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INTERVIEW: Nadeau-Dubois, « Je n’ai pas volé ma place »

Baba-Idriss FOFANA

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Crédit: Avant Première MTL

Dans cette grande interview que Gabriel Nadeau-Dubois a accordé à Avant-Première Montréal, le député de Gouin ( 27 ans) n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour asséner ses vérités. Le porte-parole masculin de Québec solidaire aborde toutes les questions politiques, économiques et sociales sans faux-fuyant. 

Morceaux choisis…

Baba-Idriss Fofana : Qu’est-ce qui vous a emmené en politique ?

Gabriel Nadeau-Dubois : Je dirais une longue réflexion. Après 2012, je me suis rendu compte qu’il y avait un vide politique au Québec. Et qu’il y avait énormément de gens qui étaient tannés des vieux partis politiques, qui avaient envie d’une alternative. À ce moment-là, j’ai décidé de lancer la tournée « Il faut qu’on se parle ». Cette tournée m’a inspiré. J’ai réalisé qu’il y avait des problèmes, mais aussi beaucoup d’espoir et que c’était possible de changer les choses. Par la suite, j’ai reçu une lettre de Françoise David qui m’apprenait qu’elle allait démissionner. Elle m’invitait à prendre la relève. Alors que j’étais déjà dans des réflexions, j’ai fini par prendre la décision d’aller en politique.

BIF : Malgré tout, des gens disent que vous êtes un parvenu en politique. Que répondez-vous ?

GND : Je me suis présenté aux élections, face aux citoyennes et citoyens de Gouin. J’ai été le premier à être surpris du niveau de leur appui avec 69% des voix. Moi, j’étais touché quand Françoise m’a invité à prendre la relève. Mais, ce n’est pas Françoise qui m’a élu le 29 mai 2017. Donc, ma place à Québec solidaire, je ne l’ai pas volé ; je l’ai gagné aux élections.

BIF : Vous disiez que s’engager politiquement, c’est aussi prendre des risques. Quels sont les risques que vous avez déjà pris ?

Dans les locaux de Québec solidaire, Rue Ontario E, Montréal. Crédit: Avant Première MTL

GND : Les risques, on en prend tous les jours en politique. À Québec solidaire, on défend des idées, des valeurs qui ne sont pas toujours populaires ; qui souvent, vont à contre-courant ; qui vont à l’encontre des plus grands de notre société. Tout ça, ce sont des risques que Amir Khadir, Manon Massé, moi et les militants de Québec solidaire prenons ; et on va continuer à le faire. Je compte bien être là pour un moment et amener des idées et des propositions qui vont déranger.

BIF : Pensez-vous que la violence est parfois salutaire lorsque vous dites que « quand les lois sont injustes, il faut les désobéir » ?

GND : En démocratie, la violence n’est pas le moyen de faire avancer ses idées ou le projet de société qu’on défend. La désobéissance civile, par contre, a été utilisée dans l’histoire des démocraties à de nombreuses reprises pour faire avancer les droits. Il y a beaucoup de personnes au Québec, aujourd’hui, qui n’auraient pas les droits qu’ils ont, si par le passé des gens n’avaient pas décidé à certains moments de désobéir, de manière pacifique.

BIF : Certains annonçaient la mort de Québec solidaire suite au départ de Françoise David. Avec votre arrivée, peut-on parler de résurrection?

GND : Rires. On a prononcé la mort de QS un peu trop rapidement. C’est sûr que le départ de Françoise a suscité des questions. Et il y a eu la victoire de Manon Massé dans Sainte-Marie Saint-Jacques ; ensuite, il y a eu mon arrivée. Ces moments ont contribué à créer un momentum derrière Québec solidaire. Mais de manière plus fondamentale, ce qui porte QS c’est une vague de fond, qui dépasse de loin le départ de Françoise, la victoire de Manon et mon arrivée ; c’est une vague d’insatisfaction à l’égard des partis politiques traditionnels, de leur vision de la politique au Québec. Notre travail, c’est de convaincre que la bonne alternative, c’est Québec solidaire et non pas un parti comme la CAQ qui propose essentiellement la même vision que la ‘’vision libérale’’ avec un nouveau logo.

BIF : Québec solidaire ne pèse que 7.5% dans la balance électorale. Que faites-vous pour rallier cette majorité silencieuse ?

Gadgets et brochures à l’effigie du parti social-démocrate, souverainiste québécois. Crédit: Avant Première MTL

GND : D’abord, les 7.5% sont les résultats des élections générales de 2014. On est en 2017, et les intentions de vote nous placent davantage autour de 15%. Donc, il y a eu une progression. On a eu une belle victoire dans Gouin à 69% ; on a amélioré un peu notre score dans Louis-Hébert. Québec solidaire est en montée, on a le vent dans les voiles. Ce n’est pas suffisant. On a encore du travail à faire, pour mieux s’adresser aux gens à l’extérieur de Montréal, pour mieux parler d’économie, pour trouver de bonnes candidatures en vue de 2018.

BIF : Cela explique-t-il le rapprochement Québec solidaire-Option nationale ?

GND : L’intérêt de la fusion avec Option nationale c’est moins de faire des mathématiques électorales, d’additionner simplement des votes que de créer un momentum, c’est d’envoyer un message à tous ceux et celles qui aspirent au changement au Québec. C’est de leur dire que dorénavant, il y a un véhicule pour rassembler tous les gens qui veulent transformer le Québec en profondeur et en faire un pays. C’est moins un calcul électoral qu’une alliance politique, pour une nouvelle dynamique politique au Québec.

BIF : Qu’est-ce que Québec solidaire propose concrètement en matière de santé, d’économie, d’immigration, d’éducation que les Libéraux ne sont pas capables de faire ?

GND : En Éducation, les Libéraux, depuis 15 ans, ont coupé des centaines de millions de dollars dans le budget de l’éducation. On parle à peu près d’un milliard de dollars de coupures. On doit cesser de couper et réinvestir dans l’éducation en engageant en priorité des spécialistes pour s’occuper des enfants. Sinon, avec le taux de décrochage scolaire qu’on a, on ne pourra pas relancer le Québec.

             En Santé, une des propositions, c’est la revalorisation des Centres locaux de services communautaires (CLSC), les installer dans tous les quartiers, et ouverts 24 heures /24 et 7 jours /7. Ça veut dire que toutes les familles qui ont besoin d’avoir recours au système de santé rapidement, n’auront plus besoin d’aller à l’urgence pour attendre, faire la file dans une clinique sans rendez-vous, attendre un rendez-vous avec un médecin de famille dans trois semaines.

            En Économie, il y a énormément de travail à faire. La première chose est de renverser la logique libérale actuelle. Il faut passer d’une économie dirigeante à une économie au service des gens. C’est-à-dire, s’assurer que les salaires augmentent, notamment en augmentant le salaire minimum, offrir les meilleures conditions de travail aux gens avec quatre semaines de congé par année, en demandant d’avoir des horaires à l’avance pour permettre la conciliation travail-famille.

           Concernant l’Immigration, les Libéraux ont été très bons dans les dernières décennies pour prétendre défendre les gens issus de communautés culturelles, mais en ne faisant jamais rien. À Québec solidaire, on a des propositions. On doit s’attaquer au chômage dans les communautés immigrantes, où le taux est déconnecté du taux de chômage général. Le gouvernement doit jouer un rôle de leadership et être exemplaire en matière d’intégration. Il y a une sous-représentation des personnes immigrantes dans toutes les nominations au Québec.

BIF : Comment expliquez-vous que le taux de chômage était à son plus bas niveau en juillet 2017 sous les Libéraux, depuis 1976?

GND se voulant « très serein » lors de l’entrevue. Crédit: Avant Première MTL

GND : Il faut faire attention. Le taux de chômage ne dit pas tout, ça ne dit pas la qualité des emplois qui sont créés, ça ne dit pas s’il y a des emplois qui permettent aux gens de vivre au-dessus du seuil de pauvreté. C’est bien beau d’avoir un bon taux de chômage. Mais si les gens restent pauvres, on n’est pas très avancé. Économiquement, le fait que les gens travaillent avec des salaires qui ne leurs permettent pas de répondre à leurs besoins cela est un frein au développement. Alors que si on augmente, par exemple, le salaire minimum à 15 $ l’heure, on redonne du pouvoir d’achat aux gens. Avec cet argent, ils pourront le dépenser dans leur commerce local.

BIF : Est-ce que vous avez évalué les conséquences d’un salaire minimum à 15 $ l’heure?

GND : L’augmentation du salaire minimum doit se faire de manière progressive, sur plusieurs années. Il faut le faire en accompagnant également les PME qui pourraient vivre difficilement en augmentant le salaire minimum à 15 $ l’heure ; en s’assurant que la transition se fasse bien. Deuxième chose, il faut le dire, dans tous les endroits où on a prévu une catastrophe économique en augmentant le salaire minimum, cette catastrophe ne s’est jamais produite. Au contraire, dans plusieurs endroits, cela a eu des effets positifs sur l’économie. Pourquoi ? Parce que lorsqu’on augmente le pouvoir d’achat des gens en bas de l’échelle, ces gens-là consomment dans leurs commerces locaux et régionaux ; cela fait rouler l’économie.

BIF : Que dites-vous de ceux qui pensent qu’en augmentant le salaire minimum à 15$, c’est ouvrir la voix au décrochage scolaire, à des augmentations tous azimuts sur le marché ?

GND : Sur la question du décrochage scolaire, le taux est inquiétant en même temps que le salaire minimum est bas. Le problème est qu’il manque de ressources dans nos écoles, d’accompagnement ; on a des écoles qui tombent en ruine, on a la ségrégation scolaire. Alors, quand j’entends les gens qui sont responsables de la faillite de notre système d’éducation au Québec dire que ce serait l’augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure qui créerait du décrochage, je trouve ça un peu hypocrite. Si on a un bon système d’éducation qui valorise chaque enfant à l’école, qui s’occupe de chaque enfant, ce n’est pas pour un salaire minimum à 15 piasses que le monde va arrêter d’étudier. Sur la question de l’augmentation des prix, il y a énormément de secteurs dans notre économie où l’augmentation du salaire minimum n’aurait pas d’impact puisque les gens ne sont pas payés au salaire minimum.

BIF : Parlons du « projet d’indépendance du Québec », vous y croyez sérieusement?

GND : Voir ce qui se passe en Catalogne, ce qui s’est passé en Écosse, je me dis que le principe de l’autodétermination est un droit démocratique pour tous les peuples. Le droit de décider librement de leur destin. À Québec solidaire, on fait le pari que le projet de l’indépendance du Québec peut être un projet de changement social, inclusif, démocratique. Et le « Québec indépendant », nous voulons le construire avec tout le monde. Nous allons toujours nous opposer à toutes les politiques et stratégies qui visent à diviser les gens. Par ailleurs, je tiens à dire qu’au Québec, il y a deux partis politiques qui récupèrent les inquiétudes (comme dans le cas des demandeurs d’asile haïtiens), qui alimentent les craintes des gens pour marquer des points électoraux : le Parti Québécois (PQ) et la Coalition Avenir Québec (CAQ).

BIF : L’opposition semble bien divisée. Est-ce que vous n’êtes pas en train de préparer l’éventuelle victoire des libéraux ?

GND : Avec ce qui s’est passé dans Louis-Hébert, je dis que les Libéraux sont plus que jamais fragilisés. Un gouvernement libéral, c’est plus que jamais incertain aujourd’hui. Si la tendance se maintient, on ne se dirige pas vers un gouvernement libéral en 2018. Tout est possible pour 2018.

BIF : On vous a identifié à Trump, est-ce que vous vous rejoignez sur certains points ?

Le député de Gouin est très amer vis-à-vis de Donald Trump. Crédit: Avant Première MTL

GND : Moi? Je n’ai jamais vu de comparaison. Je ne partage rien avec cet homme qui, politiquement, fait de la division. Il est raciste, misogyne, xénophobe, etc. je ne pense pas proposer ce genre de politique là. Un politicien qui prétend parler au nom de la majorité alors que tout ce qu’il fait c’est de mettre des politiques en place qui enrichissent les gens qui sont déjà les plus riches aux États-Unis. Personnellement, c’est un être malhonnête. Je ne pense pas non plus être comme ça.

BIF : On l’a vu sur internet lorsque vous vous êtes prononcé sur les accords de libre échange. Est-ce que vous n’étiez pas en phase avec Trump ?

GND : Donald Trump n’a pas le monopole de la critique du libre-échange. Il y a de plus en plus de voix qui s’élèvent pour dire que cette vision du commerce international ne fonctionne pas. Elle n’a pas créé les promesses de prospérités. Où sont les promesses de l’ALENA aujourd’hui? Où sont passés les dizaines de milliers d’emplois qui devaient être crées ? On a affaibli nos règlements environnementaux, on a soumis la démocratie québécoise et canadienne à des règles commerciales internationales et pour quel bénéfice ? On vient de signer l’accord de libre-échange avec l’Union européenne qui va affaiblir l’agriculture québécoise, notre secteur laitier, notre secteur fromager et pourquoi ? Pour quelle prospérité ? Pour avoir quel avantage ? Ce sont des accords commerciaux qui, au lieu de permettre le développement de l’économie québécoise sur une base durable, écologique, solidaire pour répondre aux besoins des Québécois, nous force à faire du développement économique en ayant les yeux rivés vers les marchés extérieurs. Cela est un échec. Il se peut que Donald Trump, de temps en temps, ait raison quand il dit que le libre-échange ne fonctionne pas. Mais c’est sûr qu’on ne s’entend pas, par contre, sur les raisons pour lesquelles le libre-échange ne fonctionne pas.

BIF : Pour certain, la politique est l’art de la roublardise. Est-ce qu’on pourrait comprendre cela lorsque vous dites que les politiciens québécois ont trahi les Québécoises et les Québécois depuis 30 ans?

GND : Je pense qu’il y a énormément de gens qui se sentent trahis par la politique, par les partis politiques. Comme exemple, on vient d’élire un premier ministre du Canada (Justin Trudeau, ndlr) qui était censé représenter l’espoir, le renouveau et le changement. Une de ces grandes promesses étaient la refonte du mode de scrutin. Un de ces premières décisions a été de ne pas réformer le mode de scrutin électoral. Alors, je peux bien comprendre que des gens qui ont été froissés par cette déclaration – à un moment donné quand des choses continuent à se reproduire – se sentent trahis. J’ai voulu être la voix de ces gens-là.

*Interview réalisée le 16 octobre 2017*

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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DEO, ce Québécois d’origine gabonaise devient président du PQ

Baba-Idriss FOFANA

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À 45 ans, Dieudonné Ella Oyono (DEO) a été choisi pour diriger la présidence du Parti québécois (PQ). De président du conseil exécutif du PQ dans Pointe-aux-Trembles, DEO succèdera officiellement à Gabrielle Lemieux, présidente sortante du conseil exécutif national dudit parti, lors du prochain congrès extraordinaire du parti le 10 novembre 2019.

Il est sans doute une étoile montante au sein du Parti québécois. Lui, c’est Dieudonné Ella Oyono. L’auteur de Comment tomber en amour avec son nouveau pays? est passé haut les mains le 10 octobre dernier lors de l’élection du président du PQ. « Cette victoire est une marque de confiance totale des membres du Parti qui croient en mon leadership, mon pragmatisme et ma capacité à rassembler », a-t-il commenté.

Confiance, Leadership, Pragmatisme…

Seul candidat en lice, DEO avait placé sa campagne sous le sceau du « rassemblement » des indépendantistes pour la « reconquête » du pouvoir d’État en 2022. Et cette candidature a séduit plus d’un au parti bleu. « Je suis très heureux d’arriver à la tête d’un grand parti qui offre une alternative crédible au statu quo du fédéralisme c’est-à-dire l’indépendance. Un projet de société emballant et rassembleur pour relever les défis de notre temps dont la crise climatique », a confié M. Oyono à Avant-Première MTL au soir de sa victoire.

« Les défis sont nombreux : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022. »

– Dieudonné Ella Oyono, président élu du Parti québécois

Celui qui prend la tête du PQ est loin d’être un parvenu sur la scène. Arrivé au Québec en 2001 pour poursuivre un doctorat en économie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), DEO a franchi plusieurs autres étapes de sa vie québécoise en 18 ans.

Que peut DEO à la tête de la présidence du PQ ?

Avant d’être désigné président du comité de la diversité du Parti québécois en 2018, et candidat du PQ dans Saint-Henri-Saint-Anne, il a exercé pendant 10 ans en tant qu’économiste au gouvernement du Québec. Alors qu’il est actuellement commissaire au développement économique à la Ville de Montréal en plus d’être chargé de cours en économie à l’Université du Québec à Montréal, M. Oyono vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc.

En attendant son officialisation à la tête de la présidence du PQ le 10 novembre prochain, Dieudonné Ella Oyono annonce déjà les couleurs de sa mandature : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022.

DEO parviendra-t-il à relever ce défi en trois ans, sachant que le PQ bat de l’aile depuis les dernières élections provinciales du 1er octobre 2018 ? Seul le temps nous le dira!

À lire : Dieudonné Ella Oyono : Moi président du Parti québécois ?

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Les Prix du Québec : voici les récipiendaires des prix culturels et scientifiques 2019

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Le ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable de la région de Lanaudière, Pierre Fitzgibbon, et la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, ont dévoilé les récipiendaires des Prix du Québec 2019.

« Les Prix du Québec mettent en lumière les découvertes, les réalisations et l’esprit d’innovation de nos plus grands chercheurs. Je suis très impressionné par le parcours de ces gens d’exception, qui contribuent à façonner le Québec d’aujourd’hui grâce à leur rigueur, à leur engagement et à leur savoir-faire », a déclaré M. Fitzgibbon.

Ces prix représentent la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec en science et en culture. Ils soulignent la carrière remarquable de personnes qui contribuent à l’essor de leur domaine d’activité, repoussent les limites de la connaissance et participent au rayonnement du Québec à l’échelle internationale.

Les récipiendaires des Prix du Québec font briller le Québec!

« Les récipiendaires des Prix du Québec culturels sont des exemples d’engagement, de discipline et de créativité qui suscitent admiration et fierté, et qui inspirent les nouvelles générations de Québécois. Ils contribuent, par leur talent, à faire briller le Québec ici et hors de nos frontières et ils méritent qu’on leur accorde cette distinction », a fait valoir Mme Roy.

Les récipiendaires des prix culturels 2019 sont :

  • Pauline Vaillancourt, prix Albert-Tessier – Audiovisuel et arts de la scène;
  • Hélène Dorion, prix Athanase-David – Littérature;
  • Angèle Dubeau, prix Denise-Pelletier – Arts d’interprétation
  • Jean-Claude Poitras, prix Ernest-Cormier – Aménagement du territoire, architecture et design;
  • Hélène Cajolet-Laganière, prix Georges-Émile-Lapalme – Langue française;
  • Jocelyn Bérubé, prix Gérard-Morisset – Patrimoine;
  • Raymond Saint-Pierre, prix Guy-Mauffette – Radio, télévision, presse écrite et médias numériques;
  • Luc Courchesne, prix Paul-Émile-Borduas – Arts visuels, métiers d’art et arts numériques.

Les récipiendaires des prix scientifiques 2019 sont :

  • Réjean Hébert, prix Armand-Frappier – Création ou développement d’institutions de recherche ou administration et promotion de la recherche;
  • Claudia Mitchell, prix Léon-Gérin – Sciences humaines et sociales;
  • Karim Zaghib, prix Lionel-Boulet – Recherche et développement en milieu industriel;
  • Francine Descarries, prix Marie-Andrée-Bertrand – Innovation sociale;
  • Sylvain Moineau, prix Marie-Victorin – Sciences naturelles et génie;
  • Stanley Nattel, prix Wilder-Penfield – Recherche biomédicale;
  • Maxime Descoteaux, prix Relève scientifique.

La cérémonie de remise des prix aura lieu le 6 novembre à 16 h à l’hôtel du Parlement. Les récipiendaires recevront une médaille créée par la joaillière Catherine Villeneuve, une bourse de 30 000 $ et un parchemin calligraphié. Le lauréat du prix Relève scientifique obtiendra quant à lui une bourse de 5 000 $ et un certificat de reconnaissance, tandis que les deux finalistes, Julie Hlavacek-Larrondo et Laurent Turcot, recevront chacun une somme de 2 000 $.

À lire : Coopération climatique : Québec remporte un prestigieux prix des Nations Unies

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Leadership : voici le portrait d’un PDG moderne, selon un sondage de Plan International Canada

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Faites la connaissance d’un bon leader : confiant, intelligent et organisé – et un homme – pour la majorité des jeunes au Canada et selon un nouveau sondage sur le leadership mené par Plan International Canada, qui a confirmé que seulement 10 pour cent des jeunes canadiens imaginent une femme quand ils pensent à un PDG.

Le sondage, mandaté pour souligner la Journée internationale des filles, a révélé que les filles et les garçons croient que la principale qualité qu’un leader devrait posséder est la confiance, suivie de l’intelligence et d’un excellent sens de l’organisation. Toutefois, bien que 75 pour cent des filles et des jeunes femmes aient confiance en leur capacité à diriger, seulement 55 pour cent se disent confiantes et 81 pour cent doutent au moins occasionnellement qu’elles ont ce qu’il faut pour être de bonnes dirigeantes.

Les résultats indiquent que, malgré le progrès, les stéréotypes et les perceptions liés au genre représentent encore des obstacles au leadership pour les filles. Près de six filles sur dix disent ressentir occasionnellement la pression de changer la façon dont elles agissent pour atteindre leurs aspirations à devenir leaders (57 pour cent), et les garçons ont davantage tendance à décrire les filles comme étant attentionnées (54 pour cent) ou émotives (53 pour cent) plutôt que confiantes (32 pour cent).

Les filles et les jeunes femmes sont prêtes et aptes à diriger, mais…

« Pour la deuxième année consécutive, notre sondage démontre clairement que les filles et les jeunes femmes à l’échelle du pays sont prêtes et aptes à diriger, mais les perceptions les empêchent encore d’agir », affirme Caroline Riseboro, présidente et chef de la direction de Plan International Canada. « Bien que les filles aient confiance en elles, nous devons changer le statu quo afin qu’elles aient droit à un soutien indéfectible dans tous les domaines de leur vie et qu’elles puissent atteindre leurs aspirations en matière de leadership, peu importe leur nature. »

« Le décalage entre l’ambition et la façon dont les filles et les jeunes femmes évaluent leurs capacités à diriger est complexe, mais on peut lui donner un sens lorsqu’on tient compte des barrières systémiques et de la socialisation des sexes dans le développement des attitudes et des perceptions à un jeune âge », affirme Saadya Hamdani, directrice, Égalité des sexes chez Plan International Canada. « Le problème n’est pas lié à une question de potentiel ou de capacités des filles, il est attribuable aux environnements sociaux et institutionnels dans lesquels elles doivent évoluer. »

Défier la norme lors de la Journée Internationale des filles 2019

Dans le cadre de la Journée internationale des filles 2019, Plan International Canada invite tous les Canadiens à appuyer les filles en route vers le leadership en testant leurs connaissances, en partageant de l’information qui défie les normes sociales et en favorisant l’accès à des ressources – comme l’éducation et le développement des compétences – afin d’aider les filles à prendre des décisions qui leur permettront de réaliser leurs aspirations à devenir des leaders. Les Canadiens peuvent s’impliquer de plusieurs façons pour défier la norme lors de la Journée Internationale des filles 2019 :

  • Testez vos connaissances : Faites tomber vos propres préjugés en obtenant les faits véridiques à propos des droits et du leadership des filles au Canada et autour du monde et en participant au jeu Fact or Fact Check Game, qui peut être téléchargé en ligne, ou en participant, en personne, en vous rendant au CF Toronto Eaton Center les 11 et 12 octobre. Pour plus d’informations, visitez le www.plancanada.ca/day-of-the-girl
  • Entamez une conversation au sujet du leadership chez les filles : Parlez des faits à des amis, des membres de votre famille ou des collègues et de l’importance d’appuyer les jeunes filles. Encouragez-les à passer à l’action. Trouvez des outils pratiques pour déclencher une conversation au www.plancanada.ca/day-of-the-girl
  • Donnez : Beaucoup de filles canadiennes interrogées croient que l’éducation est le plus important outil pour réaliser leurs objectifs en matière de leadership. Malheureusement, plus de 130 millions de filles n’ont pas accès à ce précieux outil. Du 10 au 12 octobre, textez POWER au 30333 pour faire un don de 10 $ afin d’envoyer 100 fillettes réfugiées sud-soudanaises à une école de l’Ouganda pour qu’elles aient accès à une éducation qui les aidera à réaliser leur plein potentiel. L’argent supplémentaire recueilli sera investi dans des projets en urgent besoin de fonds chapeautés par Plan International Canada.

Autres résultats du sondage :

Sur le leadership :

  • Les filles canadiennes ont le plus souvent décrit un bon leader en utilisant les mots confiance (76 pour cent); organisation (76 pour cent); soutien (69 pour cent) et intelligence (67 pour cent).
  • Les filles ont le plus souvent affirmé que l’éducation est l’outil dont elles ont besoin pour atteindre leurs aspirations à devenir leaders (20 pour cent), et le plus souvent dit qu’elles y ont accès (24 pour cent).

Sur les perceptions :

  • Cinquante-trois pour cent des garçons et des jeunes hommes interrogés ont qualifié les filles d’émotives, mais seulement 10 pour cent ont utilisé cet adjectif pour décrire un bon leader.
  • Cinquante-sept pour cent des garçons et des jeunes hommes interrogés ont choisi le mot fort pour décrire un bon leader, mais seulement 31 pour cent d’entre eux ont décrit les filles comme étant fortes.
  • Près de la moitié des filles canadiennes (49 pour cent) croient que les sports de gars sont plus valorisés que les sports de filles à leur école secondaire.
  • Plus de sept filles canadiennes sur 10 (72 pour cent) croient que les filles et les femmes font plus ou relativement plus de tâches ménagères à la maison que les gars et les hommes.

Sur le mentorat :

  • Parmi les filles canadiennes ayant affirmé avoir un mentor, 76 pour cent ont affirmé que leur mentor est une femme.
  • Les filles ont tendance à affirmer que les femmes sont souvent plus ou relativement plus accessibles (79 pour cent) que les hommes en position de pouvoir (57 pour cent).
  • Trois filles canadiennes sur dix (32 pour cent) ont révélé qu’elles ne parlent jamais de leurs aspirations à devenir leader avec leur famille ou des adultes de confiance.
  • Près de huit filles canadiennes sur dix (78 pour cent) ont révélé que leurs pairs de sexe féminin soutiennent ou soutiennent quelque peu leurs aspirations à accéder à une position de leadership (78 pour cent).

Au sujet de ce sondage

Entre le 15 septembre et le 24 septembre 2019, Nanos a mené un sondage en ligne auprès de 1 145 filles et 1 065 garçons canadiens âgés entre 14 et 24 ans. Les participants ont répondu à un sondage en ligne. Les résultats ont été vérifiés et pondérés statistiquement selon les dernières données de recensement, et l’échantillon a été géographiquement stratifié pour être représentatif du Canada. Aucune marge d’erreur ne s’applique à ce sondage.

Joignez-vous en ligne aux conversations sur la Journée internationale de la fille de Plan International Canada:

Mots-clics : #Jourdelafille | #Défierlanorme

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