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Économie

La célébration canadienne des femmes en informatique à Montréal

Hanen Hattab

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Montréal accueille, du 3 au 4 novembre 2017, la seconde rencontre annuelle de la communauté féminine des secteurs du numérique. La célébration canadienne des femmes en informatique est une initiative de l’Association for Computing Machinery qui a eu lieu la première fois en janvier 2016 à Ottawa. Cette édition montréalaise, organisée en collaboration avec l’Université du Québec à Montréal, est la première rencontre dans son genre dans le contexte francophone en Amérique du Nord. Elle vise en outre à faire rayonner le génie féminin et à créer des opportunités pour les femmes dans les domaines du génie et des sciences informatiques.

L’événement rassemblera des acteurs des sphères académiques et industrielles autour de conférences, ateliers, concours et foires professionnelles de réseautage. Les nouvelles avancées en technologies numériques et Intelligence Artificielle dans la santé, le commerce électronique, la ville intelligente et les arts électroniques seront abordées afin de mettre en exergue la contribution féminine dans la création des technologies du futur. D’autres panels s’intéresseront notamment aux programmes déployés au Canada pour accroître l’équité entre hommes et femmes dans les domaines scientifiques.

Pour en savoir plus : http://fr.can-cwic.ca/

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Économie

Interview – Marie Rougier : « Prendre le virage numérique de votre OBNL, c’est accélérer son developpement »

Baba-Idriss FOFANA

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Marie Rougier, responsable communication et marketing chez memboGo. Photo gracieuseté

À l’heure des technologies de l’information et de la communication, beaucoup d’OBNL n’ont pas encore réussi à faire le “saut proactif” afin d’être plus efficace et productif dans la gestion quotidienne de leurs tâches. Pour en parler, nous avons rencontré Marie Rougier. Elle est la Responsable communication et marketing de memboGo: un éditeur logiciel québécois qui, à travers son logiciel et d’autres initiatives, permet aux organismes à but non lucratif (OBNL) de prendre le virage numérique.

B.I.F : Qu’est-ce que memboGo, est-ce une application ou une plateforme ?

M.R : À l’origine, memboGo vient de « membre ». Au début, dans notre première version, on était spécialisé dans la gestion des membres. C’est maintenant une plateforme très riche qui inclut plusieurs applications, notamment pour gérer les membres, un site web, les événements, les campagnes de dons, les communications, la comptabilité …

Vous parlez de plus en plus de « virage numérique » que doivent prendre les OBNL, en quoi cela consiste-t-il ?

Notre fondateur, Pascal Jarry, a travaillé pendant dix ans avec les OBNL, dont des fondations et des associations professionnelles. Ces dernières avaient des besoins très concrets, comme par exemple, une application pour gérer leurs membres ou pour vendre des billets d’événements. L’objectif final était toujours de faciliter la gestion de leurs activités ainsi que d’offrir une meilleure expérience. Habituellement, ce genre de système sur mesure coûte très cher et seuls les organismes avec un budget significatif peuvent se l’offrir. C’est donc à force de collaboration avec ces organismes que Pascal a réalisé qu’il fallait mettre en place une plateforme qui leur permettrait de profiter de ces fonctionnalités, mais de façon beaucoup plus abordable et accessible. D’où la création de memboGo.

La vision de memboGo, c’est de libérer les OBNL et les associations professionnelles [comme les fondations et les organismes communautaires] de leurs tâches administratives pour qu’ils puissent concentrer leur temps et énergie sur le développement et rayonnement de leurs organisations.

Atelier de formation avec des OBNL pour mieux gérer leurs tâches administratives via le numérique. Photo gracieuseté

Prenons un exemple concret comme la gestion des reçus fiscaux : les créer manuellement puis les envoyer à chacun des donateurs, c’est nécessaire, mais c’est du temps qu’on préfèrerait passer à rejoindre des nouveaux donateurs potentiels. La plateforme permet, entre autres, d’automatiser la création et l’envoi de ces reçus pour permettre de se concentrer sur la campagne de financement. Donc, il y a vraiment une opportunité de productivité et d’efficacité augmentées. Le numérique permet d’atteindre cette efficacité de façon simple. C’est pour cela qu’on parle de « prendre le virage du numérique », parce que c’est au cœur de notre mission. Nous en parlons beaucoup, mais nous ne sommes pas les seuls !

Quelles sont les opportunités que représentent le numérique pour une OBNL ?

Le numérique, c’est une opportunité pour gérer plus simplement son organisation, mais aussi de promouvoir sa mission et de rayonner. Malheureusement, on voit là aussi que les milieux associatifs et communautaires n’utilisent pas ces outils de façon optimale.

Par exemple, la plupart des OBNL ne tirent pas vraiment avantages des médias sociaux. Elles méconnaissent les pratiques SEO (optimisation des moteurs de recherche) et ne peuvent concevoir des sites web efficaces.

Je dirai que la première opportunité du numérique pour les OBNL, c’est de toucher un plus grand auditoire ainsi que de rejoindre leurs publics cibles. La deuxième opportunité, c’est la réduction du coût de gestion : c’est là que memboGo intervient. Avec une gestion numérique, on a moins de tâches, on a moins de frais. On devient efficace et c’est plus d’argent qu’on injecte dans des programmes à impact.

Pouvez-vous nous dire si les OBNL au Québec sont vraiment intéressés par tout ça ?

Une étude menée par le CEFRIO sur l’utilisation du numérique dans l’économie sociale a été publiée récemment. Elle parle de l’utilisation du numérique par les OBNL et les organismes d’économie sociale. Dans l’étude, on apprend qu’il y a quand même un nombre assez élevé d’organismes qui reconnaissent qu’ils manquent d’outils et d’expertise pour prendre le virage numérique.

On a par exemple 77% des OBNL qui n’ont pas de site web transactionnel. Ça veut dire qu’ils ne peuvent pas recevoir de dons à partir de leur site web, ils doivent recevoir les dons par chèques. 82 % n’ont pas de CRM : sans un tel outil ça devient difficile de faire des suivis, de savoir qui est un membre ou un donateur et donc d’être pertinent dans ses actions.

Selon Marie Rougier, “avec une gestion numérique, c’est moins de tâches, moins de frais”. Photo gracieuseté

Mais, on observe un changement dans le milieu : on a de plus en plus d’OBNL qui échangent avec nous sur ces enjeux et comment y faire face. C’est d’ailleurs une tendance mondiale ; on a aussi des utilisateurs en Europe par exemple. Je pense que c’est dû en partie aux changements démographiques : les donateurs se rajeunissent et veulent donner directement à partir de leur cellulaire. En plus, avec la diminution constante du financement public, les OBNL doivent se tourner vers le secteur privé et le grand public qui sont souvent plus sévères sur la gestion des fonds et l’utilisation de leurs dons. Les OBNL ont une pression grandissante et doivent davantage démontrer sur leur efficacité

On parle de plus en plus d’économie sociale/solidaire, d’autant plus que le Québec est un leader mondial en la matière. Avez-vous des perspectives pour faire évoluer ce domaine ?

Oui. On a remarqué que depuis trois ans, il y a une vraie effervescence dans le milieu de l’économie sociale/solidaire. Le plus intéressant pour nous, c’est de voir l’hybridation des modèles. On a des OBNL, des « startups » et des entreprises sociales avec un modèle de revenu comme memboGo. On voit de plus en plus de Coop aussi. À travers ces mutations, le milieu se professionnalise.

Il y a 10 ans, lorsqu’on parlait des OBNL, le stéréotype de l’organisation qui n’a pas les moyens de ses ambitions, mal organisée et pas efficace venait rapidement aux esprits. Mais depuis quelques temps, ça s’inverse.

Comme les modèles de gestion et d’affaires évoluent, certains OBNL opèrent presque comme une entreprise privée, dans le sens où il y a une volonté d’efficacité, où on va parler de retour sur investissement ou de retour sur impact. C’est très positif parce ça donne non seulement de la vitalité et une crédibilité nouvelle au secteur.

Est-ce à dire que si les OBNL veulent continuer d’exister, elles doivent obligatoirement prendre le virage numérique ?

Oui, on pourrait le dire ainsi. Les organismes doivent s’adapter et offrir leurs services et véhiculer leurs messages sur les plateformes et canaux qui touchent la nouvelle génération. Les donateurs qui continuent d’envoyer des chèques aujourd’hui, sont de plus en plus rares. Pour continuer à exister, les OBNL doivent donc prendre avantage du numérique. Au-delà de cet enjeu de pérennité, les OBNL vont pour s’outiller pour accélérer grandement leur développement.

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Économie

Québec – Afrique : Vers la création de ponts entrepreneurials autour du numérique

Baba-Idriss FOFANA

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Crédit photo: Ilias Benjelloun / Montréal NewTech

« L’Afrique Numérique : de l’Opportunité à l’Action ». Tel était le thème du 5 à 7 organisé par Montréal NewTech et Afrique Numérique, le jeudi 5 avril, au Desjardins Lab. En toile de fond : un ‘’Founder Lounge’’ avec un entrepreneur africain à succès et un panel d’experts pour échanger sur les défis, opportunités et actions, visant à connecter les Québécois et la diaspora africaine à travers des projets numériques.

« On est passé du mythe à la réalité en Afrique » selon Destiny Tchéhouali. Ouvrant la série des échanges, ce consultant international en matière de stratégie numérique et gouvernance numérique a rappelé qu’en 2005, le débit de l’Internet en Europe était 20 fois plus supérieur au débit de la bande passante qu’on pouvait y avoir dans les pays africains. Mais aujourd’hui, dit-il, la donne a changé en passant à 16 fois moins supérieur. « On est passé à une proportion de quatre fois supérieure au lieu de 20 fois. Cela montre qu’il y a eu des progrès en matière d’infrastructures numériques sur le continent », a souligné M. Tchéhouali.

Un « saut technologique » sur le continent !

Destiny Tchéhouali vante l’expertise locale en Afrique. Crédit photo: MTL Newtech

Béninois d’origine, Destiny est en ce moment chercheur associé au Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), où il mène des recherches sur l’impact de l’innovation et de l’économie numérique sur la transformation des sociétés et des cultures. De ses nombreuses années d’expérience, il estime que l’exemple de l’Afrique peut être inspirant pour certaines régions des pays du Nord où la fracture numérique existe encore en termes de connectivité.

D’après lui, le continent a fait un « saut technologique » au point où, indépendamment des contraintes liées au déploiement des infrastructures Internet, des écosystèmes sont devenus le fer de lance dans l’innovation dans les services. D’ailleurs, fait valoir Destiny Tchéhouali, cet élan pour combler la fracture numérique est tiré par les entrepreneurs qui poussent l’innovation à son extrême.

« La technologie du Nord, les usages de l’Afrique »

L’Afrique, un continent d’opportunité numerique. Crédit photo: Montréal NewTech

Mariam Sy Diawara, promotrice de Africa Web Festival abonde dans le même sens : « les États africains n’ont pas raté le virage numérique ». Selon elle, le livre Le digital en Afrique, co-écrit par Jean-Michel Huet et Stéphane Richard, donne une idée du progrès numérique sur le continent africain. D’autant plus que les auteurs de cet ouvrage le disent clairement : « la technologie vient des pays du Nord, mais les usages les plus avancés viennent de l’Afrique ».

Surnommée ambassadrice 3.0 de l’Afrique, en plus d’être la fondatrice de la Maison de l’Afrique Montréal, et de Passerelle Afrique Canada Transactions et Échanges (PACTE), Mme Sy Diawara se veut depuis quelques années comme un pont entre le Nord et le Sud à travers les structures qu’elle a mises en place.

Quand le fondateur d’Arche Innovation, Noah Redler, pense qu’au-delà des contacts et du carnet d’adresse, « la meilleure façon de créer des ponts, c’est de se déplacer ». Ce serait d’aller sur le terrain, pour apprendre à se connaître et à se familiariser avec l’environnement local.

« Pour créer des ponts, il faut se déplacer »

Mariam Sy Diawara ou l’ambassadrice 3.0 de l’Afrique. Crédit photo: Ilias Benjelloun

Pour Noah, « on n’a pas besoin d’une plateforme pour créer des ponts entre le Québec et l’Afrique ». Un argument botté en touche par la fondatrice de AskPam. Pamela Alfred estime que « l’Afrique, c’est grand. Ce n’est pas aussi simple que ça de créer des ponts ».

À son avis, le premier challenge serait d’arriver à interconnecter les différentes communautés africaines francophones, anglophones etc…, déjà sur place à Montréal. Un travail qu’elle essaye de faire en créant des évènements afin de regrouper des communautés, des gens qui ont des intérêts en commun pour le digital et pour l’Afrique.

Pamela reconnaît tout de même qu’il y a beaucoup d’opportunités en Afrique, parce qu’il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas encore connectées, et surtout que « tout est à réinventer ». Parlant d’opportunité, le fondateur de la Voix du Juriste, Clément Ganemtore, révèle pour sa part que malgré les contraintes liées au développement du numérique en Afrique, le secteur est en plein essor.

En 2017, selon Clément, on prévoyait déjà 350 millions d’appareils connectés en Afrique. Alors que les projections pour 2020 annoncent environ 113 millions de nouveaux abonnés. Pour lui, « c’est un marché qui est en pleine croissance » et cela, représente à ses yeux une opportunité pour le Québec en particulier, et le Canada en général.

« On pense partir avec des solutions miracles »

Le Africa Web Festival 2018 a annoncé ses couleurs. Crédit photo: Montréal NewTech

Si Destiny Tchéhouali approuve la création de ponts entre entrepreneurs africains, québécois et canadiens. Cependant, il conseille qu’il faut « sortir des approches descendantes Nord-Sud », en prenant en compte les compétences qui existent au niveau local. « On pense partir en Afrique avec des solutions miracles. On ne peut pas transposer des savoirs ou des expertises sans forcément tenir compte de toute l’ingéniosité qu’il y a déjà sur place », a prévenu M. Tchéhouali qui assure, en ce moment, la présidence du Conseil d’administration de la Société Internet du Québec.

Notons que cette rencontre a été l’occasion de faire un « bilan positif » du Africa Web Festival depuis la première édition en 2014 à celle de 2017. Les organisateurs de l’événement, considéré comme le plus grand rendez-vous du numérique d’Afrique francophone [7000 participants chaque année], ont également annoncé les couleurs de la 5è édition qui se tiendra entre le 29 novembre et le 1er décembre 2018, à Abidjan. Les thématiques de la prochaine édition seront entre autres : Les Technologies au service de la paix et la sécurité en Afrique; Écosystème Numérique pour l’Afrique ; créer des synergies entre StartUp et Grandes Entreprises; Contribution des TIC et Nouvelles Technologies aux liens intergénérationnels et interculturels en Afrique.

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Économie

Les Weekends Visites Libres, opportunités et nouveaux concepts le 14 et 15 avril

Redaction Avant Premiere

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Le weekend prochain, pas besoin de jongler avec les horaires du courtier immobilier pour magasiner son futur chez soi. Plusieurs complexes résidentiels, à Montréal et en Montérégie, ouvriront leurs portes au grand public le 14 et 15 avril de 13 à 17h.

Selon les chiffres de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) et la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM), c’est la période propice pour acquérir une propriété. Cela permet d’éviter « les hausses probables des taux d’intérêt » et de profiter « des taux hypothécaires toujours très bas.»

Dans le cadre de la 22e édition des weekends visites libres, acheteurs et locataires sont invités à visiter 70 projets de maisons et condos destinés à toutes les bourses et à tous les goûts. Des promotions et des rabais exclusifs sont aussi offerts.

Le site de l’événement www.visiteslibres.info propose un outil de recherche en fonction des besoins et du budget.

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Les tendances et les technologies à suivre de près

Cette édition 2018 met l’accent sur trois nouveautés en matière de design, d’architecture et de paysagisme. Le circuit Innovation Cecobois permet de découvrir les dernières tendances de revêtements de surfaces en bois d’ingénierie.

Certains projets ont osé la construction modulaire, c’est donc l’occasion de voir comment ces unités donnent formes aux bâtiments et façonnent le paysage urbain.

Le cocooning revient en force cette année avec la 5e édition du Prix Habitat Design. Une maison véhicule la sensation de bien-être grâce à la participation de plusieurs savoirs-faire. Les jurys qui choisiront les meilleures unités modèles dans plusieurs catégories, dont le dernier né « le Défi Val-Mar en architecture de paysage », évalueront la transversalité des conceptions.

« La multidisciplinarité représente un avantage concurrentiel certain pour la conception d’habitations ergonomiques, fonctionnelles et esthétiques, ainsi que pour leur mise en marché auprès d’un public de plus en plus sensible à un environnement offrant ce que les designers appellent aujourd’hui, le bien-être dans toutes ses dimensions. »

Une activité pour les esthètes

En plus des résidences haut-standing et luxueuses abordables, les esthètes ont la chance de faire le circuit du “Choix du public” Prix Habitat Design 2018 et de participer au concours de la meilleure unité modèle.

C’est quoi la catégorie choix du public ?

En participant, on court la chance de gagner « un ensemble d’électroménagers GE d’une valeur de 5000 $. »
La liste du « choix du public » se trouve sur le site de l’événement : http://prixhabitatdesign.com/concours-choix-du-public-phd-2018/

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