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La nature charme au salon plein air

Hanen Hattab

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Salon plein air chasse pêche et camping
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C’est avec un nouveau nom que le salon des experts de la chasse et de la pêche revient cette année. Dans cette édition intitulée désormais Salon plein air chasse pêche et camping, l’industrie et les services touristiques liés aux activités et l’exploration de la nature visent un public plus large.

« L’événement se devait d’élargir ses horizons. Nous souhaitons reprendre contact avec nos origines, qui ont toujours reposé sur les activités de plein air. D’ailleurs, cette année, nous avons de nombreux nouveaux exposants reliés à ce volet », avait déclaré Roger Saint-Laurent, le directeur du salon lors du communiqué de presse.

Cap sur les dernières tendances

Les nouveautés attendues s’adressent aux passionnés et amateurs du camping et des grandes étendues. Des produits permettant aux professionnels et aux familles d’arpenter et d’habiter les espaces les plus arides et les plus vastes dénotent d’un secteur qui veut attirer les futures générations vers la nature canadienne. On avait annoncé les véhicules et accessoires d’overlanding qui offrent les accessoires et les équipements nécessaires pour s’aventurer sur les routes des plaines et des montagnes. Dans la catégorie transport, on a vu aussi le Snowdo, une nouvelle génération de traîneaux mécaniques, et Koroc le bateau-maison qui réinvente le luxe flottant.

Transformation

Transformation overlanding. Crédit photo Avant Première MTL

Les sédentaires les plus endurcis peuvent eux aussi faire trempette à moins d’une heure de Montréal sans céder au confort citadin. Car la Sépaq est revenue avec une nouveauté promettant aux campeurs d’avoir les commodités d’un appartement en plein milieu du Parc National du Mont-Saint-Bruno avec son chalet minimaliste « Prêt-à-camper-étoile ».

À ce propos, il est réjouissant de rappeler que le Québec se place en deuxième position au pays pour « le nombre de camping et d’emplacements, avec 4231 terrains et 423283 emplacements en 2016. » En plus de la belle affluence qu’a connu le salon ce premier jour, ce nombre donne lui aussi une idée sur l’importance de la communauté des amateurs de pêche et de chasse qui représente le public cible numéro un de la majorité des kiosques. « Oui, nous demeurons un salon très axé sur la pêche et la chasse », faisait remarquer M. Saint-Laurent.

Au programme, plusieurs conférences portant notamment sur la pêche au doré ou à la truite, l’appel aux bernaches, la chasse au chevreuil, etc., sont données par des conférenciers « de renom du milieu, dont Patrick Campeau du côté de la pêche, et Michel Therrien du côté de la chasse. »

La surprise culinaire du salon

Julien Cabana

Julien Cabana. Crédit photo Avant Première MTL

Parmi les personnalités qui ont marqué ce monde, Julien Cabana, le chroniqueur de chasse et de pêche, la plume du Journal de Québec et le Journal de Montréal, présente à la foule une littérature d’un genre nouveau. Comme à son habitude, l’expert de la nature québécoise parle de poissons et de gibiers mais cette fois-ci il s’attarde particulièrement sur les espèces qui se retrouveront dans les assiettes plutôt que des trophées des sportifs chevronnés.

Cabana est présent dans cette édition pour dévoiler son dernier livre « De la nature à votre assiette ». Un grand chapitre se rajoute à la cuisine québécoise avec 104 recettes à base de produits du terroir qui ont jalonné la carrière du reporter des grands paysages. Selon l’auteur, ce livre aux illustrations esthétiques et gourmandes, propose une cuisine de niche pour les fins gourmets en manque de temps. « Dans les livres de recette on trouve souvent beaucoup d’ingrédients dont la plupart ne seront jamais réutilisés », a expliqué M. Cabana. Ses recettes courtes, faciles et avec un minimum d’ingrédients sont introduites par les anecdotes autobiographiques du journaliste.

Le salon se poursuit jusqu’au 18 février 2018 à la Pace Bonaventure.

 

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Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Réouverture d’une grande affaire de contrefaçons d’œuvres de Rodin

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L’affaire a commencé en 2001 lorsque le musée Rodin a déposé plainte concernant la circulation de copies illégales réalisées à partir des œuvres du sculpteur français.

Les reproductions des sculptures « Le penseur », « Le baiser », « La main de Dieu » et d’autres œuvres, ont été exposées et vendues à l’étranger comme étant des originaux.

Selon l’AFP, quatre hommes et la société italienne « Gruppo mondiale » ont comparu devant la cour d’appel de Paris, ce mercredi, 20 février. Le nombre des reproductions est impressionnant. On estime que 1.700 pièces ont été tirées à partir de 52 oeuvres de l’artiste.

Lire aussi : Échec de la vente aux enchères des tableaux d’Hitler

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AQAADI : lueur d’espoir pour les 18 000 dossiers d’immigration annulés par Québec ?

Baba-Idriss FOFANA

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Suite à la décision du gouvernement du Québec d’annuler « 18 000 dossiers d’immigration » pour cause d’une réforme de l’Immigration à travers le nouveau projet de loi PL9, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI) a décidé, mercredi, d’attaquer en justice cette décision qu’elle juge « illégale ». Elle souhaite que Québec revienne à de meilleur sentiment en traitant avec « urgence » ce dossier.

L’affaire des 18 139 dossiers fait grand bruit non seulement au Québec mais ailleurs dans le monde. Estimés à entre 50 000 et 60 000 personnes, ces candidats à l’immigration ont vu leur « rêve brisé » depuis quelques jours. Cette décision qualifiée « d’inhumaine et d’inacceptable » a été rejetée à l’unanimité par l’opposition québécoise depuis l’introduction du projet de loi PL9 le 7 février dernier par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI).

Le projet de loi PL9 de la discorde…

Le 14 février dernier, dans une lettre ouverte adressée au ministre québécois de l’Immigration, 94 avocats en droit de l’immigration issus de de l’AQAADI, s’étaient opposés à la volonté du gouvernement Legault de jeter 18 000 dossiers d’immigration à la poubelle, tout en l’invitant à changer d’avis. « Dans le meilleur intérêt de tous, nous vous demandons officiellement de traiter ces dossiers, de rassurer la population, et ce, tout en travaillant ensemble à parfaire le nouveau système sans préjudicier nos candidats actuels. Qu’on en prenne plus ou qu’on en prenne moins, avant toute chose, l’important c’est d’en prendre soin », avaient suggéré les avocats signataires.

« Le PL9 vise à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes ; à offrir les bases légales nécessaires pour améliorer la francisation, l’intégration et l’adéquation entre les besoins de main-d’œuvre du Québec et le profil des candidats sélectionnés. »

Le ministre Québécois de l’Immigration, Simon Jolin Barrette, avait émis une « fin de non-recevoir » à cette requête des avocats, voulant plutôt contacter les candidats pour leur fait part des programmes disponibles notamment le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et la déclaration d’intérêt à travers le portail Arrima. Or, d’après les révélations de M. Barrette, plus de 91 000 personnes ont fait une demande d’immigration par le biais d’Arrima sans avoir reçu un retour de la part du MIDI en six mois. Et ce, pendant que le Québec fait face à une pénurie de main-d’oeuvre sans « précédent ».

18 000 dossiers d’immigration «encombrants»

Au départ, le gouvernement s’était engagé à payer 19 millions de dollars pour se débarrasser des 18 000 dossiers d’immigration devenus « encombrants » pour mettre en branle la réforme promise par la Coalition avenir Québec (CAQ). Mais les avocats en droit de l’Immigration, tout comme les partis d’opposition, ont soutenu qu’il est « plus judicieux d’investir » ce même montant pour « étudier rapidement » les dossiers en question.

À lire aussi : Québec «hanté et tourmenté» par les 18 000 dossiers d’immigration annulés!

Pour forcer le gouvernement a traité les 18 000 dossiers, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration a décidé de le poursuivre devant la justice. Est-ce que ce recours est déjà un « soulagement » pour les personnes concernées? Sans connaître l’issue de cette bataille judiciaire qui va se déclencher, tout porte à croire que Québec est tiraillé de tous les côtés sur sa nouvelle vision de l’immigration.

Rappelons qu’au lendemain du dépôt du projet de loi PL9 sur l’immigration par le gouvernement dirigé par François Legault, le gouvernement fédéral dirigé par Justin Trudeau a dit « non » à Québec qui réclamait plus de pouvoir en matière de sélection des immigrants.

À lire aussi : Portail Arrima : Québec a reçu près de 100 000 demandes d’immigration, aucun candidat invité en 6 mois…

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STM : les salariés des services d’entretien sommés de cesser tout ralentissement de travail

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À la suite de l’audience publique tenue les 14 et 15 février derniers, le Tribunal administratif du travail (TAT) déclare que le ralentissement de travail et d’activités exercé par les employés des services d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) est illégal.

Le Syndicat du transport de Montréal (qui représente les personnes salariées des services d’entretien), ainsi que ses membres, ses représentants ou ses mandataires ont été sommés de prendre « immédiatement » les mesures requises pour que cesse tout ralentissement de travail et d’activités concerté. De plus, TAT ordonne que les membres du Syndicat fournissent le travail habituel requis par l’employeur en exécutant toutes et chacune de leurs tâches usuelles, sans moyen de pression.     

Le Tribunal retient que les données présentées par l’employeur démontrent une diminution du nombre d’autobus disponibles, et ce, malgré le nombre d’heures travaillées supérieur à celui des autres années.

Par exemple, le 4 février dernier, sur 1800 autobus de la STM, 1 270 étaient disponibles alors que 1 424 sont requis en cette période de l’année. Le 8 février également, le directeur général de la STM, Luc Tremblay, avait reconnu à l’émission Gravel le matin, que près du tiers de tous les autobus de la STM sont en réparation.

Le Tribunal précise dans sa décision que le procureur syndical a fait un travail considérable pour mettre en relief les différents éléments susceptibles d’affecter le nombre d’autobus en circulation. Cette preuve pourrait expliquer une certaine variation, mais pas de l’ampleur de celle qui est constatée.

À lire aussi : Métro de Montréal : un renfort de 153 nouvelles voitures de type Azur

Enfin, le Tribunal autorise le dépôt de sa décision au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal et il rappelle aux parties que ce dépôt confère à l’ordonnance le même effet que s’il s’agissait d’un jugement de la Cour. Le défaut de s’y conformer peut-être sanctionné par une procédure d’outrage au Tribunal.

À lire aussi : Licenciements, ADT Canada reconnue coupable d’action antisyndicale

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