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Culture

Journalisme : Radio-Canada adapte un nouveau modèle numérique

Baba-Idriss FOFANA

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Matinées numériques Montréal. Photo : Alexandre Claude/Espaces temps

Dans le cadre des “Matinées numériques Montréal” organisées par l’organisme Espaces temps [entreprise d’économie sociale à but non lucratif], Gigi Huynh, Stratège d’engagement et d’impact à Rad, s’est prononcée sur les « nouveaux modèles innovant du journalisme numérique » : une rencontre animée par Élodie Gagnon en présence de passionnés de journalisme et du numérique au Pavillon Judith Jasmin de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) à l’occasion de cette septième édition.

Rad. C’est le laboratoire de journalisme de Radio-Canada Information. Cela fait environ une année que la Société d’État expérimente un nouveau modèle de journalisme numérique. En attendant sa vulgarisation totale, son but est de « développer de nouveaux formats pour traiter d’actualité et d’enjeux de société pour les 18-34 ans, mais aussi pour tous les citoyens numériques » selon Gigi Huynh, Stratège d’engagement et d’impact à Rad. « c’est comme un mix de stratégie marketing » dit-elle.

Reformer l’info pour les milléniaux

Imprime écran du site Internet de RAD

Imprime écran du site Internet de RAD.

À la base, Mme Huynh [Québécoise d’origine asiatique], plutôt plongée dans le monde des jeux vidéos et du digital, n’a jamais fait de journalisme. Son travail ne consiste donc pas à faire du journalisme au sens du terme dans le laboratoire journalistique mais de repenser la manière de rendre l’information aux milléniaux. « Au sein de l’équipe constituée de trois personnes, c’est le chef éditorial qui s’occupe du contenu. Le journaliste a son droit de veto sur la façon de faire le journalisme. En tant que stratège, je m’occupe de tout ce qui est visuel et de l’engagement », explique-t-elle.

Pour la septième édition de Matinées numériques Montréal, Gigi Huynh, Stratège d’engagement et d’impact à Rad, le…

Posted by Matinées numériques Montréal on Monday, February 19, 2018

Mais l’objectif que Radio-Canada veut atteindre, au dire de la Stratège, c’est de produire des articles journalistiques qui non seulement répondent aux normes journalistiques mais qui doivent impacter ou toucher les milléniaux quel que soit le sujet. Car après constat, avance Gigi Huynh, ce qui identifie les 18-35 ans, c’est le numérique : « Notre format est beaucoup visuel, organique et diffèrent du format numérique classique. C’est comme des minis documentaires qui peuvent aller de 3 à 15 minutes selon la portée du sujet ».

En gros, “Rad se distingue par une créativité dans le montage, par la qualité des images et l’animation graphique de ses vidéos, tout en mettant l’accent sur l’interaction avec les internautes sur les réseaux sociaux”, souligne pour sa part  la cheffe éditoriale Johanne Lapierre, dans la présentation du projet sur le site Internet de ici Radio-Canada, section médias numériques.

« Pas de barrière générationnelle »

Loin d’être du “journalisme de marketing”, Mme Huynh révèle que « chaque mois, les journalistes font des ‘’pitchs’’ de 5 mn pour présenter succinctement des sujets sur lesquels ils aimeraient travailler ». « À la suite de cela, poursuit-elle, il y a des délibérations qui se font pour déterminer les sujets et les équipes. Les dossiers peuvent aller jusqu’à deux semaines. Mais un dossier n’est jamais fermé, on peut toujours l’ouvrir tant qu’il y a de l’évolution sur le sujet ». Toutefois, précise la Stratège d’engagement et d’impact, « il ne s’agit pas de créer une barrière générationnelle. Sur un sujet qui sort du laboratoire, d’autres journalistes de la Radio ou de la télé peuvent se mettre à contribution et travailler ensemble ».

Imprime écran du site Internet de RAD

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À la question de savoir si cette nouvelle forme de journalisme numérique d’engagement et d’impact pourrait remplacer le format classique numérique [sachant la place qu’occupe le numérique et les milléniaux sur Internet], Gigi Huynh soutient que les médias ne doivent pas avoir peur de créer et d’innover pour s’adapter aux nouvelles réalités. Car tenez-vous bien ! le sujet le plus populaire depuis le lancement de “Rad” a été le dossier réalisé sur « Les jeunes touchés par l’aide médicale à mourir ou pas ? ».

Crédit photo:
Matinées numériques Montréal. Photo : Alexandre Claude/Espaces temps

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Culture

Cinq artistes québécois en lice pour le prestigieux prix Sobey

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La Fondation Sobey pour les arts et le Musée des beaux-arts du Canada ont dévoilé ce mardi, 16 avril, la liste du Prix Sobey pour les arts 2019, considéré comme le plus prestigieux en art contemporain canadien.

Les 25 artistes visuels canadiens nominés par des leaders de communautés artistiques d’un océan à l’autre, ont été sélectionnés pour concourir pour le grand prix de 100 000 $ CA.

Les membres du jury 2019 sont :

  • Peter Dykhuis, directeur/conservateur de la Dalhousie Art Gallery, pour les provinces Atlantiques,
  • Jo-Ann Kane, conservatrice de la Collection Banque Nationale, pour la région du Québec,
  • Swapnaa Tamhane, commissaire, artiste et auteure pour l’Ontario,
  • Lindsey Sharman, conservatrice de du Musée des beaux-arts de l’Alberta, pour la région des Prairies et du Nord,
  • Nigel Prince, directeur de la Contemporary Art Gallery, pour la Côte Ouest et le Yukon et membre du jury international,
  • Henriette Bretton-Meyer, conservatrice du Kunsthal Charlottenborg de Copenhague, au Danemark.

Les prix

Le grand prix de 100 000 $ CA est remis au lauréat, 25 000 $ CA vont à chacun des quatre finalistes et 2000 $ CA sont accordés aux vingt artistes figurant dans la liste préliminaire.

Outre les prix en argent, trois des 25 artistes seront choisis par le jury du Prix Sobey pour les arts pour participer au Programme de résidences Sobey, un programme de résidences internationales dont la durée varie de trois à six mois. Enfin, l’un des finalistes sera sélectionné par Fogo Island Arts en vue de participer à une résidence annuelle.

Les cinq artistes québécois en lice pour le grand prix sont :

  • Marie-Michelle Deschamps
  • Nicolas Grenier
  • Caroline Monnet
  • Celia Perrin Sidarous
  • Sabrina Ratté

Le dévoilement de la liste des finalistes aura lieu le 12 juin, le nom des artistes en résidence suivra le 18 septembre.

L’exposition des cinq finalistes du Prix Sobey pour les arts sera présentée à l’Art Gallery of Alberta à Edmonton du 5 octobre 2019 au 5 janvier 2020.

Le lauréat du grand prix sera connu le 15 novembre 2019 lors d’un gala organisé par le Musée des beaux-arts de l’Alberta.

Le nom du gagnant de la résidence au Fogo Island Arts sera dévoilé dans les semaines suivant le gala.

Lire aussi : Montréal : des installations RV vous plongent dans des peintures célèbres

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Cinéma

Voici les films en tête des nominations du gala Québec Cinéma

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Québec Cinéma a dévoilé ce jeudi, 11 avril, les finalistes aux prix Iris 2019. Cette année, la grande fête du cinéma québécois dédiera une journée entière à la célébration et au rayonnement du talent de celles et ceux qui sont à l’origine des films d’ici.

Dès 16 h le dimanche 2 juin, Karine Gonthier-Hyndman et Guillaume Lambert donneront le coup d’envoi des festivités avec le Gala Artisans Québec Cinéma, en direct sur ICI ARTV et au RadioCanada.ca/galaquebeccinema.

La fête se poursuivra à 20 h, avec le Gala Québec Cinéma animé par Guylaine Tremblay et Édith Cochrane, en direct sur ICI TÉLÉ et sur Radio-Canada.ca/galaquebeccinema.

Ce sont 46 longs métrages de fiction, 35 longs métrages documentaires, 25 courts métrages d’animation et 25 courts métrages de fiction qui ont été évalués au cours des dernières semaines pour la nomination d’un total de 188 finalistes.

Rappelons que, pour les Iris de la catégorie long métrage de fiction, plus de 1 200 membres votants issus de l’industrie cinématographique ont allié leur voix à celles du jury, lors d’un premier tour de vote pondéré à 50/50.

1991 et À tous ceux qui ne me lisent pas, en tête des nominations du gala Québec cinéma

Ségolène Roederer, la directrice générale de Québec Cinéma s’est réjouie de la forte réponse des membres votants au nouveau système de votation pour le choix des finalistes. « 1200 votes, c’est énorme et cela montre l’intérêt du milieu pour son Gala », a-t-elle indiqué.

 En plus des finalistes qui comptent les films 1991 de Ricardo Trogi et À tous ceux qui ne me lisent pas de Yan Giroux, le public découvrira les œuvres qui se sont démarquées dans les catégories du Prix du public, Meilleur premier film, documentaire, des films qui ont brillé à l’internationale, court métrage et Iris Hommage 2019.

Lire aussi : Karine Gonthier-Hyndman et Guillaume Lambert animeront Le Gala Artisans Québec Cinéma

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Culture

La BAnQ donne accès à 250 000 images aériennes du territoire québécois

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Les Québécois ont « dorénavant accès aux images de Pierre Lahoud qui documentent de façon magistrale notre histoire nationale récente », a déclaré aujourd’hui Jean-Louis Roy, président-directeur général de BAnQ ».

Pierre Lahoud est photographe et historien du patrimoine qui a traversé la province en avion pour y capter des paysages inédits pendant plus de quarante ans.

Il avait confié dans un article du Devoir en 2016 : « je n’ai jamais vu autant de changements dans le paysage que depuis les dix dernières années. […] Et dire qu’il y en a encore qui ne croient pas au réchauffement de la planète. »

À quoi ressemble le Québec entre 1985 et 2008?

Le fond photographique acquis par la BAnQ est sous la forme de diapositives créées entre 1985 et 2008. Elles couvrent l’ensemble des régions administratives du Québec.

« En quatre décennies, il survole plusieurs fois le territoire de la province de l’Abitibi aux Îles-de-la-Madeleine et de l’Estrie au Nunavik », explique le communiqué de la BAnQ.

L’héritage de Lahoud illustre à travers des photographies aériennes l’évolution du territoire habité et naturel du Québec. On peut y découvrir les transformations des villes et des villages, les modifications de l’aménagement du territoire, et ce, sur une période d’un peu plus de 20 ans. Ils comportent notamment des informations rares sur le contexte de création des documents.

Les 250 000 photographies peuvent être consultées à la BAnQ Québec, pavillon Louis-Jacques-Casault du Campus de l’Université Laval, 1055, avenue du Séminaire, à Québec.

Les archives photographiques de l’historien Pierre Lahoud.
Crédits photo Pierre Lahoud.
Crédits photo Pierre Lahoud.
Crédits photo Pierre Lahoud.
Crédits photo Pierre Lahoud.

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