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Société

La santé au Canada, premier secteur touché par le harcèlement

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Les Canadiennes sont plus touchées que leurs homologues par le phénomène du harcèlement professionnel. C’est un triste constat car ce préjudice affecte non seulement la motivation mais aussi la santé physique et morale.

Selon une étude intitulée « Harcèlement en milieu de travail au Canada », sortie ce lundi, 17 décembre, un grand nombre d’employés canadiens sont victimes de violence verbale. En fait l’étude s’intéresse aux différentes formes du harcèlement qui font « référence aux comportements, gestes et propos offensants et inopportuns. » Ces derniers peuvent survenir d’une personne « pendant un événement ou à un endroit lié au travail. » Les sondages ont ciblé des travailleurs canadiens âgés de 15 à 64 ans. Les résultats significatifs sont les suivants :

19 % des femmes et 13 % des hommes ont déclaré avoir subi au moins un type de harcèlement en milieu professionnel. Par qui ces violences sont-elles commises ? En première position, on trouve les clients et en seconde les superviseurs ou les gestionnaires.

53 % des femmes et 42 % des hommes ont indiqué qu’un client était la personne responsable de harcèlement.

L’étude révèle en outre que plusieurs facteurs augmentent la probabilité de subir un harcèlement, à savoir : La présence d’une mobilité réduite, l’orientation sexuelle, l’identité autochtone, l’appartenance à un syndicat, le revenu et le niveau de scolarité.

Pourquoi le secteur de la santé est-il le plus touché par ce phénomène ?

La santé étant le secteur ou on trouve le plus de femmes, le nombre de victimes y est le plus grand. En fait la probabilité de subir un harcèlement dans ce domaine s’élève à 23% par rapport aux autres secteurs. À titre d’exemple, dans le domaine des sciences naturelles et appliquées, cette probabilité est estimée à 9%.

27% des travailleuses dans le domaine de la santé, qu’elles soient infirmières ou médecins, risquent de confronter un geste ou un propos préjudiciable.

Lire aussi : Harcèlement : l’Assemblée nationale lance une campagne de sensibilisation interne

Source : Statistique Canada

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Société

Les entreprises doivent-elles définir une politique des relations amoureuses entre employés?

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Beaucoup de Canadiens qui entretiennent des relations amoureuses dans le travail le cachent à leurs collègues, selon une étude dévoilée ce mardi, 25 juin. Pourquoi ont-ils gardé le secret? Le service des Ressources humaines doit-il gérer ce genre de situations?

L’étude a été réalisée par la firme de sondages Léger pour ADP Canada. Des travailleurs dans les quatre coins du pays ont été questionnés afin de brosser le portrait des relations amoureuses dans les milieux de travail.

L’étude a pour but de montrer l’importance d’établir une politique claire à ce sujet. En effet, les sondages ont montré que ces relations posent parfois problèmes.

Quand relation intime et carrière professionnelle se mêlent

Les chiffres indiquent que « près de la moitié (45 %) des personnes qui vivent une relation amoureuse au travail l’ont cachée à au moins à une personne, quand 27 % l’ont dissimulée à tous leurs collègues. »

Ces employés « sont davantage susceptibles de cacher une relation amoureuse aux Ressources humaines (37 %) ou à la direction (40 %) qu’à leurs collègues. »

Or l’étude souligne qu’il serait plus avantageux pour les entreprises de définir une politique des relations intimes. En ayant des codes à suivre, les travailleurs qui se trouvent dans cette situation peuvent se sentir plus à l’aise.

 « Les politiques de ressources humaines n’ont pas pour but de contrôler les employés, mais de les protéger» , indique Heather Haslam, vice-présidente, marketing d’ADP Canada.

À ce propos l’étude a révélé des cas problématiques où des employés ont été contraints d’entretenir des relations avec leurs collègues.

19% des personnes sondées ont déclaré avoir subis des pressions à cet effet et se sont embarquées dans cette situation afin de garder leurs emplois ou d’évoluer au sein de l’entreprise.

Au Québec ce phénomène est moins présent par rapport à la moyenne canadienne. « 96,5 % des répondants ont indiqué ne jamais avoir subi de pression pour entretenir une relation amoureuse au travail (contre 91 % dans le reste du Canada) »

Lire aussi : JIF 2019 : un Fonds canadien pour lutter contre le harcèlement et la violence en milieu de travail

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Société

Loi sur la laïcité de l’État : un « permis général » de discriminer au Québec ?

Baba-Idriss FOFANA

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Finalement, la Loi sur la laïcité de l’État est passée le dimanche 16 juin 2019 comme « lettre à la poste » à l’Assemblée nationale du Québec. Bien évidemment sous le bâillon imposé par le gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ). Mais, la Commission des droits de la personne et des droits la jeunesse (CDPDJ) a tenu à faire une mise en garde contre toutes situations de discrimination.

Les sorties du Parti libéral du Québec (PLQ) et de Québec solidaire (QS) à l’effet de freiner la CAQ dans son « élan laïque » n’ont pas eu gain de cause. Le projet de loi sur la laïcité (PL 21) est devenue Loi. Dimanche soir, vers 22h30, 73 députés ont voté en faveur de cette loi et 35 autres ont voté contre.

Désormais, cette Loi interdit le port de signes religieux chez les enseignants et les directeurs des écoles publiques, tout comme chez d’autres agents de l’État en position d’autorité (policiers, gardiens de prison, avocats et juges). Tous les employés qui occupaient ces fonctions lors du dépôt projet de loi à la fin mars bénéficient d’un droit acquis, une mesure communément appelée « clause grand-père »

La Loi sur la laïcité de l’État contient une clause dérogatoire qui a pour effet de la soustraire à l’application des chartes canadienne et québécoise des droits de la personne.

Même si plusieurs dispositions de la loi sont contraires à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et « enfreignent certaines obligations internationales liant le Québec », puisque le législateur a fait le choix d’utiliser la clause dérogatoire, la CDPDJ se voit dans l’obligation de se conformer à la Loi. Toutefois, « la Loi sur la laïcité de l’État ne doit pas être vue comme un permis général de discriminer », a prévenu la Commission qui entend être « particulièrement vigilante » à cet égard.

Des dispositions de La Loi sur la laïcité sont contraires à la Charte…

D’ailleurs, la Commission dénonce la banalisation, perceptible dans certains commentaires, des atteintes aux droits et libertés protégés par la Charte québécoise, ainsi que par le malaise exprimé par certains par rapport à l’expression publique de la religion. Cela se traduit, selon la CDPDJ, notamment par des commentaires stigmatisants et parfois discriminatoires sur les réseaux sociaux et médiatiques : « Il sera donc primordial de redoubler les efforts de sensibilisation et d’éducation pour atténuer les effets de la loi sur la cohésion sociale au sein de la société québécoise ».

« Maintenant que la Loi est en vigueur, qu’adviendra-t-il des ambitions de toutes les personnes qui se sont investies et ont étudié pendant plusieurs années pour enseigner? Ou que dire encore de ceux et celles qui ont accumulé des dizaines d’années d’expertise pour devenir directeurs et directrices d’école? » – Philippe-André Tessier, président de la CDPDJ

Malgré tout, l’organisme gouvernemental rassure qu’elle n’arrêtera pas de défendre les droits de chaque personne au Québec, peu importe leur genre, leur âge, leur orientation sexuelle, leurs croyances ou leur religion. « Refuser un emploi ou une promotion à une personne en raison de sa religion est une discrimination », a rappelé Philippe-André Tessier, président de la Commission des droits de la personne et des droits la jeunesse.

« Notre nous, celui de tous les Québécois, a volé en éclats »

M. Tessier ajoute que dans les cas où la Loi sur la laïcité de l’État s’applique, bien que la Commission ne puisse faire enquête, elle pourra répertorier les situations qui lui seront rapportées, lui permettant notamment de documenter et d’analyser l’impact de cette loi sur les personnes directement visées et, plus généralement, sur le climat social.

À lire : Laïcité : l’Archevêque de Montréal met en garde Québec contre un recul des libertés…

C’est le lieu de rappeler que la Commission avait recommandé au gouvernement de ne pas adopter plusieurs dispositions de la loi jugées discriminatoires envers une partie de la population québécoise.

« On ajoute non seulement l’insulte à l’injure avec ces amendements, mais on ajoute l’inacceptable. Des mesures disciplinaires, des surveillants de l’application de la loi, c’est difficile d’aller plus loin dans la honte et la tristesse. Le Québec se souviendra qu’à partir d’aujourd’hui, notre nous, celui de tous les Québécois et Québécoises, a volé en éclats », avait déclaré, dans les minutes qui ont suivi l’adoption de la Loi, Hélène David, porte-parole du Parti libéral (PLQ) en matière de laïcité.

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Éducation

Cette université montréalaise a honoré sa 50 000e ingénieure

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Polytechnique Montréal a remis un 50 000e diplôme et un doctorat honoris causa à Rubén Caballero et à Hélène Desmarais.

En 2018-19, Polytechnique aura délivré 1 604 diplômes dont 938 baccalauréats en ingénierie, 17 baccalauréats ès sciences, 35 diplômes d’études supérieures spécialisées, 291 maîtrises en sciences appliquées et 215 maîtrises en ingénierie, et conféré le titre de Ph. D. à 108 finissants.

Ceci porte à 50 762 le nombre de diplômés de l’université depuis sa création en 1873. Un chiffre rond, et pas des moindres, a été franchi, une occasion que Polytechnique a saisi pour honorer des membres remarquables de sa communauté.

La finissante au baccalauréat en génie informatique, Eva Terriault, est l’étudiante que le hasard a favorisée pour la remise du 50 000e diplôme par la première école d’ingénierie francophone d’Amérique.

De gauche à droite : Pierre Langlois, directeur de département et professeur titulaire au Département de génie informatique et génie logiciel de Polytechnique Montréal; Eva Terriault ; Yves Boudreault, directeur des études de l’ingénieur à la Direction de la formation et de la recherche et professeur agrégé au Département de génie informatique et génie logiciel de Polytechnique Montréal (Photo : Service de photographie Patrick)

L’ingénieure a reçu sa distinction lors des cérémonies de collation des grades.

50 000 est plus qu’un chiffre pour l’université. En effet, avec plus de 50 000 diplômés, Polytechnique a formé 22 % des membres de l’Ordre des ingénieurs du Québec.

D’autres récompenses

En franchissant ce cap digne de mention pour Polytechnique, la jeune diplômée ajoute son nom à la liste de femmes ingénieures, dont la doyenne a été Gabrielle Bodis, laquelle a reçu le titre d’ingénieure il y a 60 ans.

Ambitieuse et déterminée, Eva Terriault caresse le rêve de devenir astronaute. Au cours de ses études, elle a dirigé le comité Élikos, formé d’étudiants concepteurs de drones autonomes, qui a décroché la première place à l’International Aerial Robotics Competition. 

De gauche à droite : Alexandre Chabot, secrétaire général de l’Université de Montréal; Michèle Thibodeau-DeGuire, principale et présidente du conseil d’administration de Polytechnique Montréal; Guy Breton, recteur de l’Université de Montréal; Hélène Desmarais, récipiendaire d’un doctorat honoris causa; Louis Roquet, chancelier de l’Université de Montréal; Philippe A. Tanguy, directeur général de Polytechnique Montréal. (Photo : Service de photographie Patrick)

Au cours des mêmes cérémonies et sur recommandation de Polytechnique Montréal, l’Université de Montréal a décerné un doctorat honoris causa à Rubén Caballero, ingénieur québécois et membre fondateur de l’équipe du iPhone, et à Hélène Desmarais, femme d’affaires à la carrière prolifique. 

Lire aussi : Sommet de Montréal sur l’innovation où comment faire avancer la science au bénéfice de la société

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