux services d’Equifax, ce qui contribuera à la prévention des fraudes. On ne rapporte d’ailleurs aucune augmentation des cas de fraude chez Desjardins depuis le vol de données.

Le ministre est d’avis que l’institution coopérative a réagi rapidement et de façon responsable en offrant notamment à ses membres un plan de protection et d’assistance gratuit contre le vol d’identité. Il dit comprendre par ailleurs l’inquiétude et l’insatisfaction des clients concernés, et c’est pourquoi il considère que des changements législatifs doivent être apportés.

À lire : Desjardins : les données personnelles de près de 3 millions de clients volées par un employé

Lire la suite

Actualités

Jeux panaméricains 2019 : les athlètes canadiens remportent 152 médailles à Lima

Avatar

Publié

le

Les Jeux panaméricains de 2019 à Lima ont pris fin la fin de semaine dernière. Au cours de ces compétitions internationales, Équipe Canada a remporté au total 152 médailles dont 35 d’or, 64 d’argent et 53 de bronze, en occupant la troisième place du podium.

 Au terme des Jeux panaméricains de 2019 tenues à Lima, la ministre des Sciences et des Sports à remercier tous les athlètes qui ont représenté le Canada avec cœur. Non sans souligner les réussites d’Équipe Canada. « Je sais que les Canadiens ont pleinement conscience des efforts, du dévouement et de la persévérance nécessaires pour se rendre aux Jeux panaméricains. Nous ne pourrions être plus fiers de ce que nos athlètes ont accompli », a déclaré Kirsty Duncan.

Les 19 derniers jours de compétition ont été marqués par des performances exceptionnelles. Les membres d’Équipe Canada ont fait preuve d’une détermination et d’un esprit d’équipe fantastiques.

Avec leurs 152 médailles (35 d’or, 64 d’argent et 53 de bronze), les membres d’Équipe Canada ont fièrement défilé dans l’Estadio Nacional del Perú, dirigés par le porte-drapeau, Ellie Black (gymnastique artistique). Ils se sont joints aux 6 680 athlètes de 41 pays qui ont pris part aux compétitions dans 39 sports et 61 disciplines. Ellie, la gymnaste canadienne la plus décorée des Jeux panaméricains, a remporté cinq médailles, dont deux médailles d’or!

Les exploits d’Équipe Canada aux Jeux parapanaméricains!

LIMA, Peru – Team Canada arrives at the closing ceremony of the Lima 2019 Pan American Games on August 11 2019. Photo by Vincent Ethier/COC

Au dire de la ministre des Sciences et des Sports, l’expérience a été passionnante pour l’équipe canadienne. « Félicitations à tous les athlètes, entraîneurs et officiels pour ces jeux remarquables. J’espère que vous avez eu du plaisir à entrer dans le stade pendant la cérémonie de clôture et à vous remémorer tout ce que vous avez accompli », a indiqué Mme Duncan.

Le Canada a fini troisième avec 152 médailles (35 d’or, 64 d’argent et 53 de bronze), contre 217 médailles il y a quatre ans. Aussi, le pays a obtenu plusieurs qualifications en vue des Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Au nom des Canadiens, Kirsty Duncan a félicité tous les athlètes canadiens qui ont participé aux Jeux panaméricains. Leurs exploits, dit-elle, nous ont tous émerveillés et inspireront la prochaine génération d’athlètes. 

Pour finir, la ministre des Sciences et des Sports a souhaité bonne chance aux athlètes paralympiques canadiens qui participeront aux Jeux parapanaméricains de 2019 à Lima du 23 août au 1er septembre!

À lire : Dévoilement de l’équipe de goalball aux Jeux parapanaméricains de Lima 2019

Lire la suite

Nous suivre sur Facebook

Publicité

en-avant