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James Comey au sénat, le thermomètre de la destitution de Trump

Hanen Hattab

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L’ex chef du FBI James Comey est attendu aujourd’hui, au Sénat, pour s’expliquer sur ses soupçons entourant les relations entre les russes et l’équipe de Trump. Plusieurs médias américains ont changé leurs programmations pour passer en direct ce témoignage historique.

Malgré le suspens qui règne dans la maison blanche, attendant les révélations que M. Comey va faire au sénat, M. Trump continue de mener sa politique dans les réseaux sociaux.

Le président a annoncé hier le nom de la personne qui va remplacer M. Comey.

« Je vais nommer Christophe A. Wray – un homme au parcours impeccable – pour devenir le nouveau directeur du FBI », a-t-il tweeté.

Un témoignage écrit remis au sénat

M. Comey a remis, hier 7 juin, aux autorités, un document de sept pages expliquant les tenants et les aboutissants de son limogeage. Le comité sénatorial a publié ce témoignage rapportant tous les détails des conversations avec le locataire de la maison blanche, depuis le mois de novembre.

M. Comey a déclaré que M. Trump a essayé de s’ingérer dans l’enquête menée par le FBI sur Michael Flynn, l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président américain (évincé en février), mêlé à l’affaire de l’espionnage russe dans l’élection présidentielle.

L‘ex chef du FBI a rapporté les détails de leur rencontre, en tête-à-tête, dans le bureau ovale de la Maison blanche, le 14 février dernier.

« J’espère que vous pourrez trouver une façon d’abandonner cela, de lâcher Flynn. C’est un homme bien », lui aurait demandé M. Trump.

Il a relaté notamment les tentatives de M. Trump pour le convaincre de ne pas divulguer qu’il était sujet à une enquête du FBI. Le président serait rentré en contact avec lui, par téléphone, deux fois pour lui demander de faire une déclaration publique, indiquant qu’aucune enquête du FBI ne portait directement sur lui. M. Comey lui avait rappelé que la décision de rendre publique, cette information, incombe au département de la Justice.

Les républicains supportent leur élu

Le témoignage de l’ex chef du FBI sur sa conversation avec M. Trump concernant les échanges de M. Flynn avec l’ambassadeur russe en décembre a été suspecté. Pourquoi M. Comey n’a-t-il pas rapporté les détails de cette discussion au procureur général Jeff Sessions ?

Dans le document, M. Comey explique qu’il a partagé cette histoire avec son équipe du FBI et qu’ils ont décidé ensemble de ne pas mettre au courant M. Sessions qui était en train de se récuser de l’affaire.

En effet, la déclaration publiée par le Comité national républicain a fait valoir que M. Comey avait passé sous silence ces conversations, avant son limogeage.

Il est probable que les républicains ne seront pas satisfaits de cette explication et le pousseront à préciser pourquoi il n’a pas informé M. Sessions ou d’autres personnes au ministère de la Justice.

Une éventuelle procédure de destitution de M. Trump semble pour l’instant difficile à conclure.

« Seulement, comme ce processus est mené entièrement par les deux chambres du Congrès, il dépendra de la volonté politique des élus, explique Bruce Ackerman, professeur de droit à l’Université de Yale. Pour l’instant, les républicains qui ont la majorité ne semblent pas prêts à saborder leur allié à la Maison blanche. » (source Libération).

« le président est content que M. Comey a enfin confirmé publiquement qu’il n’était pas sous le coup d’une enquête en lien avec la Russie. Le président se sent complètement et totalement innocenté. Il a hâte d’aller de l’avant dans son programme. », a déclaré, hier dans un communiqué, un conseiller de la Maison blanche.

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Les vélos électriques d’UBER roulent à Montréal

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Uber a lancé ce mercredi, 26 juin, son service de vélos électriques en libre-service JUMP à Montréal.

La métropole fait place aux vélos à assistance de pédalage de JUMP utilisés dans plus d’une vingtaine de villes aux États-Unis et en Europe.

« Nous sommes très heureux de lancer les services de vélos électriques de JUMP à Montréal en grande première canadienne », a déclaré Jean-Christophe de Le Rue, directeur des Affaires publiques pour Uber au Québec.

Les vélos seront disponibles en libre-service, en tout temps, dans près de 9 arrondissements de la ville dès aujourd’hui.

Une nouvelle façon d’utiliser le vélo en libre-service

Voici comment utiliser le nouveau vélo :

La première chose à faire, télécharger l’application d’UBER. L’option des vélos JUMP se trouve en haut de l’écran. Elle présente une carte qui permet d’identifier le vélo le plus proche et de le réserver pendant une durée de temps limité à 15 minutes avant de le déverrouiller et commencer son trajet.

Il n’y a aucun frais pour déverrouiller les vélos et les utilisateurs seront chargés 30 cents par minute. Arrivé à destination, pas besoin de chercher une station UBER, il suffit de l’attacher à un support à vélo adapté et de le verrouiller moyennant des câbles antivol rattachés directement au vélo.

« Les utilisateurs qui ne respectent pas les règles appropriées de stationnement des vélos feront face à des avertissements, surcharges de 25$ et même la suspension du compte », indique l’entreprise.

Les vélos JUMP sont équipés d’un moteur de 350 watts qui délivre une assistance de pédalage électrique pouvant aller jusqu’à 32 km/h.

Vous pouvez gagner un casque gratuit

À l’occasion du lancement, des ambassadeurs JUMP vont distribuer aujourd’hui des centaines de casques gratuits partout dans la métropole.

Lire aussi : Navettes gratuites pour visiter le Parc des Îles-de-Boucherville

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Montréal : Un nouveau projet de lutte contre l’isolement social des aînés

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) a lancé le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés.

Le Plateau-Mont-Royal et Saint-Louis-du-Parc, dont la population est constituée à 70 % de personnes socialement défavorisées, comptent le plus haut taux de personnes âgées vivant seules à Montréal.

Ces faubourgs bénéficieront du programme déployé par le CIUSSS afin d’instaurer une structure de gériatrie sociale. Le projet s’ajoute à d’autres initiatives mises en œuvre récemment, dont le projet pilote de la Fondation AGES, annoncé le 3 juin dernier.

« La gériatrie sociale permet de rejoindre les aînés directement dans leur communauté, et c’est ce qui fait toute la différence lorsqu’il est question de briser leur isolement social et de favoriser leur vieillissement actif », a expliqué Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Sortir les aînés de leur isolement quotidien

Le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés vise à veiller à l’intégration sociale des aînés vulnérables et isolés dans leurs milieux de vie.

Pour ce faire, un réseau de partenaires sera créé en vue d’entrer en contact avec ces personnes, « d’intervenir pour améliorer leur qualité de vie, de les accompagner vers les services appropriés ainsi que de favoriser leur autonomie et leur participation sociale », indique le communiqué du Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Ce mardi, 25 juin, Québec a doté le CIUSSS, d’une aide financière de 400 000 $, qui contribuera à déployer le projet.

Lire aussi : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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