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La Loi sur l’immatriculation des armes à feu, la majorité des Québécois sont pour

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Photo libre de droit / À titre illustratif

78% des Québécois ont dit oui à l’application intégrale de la Loi sur l’immatriculation des armes à feu. Cette loi oblige toute personne établie dans la province à immatriculer ses armes à feu dans un délai de 45 jours. Alors que la Loi entre en vigueur dès le 29 janvier prochain, le boycott organisé par le lobby pro-armes se maintient. Qu’est ce qui se trame et se dit du côté de ceux qui sont pour et ceux qui sont contre cette Loi ?

Le chiffre indiqué ci-haut a été révélé par un rapport de PolySeSouvient, le Groupe des étudiants et diplômés de Polytechnique pour le contrôle des armes. Réalisé par la firme Léger, le sondage a été effectué en décembre 2018. Ce dernier n’aura pas seulement servi à mettre en exergue l’opinion de la majorité des Québécois sur cette Loi, un fait qui a été déjà prouvé lors de la demande d’un projet de loi en 2010.

En effet la publication du rapport révèle que les résistants comptent aller au bout de leur projet qui consiste à abolir cette Loi. Pour ce faire ils se sont mobilisés pour mettre la pression. Et ce en attendant à la dernière minute avant d’enregistrer leurs armes. Selon le communiqué de PolySeSouvient, « 82% des armes à feu sans restriction en circulation au Québec ne seraient toujours pas enregistrées. »

Les raisons de ceux qui sont contre le registre des armes à feu

Pour quelles raisons les pro-armes s’opposent-ils à cette Loi ?

Guy Morin, le président du groupe pro-armes, a confié dans l’article « Le registre québécois sur les armes à feu : un fiasco », publié dans le-peuple.ca, « que bien des personnes détenant des fusils de chasse ignorent tout simplement qu’ils ont l’obligation d’immatriculer leurs armes. » « D’ailleurs, selon lui, la loi ne sera pas applicable, car les contrevenants devront être pris sur le fait à commettre une infraction pour se faire pénaliser, et le Québec ne dispose pas de ressources suffisantes pour assurer un tel contrôle. »

Dans plusieurs autres déclarations publiques, le groupe dit que le registre n’est pas nécessaire et que c’est une dépense inutile de l’argent public. Aussi, pour défendre leur position, les membres affirment que la Loi les discrimine par rapport aux autres Canadiens.

« Nous sommes des propriétaires canadiens d’armes à feu… Pourquoi devons-nous nous enregistrer ici alors que vous n’êtes pas obligé de le faire partout ailleurs au pays? »

Par ailleurs, les personnes qui luttent pour maintenir la Loi avancent l’argument de l’importance de la sécurité publique. Heidi Rathjen, témoin de la tuerie à l’École Polytechnique et coordonnatrice de PolySeSouvient, a notamment désigné les pro-armes comme étant une « minorité bruyante ».

« La loi sur l’immatriculation des armes à feu n’a pas été conçue pour plaire aux propriétaires d’armes, mais bien pour protéger l’ensemble des Québécois contre les risques associés aux armes à feu, » explique Nathalie Provost, diplômée de l’École Polytechnique. M. Provost a survécu à quatre blessures par balles en 1989.

Lire aussi : Montée de la criminalité au Canada

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4 Commentaires

4 Comments

  1. Avatar

    guy morin

    5 Jan 2019 à 9:00

    Pourriez-vous changer la photo svp… le sujet c’est des armes de chasse et non des armes de poing

  2. Avatar

    Luc Brouillette

    5 Jan 2019 à 11:33

    Bonjour.
    J’ai bien aimé votre article. J’ai moins aimé la photo choisie…
    Comme plusieurs autres articles, la photo présente un tireur au pistolet. Le débat sur le registre concerne les armes longues. Selon la loi sur les armes a feu, les pistolets sont des armes à autorisation restreinte et elles doivent être enregistrées depuis 1936 au Canada.
    Je tenais à apporter la précision, car je crois que la photo pourrait porter a confusion.

    Merci.

  3. Pingback: Registre des armes à feu : face à la pression, des élues québécoises brisent le silence -

  4. Pingback: Armes à feu sans restriction, les propriétaires ont jusqu'à minuit pour les faire immatriculer… - Avant Premiere Mtl

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Montréal : Un nouveau projet de lutte contre l’isolement social des aînés

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) a lancé le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés.

Le Plateau-Mont-Royal et Saint-Louis-du-Parc, dont la population est constituée à 70 % de personnes socialement défavorisées, comptent le plus haut taux de personnes âgées vivant seules à Montréal.

Ces faubourgs bénéficieront du programme déployé par le CIUSSS afin d’instaurer une structure de gériatrie sociale. Le projet s’ajoute à d’autres initiatives mises en œuvre récemment, dont le projet pilote de la Fondation AGES, annoncé le 3 juin dernier.

« La gériatrie sociale permet de rejoindre les aînés directement dans leur communauté, et c’est ce qui fait toute la différence lorsqu’il est question de briser leur isolement social et de favoriser leur vieillissement actif », a expliqué Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Sortir les aînés de leur isolement quotidien

Le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés vise à veiller à l’intégration sociale des aînés vulnérables et isolés dans leurs milieux de vie.

Pour ce faire, un réseau de partenaires sera créé en vue d’entrer en contact avec ces personnes, « d’intervenir pour améliorer leur qualité de vie, de les accompagner vers les services appropriés ainsi que de favoriser leur autonomie et leur participation sociale », indique le communiqué du Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Ce mardi, 25 juin, Québec a doté le CIUSSS, d’une aide financière de 400 000 $, qui contribuera à déployer le projet.

Lire aussi : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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Vous pouvez faire le plein de fraises et de framboises dans les fermes de Montréal

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En juin on va se détendre et délecter les papilles dans les fermes du Québec. La saison des fraises et des framboises a officiellement commencé. Vous pouvez ajouter la sortie d’autocueillette dans votre liste de sorties estivales.

On le sait, les fraises du Québec ont la cote. Que ce soit pour faire des confitures ou des salades de fruits, il est judicieux d’en faire le plein pendant la saison.

Elles sont là !

L’Association des producteurs a annoncé ce vendredi, 21 juin, que les fraises seront disponibles dans les épiceries, les kiosques à la ferme ainsi que dans les marchés publics dès cette fin de semaine.

Les framboises du Québec ne vont pas tarder. Elles arriveront à partir de la deuxième semaine de juillet.

À partir du début du mois de juillet, plus de 300 producteurs ouvriront leurs portes pour l’autocueillette, dès la première semaine pour les régions périphériques de Montréal et dès la 2e semaine de juillet pour la grande région de Québec.

Avant de se déplacer, il est recommandé de consulter l’horaire des fermes et d’appeler.

Le répertoire des sites d’autocueillette de la province est disponible sur le site lesfraichesduquebec.com

Plusieurs fermes sont ouvertes pendant les jours fériés et offrent d’autres produits du terroir. C’est une bonne occasion pour respirer l’air frais et s’approvisionner en légumes et fruits bios.

Lire aussi : 100 000 abeilles près de l’édifice du Sénat du Canada

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