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Politique provinciale

Laïcité : après la Ville de Montréal, le crucifix sera retiré du Salon bleu à Québec

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Accroché au mur du Salon bleu depuis 1936, le crucifix sera retiré pour être « mis en valeur » à un autre endroit à l’Assemblée nationale du Québec. La motion présentée par le gouvernement Legault a été adoptée à l’unanimité jeudi 28 mars dans la foulée du dépôt du projet de loi 21 sur la laïcité de l’État.

C’est certainement une victoire pour le parti d’opposition Québec solidaire, qui milite depuis 2017 pour le retrait du crucifix du Salon bleu. Après s’être opposée pendant et après la campagne électorale de 2018, la Coalition avenir Québec (CAQ) a finalement lâché du lest sur la question.

« Que l’Assemblée nationale mandate le Bureau de l’Assemblée nationale, suivant l’adoption du projet de loi n°21 « Loi sur la laïcité de l’État », afin que ce dernier déplace le crucifix du Salon bleu pour le mettre en valeur dans l’enceinte du Parlement ». Ainsi libellé la motion des caquistes qui a obtenu le consentement unanime de l’Assemblée nationale.

La CAQ lâche du lest… après l’annonce de Montréal

En son temps, la CAQ avait pourtant refusé à ce que la motion sur le crucifix soit débattue. Le Parti libéral qui était majoritaire à l’Assemblée nationale avait aussi décidé de ne pas appuyer la motion de Québec solidaire. « La position historique de la CAQ est de maintenir le crucifix à cet endroit-là. Il s’agit d’un objet patrimonial », avait laissé entendre le député caquiste de Borduas, Simon Jolin-Barrette, au lendemain de la victoire de François Legault, lui qui soutenait que l’objet, mis en place par Maurice Duplessis en 1936 dans le Salon bleu, « est là pour rester ».

À lire : Quand les pouvoirs s’emmêlent, un film sur la femme et la laïcité

Lors de l’adoption de la motion visant le retrait du crucifix du Salon bleu de l’Assemblée nationale.

Ce revirement du parti au pouvoir à Québec intervient suite à l’annonce du 20 mars dernier par la Ville de Montréal de son intention de retirer le crucifix de la salle du conseil. « Nous allons déménager, et avec ce déménagement, on devait réfléchir à la place du crucifix dans la salle du conseil. On a pris la décision de le retirer », a annoncé Laurence Lavigne Lalonde, responsable de la transparence, de la démocratie, de la gouvernance et de la vie citoyenne, pendant la réunion du comité exécutif.

Depuis quelques années, le crucifix fait l’objet de débat. Certains estiment que sa « position » dans l’Institution publique va en contradiction avec le principe de la laïcité de l’État.

La neutralité religieuse de l’État, une réalité au Québec ?

Justement, sur la question de la laïcité de l’État, le projet de loi 21 déposé par le ministre de l’Immigration Simon Jolin-Barrette (MIDI) vise à affirmer et à définir la laïcité de l’État dans le droit québécois selon quatre grands principes à savoir : La séparation de l’État et de la religion; La neutralité religieuse de l’État; L’égalité des citoyennes et des citoyens et La liberté de conscience et de religion.

D’après le MIDI, ce projet de loi constitue un « véritable geste d’affirmation », qu’il s’agira d’inscrire, pour la toute première fois dans une loi québécoise, le principe de laïcité de l’État.

Il prévoit que certaines personnes en position d’autorité, comme les procureurs, les policiers, les enseignants et les directeurs des écoles primaires et secondaires publiques, ne pourront pas porter de signes religieux dans l’exercice de leurs fonctions. « Ce projet de loi traduit une vision de l’État largement partagée au sein de la population québécoise, notamment le fait qu’il est plus que temps d’interdire les signes religieux au personnel de l’État en position d’autorité », a indiqué M. Barrette.

Dans un souci d’obtenir l’adhésion du plus grand nombre de Québécois possible derrière cet important projet de loi, le gouvernement a prévu, dans celui-ci, que les personnes en poste au moment de la présentation du projet de loi conserveront le droit de porter un signe religieux tant qu’elles exerceront la même fonction au sein de la même organisation.

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Vol de renseignements personnels : après Desjardins, Québec annonce l’encadrement des agences de crédit

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Le ministre des Finances, Eric Girard, a annoncé mercredi 14 août son intention de déposer un projet de loi dans la foulée du vol de renseignements personnels chez Desjardins.

Avec ce projet de loi, le ministre souhaite introduire un encadrement des agences de crédit et offrir le gel ou le verrou du crédit, à l’instar de ce qui se fait présentement ailleurs dans le monde. Les modifications législatives proposées viseront ainsi à améliorer la protection des données financières des citoyens. « Nous avons l’intention de mettre en place des mesures visant à accroître la protection des informations financières de tous les Québécois et Québécoises », a annoncé Eric Girard.

De plus, le ministre a annoncé qu’il a convenu avec le Mouvement Desjardins de resserrer sa gouvernance et sa gestion de risques dans le cadre du bilan amorcé en collaboration avec l’Autorité des marchés financiers. « L’incident chez Desjardins est regrettable, et je comprends que les Québécois soient inquiets. Nous sommes conscients qu’ils attendent du gouvernement des améliorations », a-t-il déploré.

Equifax face aux Vols de renseignements personnels...

Le ministre a tenu à rassurer les membres de Desjardins concernés et la population en général. En effet, la situation est gérée de façon adéquate par l’institution financière, sous l’œil attentif de l’Autorité des marchés financiers. Il a rappelé que les actifs financiers des membres sont garantis en cas de fraude. Il constate aussi l’inscription en grand nombre des membres de Desjardins aux services d’Equifax, ce qui contribuera à la prévention des fraudes. On ne rapporte d’ailleurs aucune augmentation des cas de fraude chez Desjardins depuis le vol de données.

Le ministre est d’avis que l’institution coopérative a réagi rapidement et de façon responsable en offrant notamment à ses membres un plan de protection et d’assistance gratuit contre le vol d’identité. Il dit comprendre par ailleurs l’inquiétude et l’insatisfaction des clients concernés, et c’est pourquoi il considère que des changements législatifs doivent être apportés.

À lire : Desjardins : les données personnelles de près de 3 millions de clients volées par un employé

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Politique provinciale

Caucus de Québec solidaire : Qui fait quoi désormais ?

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Le caucus de Québec solidaire, fort de 10 députés, depuis l’élection générale du 1er octobre 2018, a procédé à un léger ajustement dans la répartition des dossiers politiques et parlementaires, a annoncé lundi 12 août 2019, la cheffe parlementaire du parti de gauche et indépendantiste.

« Avec la rentrée parlementaire qui approche, nous avons jugé opportun de procéder à quelques ajustements. Suite à des discussions avec mes collègues, nous avons constaté que certains dossiers parlementaires demandaient plus d’investissement de temps que d’autres en raison des projets de loi actuellement à l’étude. Nous avons donc décidé de modifier la répartition de ces dossiers afin de rééquilibrer notre charge de travail respective au sein du caucus », a expliqué Manon Massé.

Voici la nouvelle répartition des dossiers au caucus de QS :

Le dossier de l’économie sera ainsi transféré de Ruba Ghazal à Vincent Marissal, tandis que le leader parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, héritera quant à lui du dossier de la justice, actuellement porté par Alexandre Leduc, et de celui des institutions démocratiques, détenu par Sol Zanetti.

1-Manon Massé

Porte-parole de Québec solidaire et cheffe parlementaire

Affaires autochtones, Changements climatiques et Réforme du mode de scrutin

2-Gabriel Nadeau-Dubois

Porte-parole de Québec solidaire et leader parlementaire; Éthique, Éducation supérieure, Institutions démocratiques et Justice

3-Ruba Ghazal

Whip du deuxième groupe d’opposition et responsable en matière de transition écologique; Environnement, Transport, Énergie et Science

4-Émilise Lessard-Therrien

Responsable en matière de développement et de vitalité des territoires; Agriculture, Pêcheries et Alimentation, Ressources naturelles, Tourisme, Développement régional, Affaires municipales, Forêts, Faune et Parcs

5-Andrés Fontecilla

Responsable en matière d’immigration, d’interculturalisme et de logement; Immigration, Diversité et Inclusion, Logement et Habitation

6-Alexandre Leduc

Responsable en matière de justice sociale et de sécurité publique; Travail et Solidarité sociale, Sécurité publique et Itinérance

7-Vincent Marissal

Responsable en matière de justice économique et fiscale et de services publics; Conseil du Trésor, Finances, Fiscalité, Revenu, Économie

8-Christine Labrie

Responsable en matière d’éducation, de famille et de condition féminine; Éducation, Sport et Loisir, Famille et Condition féminine

9-Catherine Dorion

Responsable en matière de culture nationale, d’affaires internationales et de solidarité intergénérationnelle, Culture, Communications et Langue française, Francophonie ; Relations et Solidarité internationales, Jeunesse, Aînés

10-Sol Zanetti

Responsable en matière de santé, de services sociaux et d’indépendance; Santé et Services sociaux, Laïcité, Souveraineté et Relations intergouvernementales canadiennes

Source : Aile parlementaire de Québec solidaire

À lire : Compensation des salaires des députés, Québec solidaire dit niet à la CAQ, PQ et PLQ

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Culture

Francophonie canadienne : Québec renforce ses liens avec les communautés francophones et acadiennes du Canada

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Le gouvernement du Québec annonce une aide financière de 1 268 800 $ à des organismes du Québec et des communautés francophones et acadiennes du Canada, pour réaliser au-delà d’une centaine de partenariats liés à la promotion et à l’avancement de la francophonie canadienne.

« Le gouvernement du Québec est fier de soutenir concrètement des projets qui visent l’établissement de liens avec les communautés francophones et acadiennes du Canada. Nous croyons à l’importance d’assurer un leadership mobilisateur en matière de francophonie, et notre Programme d’appui à la francophonie canadienne nous permet, cette année, de financer plus d’une centaine de partenariats partout au pays »,  a déclaré Sonia LeBel, ministre de la Justice et ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne.

Les sommes allouées proviennent du Programme d’appui à la francophonie canadienne, administré par le Secrétariat du Québec aux relations canadiennes, qui soutient la concrétisation de projets porteurs tout en respectant les orientations et les priorités définies par la Politique du Québec en matière de francophonie canadienne.

Le Programme d’appui à la francophonie canadienne permet :

  • de renforcer les liens entre le Québec et les communautés francophones et acadiennes du Canada;
  • de soutenir en premier lieu des projets porteurs et structurants qui donneront aux communautés francophones des moyens tangibles et durables de consolider le statut du français au Canada;
  • d’encourager une action concertée entre Québécois et francophones de l’extérieur du Québec, en vue d’accentuer la promotion et l’affirmation du fait français;
  • d’accroître la visibilité et le rayonnement de la francophonie canadienne dans tout le pays.

Les partenariats financés contribueront à la vitalité et à la pérennité de la francophonie au Canada. Ainsi, le gouvernement du Québec appuiera la mobilité étudiante, facilitera le partage d’expertise en matière de recherche et d’économie sociale, présentera des œuvres théâtrales et cinématographiques ainsi que des spectacles d’humour et de chansons dans les communautés francophones en plus d’encourager diverses initiatives de maillage entre les Québécois et les francophones et francophiles ailleurs au Canada.

Le programme de soutien financier en matière de francophonie canadienne

Axé sur la concertation et les échanges, le programme soutient la création de partenariats et la mise sur pied de réseaux entre les francophones du Québec et des autres provinces et des territoires au Canada. Il vise les domaines prioritaires de collaboration que sont la culture et les communications, l’éducation, le développement économique, la santé, la petite enfance, la jeunesse, l’immigration, la justice, le développement durable et les technologies de l’information.

À lire : Le Mauril, un programme pour l’apprentissage de deux langues au cœur de l’identité canadienne

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